Avertissement : Au Moyen-Age, tout comme les seigneurs pour leurs domaines, beaucoup de curés ne résidaient pas dans leur paroisse. Ils se contentaient de percevoir le revenu de la cure et se faisaient remplacer par un vice-curé.
(1329) Valentin Moncherig
(1335) Jean-Baptiste Lecocq
( ? – 1382) Jacques Gonnelle
(1453 – 1454) Renaud Richard
(1455 – 1467) Bauduin de Douvrin
Il est décédé le 16 septembre 1467.
(1467) Guillaume Saquespée
(1488) Jean du Fresnoy
(1497 – 1516) Nicolas Vallu
En 1511, son vice-curé était Jean Herman.
(1517 – 1524) Allard Norman
(1524 – 1546) Hubert le Mannier
En 1539, il était doyen de la chrétienté de Lille tout en demeurant curé d’Haubourdin. Deux de ses vice-curés sont connus, Denis de la Ruyelle et Pierre Lescuyer qui fonda deux obits annuels en 1545
(1546 – 1552) Jean Carpentier
En 1547, il est nommé doyen de la chrétienté.
(1552 – 1558) Jaspar Marmuse
(1559) Samson Labe
(1582) François le Leu
(1584 – 1589) Jean Briet
(1595) Gilles Forest
C’est en cette année 1595 qu’il résigne son bénéfice.
(1595 – 1618) Louis Desfontaines
Il est bachelier en théologie. Il est mort à Douai en 1618.
(1618 – 1641) Valentin Nonclercq
Il est né vers 1589 et décédé en 1641.
(1641 – 1650) André de Rantre
Il est bachelier, formé en théologie. Il résigne son bénéfice en 1650.
Jean-François Bruneau
(1650 – 1687) Jean Rimselair
Il fait un premier testament le 27 mars 1685 par lequel il lègue un cent de terrain à condition, qu’à perpétuité, les curés lavent les pieds de 12 pauvres d’Haubourdin le Jeudi-Saint et donnent à chacun d’eux un pain et un hareng.
Dans un second testament du 19 décembre 1686, il choisit l’endroit de sa sépulture, dans le choeur de l’église vis-à-vis de la porte de la trésorerie. Il demande que soit posée sur sa tombe une pierre de marbre blanc entouré de bleu et qu’au devant de sa tombe soit attaché le plus grand des deux tableux qui se trouvent chez sa soeur à Lille
(1687 – 1693) Pierre Derveaux
Il venait de Tourmignies.
(1693 – 1729) Philippe Prévost
Il est né vers 1666 et décédé à Haubourdin le 31 janvier 1729.
(1729 – 1748) Ethienne-Joseph Thion
Il est né à Tournai et était licencié en Théologie. Curé de Santes en 1726, il arrive à Haubourdin en 1729. En 1749, il est nommé doyen de chrétienté et curé de Saint-Amand, ville dans laquelle il meurt.
(1750 – 1768) Balthazar-François Batteur
Il est né en 1710 et décédé à Haubourdin en 1768.
(1769 – 1791) Dominique-Joseph Testelin
Il est né vers 1719. Il fit partie de l’assemblée préliminaire des trois ordres du 15 mars 1789. Il refusa de prêter le serment schismatique en février 1791 et fut destitué au moi de mai suivant. Devenu grabataire il put pas être incarcéré. Il meurt le 13 août 1794. Son mobilier et ses effets personnels sont vendus à la vente publique du 22 décembre 1795.
La Révolution Française
Jusqu’au Concordat Haubourdin n’aura plus de curé légitime. L’Assemblée Constituante du 12 juillet 1790 décrète une nouvelle organisation ecclésaistique selon laquelle le clergé français est indépendant du Saint-Siège et les prêtres et les évêques sont élus par les assemblées du peuple.
Il est né à Orchies le 9 septembre 1756 et a pris l’habit religieux à l’abbaye de Loos en 1777. Il fait profession de foi l’année suivante sous le nom de Frère François. Il sort de son plein gré du monastère en 1791 pour se faire élire curé constitutionnel par l’Assemblée Electorale du district de Lille. Il se rend à Bergues auprès de l’évêque constitutionnel du Nord Primat pour obtenir l’institution canonique. Il prête serment le 30 mai. Durant le Terreur, il livre ses lettres de prêtrise par crainte de la déportation et cesse tout ministère. Quand est promulguée la loi du 1 juin 1795, il se présente au vicariat de Tournai pour se repentir de son apostasie et obtenir d’être relevé de l’excommunication. Le 27 juillet il comparait à Haubourdin devant le missionnaire Gaspard-Joseph Leclercq et renonce à la cure en présence de 3 témoins : L’abbé Legrand, Célestion Clarisse et Antoine Delannoy. Il meurt dans sa ville natale le 1 mai 1828.
Haubourdin est privé de curé pendant la Révolution mais des missionnaires
Se dévouent pour un ministère plein de péril. Les habitants reçoivent chez eux les abbés Détrez, Legrand, Delebecq pour la célébration secrète des sacrements.
Quand est votée la loi du 31 mai 1795 qui rend aux citoyens le libre usage des églises non aliénées, les habitants d’Haubourdin réclament la réouverture de leur église. Durant quinze mois elle a été désafectée et transformée en fabrique de salpêtre. Plusieurs prêtres se présentent à la mairie pour déclarer leur intention d’exercer un culte catholique, apostolique et romain.
Le Concordat
Le concordat est conclu entre le pape Pie VII et le premier Consul le 15 juillet 1801. Il est promulgué à Notre-Dame de Paris le jour de Pâques, 18 avril 1802. La persécution cesse et les églises sont rendues au culte.
L’allégresse est grande et un cortège triomphal parcourt la ville d’Haubourdin le 2 mai 1802. En voici la relation :
« Les maire, adjoint, membre du Conseil Municipal, les juges de paix et suppléants, les membres du Bureau de Bienfaisance et administrateurs de l’hospice civil sont sortis de la mairie (qui se trouvait à cette époque au milieu de la Grand’ Place) et se sont rendus en cortège précédés, escortés et suivis de la Garde Nationale en armes, tambour battant, drapeau déployé, des gardes champêtres et nocturenes aussi en armes, aux endroits ordinaires de la commune où fut solennellement faite la publication :
1° de la lettre du préfet sus datée ;
2° de la proclamation des consuls de la République aux Français ;
3° de la loi du 18 germinal dernier relative à l’organisation des cultes.
Le cortège s’est ensuite rendu an la chapelle de l’hospice civil, et là, après une lecture des lois, proclamations et lettres susdites, le citoyen Charles-Eugène Lefebvre, docteur en théologie de Paris, ministre du culte catholique, prêtre soumis, remplissant les fonctions de curé en vertu des pouvoirs délégués par les Grands Vicaires de Tournay, a prononcé un discours qui, après avoir rappelé les maux incalculables causés par la discorde et les dissensions, fait apercevoir el bonheur qui doit nécessairement résulter de la loi qui vient d’être proclamée. Ce discours parut faire une vive sensation sur les auditeurs par ses applaudissements.
Le Saint-Sacrement étant exposé, il fut chanté un Te Deum, ensuite la prière publique énoncée et ordonnée par la loi...
Les habitants, inviolablement attachés à la religion catholique apostolique et romaine, ont reçu la loi avec la plus grande satisfaction et témoignent toute la reconnaissance qu’il est due au premier consul pour les bienfaits qu’il ne cesse de répandre sur le peuple. »
L’église ne devait être rouverte définitivement que le 18 juin. Le Concordat établissait de nouvelles circonscriptions ecclésiastiques. Le département du Nord forma le diocèse de Cambrai ; Haubourdin devint chef-lieu de canton ou, comme on disait alors de justice de paix, et son curé fut, à partir de ce moment, le doyen de ce canton.
Les curés-doyens
(1802 – 1810) Jean-Marie Dacheu
Le premier curé-doyen nommé par Mgr Belmas, évêque de Cambrai fut Jean-Marie-Eloi Dacheu. Il est né à Marles le 26 janvier 1762 et a été ordonné prêtre en 1786. Elu curé constitutionnel de Templemars en 1791, il y est arrêté en 1794 et enfermé au Petit-Hôtel parce qu’il continue l’exercice du culte catholique malgré son interdiction. Il est délivré par l’intermédiaire du comité révolutionnaire de cette commune.
Il arrive à Haubourdin en 1802. L’année suivante, l’autorité diocésaine lui adjoint un vicaire, Pierre-François Béhague, originaire d’Haubourdin. Jean- Marie Dacheu reste à Haubourdin jusqu’en 1810, année où il est nommé curé de Merville. Il y meurt le 25 décembre 1826.
(1810 – 1814) Denis-François Leclercq
Il est né à Hem le 5 décembre 1753 et a été ordonné prêtre en 1781. Il fut curé de Cysoing en 1802 et d’Annoeullin en 1809. Curé-doyen d’Haubourdin en 1810, il fut ensuite nommé doyen d’Armentières en 1814 où il mourut le 16 décembre 1835.
(1814) Pierre-François Leduc
Il est né le 13 mai 1749 à Cauroir, dans le Cambrésis. En 1782, il est Curé de Louvil et refuse de prêter le serment schismatique mais demeure cependant dans sa paroisse jusqu’en 1794. Il s’exile ensuite en Westphalie puis revient à Louvil pour y exercer son ministère à titre provisoire. Curé de Baisieux en 1806, il arrive à Haubourdin en 1814 mais est nommé doyen de Saint-Sauveur à Lille la même année. Il y meurt le 29 décembre 1818.
(1814 – 1820) Pierre Herreng
Il est né à lille le 19 février 1751 et est ordonné prêtre en 1779. De 1802 à 1806 il est curé de Baisieux puis de 1806 à 1814 curé d’Hem. Devenu curé-doyen d’Haubourdin en 1814, il y meurt le 10 avril 1820.
(1820 – 1841) Nicolas Bellain
Il est né à Bavai le 23 février 1762. Emigré avec 40 des ses confrères durant la tourmente, il rentre en France pour être nommé curé de Preux au Sart en 1802. Il devient curé-doyen d’Haubourdin en 1820, l’année de l’ouverture du pensionnat de jeunes filles qui sera repris par les Filles de la Sagesse en 1840. En 1839 il célèbre son jubilé d’or sacerdotal.
(1841 – 1857) Charles Dhalluin
Il est né le 25 juillet 1801 à Quesnoy-sur-Deûle. A la fin de ses études théologiques il est nommé secrétaire particuler de Mgr Belmas car il n’a pas atteint l’âge canonique. Il est ordonné prêtre le 21 décembre 1824 et nommé vicaire de Wazemmes puis de Saint-Etienne à Lille. Curé d’Erre, près de Flers, il devient curé-doyen d’Haubourdin en 1841. Il y meurt le 13 janvier 1857. Homme de droit et sûr et très pieux il est regretté de tous ses paroissiens. La dalle de marbre blanc qui indiquait l’endroit de sa sépulture dans l’ancienne églisese trouve dans le nef centrale de l’église actuelle.
(1857 – 1877) François Ravaux
Il est né à Bavai le 4 janvier 1805 et est ordonné prêtre en 1828. Vicaire à Maubeuge puis cure de Bellignies et de Quiévy il est nommé professeur de théologie dogmatique au Grand Séminaire de Cambrai en 1841. Chanoine honoraire ne 1852, il rentre dans le ministère en 1856 comme curé de Bondues puis arrive à Haubourdin en février 1857. Il s’occupe de la reconstruction de l’église décidée dès 1852 par son prédécesseur. Nommé chanoine titulaire, il part pour Cambrai en 1877. Son coeur demeura attaché à Haubourdin et y fut enterré le 6 juillet 1882.
(1877 – 1918) Augustin Cateau
Il est né le 30 janvier 1836 à Bousbecque et est ordonné prêtre le 17 décembre 1859. Professeur pendant 6 ans à Douai, il y devient vicaire de la paroisse Saint-Jacques. Il est nommé curé de Lambres en 1867 puis Saint-Saulve en 1875 et arrive à Haubourdin le 17 avril 1877. Son pastorat fut marqué par la persécution religieuse qui sévit en France de 1879 à 1914. Il est nommé chanoine honoraire en 1901. En 1907, il est expulsé de son presbytère qui devient l’école Etienne Dolet. Il meurt le 12 mars 1918 et son enterrement se déroule sous une pluie de bombes.
(1919 – 1941) Camille Walbert
Il est né à Fourmies le 28 juin 1863 et a été ordonné prêtre le 29 juin 1890. Il est d’abord vicaire à Sous-le-Bois puis à Saint-Maurice à Lille en 1895 et est nommé curé de Cysoing en 1912 et doyen d’Haubourdin en 1919. Il est nommé chanoine honoraire en 1929. Devenu chanoine titulaire de la cathédrale de Lille en 1941, il meurt dans cette ville le 14 mars 1951.
(1941 - 1961) Georges Lepoutre
Il est né en 1896 et mort en 1962. Il était chanoine honoraire de Lille.
(1961 -) Adrien Gand
(1964 -) Jean Ledein
Il est né à Lille le 5 juin 1913. Après des études faites en partie au petit séminaire d’Haubourdin, il est ordonné prêtre en 1938 et nommé vicaire à Pérenchies. Aumônier du 43ème de ligne basé à Valenciennes en 1940, il est fait prisonnier le 26 mai et conduit au stalag IID en Poméranie. Rapatrié sanitaire en 1943, il revient à Pérenchies. Il est ensuite vicaire à Haubourdin en 1945 puis part pour Sainte-Catherine à Lille en 1951 et Notre-Dame de Consolation dans le quartier de Vauban en 1955. I retourne à Haubourdin en 1964 pour y remplacer Adrien Gand nommé évêque de Lille. Il quitte la ville le jour de ses 75 ans. Il reviendra mourir à l’hôpital d’haubourdin.
(1989 -) Gérard Melchers
En ?, la paroisse Saint-Maclou est intégrée dans un doyenné de secteur qui regroupe également Loos, Emmerin, Hallennes et Santes.