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HAUBOURDIN - SAINT-MACLOU

Les grandes orgues

Mise à jour le 23/10/07

Les premières orgues que nous connaissons dans l'église Saint-Maclou actuelle provenaient de l'abbaye de Loos.

En 1912, l'installation de nouvelles orgues impose la construction d'une plus grande tribune pour recevoir les choristes plus nombreux (d'après une photo de 1906, ils étaient 35). Les petites orgues, provenant de l'abbaye de Loos, sont installées au petit portail.
En 1914-18, les occupants allemands réquisitionneront, entr'autres choses, tous les métaux pour leurs besoins de guerre. En particulier, à l'église, les cloches et jusqu'au tuyaux d'orgues.
Notre brillant organiste tirera quant même quelque chose de l'instrument en se servant seulement des registres en bois restant... Du moins, jusqu'à l'incendie accidentel du clocher, ouvrage d'art en bois , le jeudi 4 avril 1918, date à partir de laquelle la tour demeurera forcément condamnée, donc l'escalier et l'accès aux orgues et à la tribune.
Aussi est-ce près des petites orgues que se tiendront les choristes et celà pour plusieurs années.
Le brillant organiste dont il est question était Paul Carton, assisté de son inséparable compagnon Henri Desruelle, l'un faisant courir ses doigts agiles sur le clavier et l'autre l'aidant en pompant l'air de ses bras vigoureux et infatigables.

En 1911/1912, les grandes orgues sont remplacées par un instrument plus grand racheté à Saint-Saulve, dans le douaisis. Il est placé sur une nouvelle tribune dans la première travée de la nef. Cet instrument a été construit par le facteur Mertens et l'installation, après une augmentation du nombre de jeux, a été réalisée par le facteur douaisien Vandeville.

Voici sa description lors de l'expertise de ses restes suite à sa destruction par l'effondrement de la voûte consécutif aux bombardements allemands du 24 au 30 mai 1940. Elle a été signée le 20 novembre 1952 par le facteur d'orgue Jean Lapreste, expert assermenté auprès du tribunal de la Seine.

Il compte 23 jeux réels, soit 1146 tuyaux sonores, répartis sur deux claviers manuels de 56 notes et un clavier de pédales de 30 notes. On dénombrait, en outre, 7 pédales servant aux combinaisons. La nomenclature des jeux et des pédales de combinaisons était la suivante :

Clavier Grand Orgue
- Bourdon 16 pieds
- Bourdon 8 pieds
- Salicional 8 pieds
- Flûte harmonique 8 pieds
- Diapason 8 pieds
- Prestant 4 pieds
- Flûte 4 pieds
- Doublette 2 pieds
- Trompette 8 pieds
- Clairon 4 pieds

Clavier Récit
- Cor de nuit 8 pieds
- Flûte traversière 8 pieds
- Viole de Gambe 8 pieds
- Voix céleste 8 pieds
- Flûte 4 pieds
- Octavin 2 pieds
- Basson-Hautbois 8 pieds
- Voix humaine 8 pieds

Clavier de Pédales
- Soubasse 16 pieds
- Bourdon 16 pieds
- Bourdon 8 pieds
- Flûte 8 pieds
- Violoncelle 8 pieds

Pédales de Combinaisons
- Tirasse G.O.
- Tirasse Récit
- Appel G.O./Machine
- Accouplement Ré/G.O.
- Appel jeux préparés
- Appel des anches
- Expression

Le système de transmission était mécanique avec machine de Barker. La commande des jeux ou registres était pneumatique. Toute la partie instrumentale était enfermée dans un buffet décoratif en chêne sculpté de style gothique avec une console séparée. De nombreux tuyaux de façade rehaussaient le buffet. Cet orgue était régulièrement entretenu et accordé chaque année et il était en très bon état de fonctionnement au moment du sinistre qui est venu l'éprouver.

L’état de la tribune après le bombardement de 1940

Ce qu’il reste de la mécanique de l’orgue après le déblaiement.

LES GRANDES ORGUES ACTUELLES

Les Grandes Orgues actuelles ont été réalisées en 1962 par la manufacture Jacquot- Lavergne de Rambervillers. C'est un instrument à traction électrique de 24 jeux dont 6 empruntés, répartis sur 2 claviers manuels de 61 notes et 1 pédalier de 32 notes.

Voici la composition de l'instrument :

Clavier Grand Orgue 61 notes
- Bourdon de 16 pieds
- Bourdon de 8 pieds
- Montre de 8 pieds
- Doublette de 2 pieds
- Prestant de 4 pieds
- Plein Jeu de 4 rangs
- Cromorne de 8 pieds

Clavier Récit expressif 61 notes
- Cor de nuit de 8 pieds
- Flute ouverte de 8 pieds
- Dulciane de 8 pieds
- Unda Maris de 8 pieds (49 notes)
- Flute de 4 pieds
- Quinte de 2 peds 2/3
- Quarte de nazard de 2 pieds
- Tierce de 1 pied 3/5
- Bombarde de 16 pieds
- Trompette de 8 pieds
- Clairon de 4 pieds

Pédalier 32 notes
- Contrebasse 16 pieds
- Soubasse 16 pieds
- Basse 8 pieds
- Flute douce de 4 pieds
(Ces trois derniers jeux sont empruntés au Bourdon 16 pieds du Grand Orgue)
- Bombarde 16 pieds
- Trompette 8 pieds
- Clairon 4 pieds
(Ces trois derniers jeux sont empruntés à la Bombarde 16 pieds du Récit)

Combinaisons et accouplements sur le fronton des claviers
- Tirasse Grand Orgue 8 pieds
- Tirasse Récit 8 pieds
- Tirasse Grand Orgue 4 pieds
- Tirasse Récit 4 pieds
- Récit/Grand Orgue 16 pieds
- Récit/Grand Orgue 8 pieds
- Récit/Grand Orgue 4 pieds
- Grand Orgue 16 pieds
- Suppression Grand Orgue 8 pieds - Grand Orgue 4 pieds
- Récit 16 pieds
- Suppression Récit 8 pieds
- Récit 4 pieds
- Anches Récit
- Anches Pédale

Pistons appel et renvoi au dessus du pédalier
- Tirasse Grand Orgue 8 pieds
- Tirasse Récit 8 pieds
- Récit/Grand Orgue 8 pieds
- Anches Récit
- Anches Grand orgue

Pédale à Bascule montée sur pointes
- Expression Récit

Et voici, à titre d'exemple, le descriptif des techniques et matériaux utilisés pour la construction des pièces principales dans le devis de René Lavergne, PDG des établissements du même nom, le 18 mai 1960 :

TRANSMISSION
- La transmission est électro-pneumatique, réalisée suivant les derniers perfectionnements de la technique de l'époque.
- Les câbles sont parfaitement isolés pour résister à l'humidité et son ininflammables.
- Les fils de câblmage de 30/100e sont isolés Rocverre, et imprégnés araldite.
- Les câbles de transmission de 10 à 80 conducteurs sont solés par une enveloppe thermo-plastique de 3/10e d'épaisseur à base de chlorure de vinyle.

CHARPENTES
- Les charpentes destinées à supporter l'instrument sont en chêne ou en pin d'Orégon de premier choix, corroyées à quatre parements, avec assemblage à tenons et mortaises.
- Les charpentes portent sur des semelles en chêne de la surface de celles-ci.

RESERVOIR D'AIR ET SOUFFLERIE
- Les dimensions des réservoirs sont calculées de façon à assurer une large alimentation des sommiers et moteurs.
- Ils sont construits en sapin de premier choix, net de nœuds. Une bande de peau souple chanfreinée est collée sur tous les joints. Un papier est collé sur toute la surface intérieure des tables. La peau employée est de la meilleure qualité et est collée de façon à assurer une parfaite étanchéité.
- Le dessus des réservoirs est composé d'un cadre et d'un panneau démontable pour permettre l'accès à l'intérieur pour le réglage de la soupape, l'entretien et les réparations. L'extérieur est peint en rouge à la colle.
- Chaque réservoir est muni d'une soupape régulatrice et de parallélismes en fer, articulés, montés sur des axes bien prportionnés et dans jeu.
- Ces organes sont conçus et construits de façon à assurer un débit régulier, sans altération possible de la pression du vent. Des anti-secousses sont placés si nécessaire.
- La soufflerie est de la marque Meidinger.

PORTE-VENTS C

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