Stanford 2005
R. Girard reçoit le prix aujourd'hui
R. Girard, Docteur honoris causa de l'Université de Montréal
les origines de la culture
les origines de la culture





























































A Theater of Envy : William Shakespeare (Carthage Reprint)

La voix méconnue du réel
René Girard

  • Octobre 2006, sortie du film d'entretiens avec René Girard; René Girard, la violence et le sacré"


  • 11 mai 2006 à 19h René Girard et Benoît Chantre : "L'avenir de la culture" au Théâtre de la ville de Poissy.Rencontre organisée par la Ville de Poissy et l'Association pour les Recherches Mimétiques — A.r.m.


  • 15 mars 2006,— René Girard dans l'émission Les travaux publics de Jean Lebrun, en direct et en public d'El Sur,35, Boulevard Saint-Germain,5ème arrondissement à Paris,Métro Maubert-Mutualité


  • Constitution of the first official French Girard-association voted in the French Institute. « Will appear in: COV&R Bulletin no. 28 (March 2006)" Compte rendu de la première assemblée générale de l'association pour les recherches mimétiques rédigé en anglais par Simon De Keukelaere pour COV&R.


  • 17 décembre 2005, création en présence de René Girard, à l'Institut de France, salle Hugot, de l'Association pour les Recherches Mimétiques dont l'objet, fixé par l'article 3 de ses statuts est de structurer la recherche liée, d'une manière ou d'une autre, à la théorie mimétique issue des travaux de René Girard - membre de l'Académie française - et d'organiser sa diffusion en langue française


  • Michel Serres reçoit René Girard sous la Coupole
    Article du journal Le Monde du 15 décembre 2005.
    D'autres informations concernant cet Événement ainsi que les discours de Michel Serres et de René Girard sont à suivre sur : le site de l'Académie Française
    Des enregistrements seront disponibles en suivant ce lien ==>


  • Samedi 10 décembre, Girard sur Arte (METROPOLIS)


  • La nouveauté, c'est le Christ
    Article publié le 02 Décembre 2005 par Dominique Dhombres dans le journal Le Monde (Taille de l'article : 381 mots)
    Extrait : LE CENTENAIRE de la loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat s'annonce commémoratif en diable. Franz-Olivier Giesbert avait un peu d'avance en invitant mercredi 30 novembre sur France 3 des spécialistes de la question et quelques amateurs éclairés. Un personnage sortait du lot parce qu'il est rare à la télévision et qu'il est, depuis la mort de Jacques Derrida, le philosophe français le plus commenté dans le monde. Il s'agit de René Girard, qui a fait toute sa carrière aux Etats-Unis et a été élu le 17 mars à l'Académie française.
    (merci à Michel Borsotto pour ce lien)


  • mercredi 30 novembre 2005 23h30 sur France 3. René Girard intervient dans l'émission de Franz-Olivier Giesbert, Culture et dépendances, sur le thème "Cent ans après la loi de 1905, les religions menacent-elles la République ?"


  • Interview de René Girard sur le site de l'Université de Stanford
    Tuesday, October 4, 2005, 5:00 pm - 6:00 pm A conversation with Professor René Girard about ritual, myth, and religion
    (merci à Simon De Keukelaere pour ce lien)


  • Nouvelles clés, Le désir mimétique entretien avec Maria Stella Barberi
    ( Il existe également d'autres liens avec René Girard sur ce site.)


  • Interview de René Girard dans la Revue des deux mondes du mois de septembre 2005, pages 117-126 : Religions, rites, violence (source : JP-Courtin)


  • Débat public avec questions entre RENÉ GIRARD et JEAN-CLAUDE GUILLEBAUD, enregistrement sur cassette vidéo du 19 NOV. 2001 (merci à Vincent Montoya pour cette info ;-)


  • 17 avril 2005 René Girard sur France culture dans l'émission For intérieur L’émission cerne les traits principaux de cette pensée qui a révolutionné l’anthropologie et insiste sur la rupture faite par René Girard entre le monde des mythes et le Christianisme. L'émission d'Olivier Germain-Thomas avec René Girard a été diffusée le 19 juin 2005 entre 17 h 30 et 18 h 30.


  • 17 mars 2005 : René Girard Académicien. L’Académie française (34 votants), dans sa séance du jeudi 17 mars 2005 , a procédé à l’élection au fauteuil du R.P. Carré. M. René Girard est élu au premier tour par 28 voix contre zéro voix pour M. Michel Tack.


  • Décembre 2004
    "Le Grand Prix de Littérature Henri Gal est un prix de l’Institut, récemment créé et décerné sur proposition de l’Académie française. Il récompense une œuvre littéraire de haute qualité. Il est attribué cette année à M. René GIRARD. Nous savons rarement les œuvres qui resteront, mais je parierais volontiers sur la pérennité de celle de René Girard, dont la présence parmi nous honorerait l’Académie."


  • « Apaiser la colère de Dieu » entretien avec René Girard (p.56 à 57)
    L'Histoire N° 290 - septembre 2004 (merci à Joseph Bosshard et à Jean-Paul Courtin pour cette recherche)


  • N°83 des Cahiers de Sciences et vieDans le N°83 des Cahiers de Sciences et vie p.78 :"Un sacrifice nouveau pour un message inédit . Interview de René Girard


  • Jean-Claude Guillebaud en dialogue avec René Girard
    Les ruses du désir
    Le Nouvel Observateur, 01.07.2004 - (Merci à Jean-Paul Courtin pour cette info)
  • Courte Vidéo de René Girard encore disponible sur le site de KTO qui revient sur le film de Mel Gibson « La Passion du Christ » (Merci à Jean-Paul Courtin pour cette recherche, la vidéo de René Girard se trouve à la fin de la table ronde autour du film de Mel Gibson). A signaler également à ce propos l'intervention de René Girard dans le Figaro magazine du 27 mars 2004, p. 52-54 Mel Gibson, une violence au service de la foi.(merci à J. Boshard pour l'info)
  • magazine littéraire juillet-août 2004
    ENQUETE : René Girard, le nécessaire retour à la Bible.
    (Merci à Jean-Paul Courtin pour cette info)

    Il a écrit des essais devenus des classiques des études universitaires : Mensonge romantique et vérité romanesque, du côté littéraire ; La Violence et le Sacré et Des choses cachées depuis la fondation du monde, du côté de l’histoire et de l’anthropologie – toutes ces disciplines, au demeurant, ne font qu’une pour celui qui répugne aux divisions arbitraires du savoir. René Girard, professeur émérite de l’université de Stanford voisine de San Francisco, est connu pour avoir introduit dans le champ des sciences humaines les notions de bouc émissaire et de rivalité mimétique. Hypothèses de travail fécondes, qu’il doit à la lecture de la Bible et à l’aune desquelles l’histoire de la civilisation humaine, de ses origines à l’époque contemporaine, se verra interprétée sous un nouveau jour. L’anthropologue propose une analyse historique du religieux, mettant particulièrement l’accent sur le passage du stade archaïque au stade moderne, incarné à ses yeux par le christianisme, dont le rôle est précisément de révéler les mécanismes du rite sacrificiel. Il y a trente ans, ses théories sur le rôle du mimétisme et du sacrifice dans la gestion politique de la violence pouvaient sembler un passe-temps de littéraire. À l’heure de la mondialisation et du terrorisme planétaire, elles sont devenues tout d’un coup d’une saisissante actualité. Aujourd’hui, dans Les Origines de la culture, René Girard revient sur son parcours, de l’École des chartes aux universités américaines : un demi-siècle de la vie intellectuelle d’un professeur qui a toujours préféré la Bible et les grandes œuvres de la littérature universelle aux concepts et aux systèmes philosophiques. Entretien avec l’un des penseurs les plus captivants et les plus controversés de notre temps

  • Semaine du 30 août
    Sur France culture : René Girard, la loi du désir par Raphaël Enthoven (avril 04)
    (merci à Joseph Bosshard pour ce lien) Réalisation de Nathalie Salles

    Même si René Noël Théophile Girard est né dans la Cité des Papes le 25 décembre 1923, d’un père anticlérical et d’une mère orthodoxe, c’est d’abord son travail, à l’en croire, qui l’a converti au christianisme : « ce n’est pas parce que je suis chrétien, dit-il, que je pense comme je le fais ; c’est parce que mes recherches m’ont amené à penser ce que je pense, que je suis devenu chrétien. » A l’âge de treize ans, il cesse de se rendre à l’église, et n’y remet les pieds que vingt-cinq ans plus tard, l’année où paraît son premier livre – son chef d’oeuvre – Mensonge romantique et Vérité romanesque, dans lequel on trouve déjà l’idée que les grands romans sont tous des cathédrales…
    Mais au commencement était le désir : que désire-t-on quand on désire ? Peut-on aimer quelqu’un sans être d’abord amoureux de l’amour qu’on lui porte ? La loi du désir (toujours mimétique) en fait un faussaire déguisé en promesse de bonheur… C’est cette seule idée, cette intuition, majeure, ce principe d’insincérité, que René Girard découvre avec la littérature, en 1961, et qui parcourt ensuite la totalité de son œuvre, qu’il parle de la foule, de l’aliénation, de la littérature, du rêve, de la vengeance, de la foi ou même de la folie…
    Quelles sont les origines de la culture ? Comment la question profane de savoir à quoi sert le religieux peut-elle conduire à la foi ? La théorie lumineuse du désir mimétique suffit-elle à tout éclairer? Et que dire à Nietzsche, qui pense un désir soustrait affranchi de toute contrainte ? C’est à ces questions que répond René Girard dans ces « à voix nue » qui lui sont consacrés, et qui parcourent avec lui l’œuvre singulière, diverse et systématique d’un anthropologue du désir.

    Raphaël Enthoven

    Lundi
    I Mensonge romantique et vérité romanesque

    Quand Roxane, ivre d’amour, embrasse Christian pour la première fois, Cyrano se dit à lui- même, comme pour se consoler que « sur cette lèvre où Roxane se leurre, elle baise les mots que j’ai dits tout à l’heure. » À quoi tient donc le désir…Peut-on dire, avec Spinoza, que « le désir qu’une chose produit en nous vient non pas de la chose elle-même, mais d’abord de ce que nous nous représentons nos semblables comme animés du même désir » ?

    Mardi
    II Le Bouc Émissaire

    Du péché originel et de la culpabilité qu’il répand, René Girard retient que nous sommes tous des persécuteurs. Toute participation à un phénomène de bouc émissaire est la même faute que la persécution du Christ, et c’est pourquoi tous les hommes commettent cette faute. De fait, qui n’a jamais fait partie d’une foule ? Qui n’a jamais hurlé à l’unisson ? Qui n’a jamais voulu montrer du doigt l’origine présumée de tous ses maux ? « La culpabilité de Dreyfus, je la déduis de sa race » avait dit Barrès, accréditant avant l’heure l’adage sartrien selon lequel « si le juif n’existait pas, l’antisémite l’inventerait »…

    Mercredi
    III La raison de Dieu

    Schopenhauer dit des religions qu’elles sont comme les vers luisants, et demandent beaucoup d’obscurité pour briller. Chez René Girard, de même que l’anthropologie est au fondement du religieux, le travail est à l’origine de la foi, un peu comme la vie, chez Lucrèce naît de la glaise par génération spontanée. A ce titre, le savant qui désigne le chrétien comme une « exception héroïque », fait en un sens exception lui-même au christianisme.

    Jeudi
    IV Othello et Hamlet, même défaite ?

    À en croire René Girard, « toute la théorie mimétique est présente dans Shakespeare sous une forme si explicite, que, chaque fois qu’il y songe, l’enthousiasme le ressaisit». Mais d’où vient que de Shakespeare à Proust, en passant par Cervantès, Stendhal, Flaubert ou Dostoïevski, le désir mimétique gouverne toutes les oeuvres ? Est-ce qu’il est le secret de la nature humaine, ou bien la clef qui transforme en serrures les livres des écrivains qui la connaissent ? Dans le premier cas, pour peu qu’on ouvre les yeux, personne ne peut éviter d’y croire ; mais dans le second, René Girard ne chercherait pas le désir mimétique s’il ne l’avait pas déjà trouvé.

    Vendredi
    Le triangle nietzscheén

    Dans un article intitulé « le surhomme dans le souterrain », René Girard enferme la folie de Nietzsche dans les barreaux subtils du désir mimétique, et proclame la « fin de l’ère de la volonté de puissance ». Soit. À vrai dire, et si la loi du désir mimétique est toujours valide, le vieux Nietzsche et le jeune René Girard sont trop différents pour ne pas être rivaux, voire – qui sait ? - semblables…

  • Revue Sciences Humaines n°152, août-septembre 2004: Le christianisme est-il une science humaine? Entretien avec René Girard, p.50-53.(merci à Joseph Bosshard pour ce lien)

  • Résumé
    En proclamant l'innocence d'une victime condamnée par la foule, le message chrétien a dénoncé l'imposture du mécanisme rituel par lequel les sociétés humaines rétablissent la paix entre leurs membres. C'est pourquoi nous ne croyons plus à la vertu du sacrifice.
    Auteur(s) René Girard
    Propos recueillis par Nicolas Journet

  • 15 mai 2004
    René Girard dans la chronique de Laurence Luret Parenthèse
    "Sa théorie du bouc-émissaire l'a rendu célèbre, sa lecture du christianisme ne laisse personne indifférent, et depuis plusieurs années il mène une réflexion originale sur la violence. Portrait d'un des grands philosophes contemporains, encore mal connu du public français, mais il est vrai qu'il a fait toute sa carrière universitaire aux Etats-Unis, portrait de René GIRARD" (Merci à Jean Paul Courtin pour ce lien)

    10 mai 2004
    Le prix Aujourd'hui attribué au philosophe René Girard

    PARIS (AFP) - Le prix Aujourd'hui a été attribué lundi au philosophe René Girard pour son ouvrage intitulé "Les origines de la culture" (Ed. Desclée de Brower), par 7 voix contre 5 à l'historien Jean-Pierre Rioux ("Au bonheur de la France", Ed. Perrin), a annoncé le jury.
    Le prix Aujourd'hui, créé il y a 42 ans par des journalistes, est décerné chaque année à un ouvrage politique ou historique portant sur la période contemporaine.
    Le jury, présidé par Jean Ferniot, réunit notamment Alain Duhamel, Franz-Olivier Giesbert et Catherine Nay.
    Deux nouveaux membres ont également été accueillis au sein du jury: Jean-Marie Colombani, directeur du Monde, et Christophe Barbier, directeur adjoint de la rédaction de l'Express.
    (merci à Joseph Bosshard pour cette info)


  • 5 mai 2004
    René Girard est sur France 3 dans l'émission Culture et dépendance animée par Franz-Olivier Giesbert


  • Avril 2004 :

    25 avril 2004
    JDSInfos du 25 avril   Jean-Marie Guénois, du journal "La Croix" a reçu sur le plateau du JDS Infos René GIRARD, philosophe et anthropologue chrétien.Comment penser le terrorisme ?
    (merci à Joseph Bosshard pour cette info)

    Emission spéciale sur france culture consacrée à René Girard
    Merci à Simon de Keukelaere pour cette info ;-)

    3 avril 2004 : L’Université de Montréal remet un doctorat honoris causa au penseur René Girard
    Merci à Simon de Keukelaere pour cette info ;-)



  • Mars 2004:

    Les origines de la culture
    Commentaire livre
    Avec deux hypothèses, l’une sur le désir mimétique, l’autre sur les victimes fondatrices, René Girard a bouleversé le champ des sciences humaines. Sa théorie, qui a replacé le christianisme au cœur de l’anthropologie, est aussi l’une des rares, depuis Durkheim, à tenter d’expliquer les phénomènes culturels et sociaux en remontant à leur origine. Au point que c’est de la ritualisation des premiers événements que seraient nés les groupes sociaux et les mécanismes qui les protègent : tabous, normes, institutions. Mais seul le sacrifice du Christ, affirme René Girard, dévoile ceux qui auraient eu lieu au départ des religions et des cultures archaïques. Répondant aux questions de Pierpaolo Antonello et de João Cezar de Castro Rocha, l’auteur de La Violence et le Sacré éclaire la nature de son entreprise. Il revient pour cela sur les grandes étapes de sa vie et de sa carrière, évoque la réception de son œuvre en France et dans le monde, et ses chantiers en cours. Face aux critiques qu’on n’a pas manqué de lui faire, mais aussi aux questions brûlantes de l’actualité, il formule différemment ses thèses (un darwinisme revisité) et propose des analyses inédites : des pages sur l’Inde védique ou d’autres, plus polémiques, contre Régis Debray et ce qu’il est convenu d’appeler le « retour du religieux ». Cette autobiographie intellectuelle apporte un éclairage singulier sur l’une des pensées les plus stimulantes de notre époque. L’itinéraire de ce chercheur totalement indépendant apparaît, de fait, exemplaire. En restant à l’écart des écoles de pensées, des modes académiques, voire des compromis institutionnels, René Girard a su se ménager un surprenant espace de liberté. Le prouvent le nombre et la qualité des recherches interdisciplinaires que cette œuvre suscite : autant de prismes nécessaires pour penser l’origine.

    René Girard a enseigné à l’université de Stanford. Son œuvre, abondamment traduite et commentée, compte des ouvrages devenus des classiques, parmi lesquels :Mensonge romantique et Vérité romanesque (Grasset, 1961), La Violence et le Sacré (Grasset, 1972), Des choses cachées depuis la fondation du monde (Grasset, 1978). Il a publié aux éditions Desclée de Brouwer, en 2001, Celui par qui le scandale arrive.
    Pierpaolo Antonello est professeur à l’Université de Cambridge.
    João Cezar de Castro Rocha est professeur à l’Université de Rio de Janeiro.
    Auteur(s) : GIRARD René

    Département : Sciences humaines et sociales
    Thème : Philosophie et sagesses
    Collection : Essais
    ISBN : 2 220 05355 5
    Date de parution : Mars 2004
    Nombre de pages : 288
    Prix Editeur : 22.00 Eur
    Disponibilité :actuellement disponible

  • Politiques de Caïn Desclée de Brouwer
    Le présent ouvrage rassemble des essais de philosophes, d’anthropologues et de biblistes, qui tous se réclament à des degrés divers de la pensée de René Girard.

    Ils nous reconduisent à l'un des paradigmes les plus significatifs de la politique : la lutte entre frères. Fortement enraciné dans la tradition hébraïque, ce conflit a été occulté par celui du père et du fils, propre à la tradition grecque. Or celle-ci a dominé depuis des siècles les théories politiques, élargissant aux institutions le schéma père-souverain, fils-sujet. Les auteurs mettent donc en évidence la thèse selon laquelle celui qui détient le pouvoir ne représente pas le père mais le frère, qui a usurpé cette place. Ce pouvoir arbitraire révèle le geste politique du premier assassin de l'humanité.

    Une réflexion sur une cohabitation pacifique entre les hommes ne peut se passer de la référence à Caïn et Abel. Avec eux commence l'histoire de l'humanité. En outre, suivant la thèse de René Girard, les auteurs du présent recueil reconnaissent dans le religieux la première réponse proprement humaine aux problèmes posés par le déchaînement de la violence. Pour y répondre et pour assurer leur survie, dès les temps plus reculés, les hommes ont établi des institutions - religieuses d’abord, politiques ensuite.

    Essais de René Girard, G. M. Chiodi, F. Siracusano, D. La Torre, D. Mazzù, R. Escobar, G. Fornari, L. Alfieri, M. S. Barberi et C. Bonvecchio. Ces auteurs ont fondé il y a vingt ans le groupe de recherche “Mythes, Symboles et Politique”, qui étudie les fondements anthropologiques et religieux de la politique et organise, dans ce but, des colloques et des séminaires à l’université de Messine.

    Auteur(s) : Collectif

    Département : Sciences humaines et sociales
    Thème : Philosophie et sagesses
    Collection : Essais
    ISBN : 2 220 054012
    Date de parution : Mars 2004
    Nombre de pages : 320
    Prix Editeur : 25.00 Eur
    Disponibilité :actuellement disponible


BIBLIOGRAPHIE DES ÉTUDES GIRARDIENNES
BIBLIOGRAPHIE DES ÉTUDES GIRARDIENNES
en France et en Italie
Federica Casini
Crise et anthropologie de la relation
PSYCHANALYSE, PSYCHIATRIE, PSYCHOLOGIE

Voilà le premier ouvrage bibliographique dédié à l'oeuvre du penseur français et aux études consacrées à la théorie mimétique, ou qui s'en inspirent, publiées en France, en Italie et dans les pays francophones pendant ces quatre décennies. Il s'agit d'un outil pratique et exhaustif pour s'orienter dans ce vaste débat pluridisciplinaire, indispensable à tout chercheur en sciences humaines et à tout lecteur soucieux de s'informer sur un des plus riches paradigmes de la recherche actuelle.
ISBN : 2-7475-5977-7 • mars 2004 • 205 pages
L'Harmattan
Prix éditeur : 17,5 € / 115 FF



  • Août 2002: A Theater of Envy : William Shakespeare (Carthage Reprint) par René Girard

  • La Voix méconnue du réel (9 octobre 2002)
    Lire le premier chapitre sur le site des Editions Grasset

  • Les 21/22/23 octobre 2002 conférence à la Bibliothèque nationale de France Le sacrifice par René Girard
  • Raison de plus avec René Girard. Emission du 28 Octobre 2002: La Voix méconnue du réel (Grasset) par Alain Veinstein réalisation : Bernard Treton (France culture).

  • AVIGNON : Salle Benoît XII
    Le 8 novembre 2002
    Rue des Teinturiers
    Conférence rencontres et débats
    Société, violence, religion
    Avec René Girard, philosophe, professeur émérite à l'université de Stanford.
    ven. 8 nov. 20h30

  • France-Culture le 23 novembre 9H07 REPLIQUE : Penser le mal par Alain Finkielkraut
    Avec : Jean-Pierre Dupuy, philosophe, professeur à l'Ecole Polytechnique, auteur notamment de "Avions-nous oublié le mal?" (Bayard), René Girard, philosophe, auteur notamment de "La Voix méconnue du réel" et de "La Violence et le sacré" (Grasset) Réalisation : Didier Lagarde

  •  Vidéo de la Conférence de René Girard "Au coeur de l'homme et des sociétés : la violence" diffusée le samedi 16 novembre 2002 sur KTO

  • Sur France 5 : RENÉ GIRARD, JEAN-PIERRE DUPUY Dimanche 24 novembre 2002 à 11h05 PDC : 11h05 Dimanche 24 novembre 2002 à 23h35 TPS, Canal Satellite Vendredi 29 novembre 2002 à 22h45 TPS, Canal Satellite

  • "Book émissaire"- par Marie-Dominique LELIEVRE- Libération du 04/01/2003

  • Du 27 au 29 janvier sur France culture le matin de 6h à 7h; René Girard à la BnF: conférence sur le sacrifice (retransmission)


  • Entretien avec René Girard « L'Amérique cherche des boucs émissaires »  Le Point du 14 mars 2003 Propos recueillis par Elisabeth Lévy
    L'article est accessible en lien interne

  • Enjeux Les Echos : Juillet-août 2003
    En couverture
    34. Dieu la valeur qui monte
    Après un XXe siècle matérialiste, les religions reviennent en force. En France, ce regain de spiritualité bouscule la laïcité. Et cela à l'école comme dans l'entreprise.

    Enjeux Les Echos: juillet-août 2003

    36. Le réveil religieux
    Dieu est partout ! Choc des civilisations ou démocratie des différences ?
    46. Alpharetta l'illuminée
    Aux Etats-Unis, la ville d'Alpharetta compte plus de 60 paroisses.
    50. Les apôtres de la " pop-louange "
    Galvanisés par les JMJ, les jeunes chrétiens européens évangélisent par le rock .
    54. Les états d'âme des musulmans bretons
    A Rennes, l'essor des fondamentalistes fragilise la communauté musulmane.
    58. René Girard : " Le retour de Dieu, c'est la fin de l'idée libertaire "
    Pour l'anthropologue, le religieux est le remède à une lutte à mort entre les hommes.
    62. Les textes sacrés et l'argent
    Le rapport à l'argent dans le Coran, l'Ancien et le Nouveau Testament.




    A lire absolument

  • Le texte d'Eric Marty dans le N°622 (décembre 2002-janvier 2003) de la revue
    Les Temps Modernes  Jean Genet à Chatila.
    Dans ce très beau texte Eric Marty pose à partir de l'antisémitisme de Genet et de l'attitude d'Israël durant les massacres de Sabra et Chatila, la question girardienne du bouc émissaire en ces termes (p.55):"Qu'est-ce qu'un crime qui aurait quelque chose à voir avec le Bien? Un tel crime est-il concevable? Le seul crime qui a à voir avec le Bien, c'est le crime qu'on impute au bouc émissaire, car ce qui définit la faute du bouc émissaire, c'est qu'elle dialogue avec le Bien, c'est qu'elle est un paradoxe au sein de l'éthique elle-même, c'est qu'elle est précisément productrice d'oubli, c'est qu'elle s'érige comme faute en une hypermémoire et que cette mémoire est si intense qu'elle anéantit tout autre souvenir. Mais que signifie produire de la mémoire et de l'oubli? C'est tout simplement produire de l'innocence. Le crime imputé à Israël a produit partout autour de lui de l'innocence."
    Il est en effet difficile d'expliquer pourquoi le responsable des massacres de Sabra et Chatila, le responsable de la milice phalangiste Elie Hobeika (qui en fait vengeait le meurtre du président Gemayel et les massacres de Damour) n'a pas été inquiété par la suite ??
    "Israël est-il le gardien de ses ennemis ?"
    L'accusation du bouc émissaire doit-elle être éternellement répétée sollicitant ainsi les consciences et les foules pour scander éternellement vengeance?
    le Coran dispose-t-il d'une configuration symbolique propre à briser le processus mimétique ?
    Eric Marty pose les bonnes questions. Pour y réfléchir et en particulier à propos de cette dernière question il faut à mon avis lire le livre de Fethi Benslama:
  • La psychanalyse à l'épreuve de l'Islam
  • (Aubier, La psychanalyse prise au mot).
    Fethi Benslama qui, bien qu'il ne cite pas René Girard, doit être cité ici car son remarquable travail de déconstruction me semble indispensable face à l'intégrisme qui se sert de la rumeur pour ameuter les foules. En effet Fethi Benslama reprend les textes fondateurs du Coran et montre le dérèglement profond effectué par les extrémismes de la relation entre le réel et le symbolique.
    Dans son analyse du Coran, Fethi Benslama montre que Dieu n'y est pas le père et que ce qui est demandé en sacrifice c'est l'infantile (qui n'est pas l'enfant mais ce qu'il en reste dans l'adulte).
    On peut dire, à partir de son analyse, que c'est dans la mesure où ce sacrifice symbolique est mal compris qu'il est demandé dans le réel ce qui ouvre la route antique de la violence caïnique. Le paiement de la dette, se faisant dans le cycle de la mauvaise réciprocité qui est aussi celui de la vengeance, conduit à rassembler les foules autour d'un objet unique qui n'est autre que la victime émissaire.

  • A lire également
  • , le livre du père Antoine Moussali
    La croix et le croissant Le christianisme face à l'islam (Editions de Paris).
    On peut également suivre ce lien pour en savoir plus Assurément, il n'est pas indifférent de croire en Dieu-Amour, en Dieu-Relation ou en Dieu-Un-Tout-Puissant."


  • Ils sont fous ces humains!
    Ils sont fous ces humains par Bernard Lassablière

    Détritus, la bonne conscience d'Astérix.
    Les intuitions de René Girard chez Goscinny et Uderzo par Bernard Lassablière.
    L'Harmattan;Collection Crise et Anthropologie de la Relation dirigée par Marie-Louise Martinez. Août 2002

    Utiliser la "grille" de lecture de René Girard pour relire les trente et un album d'Astérix, il fallait oser c'est pourtant ce que Bernard Lassablière a fait avec "Ils sont fous ces humains". Dans ce livre érudit et plein d'humour, Bernard Lassablière se sert de la théorie de René Girard pour nous livrer enfin le secret de la potion magique !!! Autant dire que son livre est à "boire" de toute urgence.

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