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HAUBOURDIN

L’incendie de la mairie de Lille

Mise à jour le 23/02/11

La mairie de lille telle qu’on pouvait la voir avant le guerre première guerre mondiale.
Elle était construite sur l’emplacement de l’ancien palais Rihour dont il reste la salle du Conclave actuellement occupée par l’Office de Tourisme.

Ce n’est pas vraiment un évènement haubourdinois mais il a marqué nos concitoyens et on le retrouve dans leurs chroniques. Avec l’accord de ses descendants, j’ai reproduit, ci-après, le récit, probablement inédit, qu’en a fait Emile Théodore qui était à l’époque conservateur en chef des musées de Lille.

Le plan décrivant la propagation de l’incendie, relevé par Emile Théodore.

Dimanche de Pâques
23 avril 1916

« Toute la ville durant cette journée vivait sous l’effet de l’émotion ressentie par suite des razzias exécutées hier.

Il était dix heures du soir environ et je travaillais lorsque ma femme aperçut, des fenêtres de sa chambre les lueurs d’un vaste incendie qui éclairait tout le ciel et m’appela de la chambre du quartier de derrière de ma maison où je travaillais. Je montais immédiatement à l’étage supérieur et vit les lueurs de l’incendie. Au premier moment, je crus que l’incendie avait éclaté aux environs de la place de la République et, pensant immédiatement au Palais des Beaux-Arts, je m’habillais et sortais de chez moi, ayant une autorisation de circuler la nuit en cas de danger. Je gagnais la rue Nicolas Leblanc et, en face de l’imprimerie Lebigot située dans cette rue, je rencontrais le capitaine Bayerlein, chef des automobiles des postes bavaroises inspectant de grands camions automobiles rangés sur la rue en face de leur garage et inspectant ses hommes. Je rencontre le maire qui se dirige vers le Centre. J’apprends que le feu s’est déclaré à l’Hôtel de Ville. Le capitaine bavarois me fait monter dans un des fourgons automobiles qui se met immédiatement en route. Au bout de quelques instants, nous arrivons sur la Grand’ Place, en passant par la rue de Béthune et la rue Neuve, où s’arrêtent les automobiles. Je descends.

Toute la façade et le corps de logis de la mairie, du coté de la place Rihour sont en feu. Le brasier est immense. Toutes les troupes et forces allemandes sont en armes. Je gagne la cour de la mairie et du coté de cette cour, près du service des finances, je vois un groupe formé par les officiers de la Kommandantur, le maire et quelques adjoints (Crepy, Baudin). A ce moment, il était environ dix heures vingt et seule l’aile formant façade de l’Hôtel de Ville formait un immense brasier.

Je rencontre M. Rigaux et son fils près des portes du coté de la rue du Palais Rihour. Je lui fais part immédiatement de mes craintes pour la bibliothèque. M. Rigaux a l’air perdu et très énervé. Je lui fais part de mes craintes que les portes de fer de la bibliothèque donnant sur le reste de la mairie ne soient fermées. Je monte à la bibliothèque avec M. Bregy que j’ai rencontré. Les portes de fer séparant le dépôt de la salle de lecture affectée au service des chômeurs, celle de l’étage supérieur donnant dans les salles des anciens musées à présent affectées aux archives modernes étaient contrairement aux règlements grandes ouvertes. Prenant M. Bregy à témoin, je les ferme et, et descendant dans la cour, je remets la clef à M. Baudon, adjoint à la bibliothèque.

Pendant ce temps l’incendie fait des progrès effrayants. Voyant M. Martin Mamy, directeur du Progrès du Nord, je l’invite à se joindre à moi pour sauver les archives à l’étage. Entretemps, j’avais rencontré M. Gimat, conseiller de préfecture et lui demandais d’aller faire prévenir Van Rycke, bibliothécaire intérimaire qui, bloqué chez lui, n’osait probablement pas sortir par suite de l’interdiction de circuler la nuit.

Martin Mamy et moi allons dans l’ancienne salle Jules Ferry où sont les archives. M. Bregy nous a suivi. A l’extrémité de la salle se trouve une porte béante vers l’aile de la galerie des maires qui ressemble une bouche de l’enfer et où des pompiers arrosent les flammes.

Que faire devant ces milliers de cartons ? Nous sauvons quelques cartons et liasses. A peine avions nous commencé qu’un cri de sauve-qui-peut retentit puis un craquement sinistre et la chute de matériaux. Des pompiers se sauvent. Martin Mamy, Bregy et moi, d’autres pompiers nous nous dirigeons à l’extrémité opposée de la salle. Les autres pompiers avec leur lanternes avaient fui. Nous étions dans un vaste vaisseau, d’un coté vers la galerie des maires le brasier, de l’autre la plus complète obscurité. Nous trébuchions à chaque pas dans les dossiers d’archives et les monts de papiers gisant à terre. Heureusement, je fouille mes poches et je retrouve ma petite lanterne électrique de poche. Grace à cela, nous pouvons, avec les trois ou quatre pompiers perdus comme nous dans l’obscurité, gagner les anciennes salles du musée situées du coté de la rue du Palais au dessus de la société des Sciences et enfin regagner la bibliothèque puis redescendre.

Dans la rue, je retrouve Van Rycke qui vient d’arriver. Il est à peu près onze heures. Tous deux nous allons demander aux autorités allemandes des hommes pour le sauvetage de la bibliothèque car le temps presse. Nous passons à deux sous les voûtes croulantes et en flammes de la galerie des maires et trouvons à l’entrée de la rue Jean Roisin, quelques officiers de la Commandantur et parmi ceux-ci le capitaine qui appelle des hommes et suivi par quelques officiers, nous nous dirigeons vers la bibliothèque. Van Rycke et moi passons sous les voutes en flammes de la galerie des maires. Les autres personnes ne nous suivent pas et contournent par la rue du Fresnes.

Le docteur Huyghe, le docteur Dupuis, Martin Mamy, deux ou trois civils, le premier pasteur protestant allemand et une vingtaine de soldats commencent un premier sauvetage en faisant la chaîne. Van Rycke et moi, durant ce temps, nous nous rendons du coté des périodiques, sous la galerie des travaux pour sauver les catalogues sur fiches mais la porte est fermée. Deux soldats allemands qui nous ont suivis essayent d’enfoncer cette porte qui résiste ; alors ceux-ci la scient avec le revers de leurs baïonnettes. On pénètre dans l’entresol des périodiques. On sauve une cinquantaine de boîtes mais le feu a déjà gagné toute l’aile de l’état-civil. La galerie des travaux, au-dessus de nos têtes est en flammes. On nous fait évacuer. On doit aussi abandonner la salle de lecture où gagne l’incendie. La porte de fer qui avait du être ouverte pour le passage des pompiers, peu de temps après que je l’avais fermée au début de mon arrivée sur les lieux est fermée aussi tant bien que mal car on ne retrouvait plus la clef que l’on avait reprise à M. l’adjoint Baudin.

Devant le fléau qui fait des progrès effrayants, les soldats et des hommes de la police militaire parmi lesquels je reconnais M. Vesel qui était en civil et que j’avais vu au Palais des Beaux-Arts, les quelques français, Van Rycke et moi jetons les livres par les fenêtres du coté de la cour faisant face à l’entrée de la justice de paix puis du coté de la rue du Fresnes. On sauve tant bien que mal, mais dans quel état ! Ces malheureux livres que l’on transporte pêle-mêle chez Monval, 4 rue du Palais Rihour. On fait évacuer à leur tour les locaux de la bibliothèque. Les portes de fer sont rouges. Je vais à nouveau à l’étage supérieur. La porte de fer s’est disloquée sous le feu. Par les fentes de celle-ci, les pompiers arrosent l’immense brasier formé par l’aile où est établie la Société des Sciences. Si on peut tenir ainsi, la bibliothèque sera sauvée. Il est environ deux heures du matin.

L’aile formant façade est complètement détruite. Les ailes « salon blanc (XVIIIème siècle) » et de la galerie des travaux, celle située coté rue du Palais sont incandescentes. Les poutres et les matériaux des deux étages viennent s’abimer avec fracas sur le sol. Seuls les vestiges du Palais Rihour où sont conservés dans la salle voûtée du rez-de-chaussée les archives anciennes, manuscrits et documents précieux, l’aile contenant la bibliothèque sont encore indemnes mais très menacés. Il est deux heures et quart. Les pompiers français dirigent leurs lances sur le foyer et semblent fort peu se préoccuper de ces deux corps de bâtiment qui abritent tant de richesses scientifiques. On espère un moment les sauver. Je grimpe à l’étage supérieur, presque dans les combles du conclave, où les pompiers et les soldats allemands font tous leurs efforts. Van Rycke et moi allons trouver quelques officiers supérieurs allemands et demandons que leurs hommes fassent tout ce qu’il faut pour protéger le conclave. Après bien des efforts, les allemands arrêtent le feu de ce coté et on doit à la vérité de dire que ce sont eux qui ont sauvé les vestiges de l’ancien palais Rihour !

Pendant ce temps, j’espérais que les quelques pompiers français qui se trouvaient encore dans la bibliothèque arriveraient à la protéger mais à deux heures et demie très exactement, la toiture du bâtiment de la bibliothèque prenait feu à son tour. A lors se passa une scène incroyable. Tandis que les allemands avaient coupé le feu du coté du conclave, on demandait aux pompiers français d’amener la grande échelle de sauvetage dans la cour précédant la justice de paix, pour que du haut de cette grande échelle, ils arrosent le toit enflammé de la bibliothèque.

Il n’y a rien à tirer des pompiers français qui semblent peu se soucier de notre desideratum. Voici ce qui se passa alors et dont furent les témoins MM. Crepy, Saint-Léger, Ch. Rémy, adjoints, Delporte, chef du service des finances, Rigaux, père et fils, Van Rycke et moi : Devant l’inactivité des pompiers est en présence du fléau qui gagnait de plus en plus les toitures du bâtiment de la bibliothèque, le capitaine Bayerlein, chef des automobiles des postes bavaroises appelle ses hommes. En quelques minutes, il abat la grille de l’avant cour qui gênait la manœuvre de la grande échelle puis, prenant le commandement malgré quelques pompiers qui gémissent et déclarent que la manœuvre est impossible, avec un ensemble remarquable de ses hommes et une méthode digne de remarque, en quelques instants fait avancer la grande échelle, la déploie et la met en position devant nous ; puis, s’adressant à un officiers de pompiers (M. Ravet), lui montre que l’engin est tout prêt et l’invite à faire monter ses hommes. Celui-ci s’y refuse au grand scandale des Français présents, une altercation se produit entre le capitaine Bayerlein et M. Ravet, l’officier des pompiers. Le capitaine allemand fait monter ses hommes et d’est alors que l’officier des pompiers devant cela se résigne à faire ce qu’il devait. C’était écœurant mais aussi il était trop tard et l’on entendait les soldats allemands dire : « Si les pompiers français vont travailler, le feu va prendre » et l’officier allemand, qui avait réussi à exécuter une manœuvre que nos pompiers déclaraient impossible, nous disait d’autre part que s’il avait été chargé de préserver la bibliothèque le feu n’aurait pas gagné. Et, impuissants, nous dûmes assister tristement au travail méthodique des adversaires et à l’infériorité manifeste de nos pompiers.

En résumé, le conclave et les documents précieux qu’ils renfermait fut, on doit l’avouer, sauvé par les soldats allemands tandis que les bâtiments de la bibliothèque qui pouvaient être sauvés furent en grande partie la proie des flammes à cause de l’incurie et de l’inaction de nos pompiers.

A quatre heures, l’étage supérieur de la bibliothèque était la proie des flammes et le fléau gagnait de plus en plus. Il n’y avait plus rien à espérer et les dernières autorités françaises présentes sur les lieux du sinistre, les officiers allemands reprirent chacun le chemin de leur domicile. Van Rycke et moi nous regagnâmes le 232 de la rue Solferino, tout trempés par l’eau. Chez moi, nous primes l’un et l’autre un cordial puis, ayant changé de chaussures, tristement l’un et l’autre, nous réprimes le chemin de l’hôtel de ville où tout s’achevait de brûler dans les bâtiments de la bibliothèque.

Chose déconcertante, tandis que ces mêmes allemands, après avoir prêté un concours très réel au sauvetage de la bibliothèque et à la préservation du conclave, ces mêmes hommes au petit jour ou tout au moins une partie d’entre eux procédaient à l’arrestation des hommes, femmes et jeunes filles faisant partie de la population civile. Comme au temps des invasions, on pouvait voir le triste exode des habitants, enlevés par force, s’effectuer sous le ciel rouge et chargé de fumée aux dernières lueurs de l’incendie de la « maison de ville » qui s’achevait de brûler.

Jusque vers dix heures du matin, Van Rycke et moi, nous restions sur les lieux du sinistre ; nous y retournions l’après-midi vers trois heures et le soir vers huit heures. Vers neuf heures du matin, nous rencontrâmes à la mairie, Van Rycke et moi, Bruckel, l’archiviste départemental qui à son tour voulait commencer à donner des ordres au personnel de la bibliothèque qui était arrivé sur les lieux. Je vis aussi M. R. Descamps xxx président de la commission de la bibliothèque qui, très déprimé, ne fit qu’un court séjour près des ruines. »

Mardi 24 avril 1916

« Le mardi à deux heures, on commence, Van Rycke, Bruckel et moi, un sauvetage de la bibliothèque. Bruckel, sur sa demande, s’occupe uniquement du fond Godefroy. Van Rycke et moi, nous nous occupons de tout le reste. Van Rycke avait fait établir sur des échelles de sauvetage des planches en forme de glissières sur lesquels on descendait les livres mais bine vite on se vit obligé d’abandonner ce mode de sauvetage car, par suite des planches mal jointes, les livres subissaient des soubresauts, sautaient hors de la glissière et venaient s’abimer sur le sol ou subissaient un choc très violent en arrivant au bas de leur course. Je préconisais le système de descente dans des paniers à l’aide de poulies, ce qui fut adopté. Je faisais chercher plusieurs de ces engins et j’en fis installer trois ou quatre de suite qui se mirent à fonctionner à notre plus grande satisfaction.

Devant l’encombrement des livres qui s’accumulaient sur le pavé de la rue du Fresnes et par crainte de la pluie, je me rendis compte que l’on pouvait les rentrer la nuit dans deux maisons de la rue des Fossés, le n° 24 occupé par M. Fremery, ramoneur, gens très obligeants et le n°26 occupé par M. Vandrycke, qui avaient des portes de sortie de derrière, rue du Fresnes. Je me rendis chez les personnes qui habitent ces maisons et leur demandais de vouloir bien abriter les livres de la bibliothèque actuellement sur le trottoir. M. Fremery, occupant le n° 24 et M. Vandrycke, occupant le 26 de la rue des fossés se montrèrent très obligeants et voulurent bien mettre leurs maisons à ma disposition.

Mais il fallut songer à une autre difficulté. Depuis quelques jours, l’autorité allemande faisait enlever par les soldats du 64ème de ligne, baïonnette au canon. Il y avait lieu à prévoir l’enlèvement possible des personnes dans les maisons desquelles se trouvaient nos livres et quelques hommes qui nous aidaient. Van Rycke et moi nous nous décidâmes à nous rendre à la Commandantur pour éviter cet avatar. Mais il était sept heures du soir, heure française, et lorsque nous arrivâmes au Crédit du Nord où se trouvent les bureaux de l’autorité allemande, ceux-ci étaient fermés. Van Rycke et moi nous allâmes à l’hôtel situé rue Jean Roisin afin d’essayer de parlementer avec les officiers.

A peine avions nous franchi la porte que nous vîmes arriver vers nous le capitaine Himmel qui s’occupe des « évacuations ». A peine ce dernier me vit-il que brusquement, avec de grands gestes, il nous tourna le dos avant que nous ayons pu lui parler.

Van Rycke et moi fîmes passer nos cartes au 2ème adjudant du général gouverneur de la place, le capitaine Staelin qui nous reçut de suite d’une façon très aimable. Je lui présentais Van Rycke et lui exposais l’embarras dans lequel nous nous trouvions, craignant l’enlèvement des gens qui avaient accepté la garde de nos livres.

Je demandais un carte d’exemption pour les personnes suivantes inscrites sur une liste dont ci-après copie et que je présentais à cet officier. :

Liste des personnes travaillant au sauvetage de la bibliothèque municipale de Lille.
- Gaudry François, rue du Chevalier Français 37 (?), employé à la bibliothèque universitaire
- Amedo André, rue du vieux Faubourg, cour du Dragon d’Or, employé à la bibliothèque universitaire
- Delaby (pour Delage, rectifié le lendemain) Henri, rue Gambetta 308, n° d’inscription 5594, âgé de 48 ans
- Leleu Gustave, libraire rue Neuve
- Mme Viart Lebedey et Mlle Stéphanie Groux, 24 rue des Fossés, porte sur la rue Neuve
- Mlle Léontine Guilbert et Mme Vanduick, 26 rue des Fossés, porte rue du Fresne.

Au moment où le capitaine Staelin prenait connaissance de cette liste dans un fumoir de l’hôtel où nous nous trouvions, arrivent le capitaine Mentzel, 1er aide de camp du général gouverneur, et le 1er lieutenant de gendarmerie von Plate. Tous trois tiennent conciliabule puis le capitaine Staelin séance tenante, tête nue, nous invite à traverser la rue et à le suivre en son bureau et nous remet des cartes d’exemption signées de lui... Nous remercions le capitaine Staelin de sa courtoisie, lui ayant fait remarquer au début de notre entretien l’attitude à notre égard de son collègue, le capitaine Himmel.

A noter pour mémoire que les officiers dont les noms suivent nous ont prêté un concours efficace pendant le sauvetage des livres dans la nuit du vingt-trois au vingt-quatre avril 1916 :
- capitaine von Strahlenheim,
- capitaine de cavalerie, chef de la gendarmerie von Plate, - général médecin Wilkie, qui au cours du sauvetage a eu sa capote complètement déchirée dans le dos,
- 2ème pasteur évangélique du gouverneur Hupfeld, de Bonn sur le Rhin, qui faisait la chaîne pour sauver les livres.

Mercredi 25 – Jeudi 26 – vendredi 27 avril 1916

On opère le sauvetage de la bibliothèque. Le travail commence à sept heures du matin et finit le soir à sept heures environ.
Les employés de la bibliothèque : Lemaire, Lemille, Héreng, Lesaffre ; les gardiens du musée : Degelcke, Evrard, Lespagnol, Leveau, Gourdin, Lehague (pour la charpente) ; les employés des archives : Fauverque, Pierreux, Brasseur, Devraisne, sous la direction de M. Bruchet qui s’occupe exclusivement du Godefroy après la salle des collection ; des hommes d’emprunt, soit au total 35 personnes plus les employés de la bibliothèque universitaire.

La direction des travaux est répartie comme suit :
- MM. Van Rycke, direction générale, démarches, surveillance des départs,
- Bruchet, fonds Godefroy, salle des Collections, - Théodore, fonds musical, bibliothèque général, service du personnel et matériel.

Ce qu’il reste de la mairie de Lille après l’incendie.

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