Collection L'églantine
Mars 2008, en France les électeurs désignent leurs conseils municipaux.
Mai 2008, vous, électeur, apprenez que vous avez été choisi par tirage au sort pour siéger dans le conseil de votre quartier. Que faites vous ?
Vous acceptez ? D’accord. Et ensuite ?
Jean Luc Van Gheluwe a rédigé une chronique précise et minutieuse sur l’expérience, nouvelle pour lui comme pour tant d’autre élus au sort.
Affaire à suivre nous raconte une année au conseil de quartier et nous livre ainsi des moyens de mieux réfléchir à la démocratie de proximité : bénéfices attendus, conditions, limites, etc.
128 pages, illustré par Paz,
I.S.B.N. 2-914505-23-X : 9 €
Notre peine et notre colère sont liées. Denis s’est précipité, abandonnant tout ce qui comptait.
Pourtant nous voulons encore lui donner la parole, écouter sa qouaille tendre. Revoir ce qu’il a croqué lors de mémorables vacances d’été dans un village de mobil-homes avec des cheminots en plein délassements, des vacanciers qui nous ressemblent.
Le village est abandonné des cheminots, l’ami nous a brutalement quittés. Il nous reste des souvenirs, des portraits, dont le sien.
48 pages, illustré par Ode Cacheux,
Frontispice de François Boucq
5 €
Robert est né à Lille en 1933, il a
vécu et grandi dans le quartier sur l’eau des Bois-Blancs. En
1953 il est appelé, il quitte son quartier et sa ville, il va
où on l’envoie. Quarante-huit années plus tard, longtemps
après sa libération, il n’est toujours pas revenu chez
lui. Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Les enfants de l’époque sont devenus vieux, qu’en disent-ils ? Les autres habitants du quartier, que peuvent-ils ajouter ?
Vincent Valdelièvre nous raconte une Histoire populaire qui
commence dans un quartier ouvrier et s’étend jusqu’à
devenir celle de toute une génération qui veut faire
comprendre aux jeunes de maintenant ce qu’elle a vécu il y a
plus d’un demi siècle.
96 pages, illustré par Maud Lenglet,
I.S.B.N. 2-914505-15-9 : € 7
Comment dire les choses quand on est mal
loti ? Des personnes de bonne volonté parlent de quartiers
et de populations défavorisées, de logements à
rénover, d’habitat à peine décent. C’est
très bien, tout ça, mais ça sonne quand même
bizarrement, on dirait que l’idée de nous faire de la peine les
effraie. En fait, ce qui nous met dans une Colère Noire ce ne
sont pas tellement les mots
taudis ou
habitat insalubre et dangereux,
ce sont les maisons o nous sommes contraints d’habiter,
très loin des exigences minimales de confort et de
protection que doit procurer tout logement à ses occupants. Et
si nous ne voulons pas quitter votre quartier ? Pourquoi
voudrait-on nous y obliger ?
Colère Noire sont des habitants de Lourches qui ont écrit
avec Jean-François Pocentek. Ils ont eu l’appui de la
municipalité de Lourches et de la CAF de Valenciennes.
64 pages, illustré par Chrysalis’,
I.S.B.N. 2-914505-15-9 : € 6
Il était une fois, là-bas au bord de la ville, un lieu sinistre :
une impasse coincée entre deux hauts murs de briques. Tapie dans
le fond, on devinait une masse ramassée sur elle-même (une
maison ?) Dedans, un vieil homme ; autour, un quartier
pauvre et vétuste, des gens, des familles. Que croyez-vous qu’il
arriva quand la décision fut prise en haut lieu de
rénover le quartier ? Les habitants descendirent jusqu’aux
lieux du pouvoir pour dire à peu près : Vous voulez
rénover, tant mieux, nous sommes d’accord du moment que c’est
avec nous, avec nos idées, nos envies, nos désirs !
Rénovation, oui ; expulsions, non !
Pierre Debuys conte avec humour une fable sociale sur le droit
des habitants à disposer d’eux-mêmes et sur les
difficultés qu’ils pourront rencontrer chemin faisant.
96 pages, illustré par Jacques Tardi,
I.S.B.N. 2-914505-13-2 : € 7
Un voyou plein pot nous embarque dans son
périple. Il a dû franchir la frontière belge de
nuit et nous ramène à Lille où il nous plonge dans
le glauque quotidien du traficant élémentaire. Ce n’est
pas joli et ça va mal finir.
Il ressurgit – lui ou un autre personnage – dans un
café de village, là-bas au far-West, après une
longue nuit de route. Les habitués, le journal, le juke-box, les
nouvelles et lui. Tout ça va finir mal, très mal.
Philippe Crognier et Roger Wallet sont Angel Reinhart. Ils sont tous
deux Picards et auteurs de romans, poésies ou nouvelles, ils ont
l’air de croire que, dans notre monde, certains n’ont comme qui dirait
pas le droit à l’erreur.
64 pages, illustré par Chrysalis’,
I.S.B.N. 2-914505-11-6 : € 6
On se souvient tous du temps extraordinaire de la
marine à voiles, des pirates, de l’île de la Tortue, des
légendes terribles de Barbe-Noire, de François l’Olonnais
et du redoutable pavillon noir. En voici d'autres : La Lurette,
Rouge-Gorge, L’Artiste, Le Rasé, Gargantua. Voilà que ces
gens-là ont une vie, pensent, ont un passé ; ils ne
sont pas les individus assoiffés de richesses des clichés
en vogue.
Sébastien Doubinsky affirme que la cruauté du monde n’est
pas toujours où on le dit. On n’est pas obligé de le
croire pour se réjouir à l’histoire où nous
verrons le jeune L’Artiste compléter son éducation
à la vie.
64 pages, illustré par Manu Rich,
I.S.B.N. 2-914505-12-4 : € 6
La Manche côté français. Des
réfugiés, un hangar. La Croix-Rouge. Une halte avant de
repartir sans laissez-passer. Sangatte, cul-de-sac troué du
monde, sale petit chancre sur un bel égoïsme
civilisé Sur eux notre
regard. Réfugiés;, exilés, sans papiers, sales,
fatigués, hagards, farouches, il leur faut se rendre quelque
part où on les oubliera, où ils pourront vivre en paix.
La police veille et surveille. Nous voici à Sangatte, du temps
du hangar.
Denis Lecat y est allé souvent, il a rencontré il a
écouté, il a tenu son journal. Entrons avec lui,
rencontrons ceux qui guettent leur tour de s’évader car
Nul ne peut empêcher un homme de
vouloir être libre ailleurs.
128 pages, illustré par François Saint Remy,
préface de Philippe Delepierre,
I.S.B.N. 2-914505-09-4 : € 8
Quand on revient sur les lieux de son enfance, il
faut s’attendre à y rencontrer des gens connus. C’est ce qui
arrive à Philippe ! Un soir Mireille surgit d’une rue
obscure, ils renouent la conversation… Vingt-trois jours plus tard,
Philippe Granet reprend le train, il a deux billets pour Vintimille
frontière italienne.
Serge Livrozet refait le chemin vers l’enfance et la jeunesse que tout
adulte parcourt un jour. Il le fait avec malice et délicatesse
en se demandant au passage : La vie est-elle un poème un
peu triste ? est-elle une bonne blague qui a mal
tournénbsp;? peut-elle se dire comme un conte ?
64 pages, illustré par Simon André
I.S.B.N. 2-914505-08-6 : € 6
Lorient-ville, Lorient-port, Lorient du
passé et du présent, Lorient des hommes et des femmes qui
l’habitent et l’ont habitée, Lorient-des-marins.
Lorient-la-poche, Lorient-la-rouge, Lorient-les-pardons, Lorient porte
de l’Orient :
Lorient est une
orange / Posée la nuit de Noël / Aux pieds des enfants
bretons / Un ogre l’a dévorée
Ricardo Montserrat chante la ville de Lorient comme nul ne l’a encore
fait. Un grand, beau et long cri de colère et d’amour à
une ville sang et chair, ville tendresse et malheur, histoire et
souffrance, calme et orgueil ; ville et port.
96 pages, illustré par Bénédicte Waryn,
I.S.B.N. 2-914505-07-8 : € 7
Aziz, orphelin, quitte son Pas-de-Calais natal pour
Paris. Là il vit vaille que vaille, il rencontre Sophia. Ils
s’aiment. Aziz meurt. On greffe à Robert un jeune cœur. Et
ensuite ? Robert va-t-il rencontrer Sophia ?
Où leur route va-t-elle les conduire ? Où sont
passés les rêves d’Aziz ?
Abdellatif Attafi est venu du Maroc étudier en France. Il est
parti aux États-Unis où il vit et enseigne le
français. De cette langue il fait un emploi renouvelé
étonnant, il raconte une étrange histoire, entre naturel
et merveilleux. Est-ce pour mieux évoquer l’errance à
laquelle tant d’innocents sont condamnés ?
128 pages, illustré par Simon Andr�
I.S.B.N. 2-914505-06-X : € 8
Gareth, Marie-Luce, Steve, Daniel, Théo,
Dafydd et d’autres : que vient faire leur avenir dans leur
présent ? Pensent-ils à la vieillesse ?
à la retraite ? Ils sont jeunes, ils ont bien le temps… Ce
n’est pas uniquement une question pour les journaux, une question de
manœuvres et de négociations entre patronat et salariat,
ça nous regarde : c’est de nous qu’il s’agit, de notre vie.
Victoire Perdrot, ses personnages : chacun se pose ces
questions et y apporte des réponses. En outre, elle offre ses
mots, ses images, ses pensées et rien de tout cela ne laisse
indifférent.
96 pages, illustré par Stephen Davies,
préface de D. Daeninckx, (avec CER SNCF)
I.S.B.N. 2-914505-05-1 : € 7
Cette nouvelle simple et élégante est
la biographie d’un certain David Kupfermann, enfant de Sarcelles, sans
cesse préoccupé de son ascension sociale.
Paul et Constant, autre nouvelle,
montre deux jeunes hommes, soldats ensemble en Algérie, qui ne
se quitteront plus par la suite, assortissant leurs choix dans la vie
de façon à ne jamais se quitter ni se séparer.
Jusqu’o iront-ils ?
Daniel Zimmermann confie ici deux textes. Le chemin parcouru d’une vie
bien remplie lui a donné tendresse et férocité
humour et lucidité patience et exigence. Il nous en fait
profiter sans manières et ce don nous touche d’autant plus.
64 pages, illustré par Maud Lenglet,
I.S.B.N. 2-914505-04-3 : € 6
Qu’est-ce que le social ?
D. Daeninckx, Ch.-E. Déquesnes, S. Doubinsky,
M. Hondo, S. Livrozet, Th. Maricourt, I. Marsay,
R. Martin, R. Montserrat, V. Staraselski,
D. Vandemelk & C. Ytak répondent à cette
question. Ce sont des romanciers, aussi donnent-ils récits,
histoires, scénarios, fables et poèmes. Douze auteurs et
une illustratrice se sont généseusement mobilisés
quand l’un d’eux les a alertés sur une histoire de
pot-de-terre : une école de travailleurs sociaux allait
être balayée par des apparatchiks sans vergogne. Une
éole indépendante ? Quel culot !
96 pages, illustré par Maud Lenglet,
I.S.B.N. 2-914505-03-5 : € 8
Quand l’usine Levi’s a fermé ses portes en
février 1999, les 541 licenciés ne se sont pas
bercés de l’illusion de retrouver un travail stable. Vingt-cinq
femmes de ces 541 ont écrit avec Christophe Martin pour le
spectacle
501 Blues et
pour ce livre. Toutes sortes d’écritures pour les
connaître, elles, leur colère, leur espéance.
Récits, descriptions, dialogues, formes rythmées,
énumérations fortes comme des litanies industrielles,
comme pour marteler le mur de mensonges et de propos rassurants
constamment dressé et rehaussé dit Ricardo Montserrat
dans son émouvante et ardente préface.
128 pages, illustré par François Saint-Remy,
préface de Ricardo Montserrat,
I.S.B.N. 2-914505-02-7 : € 8
Le journal n’est pas tendre avec
Némésis, une toute jeune fille. À croire que tous
les crimes de la terre lui reviennent.
En prison ! Il faut la
neutraliser ! se dit le P-DG inquiet. Qui est-elle ?
La colère contre l’injustice. Et vrai, elle n’y va pas de
main-morte ! Fauteurs de misère et d’humiliation ne
trouvent pas grâce à ses yeux ; elle sait les mettre
face à leurs responsabilités. Oui, la colère
relève la tête des exploités.
Cathy Ytak est traductrice du catalan, elle nous présente sa
première nouvelle. À conseiller à tous ceux qui
croient les yeux fermés que l’exploitation est une histoire
démodée.
64 pages, illustré par Manu Rich,
(avec V.O. éditions)
I.S.B.N. 2-914505-01-9 : € 4
Un enfant, son papa et les autres personnes de sa
vie, dans un monde moins innocent qu’il n’en a l’air. L’enfant
s’invente un confident, un farfadet à qui il dit ses
rêves : exercer le fabuleux métier de fabuliste et
conduire un orchestre de cuivres, de cordes et de billes en verre.
Hélas, le chemin des rêves est plein d’embûches,
surtout quand l’état-ogre dévore enfants et adultes.
Thierry Maricourt, poète, auteur d’essais et de romans, nous
livre un superbe conte triste pour enfants petits et grands.
Voudrait-il nous éviter de dormir et ronronner sous les caresses
hypocrites des mains de l’oppression ?
64 pages, illustré par Fabian,
préface de S. Doubinsky,
I.S.B.N. 2-914505-18-3 : € 6
Nouvelle édition, juin 2007