L'étude de l'angle ponto-cérébelleux doit Ítre faite en IRM.
L'apparition des séquences fines volumiques permet de voir précisement cet espace. Il faut ainsi privilégier ces séquences notamment la séquence ciss-3D (qui effectue des coupes millimétriques), les séquences en T1 ou en T2 haute résolution en coupes fines centrées.
En séquence ciss-3D, les nerfs de l'angle ponto-cérébelleux apparaissent en isosignal (par rapport à la substance grise) dans un environnement de liquide céphalo-rachidien (lui hypersignal). Le contraste permet de bien voir les nerfs surtout si la citerne prépontique est large.
En effet, la limite de ces séquences (notamment de la séquence ciss-3D) est la dépendance des images à cet environnement de LCR. Si par hasard la citerne prépontique est fine la visibilité des nerfs sera réduite.
Les plans d'étude sont axial et coronal du fait du trajet des nerfs, oblique en avant et latéralement.
Le plan sagittal est possible si la taille du nerf le permet (le nerf trijumeau est facilement visible en coupe sagittale, du fait de son gros diamétre). L'idéal serait de prendre le plan du nerf et les perpendiculaires à ce plan.
La difficulté de l'étude de l'angle ponto-cérébelleux reste les nerfs mixtes car ils sont plus fins. Seul le nerf vague reste visible trés réguliérement car il a une taille plus importante que les nerfs glosso-pharyngien et accessoire.
Pour ce qui concerne les vaisseaux, l'IRM n'est toujours pas justifiée. L'examen de référence reste l'artériographie. Le probléme de celle-ci est qu'elle ne peut étudier les rapports anatomiques des vaisseaux.
Au niveau des limites de la région et particuliérement la surface pétreuse (qui est osseuse), l'examen à pratiquer demeure la scannographie, plus précis que l'IRM.
Les intérÍts de l'imagerie de l'angle ponto-cérébelleux en pathologie sont diverses. On peut souligner les tumeurs de l'angle ponto-cérébelleux (les différents neurinomes que ce soit du paquet acoustico-facial ou des nerfs mixtes), la névralgie faciale symptomatique voire mÍme essentielle qui aurait parfois des origines anatomiques (cf annexe 4).