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Voici l'histoire vraie et terrifiante d'un de mes amis, qui cherchait à changer après 8 ans de bons et loyaux services sa vieille 205 diesel.
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Il nous a fait un peu peur en regardant des opel corsa.
Il est allé voir du coté de chez volvo, en est revenu avec de belles doc et une grosse envie de break V40.
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Finalement, il a acheté une scénic.
Que s'est-il passé entre deux ?
j'ai soupconné son épouse. Finalement, il en ressort les grands axes suivants :
"je lui ai dis qu'il achetait ce qu'il voulait, c'est lui qui a choisi"
"Un break c'est pas bien, on voit les affaires dans le coffre" (et le cache bagage ??)
"Un scénic, ça se revend super bien d'occasion"
"Un espace, c'est trop grand, on a seulement deux enfants, ça consomme trop"
"Un scénic, ça fait le gars qui a réussi dans la vie"
En plus, elle a du mettre les gamins avec elle, car à chaque fois qu'ils voyaient un scénic, ils disaient :
"Regarde papa, la belle voiture"
Alors attention, méfiez vous, vous êtes prévenus.
PS : pas de photo de scénic pour illustrer cet article. Je m'y refuse. Vous ne trouverez pas non plus sur mon site de J7 ni de traffic. Cela devait être dit.
Le copain en question s'est reconnu, et il m'a demandé un droit de réponse.
Triste histoire que la sienne, je la publie en entier.
La virulence des attaques dont je fais l'objet m'oblige à exiger un droit de réponse.
L'auteur de cette page prétends à tort que l'achat de ma Renault est le fruit d'une négociation tendue dont mon épouse serait sortie victorieuse. Cette version des faits est fausse ; elle est le fruit des fantasmes de l'auteur. Voici ce qui s'est réellement passé (depuis le début).
Je n'ai jamais été adepte des majorettes ; issu d'un milieu plutôt défavorisé, j'ai dû me contenter de vieilles Norev monochromes et de quelques matchboxs gagnées dans les cours de récréation, dans les tournoi de billes ou de marelle (pensée émue pour la petite Catherine, qui a dû sacrifier la collection de Norev de son père pour satisfaire sa stupide envie de me défier à la marelle). Ces modestes ersatz ont cependant suffit à me communiquer le virus de la passion automobile.
L'âge de l'adolescence survenant, j'ai dû abandonner les tournois de marelle pour me consacrer à de plus sérieuses occupations. Les publications de l'époque (Chromes & flammes, Calandre, Nitro) m'ont permis de retapisser avantageusement ma chambre de customs étincellants : choppers, low riders et bolides rouges avaient ma préférence ; ce cadre était pour moi le piège à filles idéal ! Il s'est malheureusement avéré que les seuls à s'y intéresser furent des adolescents boutonneux adeptes des fléchettes.
Le printemps de mes dix huit ans, on m'offrit le permis de conduire. Et là, je dois reconnaitre que j'ai été gâté ! Faire ses premiers tours de roue au volant d'une GSA X3, avec jantes en alliage, satellites de commandes à proximité immédiate du volant, frein à main astucieusement disposé au tableau de bord, commande de réglage en hauteur des suspensions permettant d'adopter en un tour de main le look 4X4, que de luxe. Je passe sur la manette de réglage des sièges permettant d'adopter en 1/4 de tour la position allongée, le dégivrage de la lunette arrière, les essuis glace intermittents, etc. Les 65 CV de la bête nous propulsaient vers des sommets de jouissance, dans un confort digne d'une BX ! Ils m'ont également propulsé dans le pare choc d'une vieille dame, ce qui a sonné le glas de cette aventure.
Remis de mes émotions, je me suis vu offrir un budget conséquent pour renouveler ma voiture (30000 Francs). Celà me laissait le choix entre une 2 CV neuve, une Opel Kadett GTE noire ou une golf verte. C'est cette dernière que j'ai choisi : 1300 cc de pur plaisir ! Laissant loin derrière les jeunes rupins au volant de leurs 205 GR, narguant les forces de l'ordre avec des vitesses aux limites de la légalité, cette voiture était le piège à filles idéal. Un malheureux calorstat récalcitrant a eu raison de la bête.
J'ai alors découvert les joies du diesel ; du couple à ne savoir qu'en faire, une sonorité à se faire pâmer un mécano de formule 1, un appétit d'oiseau : le cocktail idéal. Dès l'achat de ma 205 XRD j'ai compris que le cours de ma vie avait changé. Les premiers tours de roues, entre le garagiste de Mouscron et la rue de Gand, resteront gravés à jamais dans ma mémoire. Les regards admiratifs des badauds, les enfants aux yeux pétillants, les femmes aux pensées lubriques défilaient dans mes rétroviseurs (deux, un à droite et un à gauche) au rythme des décibels enchanteurs. Je me suis hâté de ranger la belle au garage afin de la soustraire aux regards et à la convoitise.
Et puis, au bout de 200000 Km il a fallu songer à la remplacer. En scientifique convaincu, j'ai adopté un mode de réflexion rationnel : Comment concilier la raison et la passion ?
La raison : 140 KF, pas un franc de plus, 4 places et un vrai coffre, du neuf pour la sécurité.
La passion : un maximum de sensations au volant et un maximum d'esbrouffe pour les voisins.
La Passat TDI aurait fait un bon choix, mais l'arrogance des vendeurs de chez VW (Villeneuve d'Ascq, Roncq) m'a dissuadé, alors que j'y étais allé le carnet de chèque en poche prêt à signer !
Le Fiat Multipla me plaisait bien, mais l'idée d'acheter une voiture italienne m'a refroidi.
Je me suis décidé pour une Volvo V40, quand ma vieille chaudière à mazout (celle qui me sert à chauffer la maison) a rendu l'âme. Le coût de remplacement (40000 F) a réduit mes envies de Volvo à néant. Les 100000 F qui restaient m'ont permis de m'acheter la Scénic TDI, choix dont je me réjouis tous les jours.
Mon épouse n'est donc pas intervenu dans mon choix !
Fabien V.
Bravo Fabien, Isabelle peut être fière de son homme !