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HAUBOURDIN

Etymologie

Mise à jour le 09/03/08

Les interprétations les plus fantaisites circulent au sujet de l’origine du nom d’Haubourdin. Certaines sont même basées sur une orthographe que nous n’avons jamais trouvé dans aucun document ou sur un assemblage de mots qui n’avaient pas encore été créés à l’époque de la rédaction des premiers documents. Personnellement, je n’en retiendrai qu’une qui a le mérite d’être homogène avec celle des commmunes voisines et qui peut leur être appliquée.

Le plus ancien document que nous connaissons est la charte de donation de l’église qui figure dans les pages dédiées à la paroisse Saint-Maclou. Dans ce document daté de 1127, soit 19 ans avant la fondation de l’abbaye de Loos, nous trouvons la forme « Habordin ». Cette forme est également présente au moins 7 fois dans les documents du XIIIème siècle. Dans une charte de cette abbaye, datée de 1176 et qui en délimite les terres, l’orthographe est devenue « Haburdin ». On retrouve cette même forme en 1177 et en 1190. On trouve également « Habourding » en 1240 et en 1248, « Halbourdin » en 1247 et « Haubordin » en 1206 et en 1259. La forme la plus couramment employée durant les XIIIème et XIVème siècles sera Habourdin.

Je n’ai jamais trouvé aucun document contenant les formes flamingantes « Arbodem » ou « Harboden » citées par certains auteurs. Finot n’en fait pas mention non plus dans son recueil des archives municipales. Je rappelle d’autre part que le Comté de Flandre a toujours parlé français. Aussi loin que remontent nos documents, ils utilisent soit le latin pour les actes impliquant des religieux, comme la charte de donation de l’église ou celles de l’abbaye de Loos, soit l’ancien français pour les actes de la vie civile comme le percement du canal de la Deûle.

La composition d’une grand partie des noms de nos communes est réalisée par la juxtaposition d’un nom, souvent celui du propriétaire d’origine, et d’un suffixe marquant l’appartenance. Il n’y a pas de raison pour qu’il en soit autrement pour Haubourdin.

Il y a fort peu de chance que nous retrouvions un jour l’origine du nom Habord ou Haburd. Ce n’est pourtant pas impossible car à force de remuer et décrypter des milliers de pages de documents anciens, il m’est parfois arrivé de trouver ce que j’avais renoncé à chercher. Je me bornerai pour l’instant à expliquer le suffixe « in ».

Haubourdin est située sur une terre qui fut assez tôt christianisée. Loos et surtout Seclin sont là pour en témoigner. Neuf communes sur les 16 de l’ancien canton de Seclin concentrent ce type de formation. Il y en a au total 24 au sud de Lille si nous incluons Ennequin à Loos dont nous ne connaissons pas l’époque de rattachement à la ville. Cette aire aux appellations spécifiques se prolonge ensuite vers la zone minière : Carvin, Meurchin, Douvrin, Vendin... Je serai donc tenté d’y voir la latinisation du suffixe germanique « en » ou « em » qui vient de « heim » signifiant « demeure ». Le suffixe latin « inus » a souvent la même signification.

Haubourdin pourrait donc être tout simplement la propriété de Habord.

J’ajouterai qu’il était de coutume jusqu’à l’époque médiévale d’attribuer ainsi une terre à un valeureux soldat pour le remercier de sa bravoure quand il s’était bien battu aux côtés de son souverain.

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