Lestrée est un fief tenu de la seigneurie d’haubourdin à une paire de moufles en peau de loup doublées de drap blanc. Il doit en outre un chapon par an à l’église d’Haubourdin. Il est constitué de deux cents de patures situées près du Riez.
Ce fief appartient successivement à Jacques de Lobel, cité au dénombrement du 5 avril 1504 ; à Antoine son fils ; à Jean de Lobel, cité au dénombrement du 8 février 1533 ; à Jacques de Lobel ; à Antoine de Lobel, à Antoine son fils en 1611 et 1616.
En 1621, il est aux mains de la veuve d’Antoine Cordonnier, catherine Bataille, fille de Jérôme mayeur d’Haubourdin et e Jeanne Malfait. A sa mort, il passe de 1639 à 1641 à son fils Jean Cordonnier, drapier et échevin d’Haubourdin, époux de Sainte (?) Masure qui le transmet à son fils aîné, Antoine, marchad de chevaux, époux de Maximilienne-Marthe Du Pont. Ceux-ci le laissent à leur fils Antoine qui a épousé, le 28 mai 1688, Marie-Antoinette Meurisse. Antoine Cordonnier se fixe à La Madeleine puis à Esquermes où il meurt le 31 mai 1723. Il ont eu 6 enfants dont 6 survivent à leurs parents et possèdent le fief de Lestrée par indivisis.
En 1761, après la mort de Marie-Madeleine, la dernière survivante, Lestrée est acheté le 19 septembre 1762 par son neveu Nicolas-Dominique Petit, teinturier à Lille, époux de Jeanne-Claire Vandenen. Vers 1784, les enfants de Nicolas le vendent à Gabriel-Valentin Carpentier qui est aussi propriétaire du fief des Couteaux.