"DEVELOPPEMENT DURABLE" ?
Il faut savoir changer des mots qui perdent
(c'est à dire qui font perdre le sens des tristes réalités)
Beaucoup savent que la
formule a été "imparfaitement" (cf
ci-dessous) traduite d'après l'expression anglophone
"sustainable development" par nos
"cousins" canadiens français, parce que la
France aurait (!?!) refusé d'assurer la traduction du
rapport "Our common future" sorti en 1997;
Or il n'y a pas que la réelle ambiguïté entre "soutenable" et "durable" (deux concpets qui n'ont a priori rien à voir entre eux" et sur lesquels on a déjà beaucoup glosé en France) qui est à déplorer, mais encore l'usage - également anglophone, comme langue internationale -du mot "développement". Un concept très libéral, très capitaliste, très productiviste, très pays de l'Ouest, très "blanc" surtout quand on considère que l'essentiel de la population mondiale vit dans des pays en voie de sur-sous-développement. Pendant que "nous", plus ou moins conscients de notre imprégnation psychique du concept sus-dit, nous continuons de développer une société de dys-production, de dys-commercialisation et de dys-consommation ..... qui a même produit sa couche sociale en voie de "sur-quart-mondialisation".
Evidemment
le DD présenté comme celà est déjà beaucoup plus Mais
quoiqu'il en soit, avant comme après les bons et les
mauvais fruits de Rio, puis de New-York, puis de Johannesburg et
en tenant compte des très intéressants paragraphes
souvent méconnus à tonalité spirituelle ou
métaphysique du rapport Brundtland, il serait
probablement plus pertinent, malgré que la
très mauvaise habitude d'utiliser la formule - parfois
à toutes les sauces - soit prise, il serait
même peut-être plus décent et plus éthique de parler
d'agir pacifiquement pour |
Mais en fait
cette nouvelle approche
est très heureusement appelé ailleurs
LA DECROISSANCE
SOUTENABLE
et ça enlève toute ambiguïté
http://www.apres-developpement.org/html2/reseau/manifeste1.htm
. UN BON COMBAT Dénoncer explicitement la prostitution du concept de développement durable et promotionner la décroissance soutenable ... au moins pour les nantis des pays dit riches qui, même quand leur état est sur-endetté et quand la misère croît à leur porte, continuent égoïstement et/ou inconsciemment de consommer et vivre superflu et luxueux. |