- TONTON JOSE -


Cela se passait chez nous à ORAN au 74 de la Callé ANCHA, rue d'ARZEW pour les Béotiens autour des années 33 - 34 - 35 .

Au 74 à gauche il y avait le Café chez JEANNOT et son accorte Vendeuse de Brochettes au milieu l'entrée de l'immeuble avec au fond 2 Patios, et à droite une Charcuterie .
Le Patio de Gauche hébergeait quelques familles, dont celle de mes Grds parents Paternels Le Patio de Droite le logement de mes Grds parents Maternels, avec Tantes, Oncles et des Peruches Bleues, et l'arrière de la Charcuterie, nous dirions aujourd'hui le LABO .

La TRIBU LOPEZ dont je suis issu était arrivée quelques années plus tôt de son ANDALOUSIE Natale, avec quelques Pésètes OR provenant de la vente d'une Modeste propriété des illusions, à pleins couffins .
Les Filles LOPEZ devinrent tres vite les Boniches de la petite bourgeoisie Locale le Frere PACO fit carriere chez SENECLAUZE, à rouler des Futailles,et enfin par devenir un excellent ouvrier TONNELIER .
Les soeurs LOPEZ comprirent qu'il ne fallait pas que le benjamin JOSE subisse le même sort, et firent en sorte que ce dernier fréquente l'Ecole,et aille ausi loin que possible .

Le petit JOSE certes doué, et conscient s'échina à apprendre, pour s'élever dans cette société déja ingrate .pour au fil de mutations, concours devenir un petit personnage respectable et enfin finir à ALGER comme Secrétaire Général au Parquet de la Cour d'Appel .
JOSE portait comme les notables d'alors Chapeau Mou en Feutre, et je me souviens le sien était Gris Tourterelle aux Bords relevés .Pardessus en TWEED et cravate bien sur

Au 74 donc il y avait cette charcuterie dont il à été fait mention plus haut, mais ce commerçe combien masculin, était lui tenu par des Femmes la Veuve du Charcutier trop tôt parti rejoindre St PIERRE, et ses ou une Fille .j'me souviens plus .
Enfant j'aimais humer l'odeur du BOUDIN aux Oignons que faisait refroidir la Demoiselle cette sympathique personne trouvait tous les prétextes pour fréquenter le Patio, suspendre les MORCILLAS, Les LONGANISSES, et les BLANQUICOS .et surtout pour zieuter chez les LOPEZ, espérant entrevoir, mon Tonton JOSE .
Quelques années plus tard, et grace à l'enseignement dispensé à Jules RENARD, et par Mlle JEANTET, appris à Lire, Ecrire, et comprendre les choses de la vie j'ai eu connaisance de ce qui c'était tramé au 74 .et cette histoire était encore la discussion de famille en 86 .
La Charcuterie avait cessé, peut être par la concurrence de la Charcuterie PARISIENNE au 67 de la même rue, qui elle proposait dans un environnement de Marbre Blanc des Pates en croute, Plats cuisinés etc .
La Demoiselle de la charcuterie aurait été amoureuse de mon TONTON JOSE, mais lui l'à t il ignoré, ou feind de l'être, il était sans doute plus préoccupé par sa carrière, et il ne se voyait sans doute pas débiter du BOUDIN, ou de la BOUTIFARE, le destin quand même lui avait fait croiser le chemin de la Fille d'un BOULANGER, attention pas sa Femme il se Maria, eut deux Filles, mes Cousines, mais ne débita jamais une Livre de Pain Pesé comme nous disions, ni même peser une Livre de Farine .

Allez vous qui avez si souvent consommé, et même abusé des ESPECIALITES Locales ne cherchez plus ...la demoiselle de la Charcuterie s'appelait Mlle DEVESA .
En regardant le Ciel ces jours derniers, non pas pour aperçevoir le VIEUX BARBU, ni la Sonde MARTIENNE, mais pour capter un Message j'ai crû avoir apperçu JOSE et la Demoiselle DEVESA se marrer de m'avoir laissé ce si beau souvenir .
Roger .