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HAUBOURDIN - HISTOIRE

Les écoles et pensionnats d'Haubourdin

A la veille de la Révolution de 1789

Mise à jour le 25/09/11

Les écoles étaient-elles fréquentées à la veille de la Révolution de 1789 ? Quel est le nombre d’habitants sachant lire et écrire à cette période ? Le chanoine Paul Lestienne fournit la réponse à ces questions dans ses notes :

« Une statistique de l’an X trouvée dans les archives de la commune, donne réponse à la première question pour l’année 1789. En cette année là, il y avait quatre écoles.

Le clerc paroissial, Antoine-François-Joseph Delannoy, qui devint le secrétaire de la mairie pendant la Révolution avait 54 garçons et 31 filles. Il leur enseignait la lecture, l’écriture, le calcul, l’orthographe et recevait de chaque élève de 3Fr.75 à 6Fr. par an.

Dans l’école de Jacques-Philippe Fillot, il y avait 40 garçons dont 10 pensionnaires et 25 filles dont 10 pensionnaires. Les matières d’enseignement étaient les mêmes que dans les classes de Delannoy. Les externes payaeint 0Fr.75 par mois. Le document des archives indique comme prix annuel de la pension 15Fr. et de la demi-pension 6Fr mais la transcription des sommes est douteuse.

Marie-Joseph Guignard et sa fille Marie Sieux éduquaient 8 garçons et 9 filles et recevaient 7Fr.50 par élève chaque année, donc sensiblement les mêmes honoraires que Fillot de ses externes. Elles enseignaient l’abécédaire, le tricot et la dentelle.

Catherine et Caroline Pinte, deux sœurs, s’occupaient de 6 garçons et de 3 filles, et leur programme était l’abécédaire, le tricot et la couture. La rétribution était la même que chez la dame Guignard et chez Fillot.

Cela nous donne en tout 176 écoliers dont 108 garçons et 68 filles. On le voit, le nombre de filles est beaucoup moindre que celui des garçons. Il est difficile de connaître la proportion d’illettrés. Dans son « histoire de l’enseignement primaire dans les communes qui ont formé le département du Nord, le Comte de Fontaine de Resbecq a fait la statistique des consjoints signant leur acte de mariage. Entre 1750 et 1790, il trouve pour Haubourdin 492 mariages. Sur ce nombre, 275 conjoints et 239 conjoints ont signé, c'est-à-dire plus que les trois quarts et la différence entre les hommes et les femmes est minime pour la première statistique et nulle pour 1784. »

Le chanoine Lestienne conclut ainsi :
« Somme toute, ce n’était point la perfection mais on ne peut dire que l’instruction fût négligée avant la Révolution, loin de là. Cependant le clergé désirait davantage. Dans le Cahier des Trois Ordres de ville et châtellenie de Lille en 1789, il réclamait l’établissement de nouvelles écoles gratuites. Ce qui arrivera, ce fut durant la période révolutionnaire, une baisse considérable de l’instruction dans notre commune. »

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