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MON ALGERIE,
¨ PAYS DES ORANGERS EN FLEURS ¨.
Pays
de mes rêves d’entant, tu as su marier le charme oriental à celui de l’Afrique,
Ton
histoire mal définie aura souvent inspiré les convoitises, le profit et les
passions.
Mais,
tu resteras toujours dans le cœur de ceux qui garderont la fierté de t’avoir
connu. Tes habitants avaient des accents et des écarts de langages aussi
colorés que diversifiés, mais toujours démesurés.
Chez
toi rien n’était simple, mais tout était possible, pour te définir avec des
mots justes, je te peindrai aux couleurs de mon imagination.
Quand
je prononce ton nom ¨Algérie ¨, mes souvenirs doucement me reviennent. Comment
as-tu fait pour te montrer aussi impitoyable, lorsque tes enfants t’avaient
désobéi, pour affirmer leur volonté de t’appartenir ?
Leur
passion pour toi, un jour se déchaîna, et par amour et attachement, ils ont
avec tristesse usée de violence pour te garder.
Quel
est ton secret ¨ Algérie ¨, pour qu’aujourd’hui, nous t’aimions encore ?
Es-ce le fruit du devoir ou du hasard, pour que les deux camps perdent autant
de vies pour toi ?
La
fertilité de ta terre a longtemps fait de toi, ¨ Le jardin de La FRANCE ¨,
cette France qui ne t’a pas toujours ¨ Comprise ¨, et qui t’a même trop vite
abandonnée, mais à qui tu cries toujours ton attachement,
L’amour
qui vous a fait vous connaître, restera indélébile dans l’esprit et dans le
cœur de ceux qui ont rempli les pages de cette aventure terrible, en ayant tout
perdu.
Avec
le temps, les sacrilèges partagés s’estomperont pour laisser place aux
souvenirs.
Algérie,
tu auras bercé les rêves des générations qui t’auront aimé, en se sacrifiant
pour toi… ! Aujourd’hui, nous te saluons quand même…., ancien pays de
France.
Montpellier
31 janvier 2007
¨ ORAN ¨,
MA VILLE NATALE
ORAN, tu fus la ville qui
me fit naître et apprécier l’âge de mes 25 printemps
Toi-même, tu es née en
terre africaine, et tu symbolises « la douceur de vivre »,
Et pour la vie, tu y auras
inscrit dans mon cœur mon attachement à ta terre.
Cité millénaire, tu auras
su résister à tes séismes et aux ardeurs de ton soleil,
Tes rues s’imprégnaient du
cri des enfants et de la croyance de leurs mères,
Les échoppes de ton marché
oriental y diffusaient l’odeur musquée des ses épices.
Dans tes murs ¨ ORAN ¨,
j’y aurais planté mes racines, en y apprenant l’amitié,
C’était l’époque de nos
ambitions, c’était l’époque ou nous bâtissions notre avenir,
C’était l’époque de nos
amours à tous, c’était l’époque de nos jours heureux.
Aujourd’hui, la vie nous a
séparée et quand je pense à toi, j’ai des larmes de regrets.
Mais vois-tu, les
souvenirs de ces années de lumière resteront gravées dans mon cœur.
Si tu existes encore, dis
moi que tu ne m’as pas oubliée, et dis moi que ce ne fut pas un rêve, mais une
réalité.
Montpellier
le 2 février 2007
LA TERRE DES PARIAS.
Ce poème est dédié à tous les pieds noirs de France.
Pourquoi ce vent maudit sur vous se déchaîna…. ?
Pour qu’un jour, la mère patrie vous oublia,
Faisant éteindre dans vos coeurs, la flamme du bonheur.
Par quel méfait, cette punition vous condamna sans pudeur?
L’horreur de cette raison, ne fût-elle pas celle des erreurs ?
Erreurs venant de ceux qui dirigeaient votre destin,
Et qui détournèrent vos voies, déposées dans le scrutin,
Pour y imposer le satanisme pouvoir de certains.
Alors de catastrophes en catastrophes, tout arriva un beau matin,
Et ce fut en juillet, que l’exode vous fit perdre votre entrain.
A chaque famille déracinée,
Le vent de l’oubli éparpillait les pensées,
Pour qu’il soit plus difficile après pour exister…
Criez sans faire semblant, il faut vivre, il faut aimer….
L’amputation des origines s’est faite sur le chemin du déshonneur.
Par ceux qui vous firent les parias de l’histoire,
Au nom de quels méfaits, au nom de quelle l’histoire
Vous a t’ont coupé de vos racines, et banni de votre terre ?
Etait-ce, pour que les regrets rongent vos esprits et vos coeurs…
?
Quels sont ces démons capables d’autant d’ignominies….?
Vous tous aviez droit, au droit universel,
Qui est celui de posséder, de mourir, ou d’aimer,
Vous aviez le droit de vous défendre jusqu’au dernier,
Au risque que vos coeurs saignent et pleurent pour des années…
Et pourtant, c’est avec dignité que vous êtes resté debout devant
l’adversité.
Montpellier le 7 février
2007
QUAND L’OISEAU
BLEU
MEURT A MES
PIEDS !
Comme
dans un profond sommeil, je traîne seul ma solitude dans cette rue sans nom au
destin morbide.
Pourtant,
je t’ai connu toi l’oiseau sortant de
l’azure bleu du ciel, tu devais être à mes côtés pour me protéger.
Tu
me disais être le symbole de mon bonheur et celui de la joie retrouvée,
pourquoi m’as-tu quitté un jour de juillet.
Aujourd’hui
je suis l’exilé, originaire du pays où soufflait le siroco, à cause de toi, je
suis devenu l’un des parias de l’histoire.
J’avais
foi en toi ¨ L’oiseau bleu ¨, je croyais à la parole des hommes, mais
maintenant, j’ai le cœur serré et l’âme souillée par les incertitudes.
Par
toi, comme dans un mauvais rêve, j’ai perdu ma terre natale en même temps que
je perdais la mémoire de mes ancêtres.
Et
c’est par ma détresse que l’envie de crier me vint, « Quand je t’ai vu
mourir à mes pieds toi l’oiseau
bleu » qui incarné mon espérance et ma foi….,
Je
venais de comprendre en te perdant, que j’enterrais à tout jamais le passé de
mon enfance et celui de mes illusions perdues…… !
Montpellier
le 22 août 2007.
Jacques
TANVIER
La guerre d'Algérie éteignait tes soleils
Détruisait ton empire et toutes tes merveilles
Et la mer soulevée recouvrait par ses pleurs
Tes enfants consumés dans le feu du malheur
Les fusils des soldats en allés dans la nuit
Déchiraient le silence et allumaient les cris
Et les matins baignés d'une pâle lumière
Pliaient sous la lueur d'un désir éphémère
Le bleu de tes étés se noyait dans le sang
Qui coulait tout au long des chemins innocents
Et la mort rougissait la terre du passé
Dans un présent perdu à l'horizon cassé
Des regards apeurés surgis du fond des têtes
Cherchaient dans le tumulte une impossible fête
Et des cœurs étonnés brisés de part en part
Tremblaient à l'avenir d'un douloureux départ
| Ceux qui, tragiquement, sont morts en Algérie, N’ont plus droit que près d’eux, la foule vienne et prie. Martinez, Dupont, Mazella ou Lévy, Le seul crime commis fut de croire à la vie. Un homme, grand par la taille est venu et a dit « Ne craignez donc plus rien car je vous ai compris Ce que vous vouliez faire, je vais le faire ici. » Mais cet homme, si petit, un jour nous a trahi. Alors nous qui sommes là, remplis de nostalgie, Ayons une pensée pour parents et amis Restés dans un pays ou personne ne prie Pour ces hommes, ces femmes dont on a pris la vie. Claude Sicsic -
Octobre 2001 |



| Paroles de Yves TRIVES de St Romain la Motte 42640 Né a oujda ( maroc ) Ps je la chante sur l’air de ( fait du feu dans la cheminée) Des compagnons de la chanson |
Exil
J’ai laissé mon soleil
Les rues blanches de chaux
L’air chaud et sensuel
De mon pays si beau
Et les orangeraies
Qui coloraient l’azur
Et les verts citronniers
Qui parfumaient l’air
pur.
Ma maison chaleureuse
Le poêle de ma cuisine
D’orient et de quinine
Et le chant des cigales
Et les champs d’oliviers
La chaleur matinale
D’un éternel été.
J’ai laissé mon désert
Que je vois ça et là
Sahara, Sahara
Sirocco décadent
Et ses flammes de sable
Qui chantaient en cadenc
La langoureuse valse.
Oubliant ma mémoire
Et les miens et leur tombe
Pour une toute autre histoire
Où la pluie tombe en trombe
Là j’ai laissé mes rêves
Malgré moi sur le quai
Et le temps d’une trêve
Le bateau m’emportait
Rivage de l’enfance
Le rivage d’en face
est celui de la France
Celui du temps qui passe
Abandonnant la
mer 
Ma méditerranée
Aux reflets si amers
Aux larmes si salées
Pour une tramontane
Air qui roule les "R"
Des villes et des montagnes
Froides comme la guerre
Quand j’ai perdu ma terre
Pour gagner ma patrie
Et rentrer dans l’hiver
En quittant l’Algérie.
*** Algérie chérie ***
Algérie,
mon égérie
Dans
ce sanglot de vie
Le
cœur au désarroi !
D’un
bonheur sans limite !
L’amour
et la foi y étaient …
Mon
pays, mon pays
Je
meurs de nostalgie
Sur
la maille du bonheur
Mon
rêve est désenchanteur
Il faut tout oublier …
Algérie ;
mon pays
La
plume de ma main
Sur
ce papier jaunis
En
larmes de Bidaoui,
L’amour du désert …
Ta magnitude
Désert Ténéré
Pèse sur la solitude,
Là, le temps arrêté
Sur ta plénitude,
Tes méharées
Côtoient la béatitude
Sous le ciel étoilé …
Terre d’incertitude,
Issues du passé
Loin des tumultes
Tes oasis hospitaliers
Accueillent de coutumes
Légende et passé
Amour et gratitude
Au cumul des allées
Ce soir sous la lune
Sous l’arc vénéré
La méharée sur la dune
S’affère au thé versé
Avec pour fortune
Les amis retrouvés
Ils prieront < Mohamed l’Illustre >
Le 21 04
2002 Rio pierre
De Sidi-Bel-Abbès
à
Trompettes renommées,
Aux marches du palais
Sonnez-nous l’être-aimé
Prémisses des Odyssées
Merci d’avoir guider
L’enfant prodigue
Vers notre pays
Sur les marches du rings …
Sa vie est l’élan
D’un cœur si
grand
Au sein de son vivant
Jusqu’au dernier instant
Dans la clameur et l’espérance
Espérance ;
Au requiem de
Casablanca …
Ce dernier requiem
Pour tous ceux
D’un amour fraternel
Qui le portent au trépas
A son ultime sommeil
Au buisson éternel
Du repos solennel …
(Dédié à Marcel)
Rio pierre le
07 mars 1999
« ORAN ! »
« Oran !... »
Fut le cri
Du Marquis de Santa Cruz
A la vue de ton abrupte baie.
Et ce fut une prière :
Celle de ta Vierge dressée
Par une guirlande fidèle,
Dévote, rassemblant
Les flancs de ta montagne.
Face au vent du Nord,
Qui détrempe la Sainte
De nuages de larmes
Que ramène la nuit,
Tu mêles la mémoire et les songes.
Tu crois en une France, grande,
Qui ne sut te rêver,
Ni te dire, enfin,
Si ton père fut ce Maure,
Cet inquiet Levantin,
ou ce héros d´Alsace.
Tant d´hommes sont venus
Sur le flux de l´Histoire,
Portés sur tes rivages,
Libres de leur misère
Et fuyant le passé.
Leurs familles ont semé,
Pour tisser leurs coutumes,
Une langue nouvelle.
Que de croix ont plantés
Les journaliers rompus
De soleil,
Pour qu’enfin le désert
Pût se faire verger !
Et que d´enfants perdus,
Drapés dans la Bannière,
Plutôt que regretter
Leurs espoirs entêtés !
Tu connais ce tonnerre
Que gardent tes entrailles,
Et qui sut mettre en fuite
Jusqu’aux plus valeureux.
Tu ne crains la mer brave,
Ni les soleils brûlants
Que tu offres assagis
Aux enfants des rivages,
Qui dressent sur tes plages
Mille châteaux d´espoirs fous.
Mais un Homme est venu,
Aux desseins malhonnêtes,
Ajoutant à la Guerre une haine
de plus,
Et, à la Vierge, là-haut, encore
plus de blessures.
Alors, les patios se sont tus
Où bruissait la guitare.
Tes places se sont fanées
Où pleuraient les fontaines
Des rendez-vous manqués.
Puis ton Histoire niée
D´amours et de labeurs.
Sur les quais de douleurs,
Sonnent alors déchirantes
Les sirènes du départ :
Les vivants, vers leur sort
incertain,
Les morts, vers le sûr infini.
Tu es ce que nous fûmes,
Et ton cœur bat en nous
Malgré l´oubli de tous.
Prie toujours pour les tiens,
Oran, Oran, ma ville sacrée.
Carlos Galiana Ramos (*)