A QUOI BON MENTIR

d'après le Journal de MARIE BASHKIRTSEFF

 

Le 20 Mars 19997 au kino dans le cadre du festival du spectacle vivant de Lille III

Le 09 Avril 1997 à la MACC de Villeneuve d'Ascq

Du 18 au 20 juin 1997 au Théâtre de Poche des Nuits Blanches - LILLE


Mise en scène de Mélanie MARTIN

Distribution

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" Moi comme intérêt c’est peut être mince pour vous mais ne pensez pas que c’est moi, pensez que c’est un être humain qui vous raconte toutes ses impressions depuis son enfance : c’est très interesssant comme document humain. "

 

Marie, Trois âmes pour espérer

Marie, Trois corps pour tuer

Marie, Trois voix pour chanter

 

" C’est curieux la vie d’une femme comme si personne au monde ne devait jamais la lire et en même temps avec l’intention d’être lue."

 


Marie Bashkirtseff (1858/1884)

Elle vécut dès son adolescence entre Nice et Paris où elle étudia la peinture à l’académie Julian. ( on peut d’ailleurs voir ses tableaux au Musée d’Orsay et au Musée de Nice ).

De l’âge de 14 ans jusqu’à sa mort, elle tint son journal intime. Atteinte de maladie pulmonaire, elle mourut à 26 ans vierge et non reconnue.

Isabelle Habiague a pris dans ce journal toute la force et la verve de Marie dans les thèmes qui lui étaient les plus chers. Elle a aussi fait un remarquable travail d’adaptation donnant aux mots de l’artiste un véritable impact et oubliant le côté anecdotique de son histoire.

A quoi bon mentir est le titre d’un recueil d’extraits du journal de Marie Bashkirtseff

la pièce que je me propose de mettre en scène s’appelle Mademoiselle Marie

Il s’agit aussi d’extraits du journal de l’artiste mais adaptés par Isabelle Habiague, une comédienne. Ces deux ouvrages ont été présentés au théâtre mais celui pour lequel j’ai eu un coup de foudre c’est l’adaptation. Elle a un charme supplémentaire par rapport au journal, c’est celui de l’identification. Epuré du côté anecdotique d’un journal, ce texte porte des thèmes forts et universels.En parlant de ce texte, je dis : " c’est l’histoire de la mort d’une jeune artiste mystique éprise de gloire ". Cette phrase ne résume pas le texte mais plutôt la vision que j’en ai.

Marie Bashkirtseff est née en 1858, elle est russe mais vit la plus part du temps en France était une jeune fille de la basse aristocratie russe, une fierté de noble et le porte-monnaie d’une bourgeoise. et s’inscrit à l’académie Julian puisque les Beaux Arts n’admettent pas les femmes. Peintre reconnu, elle n’est pourtant pas célèbre. Elégante, son physique contraste avec sa peinture " masculine " (elle ne pas peint que des petits chats et des intérieures de maison bourgeoise).Mais Marie n’aura pas le temps de devenir célèbre, elle meurt d’une maladie des poumons à 24 ans. Depuis l’âge de 15 ans elle écrivait son journal.

Mais l’histoire de cette jeune artiste n’a pas un intérêt de premier plan dans la pièce.

C’est pourquoi j’ai préféré l’appeler A quoi bon mentir et je le justifie par un passage du texte :

Ici on me voit de l’intérieur
A l’extérieur je suis tout autre
On dirait que j’ai l’habitude d’être obéie
Et par les hommes et par les choses
Mais à quoi bon mentir
Oui il est évident que j’ai le désir sinon l’espoir
De rester sur cette terre par quelque moyen que ce soit
Si je ne meurs pas jeune
J’espère rester comme une grande artiste
Mais si je meurs jeune
Je veux laisser publier mon journal...