Il faut s'attendre à la formation de barrages, aussi le commissaire de police et le commandant de gendarmerie auront un plan de l'église et des rues avoisinantes.
L'effectif nécessaire pour assurer le maintien de l'ordre est évalué à 300 fantassins et 100 cavaliers."
Le préfet signe un ordre de réquisition transmis au général commandant de la place et, le 3 mars, le receveur des Domaines accompagné d'un commissaire de police se présente devant la porte de l'église. Celle-ci est barricadée et un certain nombre de personnes sont à l'intérieur. Il faudra enfoncer la porte et forcer le barrage.
A 10h29, le capitaine de gendarmerie d'Haubourdin envoie ce télégramme au préfêt du Nord et au chef d'escadron de gendarmerie de Lille : "Porte église trés solidement barrée enfoncée. A 9h30, porte sacristie enfoncée facilement. Deux cent personnes dans l'église. Après discours de protestation, inventaire a commencé. On ne prévoit pas d'incident sérieux."
Les traces de cette opération policière sur la porte de l'église sommairement réparée subsisteront longtemps. Il faudra l'Union sacrée de 14/18 et les réparations au lendemain de l'armistice pour que tout soit effacé.
Les paroissiens avaient eu la crainte que leurs biens ne leurs soient confisqués. Il n'en fut jamais ainsi mais l'inventaire permit d'éviter la dispersion des biens de l'église. Quant aux dégats matériels, je pense fortement que ce sont les paroissiens qui en ont fait le plus en se servant du mobilier comme barricades.
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© (2003) Jules DUJARDIN @ MIZTECH S. L. I.