La PROVENCE a toujours connu une forte concentration d'Ânes en raison de la transhumance d'ânes petite taille pour accompagner les moutons.
L'âne était surtout utilisé, bâté pour le transport du matériel des bergers et leurs victuailles.
Les écrits les plus anciens montrant l'importance des ânes dans le sysréme d'élevage ovin datent dy XV éme siècle. Ce systéme était basé sur la transhumance entre la Basse Provence et les alpages de Haute Provence, des Alpes etdu Dauphiné. Durant prés de 5 siècles,ils ont été les acteurs essentiels de la transumance des moutons en portant, grâce à des bâts adaptés,le matériel,la nourriture des bergers,le sel pour les brebis et même les agneaux nés en chemin (dans des paniers). Les bergers ont ainsi sélectionné un âne disposant d'une ossature solide pour porter de lourdes charges., d'un tempérament docile avec de bons membres pour parcourir les drailles.
L'utilisation du chemin de fer, puis les camions a étages réduit considérablement leur rôle. de ce fait, l'effectif asin agricole recencé dans les départements provinçaux (Bouches du rhô:ne, Var, Vaucluse, Alpes de Haute Provence) qui s'élevait à environ 13000 têtes à la fin du XIX éme siècle est passé à 2000 en 1956 et à 330 en 1993.
.
Soucieux de repousser la menace d'extinction qui planait sur la tête de ce beau gris aux longues oreilles, certains éleveurs créèrent en 1992 l'Association de l'Âne de Peovence. Soustenue par le haras d'Uzés,elle mena durant 3 ans diverses actions de sauvegarde etorgabisa dans divers départements de grands rassemblements de cat animal.
Le premier a lieu en 1993 à Saint Rémy-de-Provence, dans les Bouches du Rhône. A l'issue de cette campagne de recencement, l'effectif des sujets que l'on pouvait rattacher à la race s'élevait à 309.
Le cheptel était réparti sur une dizaine de départements du Sud-Est et détenu en majorité par des éleveurs transhumants chez qui la mécanisation n'avait pas détrôné la realisation et pourqui l'âne conservait toute son importance. En décembre 1995, la demande de reconnaissance, soutenue par les éleveurs, utilisateurs et défenseurs de l'âne de Provence aboutit enfin.
Avec les efforts menés au cours de ces dernières années et surtout depuis 1994, ont permis de recencer et d'évaluer au sein de cet effectif asin, environ 600 sujets , détenus par une centaine d'éleveurs.Enquêtes et rassemblements ont permis également de vérifier une exacte superposition de la zone d'élevage ovin transhumant avec l'aire d'origine des animaux reconnus comme appartenant à la race,:Provence, Alpes du Sud et du Nord,(Dauphiné et Savoie) ainsi que le sud des Cévennes(Ardéche Provençale).
Actuellement,l'âne est de plus en plus associé aux loisirs dans le cadre du tourisme vert. Compte tenu de sa docilité et de sa morphologie, il est parfaitement adapté à la randonnée bâtée ou non et à l'attelage; l'Âne du Cotentin rencontre un grand succés commercial.Son caractére doux son pied sûr,son calme et sa conformité en font un excellent randonneur, même en terrain accidenté.
L'âne retrouve encore sa place, aujourd'hui,dans le domaine du débrousaillage: bien adapté en terrains secs, c'est un débrousailleur assidu, qui peut entrtenir des pare-feu... Il reste toujours le fidèle compagnon de l'homme.Il est un travailleur: facile à dresser au bât, à l'attelage, à la monte, il est encore présent aux côtés aujourd'hui de quelques bergers pour accompagner les transhumances.
Photos Copyright:www.anes.picardie.com .)
|