" MIZTECH S. L. I. "

HAUBOURDIN – LES FIEFS

Haubourdin

Mise à jour le 23/12/07

C’est le fief de tête de la seigneurie d’Haubourdin dont dépendent pratiquement tous les autres fiefs de la commune.

Contrairement à celle des autres notices et aui vu de son importance, l’histoire des seigneurs, vicomtes et de leurs baillis est détaillée dans des pages spécifiques que vous trouverez un peu plus loin sur le site.

Le gros du fief d’Haubourdin consiste en une motte féodale entourée d’eau, avec bois, près et marais plantés d’arbres, contenant approximativement 36 à 37 bonniers. De plus, les places, flégards, rues et riez d’Haubourdin et les près vendus plantés d’arbres montants entre Emmerin et Noyelles, d’une contenance de 3 bonniers 3 cents.

La motte féodale, originellement appelée « Motte Castelain » est décrite dans un chapître qui lui est réservé en tête de la partie historique du site.

A la mort, en minorité, de Louis de Bessuéjouls de Roquelaure, fils du dernier vicomte en l’an VII (1799), ses biens ne furent pas vendus mais mis sous séquestre. Ses héritiers étaient du côté paternel Marie –Julie-Henriette de Bessuéjouls Roquelaure, épouse interdite d’Antoine de Provinquières, sa tante et une autre tante, Marie-Thérèse de Houchin, épouse Sirey. Cette dernière meurt sans postérité et ses droits passent à son cousin germain Louis-Marie-Joseph de Kéroüartz, à Louis-Alexandre de Morgan, procureur général près de la cour royale d’Amiens, à cause de son épouse Marie-Adrienne-Aldegonde de Béthune et à Marie-Joseph-Françoise-Ernestine de Béthune, tous trois petis-enfants, avec la mère du défunt, de Louis-François-Joseph de Houchin.

En 1838, ces héritiers revendiquent la propriété des marais d’Haubourdin. Un jugement du tribunal civil de Lille du 1er décembre 1840, confirmé par arrêt de la Cour Royale de Douai du 5 juillet 1840, met fin à leurs prétentions. Toutes les propriétés de la succession avaient été vendues en 1839.

Les seigneurs d’Haubourdin possédaient également d’autres droits très importants qui étaient :

1 – Le droit de chaussée.
2 - Le droit de pêche dans la Deûle, depuis l’obelet jusqu’au grand-pont, et dans la rivière de Santes ou Tortue.
3 – Le droit de chasse et de franche-trompe. En 1692, un conflit de juridiction éclata même entre le vicomte d’Haubourdin et le maréchal duc d’Humières à propos de ce droit.
4 – Le droit de « franc-mollaige » avec moulin banal.
5 – Le droit de scel de la Halle aux Draps, ou de perche, avec droit de faire tous statuts et polices concernant la draperie, à partir du XVIème siècle.
6 – Le droit de donner franchise aux homicides.
7 – Le droit de gave et de faucille aux marais. Le seigneur y prétendait aussi y posséder le droit de plantis.
8 – Le droit de senne, excepté pour défloration.
9 – Le droit de collation pleno jure de la chapelle de l’hôpital et de celle de Saint-Jean et Saint-Eloi.

En fait de droits honorifiques, le seigneur n’avait que celui de recevoir l’eau bénite le premier à l’église !

Les revenus de la seigneurie se composaient de :

1 – De rentes et sous-rentes, dont plusieurs en deniers forts (5 deniers valant 6 deniers, monnaie de Flandre), dues par plusieurs héritages ; de deniers à « funcage » dus au premier de l’an ou au « parjuré lundy » ; d’arrentements. Au XVème siècle, il y avait aussi neuf courouwes (corvées) de trois sols l’une. Ces rentes étaeint en 1478, de 65 livres, 2 sols, 8 deniers et 3 parties. Elles se payaient en argent, en chapons ou en avoine.
2 – De fermes muables qui se baillaient « par hauce et renchière à la candeille ardant » et à criox d’église. C’étaient la pêcherie, les herbages, la coupe des arbres du riez et de la motte, de la haie Castelain et de la haie Gonthier, le droit de chaussée, la location de « ceprie » (prison) et de divers près produisant en 1478 146 livres, 19 sols et 9 deniers.
3 – Des maltotes et afforages de vins et de cervoises (bières). Ce droit seigneurial cessa quand on établit l’impôt sur les bières, vins et brandevins pour l’entretien de la chaussée.
4 – Des droits pour l’alliénation des biens immeubles et pour le relief des fiefs mouvants de la seigneurie qui tous devaient le denier à la vente. En 1478, ces droits produisirent 11 livres et 12 sols.
5 – Du droit de gave au marais commun qui rapporta 15 sols en 1478.
6 – Des amendes, avoirs de bâtards...

Au cours de l’année 1478, le total de ces recettes s’éleva à 224 livres, 9 sols, 5 deniers et 3 parties pour la seule seigneurie d’Haubourdin. En 1489, elles montent à 323 livres, 18 sols et 10 deniers et descendent en 1496 à 196 livres, 6 sols et 9 deniers.

En 1546, cumulées avec les revenus d’Emmerin et des Fremaux, elles se montent à 1316 livres et 3 deniers. En 1606, avec Emmerin, elles se montent à 1312 florins et 6 patars. En 1679, à 1648 livres, 5 sols, 6 deniers et 1 partie. En 1680, avec Emmerin et Lassus, à 10720 livres, 16 sols et 5 deniers. En 1770, 13080 florins, 3 patars et 1 denier.

Tous ces droits s’éteignirent à la Révolution.

Les hommages de la seigneurie d’Haubourdin étaient très nombreux, tant dans la commune qu’à l’extérieur.

A Haubourdin, tous les fiefs dont les notices suivent dans un autre chapître relevaient de la seigneurie d’Haubourdin à l’exception des terres de l’abbaye de Denain et du fief de Haignerue.

D’autres fiefs, que nous ne décrirons pas, rendaient hommage à l’extérieur à la seigneurie d’haubourdin. Ce sont Emmerin-Empire et ses hommages, le Chastel d’Emmerin, Guermanez, Collinet, les Nepveux, Lassus et Vaucelle ; Martinsart à Emmerin, hommage direst d’haubourdin ; Thumesnil à Faches ; Fenain jusqu’au XIIIème siècle ; Fretin-Empire et Waziers-Empire.

Ces fiefs devaient tous le 5ème denier à la vente, don ou transfert. Les six plus importants, des fiefs liges, devaient pour relief un cheval et armes suffisantes pour aller en bataille avec le seigneur d’Haubourdin. Ce sont : Beaupré et Lassus à Haubourdin, Emmerin-Empire et Martinsart à Emmerin, Fretin-Empire et Waziers-Empire.

Vaucelle ne devait qu’un cheval pour service d’Ost. Certains fiefs devaient un paire d’éperons dorés ou une blanche lance ; d’autres de blancs éperons ou éperons d’argent ; d’autres encore des gants de peau de cerf ou des gants blancs ou une paire de moufles de loup fourrées de blanc ou un chapon, un épervier... La plupart ne devaient que 30 à 60 sols blancs.

Accueil Haubourdin Histoire Fiefs Contact

© (2003) Jules DUJARDIN @ MIZTECH S. L. I.