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HAUBOURDIN

Les archers et arbalétriers

Mise à jour le 30/01/09

Au cours de mes pérégrinations sur les différents sites lillois d’archives officielles, j’ai recueilli un certain nombre de documents qui me permettent de vous conter l’histoire de ces deux confréries.

J’ai un peu hésité sur l’emplacement de ces textes dans le site. Avant la Révolution, l’Eglise régissait tout ce qui se passait sur notre commune et vous retrouverez certains de ses préceptes dans cette historique. Je pense néanmoins que ces deux sociétés sportives ont plutôt leur place dans l’histoire de la commune.

Les deux terrains de tir sont situés sur les terres du seigneur d’Haubourdin, de chaque côté du fief de l’Arcq, entre le pont levis sur le canal de la Deûle et la Motte Féodale. Sur le plan de 1702, ils y sont nommés « jeu d’arcqbalettre » et « jeu d’arcq ».

Les archers de la confrérie de Saint-Sébastien

La plus ancienne est la confrérie de l’arc.

Le culte de Saint-Sébastien était très populaire dans la châtellenie de Lille. Un ancien compte de l’église, daté de 1540-1542, mentionne de nombreux legs testamentaires d’habitants d’Haubourdin à « Monsieur Saint-Sébastien ». En 1595, on dépense 5 sols parisis « tant pour l’édiffication des berseaux estant presentement seans à Haubourdin que pour le tambourin que a este a ces fins achete et que aultrement ».

Le martyre de Saint-Sébastien.

Les archives possèdent deux copies qui gardent la trace d’une lettre de 1599 demandant l’établissement d’une confrérie d’archers.

La lettre de demande d’établissement

Le règlement qui suit, daté du 7 juin 1762, était affiché dans le cabaret de la Maison Blanche, situé sur la place.

La carte du règlement des archers

Les arbalétriers de la conférie de Saint-Georges

Saint-Georges terrassant le dragon.

Cette confrérie a été érigée par le marquis de Longastre, vicomte d’Haubourdin. Voici la lettre d’érection du 29 août 1701, sous le titre de Saint-Georges. Elle contient également les statuts de cette confrérie.

La confrérie des arbalétriers

Les compagnies d’archers seront supprimées par décret du 29 septembre – 14 octobre 1791. Les biens qu’elles possédaient seront déclarés biens nationaux par le décret du 24 avril – 2 mai 1793. Elle continueront pourtant d’exister sous forme de simples associations d’individus qui s’assemblent dans un but d’amusement.

Dans l’ouvrage de Tierce publié en 1860, deux compagnies sont mentionnées. L’une se réunit à l’ancien siège de la confrérie, à la Maison Blanche, tenue par M. Pierre Morel. Elle compte 20 sociétaires. L’autre se réunit au cabaret à l’enseigne de Saint-Antoine, tenu par M. Dubus. Elle compte 30 membres.

En 1860, Tierce signale qu’il existe encore à Haubourdin trois sociétés à la petite arbalète.

La plus forte a ses berceaux rue de l’Eglise, dans le cabaret tenu par M. Richard, ayant pour enseigne à Saint-Georges. La seconde se trouve au cabaret du Bon-Coing, occupé par Alexandre Delannoy ; Et la troisième a son siège chez le sieur Carton, cabaretier, à la Vieille-Garde-de-Dieu.

Comme toutes les associations de cette époque, chacune de ces sociétés posséde sa propre chanson. Deux textes, en patois local, ont été retrouvés.

La chanson de la société de Saint-Ernoult

La chanson de la société de Saint-Georges

Il semble bien que ces deux compagnies se soient réunies en 1866. C’est tout au moins ce que semble prouver un règlement concernant la société de tir à l’arc à la perche nommé « Union Haubourdinoise », approuvé en préfecture le 29 mai 1883.

La société de tir à l’arc à la perche

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