SAINT-MARTIN
,patron des ÂNES naquit en PANNONIE aux confins des années316 et de l'an 317, dans cette ancienne contrée d'Europe centrale, située entre le Danube et l'Illyrie,
comprise entre les Alpes Orientales et les Carpates, et qui avait été soumise aux ROMAINS de 35 avant J.C à 95 aprés J.-C.
Le célébre apôtre des Gaules était le fils d'un officier de la CAVALERIE ROMAINE, mais personne ne peut dire avec exactitude aujourd'hui de quelle race il était exactement.Lorsque son père termina sa carrière militaire, il reçut quelques lopins de terre dans la région de PAVIE, en Italie et c'est là que Martin fut élevé.
A l'âge de 10 ans, Martin se présenta de sa propre initiative pour recevoir l'enseignement de l'EGLISE chrétienne qui se trouvait alors dans les premières années qui suivaient les perséctions. Mais les parents de Martin étaiet restés paiens et, alors que le jeune homme ne rêvait que de vie monastique, son père l'inscrivit de force sur le rôle
des cacaliers de l'armée.
C'est au cours du passage de sa cohorte romaine dans les environs d'AMIENS où il fut sans doute baptisé en 339 que se situe la plus populaire anecdote de la vie de St Martin. A l'âge de 18 ans alors qu'il faisait route à cheval,il rencontra un mendiant, pauvrement vêtu dans le froid hivernal, et, dégainant son épée,il tailla en deux sa cape pour en donner la moitié au pauvre.
Ce geste de couper une cape en deux parties pour n'en donner que la moitié peut évidemment curieux pour un chrétien, mais il faut savoir que tout militaire romain devait payer la moitié de con uniforme.L'autre moitié restant propriété de la cavalerie,il est bien évident que saint Martin ne pouvait s'en défaire,au risque d'être accusé de détourer les deniers publics.Il est bien évident que ce geste,répondant aux principes qu'il avait appris dans l'évangile,était aussi en quelque sorte une manière de tourner en dérision les principes militaires auxquels il était astreint contre son gré
A quarante ans,aprés s'être affranchi avec difficulté de ses obligations ilitaires,Saint Martin se rendit à POITIERS où il rencontra probablement,pour la première fois SAINT HILAIRE,évêque du lieu .Saint HILAIRE lui proposa de l'incorporer dans son clergé en l'ordonnant sous-diacre, mais Martin par humilité, n'accepta que le plus bas des ordres mineurs, celui d'exorcice.
Aprés avoir reçu en songe l'ordre du ciel d'aller convertir sa patrie d'origine où ses parents étaient retournés,saint Martin retourna en PANNONIE où il convertit sa mère,son père prétendant rester païen.
De retour à POITIERS,il fonda le premier monastére des Gaules à LIGURÉ, lieu situé à quelques kilométres au sud de POIRIERS, sur le Clain.Il se consacra dés lors à la vie monastique sur les terres que lui avait sans doute cédé l'évêque HILAIRE.Ordonné prête, il fut alors pratiquement kidnapé par les chrétiens de TOURS qui voulaient en faire leur évêque,sans tenir comte des difficultés canoniques que posaient le choix d'un militaire converti. C'est ainsi qu'il fut sacré évêque le 4 Juillet 371.
Essayant de fuir les apparats de sa nouvelle charge,il fonda le monastère de MARMOUTIERS, à quelques kilomètres de TOURS, où il se retira dans une cabane exigüe,entouré de ses quatre-vingt frères. Malgré son attrait pour la vie monastique,Saint Martin fut un grand voyageur: il parcourut les campagnes,lutta contre les superstitions et établit de nouvelles paroisses rurales.il se rendit ainsi plusieurs fois à TRÉVES pour y rencontrer l'empereur et y séjourna quelques temps.
En 385 ou 386,il passa par le luxembourget,étant donné les nombres important d'églises qui lui sont dédiées en Wallonie(on en a dénombré 235) et le rayonnement qu'il a chez nous, on peut supposer qu'il est passé dans nos régions.
Lorsqu'il mourut en 397, la dépouille de Saint Martin fut ramenée à TOURS où on éleva une modeste basilique remplacée bientôt par une église romane puis une église gothique.La crypte où reposaient ses reliques reçut la visite de ClOVIS, CHARLEMAGNE, PHILIPPE-AUGUSTE, SAINT LOUIS, HENRI IV,LOUIS XIV,, etc...
L'abbé GUILBERT de GEMBLOUX s'y rendit en 1180,1181,1186,et 1187 et y inscrivit, sur une paroi, ces deux vers:
- MARTYRE PAR APOSTOLIS...
- VITA,FIDE,MIRACULIS
Saint Martin est fêté le 10 Novembre et c'est tout un folklore qui s'est développé autour des feux de la St Martin,surtout en Rhénanie, et à BONN par exemple, où les enfants passaient de maison en maison pour récolter quelque friandise en récompense d'une chansonnette.
RAPPORTS avec l'ÂNE...
Souvenons nous, que le cheval était dans les siècles passés réservé aux seigneurs.. aux capitaines des légions romaines...et que l'âne était" le cheval du pauvre " depuis longtemps, l'humble serviteur...et même les saints et disciples se déplaçaient avec cette monture.
Martin perdit trés vite son cheval du fait de son départ des légions romaines.
Trés vite il y eut des dessins et gravures et statues où St- Martin était sur son âne.
Trés vite on a rapproché le geste du partage du manteau avec l'action de cet animal , si humble, ne rouspétant jamais...et aussi pauvre que les petites gens qui le montaient.
Devenu évêque de TOURS,saint Martin a joué un grand rôle dans la christianisation de la GAULE,et notamment dans le NORD de la FRANCE et des FLANDRES.
On fête en Flandres, la St Martin :le soir du 10 Novembre.(ainsi que le soir du 11 Novembre, avant la seconde guerre mondiale ).
Selon la légende, en effet, St Martin portait la bonne parole sur les côtes flamandes( sur un ÂNE), aurait perdu cet âne qui était parti brouter ailleurs,dans les dunes; alors qu'il tentait d'évangéliser les pêcheurs d'un petit village,au bord de la mer," future VILLE de DUNKERQUE (Nord)". A la nuit tombée,les enfants du pays se mirent à la recherche,avec force lanternes, et pour certains des betteraves creusées avec leur bougie. Ils ont retrouvé l'âne dans les dunes, en train de manger des chardons et des oyats.
Pour remercier les enfants , st martin fit un miracle et transforma toutes les petites crottes de l'âne en brioches à la fore particulière, que l'on appelle encore en Flandres FOLARD(Voolaeren, en Flamand) ou encorecraquandoules.
Les enfants chantent en Flandres françaises, cette chanson ,le soir de la Saint-Martin:
Fête de st Martin , jadis à Dunkerque et encore de nos jours.
- Saint Martin
- Boit du vin
- Dans la rue des Capucins
- Il a bu la goutte
- Il a pas payé
- On l'a mis à la porte avec un
- Coup d'balai
En défilant dans la rue, avec une lanterne en forme de tête,creusée dans une betterave à sucre.Aprés
le défilé,on leur donne une brioche en forme articuliére,que l'on appelle" folard(Voolaeren,en flamand)"ou "craquandoules ".
,et a lieu le concours de la plus belle lanterne(betterave creusée avec bougie" est organisée.
Cette fête n'est pas sans rappeler,une autre fête d' outre-Atlantique, à la différence que Halloween est une fête de la NUIT, de la MORT, alors que la St martin est une fête païenne joyeuse,avec nos racines régionales et profondes et est toujours fêtée dans les écoles laïques des Flandres et Picardes.
Bien que d'inspiration chrétienne, la Saint-Martin en Flandres est une fête païenne, et est fêtée dans les écoles laïques.
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