Le Père Giraudet a influencé d'autres personnes, comme le témoigne ces anecdoctes transmises par des visiteurs du site:

Bonjour, je m'appelle, Odette P. et j'ai devant moi mon extrait de baptême datant de 1956. J'avais à l'époque douze ans. Comme ma soeur allait se marier à l'église avec un officier de marine belge très pratiquant et comme elle devait posséder un extrait de baptême pour pouvoir se marier à l'église, du coup, il était dit que toute la famille serait baptisée ce jour-là alors, mon frère et moi-même dûmes apprendre les prières en quatrième vitesse pour être baptisés à la Cathédrale du Sacré-Coeur à Oran.

Mon père ayant connu un drame dans sa jeunesse, avait tourné le dos à toutes formes de croyance.

Je me souviens du Père Giraudet, un prêtre très séducteur. Il avait tellement d'allure ! Mince, grand avec beaucoup de charme dans ses manières. Je me demande s'il n'aurait pas hésité entre une profession de foi ou le métier d'acteur. J'avais aussi remarqué qu'il aimait se consacrer aux enfants et au scoutisme dont un jeune qui était dans un de ses livres et qui fut présent pour être le parrain d'un de mes frères.

Odette.



Bonjour, je m'appelle Alain Voirin, dit "Longuet" pour ceux qui étaient avec moi au lycée Lamoricière en 6ème A7 en 1951. J'ai habité Oran de 1948 à 1958 et je découvre ton site aujourd'hui, c'est très tard par rapport à tous ceux qui t'ont déjà répondu. Alors je viens témoigner, moi aussi, de tout ce que le Père Giraudet a pu m'apporter. J'ai fréquenté l'étude du soir au cercle Psichari de 1955 à 1958. Le Père Giraudet m'a bien aidé à progresser en latin, et grâce à lui j'ai pu passer mon bac C. Après je suis parti à Alger. Comme toi je me souviens des bons moments de détente avant l'étude: tennis de table, billard... et surtout la belotte bridgée qu'aimait bien le père Giraudet.
Te souviens tu de la petite plaquette sur laquelle il marquait les comptes de la belotte? il relevait ou abaissait des onglets des dizaines ou des centaines, ce marqueur semblait avoir peut-être une origine chinoise ou japonaise. Je n'en ai jamais vu ailleurs.
Comme toi j'ai une dédicace du Père Giraudet sur son livre " José Mohamed" que je conserve précieusement en souvenir.
J'ai trouvé dans ton livre d'or des noms d'amis communs comme Jean Serra lui-même ami de Jean-René Robin... J'ai peut-être mal cherché sur ton site qui est immense!!! mais j'aimerais bien savoir ce qu'est devenu le Père Giraudet dans la tourmente des évènements qui nous ont éparpillés. Il me semble que je revois ton visage car nous avons du faire la belotte ensemble au cercle Psichari. Bravo pour ton site. Reçois toutes mes amitiés
signé Alain Voirin ( le père Giraudet m'appelait aussi " Grande sauterelle").



Bonjour je rentre juste d'oran pour un congrès médical. Je suis le fils de Jean Marie GERARD. Qui de vous l'a connu ?
Je dois être un des derniers à avoir vu le Père Giraudet vivant. Il habitait Boulevard Diderot à Paris quand il a quitté l'Algérie. Mon Père m'avait beaucoup parlé du Père Giraudet et j'ai eu la chance de le connaitre jusqu'à ces dernieres années de vie. Bien que n'ayant jamais habité personnellement Oran j'ai voulu voir la pace des victoires et je n'ai pas pu m'empècher d'aller voir la rue Kimburn appelée aujourd'hui Sebti Boumaref. Qui se souvient de Jean Marie, Paul Marie et Michel GERARD.La famille habitait rue Colombani de 1941 à 1946. merci de me répondre. - dimanche 6 juin 2010 - jean luc GERARD - ; EMail: praxede.gerard@wanadoo.fr

Je découvre ton site et je viens y apporter ma contribution.
Je n'avais pas été élevé religieusement, mais devant mes difficultés scolaires, un camarade de classe, Jean Legrou*, me proposa d'intégrer le Cercle Psichari. Le Père Giraudet releva le défi et me fit faire ma première communion. Je fus conquis par cet homme, il me donna la foi. Je reste aujourd'hui particulièrement croyant et pratiquant. Je fus aussi conquis par sa troupe Scoute, mais je pratiquais l'athlétisme à la P.M.O. et le Père Giraudet ne voulu pas que je me disperse de trop. Très sportif, j'appréciais les séances de tennis de table.

Le Père Antoine Giraudet de Chamberlac était issu d'une grande famille qui avait des châteaux non seulement en France mais aussi en Allemagne et en Italie. Il fut officier en 1914 - 1918 puis servit dans les services de renseignements militaires. Devenu Jésuite, il fut rappelé par les services de renseignements pour espionner les préparatifs de guerre allemands à partir du territoire hollandais.

Je ne parlerais pas du Cercle lui-même, d'autres en ont parlé bien mieux que moi.
Au retour d'Algérie, il vécut à Paris dans un logement appartenant à une de ses sœurs. C'est là que je lui rendis visite. Nous eûmes un très long entretien. Il était alors ''Aumônier principal de Rapatriés''. A ce titre, malgré son âge, il parcourait la France pour visiter des communautés. Touts ses déplacements étaient matérialisés par des petits drapeaux plantés sur une carte. Il y avait aussi des drapeaux sur le territoire belge. Un drapeau m'intrigua particulièrement … il était situé au Nord Est de nos frontières … ''j'ai été porter assistance au Colonel … '' (malgré les années, je ne citerais ni la ville ni le nom).
A la naissance de notre premier enfant, il fit le déplacement à Nice pour le bénir. Vu son grand âge, ce moment reste inoubliable.

Je fus averti de sa mort par un courrier qu'il me fit adresser. Le texte était un courrier d'outre tombe qu'il avait écrit de sa main quelques jours auparavant.
Yves JUANOLA

*Jean Legrou était le fils du député de Relizane, il vivait à Oran chez des cousins, dont un des fils, Jean Marie Rousset était aussi dans notre classe au Lycée Lamoricière. Jean Legrou, Jean Marie Rousset et l'abbé Montet furent enlevés par le FLN. Leur sort reste (à ma connaissance) indéterminé. Seul le cadavre de Jean Marie Rousset semble avoir été identifié.