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HAUBOURDIN

Motte féodale

Mise à jour le 24/12/07

La motte féodale, lithographie de Boldoduc

Voici, grâce à un plan dressé le 26 mars 1904 par l’architecte haubourdinois Jules Saerens, l’emplacement exact de l’ancienne motte féodale et de ses fossés.

La rue Marais est notre actuelle rue Fidèle Lhermitte.

On lira dans les pages qui leurs sont consacrées les notices du fief d’Haubourdin et de ses seigneurs.

Le gros du fief des seigneurs d’Haubourdin se situait sur la rive gauche de la Deûle, entre Santes et la Grand-Route. Il était donc bien plus étendu que notre simple motte féodale. Au XVème siècle, cette motte s’appelait « motte castelain ». Une partie du domaine vendue au XIX siècle par Mme de Houchin à la famille Deledeuille et sur lequel on projette en ce début du XXIème siècle la construction d’un lotissement s’appelle de nos jours encore « les Catelaines ». La motte féodale et ses environs furent achetés en 1839 par la famille d’Hespel de Guermanez. Quand M. d’Hespel voulut y construire une glacière, il y trouva des vestiges et des débris de fortes maçonneries révélant la présence d’une ancienne forteresse ou tout au moins, vu l’exiguïté de l’endroit, d’un petit fortin.

Même pour Vauban, c’est encore un emplacement stratégique !

Sur cet extrait de plan à main levée daté de 1707, voici comment Vauban envisage d’utiliser le quartier de la motte féodale d’Haubourdin pour protéger Lille de la mémorable attaque des armées hollandaises alliées venues pour l’assiéger. De toute évidence, le temps aura raison de ce projet qui ne verra pas le jour et la châtellenie de Lille retournera sous la domination des Etats-Généraux de Hollande pendant 5 ans... mais c’est une autre histoire.

La position d’Haubourdin était loin d’être négligeable et cet ouvrage de défense passif ne concernait pas uniquement l’avancée des troupes. La ville de Lille et sa citadelle étaient protégés par un réseau de fossés que l’on inondait pour mieux en assurer la défense en période d’invasion. L’assèchement de la Deûle aurait conduit à celui des fossés de protection. Il aurait également provoqué l’arrêt des petits moulins à eaux situés sur les canaux lillois ce qui aurait conduit les habitants à la panique.

Le plan indique que ce retranchement était uniquement destiné à la cavalerie. Il était certainement plus efficace que notre situation contemporaine pourrait le laisser penser. Le quartier de la rive gauche n’était pas encore viabilisé à cette époque et ce fortin était donc adossé aux marais qui s’étendaient de part et d’autre de l’axe de communication principal.

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© (2003) Jules DUJARDIN @ MIZTECH S. L. I.