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Pourquoi ces pages ? Il y a quarante ans, le Sahara m'a marqué ! Comme pas mal de jeunes des années 60, après quelques mois de classes au CIT 152 de Laon, je me suis retrouvé un jour, sous l’uniforme, à Reggan, dans le désert algérien. J'étais affecté au 3° GT, en 1966, et nous avons été des centaines, sûrement des milliers d'appelés à passer “un certain temps” au Sahara à l'issue de la guerre d'Algérie. Que faisions-nous là bas ? La guerre était finie ! Le pétrole ? La bombe A ? |
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Pourquoi cette "tradition saharienne", dont personne ne nous a dit précisément d'où elle venait, mais dont il était toutefois convenu d' être fiers malgré les contraintes. Pourquoi portions-nous un képi nous autres, appelés ? Ce képi bleu-gris avec son étoile et son croissant dorés, ce saroual, cette ceinture rouge sortaient d'où ? Pourquoi ces défilés et ces prises d'armes chaque samedi matin ? Les nails, le short, la chemisette, le chèche, tout cela avait une fonction utilitaire, mais le reste ? Ces pages sont les reflêts d'une recherche d'explications qui m'a entrainée bien au-delà des questions premières et qui s'est transformée en curiosité passionnée pour le Sahara algérien. |
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Le 3ème GT |
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Le 3ème Groupe de Transport a été crée le 1er avril 1963. Il s'agissait en fait du 3ème Groupe Saharien de Transport de Béchar qui perdait officiellement l'intitulé "Saharien" mais qui le gardait dans l'usage courant, par fierté pour sa tradition saharienne. Il avait été renforcé par d'autres éléments avant de gagner Reggan. Le 3ème Groupe Saharien de Transport avait lui même été créé le 1er janvier 1959 à Béchar. Il était issu de la 3ème Compagnie Auto Saharienne de Transport, elle même créée le 1er janvier 1953 à Béchar également, héritière de la 3ème Compagnie Saharienne de Transport. Des sites amis reprennent en détail ces mouvements (voir en page "liens") |
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De toute évidence, le 3ème Groupe de Transport basé à Reggan de décembre 1964 à mai 1967 avait été créé pour déménager les installations françaises qui subsistaient au Sahara, après l'indépendance algérienne, en vertu des accords d'Evian. Reggan, ancienne base nucléaire des premiers essais nucléaires français, se trouve placée à peu près à mi-chemin entre In Amguel et Béchar et constituait donc un point logistique intéressant, d'autant plus que les installations militaires résultant des essais y étaient demeurées conséquentes. |
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In Amguel, proche de Tamanrasset, était la base nucléaire ayant succédé à Reggan. Les explosions souterraines avaient lieu à In Ecker. Béchar était un autre important site militaire abritant le CIEES (centre interarmées d'essais d'engins spéciaux) et bénéficiait également d'un équipement immobilier important. Le matériel y fût stocké avant de remonter vers Mers El-Kebir pour rejoindre la France. |
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Les Berliets du 3° GT |
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Voir aussi … |
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La piste In Amguel / Béchar en 1966 |
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