D’après une tradition locale, Henri IV est venu plusieurs fois visiter sa seigneurie d’Haubourdin et à logé à ces occasions dans notre regretté château de Beaupré (qui n’était pas sa propriété) mais nous n’en gardons aucune trace.
Il a beaucoup défendu les privilèges de notre ville. Il a cassé le bail d’un impôt que les Etats de Lille y avaient établi...
C’est sous son rêgne que furent homologuées les coutumes d’haubourdin et Emmerin.
Dans un pressant besoin d’argent, Henri IV créa une rente héritière au capital de 583 florins au profit de Jacques de Flandre, bourgeois de Lille, en y affectant en garantie sa terre d’Haubourdin. Ce dernier ne recevant aucun intérêt assigne le roi en justice. Faisant droit à sa requête, un arrêt du 17 novembre 1590, admodie sa terre, pour six ans commencés à la Saint-Rémy, à Balthazar Odet, bourgeois et marchand de Béthune, pour la somme annuelle de 3600 livres tournois. Les revenus d’Haubourdin, qui n’est pas alors en terre française mais espagnole, sont saisis et mis sous séquestre quand Henri IV recommence la guerre avec l’Espagne.
Tous les biens qu’il possède dans les Pays-Bas sont mis en vente le 6 septembre 1601. Le 4 février 1603, Henri IV vend le fief des Fremaux au sieur de la Walle. De passage à Paris, Nicolas du Chastel, seigneur de la Howardries, fait des offres d’achat pour la seigneurie d’Haubourdin et celle d’Emmerin-Empire. Le 28 mai de la même année, les commissaires du roi vendent à Antoine du Chastel, sieur de Cavrines et procureur de Nicolas du Chastel, son père, « les terres, seigneuries, franchises et souveraineté » d’Haubourdin et Emmerin, appartenances et dépendances, avec le domaine et tous droits appartenant à Sa Majesté à cause desdites seigneuries, pour le prix de 36000 florins carolus desquels il faut déduire 1800 florins pour le fief des Fremaux.
Henri IV conserve la châtellenie de Lille qui demeure la propriété particulière des rois de France jusqu’à la révolution.
© (2003) Jules DUJARDIN @ MIZTECH S. L. I.