Le chemin de fer transsaharien hantait les esprits depuis le XIX° siècle, mais sa réalisation se heurtait à des obstacles majeurs. |
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L'automobile prend la relève des espérances. Des projets "fous" animent les ambitieux découvreurs avides de désert. Une Peugeot avait échoué lors de ses essais en 1908 du fait de la fragilité de ses chenilles fabriquées en toile. Un avion sans ailes avait été essayé sans succès pour vaincre l'obstacle de l'ensablement, en 1913 à TOUGGOURT. L'idée d'utiliser l'automobile était naissante, mais la technologie devait apporter les moyens appropriés. Les pistes devaient également être adaptées aux nouvelles exigences. |
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En 1913, le commandant MEYNIER est nommé commandant militaire du Territoire des Oasis, à OUARGLA. Plus tard, il sera général, auteur d'un livret marquant son époque (édité à l'occasion du centenaire de l'Algérie française), auteur également, en 1931, d'un guide touristique du Sahara et organisateur du premier rallye transafricain. Il commence à mettre au point en 1914 un programme de construction de routes. Selon les "Cahiers du centenaire", c’est lui qui initie la pénétration automobile du Sahara en 1915 en atteignant IN-SALAH avec des camionnettes à pneus jumelés. Il s'agit peut-être d'une confusion de date avec l'expédition de l'année suivante qui, sous l'impulsion du général LAPERRINE, réalise une liaison de 750 km en vingt jours, entre OUARGLA et IN-SALAH, en août 1916. "Un seul des deux véhicules arrive à bon port" pointe André CITROEN lors de sa promotion de l'auto-chenille. |
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Octave MEYNIER (1874-1961) |
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Ces modèles de véhicules ont été les premiers à pénétrer le Sahara. |
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Double démulti-plication sur le pont arrière et roues jumelées à l'avant sur ces véhicules dont une vingtaine aurait été livrée au colonel MEYNIER sur les 120 achetés par l'armée au début du premier conflit mondial. |
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Touggourt / Ouargla fût leur première liaison régulière (environ 175 km). |
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FIAT 1915 |
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ROCHET-SCHNEIDER 1912 |
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En avril 1916, M. SEGOUNET, un Belge délégué auprès du gouverneur de l'Algérie atteint Hassi-El-Hadjar. Deux premières camionnettes atteignent IN-SALAH en plein été. |
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En 1918 également, la section de Transport de Matériel 1191 qui vient d'être créée établit, sous les ordres du lieutenant FRAMEZELLE, des liaisons régulières entre HASSI-INIFEL et IN-SALAH. |
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En 1917, deux voitures gagnent IN-SALAH sous le commandement du capitaine SIGONNEY. Le général LAPERRINE tente immédiatement de confirmer l'exploit, avec trois camionnettes, mais son périple dure douze jours. L'année suivante, LAPERRINE, conduit par le lieutenant BELLOT, gagne AOULEF et effectue une incursion de 300 km au sud d'IN-SALAH, en direction du HOGGAR. |
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En février et mars 1919, le commandant BETTEMBOURG effectue une mission de liaison de 2800 kilomètres dans la SAOURA et le TIDIKELT, visant à prouver qu'il est possible de relier rapidement les postes du grand sud. Un lieutenant aviateur est chargé de l'organisation automobile : il s'agit de Louis AUDOUIN -DUBREUIL qui fera parler de lui quelques années plus tard. |
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En décembre de cette même année 1919, commence une mission importante qui a pour but de soutenir la traversée aérienne du Sahara. C'est une unité saharienne du Train qui effectue à cette occasion la première liaison automobile OUARGLA - TAMANRASSET. Une trentaine de véhicules, chargés de matériel et ravitaillement pour les avions s'étagent entre IN-SALAH et TAMANRASSET où neuf d'entre eux parviennent fin janvier 1920. |
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C'est au cours de cette mission, le 14 février 1920, que l'avion du général LAPERRINE s'égare et se trouve contraint à un atterrissage brutal, à cours d'essence, au sud de TAMANRASSET. Grièvement blessé, le général décède dix jours plus tard auprès de l'épave de son avion, perdu avec ses deux compagnons qui seront sauvés in extremis par la patrouille méhariste du lieutenant PRUVOST. Cette dernière photo (de dos) du créateur des compagnies méharistes sahariennes et promoteur de l'automobilisme transsaharien le montre simple et souriant comme il avait la réputation d'être au quotidien. La mission automobile n'en était pas pour autant terminée et le retour à OUARGLA ne se fera que le 17 juillet après l'abandon de plusieurs voitures. L'expédition sera encore marquée par le décès du brigadier DELVON. |
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Désormais, l'automobile s'installe au Sahara et les méharistes rencontreront de plus en plus souvent les voitures du désert. Sur cette photo, une autochenille Citroën. |
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1921 : la construction des premières autochenilles "Citroën-Kégresse" commence et les mises à l'essai en condition saharienne sont réalisées l'hiver suivant sous la direction de Louis AUDOUIN -DUBREUIL |
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Ces trois véhicules font partie du convoi de huit, mis à l'essai entre TOUGGOURT et IN-SALAH au cours de l'hiver 1921-1922. |
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L'hiver suivant, c'est la grande aventure de Georges-Marie HAARDT et Louis AUDOUIN-DUBREUIL qui se déroule de TOUGGOURT à TOMBOUCTOU avec ces Citroën-Kégresse B2 (Adolphe KEGRESSE est l'inventeur et metteur au point de la chenille souple). |
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