André Raimbourg
BOURVIL

 

(17.07.1917 - 22.09.1970)

"On peut toujours faire de grandes choses,
si on va chercher au fond de soi-même"
Grande idée de son père d'après un de ses deux fils
à Télématin du le 15 août 2005

 

Je ne suis pas fou de Bourvil,
(c'est incompatible avec la recherche de la sagesse),
mais c'est une des vedettes que j'ai (eu) le plus de plaisir
à écouter et à voir

L'homme ci-dessus ne suinte-t-il pas
la bonté et la simplicité?

Etre un bourvilophile volontairement modéré n'empêche pas
d'avoir de l'admiration et de la reconnaissance
pour ce grand artiste aux possibilités variées
parti trop vite "amuser les anges"

D'excellents liens :

http://www.bourvil.net/
(avec , entre autres, une bonne biographie)

http://jetiembre.free.fr/principal.htm

http://www.paroles.net/artis/1144

http://membres.lycos.fr/philmo/

http://lecoeursurlamain.euro.st/

Le site en devenir de l'association
"Les amis de Bourvil"

http://www.bourvil.info
Sophie CAPRON .....02 35 97 48 16

Merci MONSIEUR Bourvil

 

 

SOUVENIR

Durant mon année scolaire 1953-54, en CM2, la maîtresse nous demande de citer des villes normandes; comme le premier de la classe (que j'étais) lève le doigt, elle ne s'attend pas à ce qu'il réponde "Bourville" et elle le réprimande vertement.

"Mais si Madame; je l'ai lu; c'est le nom de sa ville de naissance".

Je ne suis toujours pas sûr qu'elle m'ait cru, mais je n'ai évidemment jamais tenu rigueur à ce grand Monsieur de cette brève remontrance; et depuis il m'a rarement déçu et très souvent fait du bien, particulièrement avec ses chansons tendres.

 

Du coté de l'Alsace

Paroles : Georges Coulonges ....... Musique : Michèle Auzepy
Orchestre : Jerry Mengo ......  Enregistrée le 7 janvier 1964

J'ai eu vingt ans
du côté de l'Alsace
comme le temps passe
c'est ton tour aujourd'hui
 
Allons mon grand
joyeux anniversaire
embrasse ta mère
et souffle tes bougies
 
Pardonne-moi
si voyant cette fête
je pense c'est bête
aux souvenirs anciens
 
Les souvenirs
qu'on s'est fait en Alsace
parfois ça s'efface
et parfois ça revient
 
Et ce soir ça revient
 
Toi tu es là
tu regardes le monde
le bonheur innonde
le profond de tes yeux
 
Toi tu es là
et tu ne comprends guère
qu'on parle de guerre
quand on est si heureux
 
Et je me tais
et ta joie est si grande
que la mienne est plus grande
et bien plus grande encore
 
Et laisse donc
ces deux larmes qui roulent
c'est le Rhin qui coule
vers mon bel âge d'or
 Vers mon bel âge d'or
 
Mon âge d'or
sont les joies que je pleure
sont les jours et les heures
où fânait le printemps
 
J'ai eu vingt ans
du côté de l'Alsace
je suis de la classe
qui n'eut jamais vingt ans
 
Qui n'eut jamais vingt ans
 Qui n'eut jamais vingt ans
 Qui n'eut jamais vingt ans
 Qui n'eut jamais vingt ans.
J'ignorais avant le 1er Août 2005 que Bourvil avait ausis chanté 
l'Alsace, alors que j'ai eu moi aussi vingt ans "du côté de l'Alsace"
 et très exactement à Fribourg-im-Brisgau, pendant des  manoeuvres
(dans un bureau d'état-major comme deuxième classe par protection)
donc à quelques kilomètres de ma chère Alsace au delà du Rhin,
sept mois et  cinq jours avant l'enregistrement de la chanson.

 

 

 

La tendresse


Paroles : Noël Roux     Musique : Hubert Giraud
Orchestre : Jerry Mengo Editions Do-ré-mi et SEMI
Enregistrée le 25 juin 1963

On peut vivre sans richesse,
Presque sans le sou.
Des seigneurs et des princesses,
Y-en-a plus beaucoup.
Mais vivre sans tendresse, on ne le pourrait pas.
Non, non, non, non : on ne le pourrait pas.

On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien.
Etre inconnu dans l'histoire
Et s'en trouver bien.
Mais vivre sans tendresse, il n'en est pas question.
Non, non, non, non : il n'en est pas question.

Quelle douce faiblesse,
Quel joli sentiment,
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant.
Vraiment, vraiment, vraiment.

Le travail est nécessaire,
Mais s'il faut rester
Des semaines sans rien faire,
Eh bien... on s'y fait.
Mais vivre sans tendresse, le temps vous paraît long,
Long, long, long, long : le temps vous parait long.

Dans le feu de la jeunesse,
Naissent les plaisirs,
Et l'amour fait des prouesses
Pour nous éblouir.
Oui mais sans la tendresse, l'amour ne serait rien.
Non, non, non, non : l'amour ne serait rien.

Quand la vie impitoyable,
Vous tombe dessus.
On est plus qu'un pauvre diable,
Broyé et déçu.
Alors sans la tendresse, d'un coeur qui nous soutient,
Non, non, non, non : on n'irait pas plus loin.

Un enfant vous embrasse,
Parce qu'on le rend heureux.
Tous nos chagrins s'effacent,
On a les larmes aux yeux.
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu...

Dans votre immense sagesse,
Immense ferveur,
Faites donc pleuvoir sans cesse,
Au fond de nos coeurs,
Des torrents de tendresse pour que règne l'amour...
Règne l'amour... jusqu'à la fin des jours.

NB. Je ne sais pas si on a jamais demandé à Bourvil quelle est
celle de ses chansons qu'il préférait, mais avec le "coeur gros
comme çà" qu'il avait cultivé, ça ne m'étonnerait pas que ce soit
celle ci-dessus
.

 

 

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