.

$

.

ANTI
U.S.CAPITALISTE
TERTIAIRE

.

$

Mais surtout pas Anti-Etats-uniens (mal dit Américains)

.

GWB GO HOME !

und schnell (comme disent les Allemands, les Autrichiens et des Belges et des Luxembourgeois),

et même très vite, (comme disent les Français et les Wallons et des Luxembourgeois,)

AUB (Alst U blieft i-e SVP) comme disent poliment les Néerlandais et les Flamands) ,

(sans ou bli er qu'il y a aus si les Suiss sssses )

On t'en foutrait, nous, de la "vieille Europe" !

Il va nous faire exploser la planète, ce crétin. (comme a vraiment dit l'attaché de presse du Premier ministre canadien)

Et il eut dû ajouter, sans se tromper, hélas, et au sens étymologique, "formidable et sinistre"

Il est des sages, sinon saintes, colères qu'on a le devoir d'avoir ...... et de faire partager ...

.... avant qu'il ne soit trop tard.

       

JMG

 

"Le pot de terre se doit de ne pas taire ce que se permet de faire le pot de fer"

 

"Ils" déconnent tellement que ...

 

En ce "dieu"-là trop d' "Américains" croient

Pourquoi l'Amérique ?

http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=396

 

Il ne faut jamais être "primairement" anti-quelque chose, et si le sujet est grave, "secondairement" ne suffit pas. Or, quoi de plus grave et de plus exécrable et odieux* à la fois, sur cette triste planète décadente, que l'US-capitalisme et son "premier" déguisement, le costume de président des USA ?

Une présidence obtenue grâce à une quelconque majorité de la minorité votante des citoyens inscrits sur les listes électorales, et surtout grâce à l'argent de gros supporters qui, ensuite, bien évidemment exigent des services en retour.

*. Peut-on seulement exempté de notre exécration critique et réaliste, Jimmy CARTER quant à la propreté de son élection, un homme qui, actuellement, utilise son aura d'ancien président pour faire le plus de bien possible là où il y a des conflits dans le monde. ?

 

N'est-ce pas un devoir de stigmatiser l'écrasante majorité
des gouvernements et gouvernants U.S ?

 

J'avais écrit

Pourvu que pour que le nouveau JFK,
John F.KERRY
soit moins obsédé par le sexe que le précédent JFK,
gagne les élections et agisse intelligemment,
se libère de l'influence juive américaine,
tout comme de celle des intégristes chrétiens.

Hélas, on connaît le déplorable résultat

 

.

 

 

UN VERITABLE CRETIN
comme a dit publiquement
le ministre des affaires étrangères canadien

 

 

.Ingrat,
vous oubliez
leur aide
en 1914-18,
en 1939-45
!!!

.

Vous oubliez
qu'en 1944
"ils" voulaient faire
de la France
un "protectorat" U.S,
etc., etc.

 

Pourquoi a-t-on pris l'habitude de dire "les Américains"
pour parler des seuls habitants (naturalisés ou non)
d'une partie des terres de l'Amérique du Nord
dont l'orgueilleux et égocentrique hymne national
parle effectivement bien de
"God bless America"
'
Le continent américain, ça va bien
du haut de l'Alaska au bas de la Patagonie ?

 

Lettre envoyée au Président George W. Bush
par le Cardinal Archevêque de Boston Bernard Law.


Monsieur le Président,


Il vous faut dire la vérité au peuple, Monsieur le Président, au sujet du terrorisme. Si les illusions au sujet du terrorisme ne sont pas détruites, alors la menacecontinuera jusqu'à notre destruction complète. La vérité est qu'aucune de nos nombreuses armes nucléaires ne peut nous protéger de ces menaces. Aucun système "Guerre des Étoiles" (peu importe la technique de pointe, nicombien de milliards de dollars seront gaspillés dans ces projets) nepourra nous protéger d'une arme nucléaire transportée dans un bateau, unavion ou une voiture louée. Aucune arme, ni de votre arsenal, ni un centimedes 270 millions de dollars gaspillés chaque année dans le dénommé "systèmede défense" ne peut éviter une bombe terroriste. C'est un fait militaire.

En tant que lieutenant-colonel à la retraite et dans de fréquentes conférences au sujet de la sécurité nationale, j'ai toujours cité le Psaume 33 : Un roi n'est pas sauvé par son armée puissante, comme un guerrier n'est pas sauvé par sa vigueur". La réaction évidente est : "Alors que pouvons-nous faire ? N'existe-t-il rien, que nous puissions faire pour garantir la sécurité denotre peuple ? Si ! Mais pour entendre cela, il faut savoir la vérité surla menace.

Monsieur le Président,
vous n'avez pas dit la vérité sur le "pourquoi" nous sommes la cible du terrorisme quand vous avez expliqué pourquoi nous bombarderions l'Afghanistan et le Soudan. Vous avez dit que nous étions la cible du terrorisme parce que nous défendions la démocratie, la liberté et les droits humains dans le monde. C'est absurde, Monsieur le Président. Nous sommes la cible des terroristes parce que, dans la plus grande partie du monde, notre gouvernement a défendu la dictature, l'esclavage et l'exploitation humaine. Nous sommes la cible des terroristes, parce quenous sommes haïs, et nous sommes haïs, parce que nous avons fait des choses odieuses. En combien de pays des agents de notre gouvernement ont-ils
chassé des leaders pour leurs peuples, en les remplaçant par des dictateurs militaires, des marionnettes désireuses de vendre leur propre peuple à des groupes américains multinationaux ? Nous avons fait cela en Iran, quand les Marines et la CIA ont déposé Mossadegh parce qu'il avait l'intention de nationaliser l'industrie pétrolière. Nous l'avons remplacé par le Shah Rez Pahlevi et nous avons armé, entraîné sa garde nationale haïe, la SAVAK, qui a réduit à l'esclavage, brutalisé le peuple iranien, pour protéger les intérêts financiers de nos compagnies pétrolières. Depuis cela, est-il difficile d'imaginer qu'il existe, en Iran, des personnes qui nous haïssent? Nous l'avons fait au Chili, nous l'avons fait au Viet Nam. Plus
récemment nous avons tenté de le faire en Irak. C'est clair ! Combien de fois l'avons-nous fait au Nicaragua et dans d'autres républiques en Amérique Latine ? Une fois après l'autre, nous avons destitué des leaders populaires, qui voulaient répartir les richesses de leur terre pour que le peuple les gère. Nous les avons remplacés par des tyrans assassins, qui vendaient leur propre peuple pour que - moyennant le paiement de sommes énormes pour engraisser leur compte bancaire privé - la richesse de leur propre terre puisse être accaparée par des sociétés telles que Domino Sugar, United Fruit Company, Folgers et d'autres semblables. De pays enpays notre gouvernement a obstrué la démocratie, a étouffé la liberté et apiétiné les droits humains. C'est pour cela que nous sommes haïs dans lemonde et c'est pour cela que nous sommes la cible des terroristes. Le peuple du Canada jouit de la liberté et des droits humains, ainsi que le peuple de Norvège et de Suède. Avez-vous entendu dire que des Ambassades canadiennes, norvégiennes ou suédoises aient été bombardées ? Nous ne sommes pas haïs parce que nous pratiquons la démocratie, la liberté et les
droits humains.

Nous sommes haïs parce que notre gouvernement refuse ces choses aux peuples du Tiers - monde, dont les ressources sont convoitées par nos groupes multinationaux. Cette haine que nous avons semée se
retourne contre nous en nous effrayant par le terrorisme, et, dans l'avenir, par le terrorisme nucléaire. Une fois que la vérité a été dite sur les raisons de cette menace et une fois qu'elle a été entendue, la
solution devient évidente. Nous devons changer nos pratiques. Nous libérer de nos armes nucléaires (même unilatéralement s'il le faut), améliorera notre sécurité. Changer drastiquement notre politique extérieure, la
consolider.

Au lieu d'envoyer nos fils et nos filles de par le monde, pour tuer des Arabes, en vue de prendre possession du pétrole, qui existe sous leursable, nous devrions les envoyer pour reconstruire leurs infrastructures,
fournir de l'eau potable et nourrir les enfants affamés. Au lieu de continuer à tuer des milliers d'enfants irakiens tous les jours par nos sanctions économiques, nous devrions aider les Irakiens à reconstruire
leurs centrales électriques, leurs stations de traitement des eaux, leurs hôpitaux, tout ce que nous avons détruit et ce que nous empêchons de reconstruire avec nos sanctions économiques... Au lieu d'entraîner des
terroristes et des escadrons de la mort, nous devrions fermer l'École des Amériques. Au lieu de soutenir la révolte, la déstabilisation, l'assassinat et la terreur dans le monde, nous devrions abolir la CIA et donner l'argent dépensé pour elle aux organismes humanitaires. En résumé,
nous devrionsêtre bons au lieu d'être mauvais. Qui alors essaierait de nous arrêter ? Qui nous haïrait ? Qui voudrait nous bombarder ?

C'est cela, Monsieur le Président. C'est cela que le peuple américain a besoin d'entendre.

 

De plus en plus, on trouve le terme "états-uniens".
Quel est l'illogique qui a inventé cela ?
Pourquoi pas "
états-unisiens" ?

 

Il n'est pas inutile, ces jours-ci, de revisiter l'antiaméricanisme. Pour s'en garder bien sûr. Les temps de guerre qui s'en viennent promettent des dérives, des débordements, des amalgames, des cris : assassins, salauds. Rappelez-vous, avant de céder aux gros mots : 283 millions d'individus d'une infinie diversité, d'une prodigieuse créativité. Un enfant américain sur cinq vit dans la pauvreté, un jeune Noir sur 10 est en prison, les pauvres n'ont pas accès aux soins de santé, des millions d'exclus, mais rappelez-vous quand même que les États-Unis sont le modèle, oh combien perfectible, mais LE modèle malgré tout de démocratie, de liberté, pour la planète tout entière.

Rappelez-vous, avant de lever le nez sur la culture américaine, qu'elle ne s'incarne pas qu'à Hollywood, à Vegas, chez Disney. Rappelez-vous l'Amérique des fuckés allumés, Ginsberg, Kerouac, Blake, Zappa, Lenny Bruce, Henry Miller, Dos Passos, Steinbeck, Bukowski, qui ont magnifiquement nourri notre "autre" culture, celle qui nous aura servi, finalement, beaucoup plus que l'originelle. Rappelez-vous que Henry Miller s'est posé la question que vous vous posez en ce moment : l'Amérique détruira-t-elle le monde, ou l'Amérique sera-t-elle détruite ? C'était en 1920, dans un petit essai, La Tarte lumineuse, d'une criante actualité.

Rappelez-vous le Texas. J'y suis allé deux fois. Austin et San Antonio. Le plus loin sur cette planète où je me sois jamais égaré. Les deux fois, je me suis raidi, statufié. Touchez-moi pas. Parlez-moi pas. Je reste ici un jour de plus et je meurs. Mais je suis resté un jour de plus et j'ai rencontré cette bonne femme à San Antonio, à l'Institute of Texan Cultures, une Suissesse qui me dit qu'elle participerait le lendemain à une cérémonie de naturalisation collective d'immigrés, voulais-je y assister ? J'y ai rencontré des Grecs, des Russes, des Mexicains, des Néerlandais, on a fini la soirée à la slibovitch chez un couple de Yougos, quelqu'un m'a mis un chapeau de cow-boy sur la tête, j'avais l'air de sortir de Fort Alamo. Je restais un jour de plus, et je ne partais plus. Rappelez-vous la capacité de ce pays de vous embarquer dans son utopie, son mythe, son euphorie, mais aucun de ces mots ne me satisfait, son Histoire, voilà.

Rappelez-vous New York, capitale du monde, pas parce qu'elle est belle ni grande, parce qu'elle est conviviale. En ai-je lu des bêtises sur cette ville, insécurité, criminalité, ville-mirage, rappelez-vous comme il est facile, de Saint-Hyacinthe, de haïr New York.

Rappelez-vous le Vermont. J'ai l'habitude de me résumer en disant que je suis un Italien élevé en France, mais que maintenant, chez moi, c'est ici. Ce n'est pas tout à fait vrai. Chez moi, c'est trois kilomètres au sud d'ici. Avant d'appartenir à une nation, à une culture, j'appartiens à un paysage. Rappelez-vous le Vermont. C'est juste à côté. Quand vous vous mettrez à haïr ce pays, laissez-vous glisser vers Montgomery par Broualt Hill Road, cette route en corniche dans la montagne de Jay. Si vous revenez de là antiaméricain, alors c'est que vous êtes aussi antipoésie. Aussi bien vous laisser mourir.

Rappelez-vous le 11 septembre 2001, rappelez-vous que la plus grosse bêtise qu'on ait pu en dire, et Dieu sait si on l'a répétée, c'est que les Américains l'avaient bien cherché.

Il n'est pas inutile, ces jours-ci, de revisiter l'antiaméricanisme. En faire le tour. Bien comprendre qu'on a dans les mains une arme de destruction massive. Deux cent quatre-vingt-trois millions d'Américains : bien comprendre qu'on ne saurait être contre l'Amérique pour ce qu'elle est.

Il faut revisiter l'antiaméricanisme, bien comprendre ce que c'est. Et comprendre ce que ce n'est pas. Ce n'est pas un crime de guerre, une maladie incurable, un relent de stalinisme, un délire mental, une version post-marxiste de la lutte contre le libéralisme, de la jalousie, de la sottise, de l'ignorance, de la paranoïa, du ressentiment.

Je dirais tout au contraire que, ces jours-ci, l'antiaméricanisme est un devoir. Il faut être contre l'Amérique non pour ce qu'elle est, mais pour ce que M. Bush et son état-major s'apprêtent à faire. Il faut être antiaméricain comme il fallait être antiallemand en 1933 pour ce que Hitler s'apprêtait à faire.

L'Amérique est devenue folle, une des pires périodes de son histoire récente, écrit l'auteur anglais John Le Carré dans le Times de Londres, pire que le Mccarthysme, pire que la baie des Cochons et, potentiellement, pire que la guerre du Vietnam.

Après les attentats du 11 septembre, l'Amérique a émergé des cendres du World Trade avec la dignité qu'on attend d'une grande nation. Patriotique sans les débordements, une Amérique plus grave qu'excitée. Une Amérique aussitôt engagée dans une riposte musclée, ben Laden n'en avait plus pour longtemps. M. Bush étonnait par sa calme détermination.

Il n'y pas eu de dérapages marquants. Juste des glissements. M. Bush a semblé céder en même temps aux fondamentalistes religieux, au très influent électorat juif, aux militaires, à l'industrie pétrolière (d'où il est issu, d'ailleurs, comme le vice-président, Dick Cheney). Et, parlant de pétrole, on parlé de plus en plus de ce bon vieux Saddam.

Saviez-vous que, aujourd'hui, un Américain sur deux croit que Saddam Hussein est responsable des attaques contre le World Trade Center ?... Ne doutez pas que les inspecteurs vont finir par trouver des preuves. Il ne sera peut-être même pas nécessaire d'en glisser subrepticement, Saddam est bien assez con pour garder quelques souches de variole dans le placard d'un de ses palais. Ne doutez pas non plus que la France, la Russie, l'Allemagne vont finir par se rallier à MM. Bush et Blair. Ils iront tous ensemble remplir leur petit bidon d'essence à Bagdad.

Mais il y a plus grave que cette mauvaise guerre. Il y la morale qui la porte. Il y a la doctrine Bush. Il y a, je cite un porte-parole de la Maison-Blanche (A. Fleischer), la volonté des États-Unis d'utiliser leur puissance pour répandre le bien dans le monde. Le bien selon M. Bush. Le bien selon la droite religieuse américaine. Le bien qu'il n'est pas interdit de joindre à l'utile (le pétrole), bien entendu. Le bien qui fonde la rhétorique de M. Bush, mais aussi de ben Laden : vous êtes avec nous ou contre nous.

Je reviens à Henry Miller. Dans l'essai déjà cité, cette prophétie : Cette machine colossale et insensée que nous avons faite de l'Amérique n'attend plus qu'un Lénine, un Mussolini, un Hitler.

C'est un Bush.

     

Pierre FOGLIA
Journaliste canadien

 

Si pas mal d'Etats-unisiens semblent être de grands enfants naïfs
à qui on peut tout faire avaler
il y a, heureusement, de plus en plus d'Etats-unisiens
auto-critiques et (donc) très sympathiques

 

 

BELLE MENTALITE*

"Utiliser moins d’énergie est incompatible
avec le mode de vie américain
et ce doit être l’objectif des grands décideurs
de protéger le mode de vie américain.
Le mode de vie américain est béni des dieux".

Ari Fleischer, porte-parole de la Maison Blanche, 5 mai 2001

* Rappel : mentalité supposée chrétienne,
puisque non seulement la devise U.S est "In god we trust"
mais ce triste sire de Bush revendique sa foi chrétienne..

 

Selon, le Président des États-Unis (GWB), l'Irak doit être puni en raison de son appartenance à un « axe du mal », « un axe diabolique » dans lequel figurent également l'Iran et la Corée du Nord. Est-ce un délit international ? Des sanctions pour appartenance diabolique sont-elles prévues dans la Charte des Nations unies ? N'est-ce pas là un procès en sorcellerie digne de ceux du moyen âge ? Ces paroles appartiennent-elles réellement au Chef de la Nation occidentale la plus moderne et la plus puissante ? Une telle évocation du diable, un tel appel à l'irrationnel ne seraient-ils pas plus logiques dans la bouche d'un Taliban, dans celle d'un islamiste palestinien ou de toute autre personne qui pense à tort ou à raison que l'Amérique est un grand Satan ?

Ce paradoxe apparent n'en est pas un à lire Noam Chomsky que le New-York Times célèbre comme le plus grand intellectuel américain encore en vie. En effet, dans « Autopsie des terrorismes », il nous apprend ceci « les États-Unis constituent en fait, l'une des cultures les plus religieuses, les plus extrêmes et fondamentalistes au monde ».

Poussant son raisonnement jusqu'au bout et après avoir rappelé que les États-Unis ont agressé depuis 1945 à 27 reprises d'autres Nations, il constate ceci : « les États-Unis s'arrogent le droit d'user unilatéralement de la force quand ils le souhaitent ». Il conclue que « dans la majeure partie du monde, les États- Unis sont considérés comme un grand pays terroriste, ce qui n'est pas sans fondement ».

Il ne s'agit pas là d'une analyse isolée aux États-Unis. Ramsey Clark, à la tête d'International Action Center et ancien ministre de la justice, affirme que : « Le militarisme américain est affranchi de tout contrôle. Il frappe où et quand il le choisit ».

 

ON POUVAIT FAIRE
UN RÊVE

Triste
tête
trop
connue

On pouvait rêver que les plus que tragiques évènements du 11 Septembre 2001, orchestrés effectivement ou non - allez savoir ? - par un fou et/ou un musulman fanatique, que tous les "Américains", fort heureusement, n'ont d'ailleurs pas interprété de la même manière, allaient enfin rendre auto-critiques modestes et adultes les gouvernants américains, quelle que soit leur couleur ... politique.

Hélas, il semble bien que non. On ne peut tout de même pas souhaiter que ça recommence.

 

 

 

JE ME SENTIRAI AMERICAIN
ET FERAI SILENCE DANS MA CLASSE...

6 août 1945, les États-Unis bombardent Hiroshima. En quelques secondes, 80 000 morts, 150 000 blesses. Pas une seconde de silence.

9 août 1946, les États-Unis bombardent Nagasaki. En quelques secondes, 20 000 morts, 60 000 blesses. Pas une seconde de silence.

De 1964 a 1975, les États-Unis bombardent le Vietnam. Des millions de morts. Armes chimiques, bombes au napalm et bombes à billes terrorisent les habitants. Des "Oradour-sur-Glane" par milliers, villes et villages rayes de la carte. Dans les camps de concentration, on affame, on viole, on torture, on assassine. Pas une seconde de silence.

11 septembre 1973, Santiago du Chili, coup d'état militaire fomenté par la CIA. Pinochet soutenu par les États-Unis fait régner la terreur. Des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants tortures, assassines avec l'aide de conseillers américains. Pas une seconde de silence.

Depuis 1991, les américains et leurs allies, en violation de la Convention de Genève, infligent un blocus a l'Irak, un blocus qui affame les populations civiles et qui tue six mille bébés par mois (soixante douze mille bébés par an). Un blocus qui, avec l'appui de bombardements réguliers, a déjà fait plus d'un million de victimes civiles depuis dix ans. Pas une seconde de silence.

Tous ces actes de destruction extrêmes ayant pour seul objectif de terroriser une multitude d'innocents afin de renverser un gouvernement ennemi, toutes ces folies meurtrières profitent a des multinationales qui rejettent solidarité et partage des richesses, pourtant seuls facteurs de développement durable . Tous ces attentats sont des crimes contre l'humanité au même titre que ceux qui, le mardi 11 septembre 2001, ont fait 5 000 morts (2.500 !!!) a New York et a Washington.

Je me sentirai américain et ferai silence dans ma classe lorsque la communauté internationale condamnera tous ces crimes contre l'humanité.

Je me sentirai américain et ferai silence dans ma classe lorsque les USA cesseront de faire du FMI et de la Banque Mondiale une arme pour piller les pays pauvres et de faire grimper les valeurs boursières. Installation d'infrastructures destinées a favoriser prioritairement les exportations de matières premières, d'énergie et autres produits vers les pays riches. Tout cela au détriment de ces "sans-terre" que l'on concentre dans des bidonvilles du Sud et qui souffrent dramatiquement du manque d'eau potable, de soins et d'instruction. Moins de 500 millions de nantis, plus de cinq milliards d'exclus : l'intégrisme économique des dictateurs des marches financiers ne fait qu'engraisser le terreau de la faim et de l'ignorance ou se développent intégrisme politique et religieux.

Imagine-t-on un cessez-le feu généralise sans un "cessez-la-faim" planétaire?

Je me sentirai américain et ferai silence dans ma classe lorsque les dirigeants du G8 n'accepteront plus d'être les gérants des multinationales, d'être les vassaux des États-Unis, un pays ou quarante-sept millions d'américains, en grande partie illettrés, survivent en dessous du seuil de la pauvreté . Un pays qui traite magistralement le chômage par une pénalisation de la pauvreté et un accroissement vertigineux du nombre de prisonniers. L'idéal démocratique américain, ce n'est pas un "homme-une voix", mais cyniquement "un dollar-une voix".

Je me sentirai américain et ferai silence dans ma classe lorsque l'émotion sera le même a l'égard de toutes les victimes de tous les terrorismes.

Je me sentirai américain et ferai silence dans ma classe lorsque la communauté internationale condamnera sans complaisance sélective tous les crimes contre l'humanité, ceux commis par les pays riches comme ceux commis au nom des pauvres.

En attendant ce jour, je ne ferai pas silence dans ma classe, je continuerai a parler aux enfants afin de leur "donner le sens de la responsabilité personnelle et collective face aux problèmes lies aux droits de l'homme et aux atteintes qu'ils subissent", conformément a la page 71 des programmes de l'École primaire.

 

 

Une association canadienne se propose d'envoyer des inspecteurs aux USA pour inspecter les installations d'armes chimiques, biologiques et nucléaires de ce pays.

L'administration de Bush a retenu 4 critères pour désigner les pays dangereux :

1) avoir des stocks massifs d'armes chimiques, biologiques et nucléaires
2) ignorer les résolutions des Nations Unies
3) refuser de signer et d'honorer les traités internationaux
4) être parvenu au pouvoir par des moyens illégitimes

Les USA répondant à ces quatre critères, une inspection de leurs équipements s'impose ! Elle aura lieu en février 2003 : les inspecteurs du mouvement "Routing Out Evil" vont se présenter à la frontière américaine et vont demander à effectuer leur travail.

Soutenez cette initiative sur http://www.rootingoutevil.org

 

 

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