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La nuit est tiède Grand-père a retiré sa casquette : ses cheveux argentés brillent doucement sous les reflets de la lune et quelques petites étoiles scintillent au firmament. L'œil vif, il observe son auditoire. Il sait que nous attendons tous, surtout les petits, qu'il racle un peu sa gorge, qu'il dépose doucement sa canne contre le mur, et qu'il commence à rouler tout doucement se cigarette, suivant un rite bien établi. Nous savons que ce sont les trois coups annonçant l'ouverture du rideau, le prélude de la pièce qui va se jouer, l'instant où chacun est invité à faire le silence pour écouter les premiers mots du mystère qui commence. |
| Un tableau peint par Françoise Wils |