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La bible de l'automobile

Elle jette quand même, hein !!!
Les Bugatti.
La première contribution "humeur"...
Merci Adrien.

En direct de notre envoyé spécial permanent en Alsace Adrien :

Bugatti !

En voilà un nom qui sonne bien français. COCORICO ! ! ! Car cette prestigieuse marque fait bel et bien parti de notre patrimoine.

Au-delà de ces mythiques mécaniques de Molsheim (Alsace, 67, c’est en France, si si je vous assure ! ! Faut-il voir dans sa renaissance la future référence automobile mondiale ? Mais à quel prix ?


Rachetée par un boulimique des marques, Ferdinand Piech (Big Boss de Volkswagen), Bugatti cherche son style au travers de prototypes découverts à chaque salon. Ce n’est pourtant pas la saison des soldes pour dévoiler tant de modèles : 118,218,18/3 Chiron et enfin 18/4 Veyron, avec en prime des noms de pilotes français qui ont autrefois couru pour défendre de fort belle manière l’orgueil des voitures bleues.

Oui j’aime Bugatti mais pas VW !

Pourquoi ? VW possède toutes les marques pour toutes les bourses : de la Fourmi teutonne au puissant Taureau italien. Mais il n’a pu mettre la main sur la voiture du peuple britannique par excellence : Rolls-Royce, retour chez BMW dans quelques années.

Tout lui appartient : VW bien sûr, Seat, Skoda, Audi, Lamborghini, Bugatti.

Le design de la future Bugatti ne doit surtout pas ressembler au coup médiatique de la Beetle, caractéristique du manque d’idées et d’innovations des dessinateurs de la marque.

L’héritage de Bugatti est pourtant plus riche que VW et sa Cox : le "pur-sang " type 35 de 1924, type 41 Royale de 1927, type 57 et type 55 de 1933. Il ne faut pas chercher longtemps pour trouver l’identité de la marque : des lignes pures, un insigne en fer à cheval avec le bouchon de radiateur et de couleur bleue. Seul manque à VW l’essentiel : des lignes pures dignes d’une Bugatti.

L’avant des différents prototypes est assez joli voir fidèle à la marque, mais les arrières proposés ne méritent pas autant d’éloges : beaucoup de travail doit encore être effectué dans ce domaine, mais pas autant que pour la partie moteur. En effet, l’EB 118 a inauguré un moteur inédit en W18. W, comme c’est bizarre, ça me fait penser au sigle VW, pas vous ? Imaginez une grosse Passat ou une Cox badgée Bugatti et on voit le résultat.

Une Bugatti mise en mouvement par 3 vulgaires 6 cylindres VW : crime de lèse- majesté. Le seul point positif est d'être esthétiquement réussi.



" Bugatti, la voiture du peuple ... monégasque ", en voilà un slogan approprié au retour commercial de la marque de Molsheim.

Pourquoi ne pas avoir laissé ce projet aux designers " maison " ; ils connaissent la marque, ce qu’elle demande, ce qu’elle exige !


Pour les fondus, je recommande le livre de Maurice Sauzay " guide Bugatti : tous les modèles de 1910 à nos jours " dont est extraite cette phrase " Les chevaux de course ne meurent jamais ".
Il suffit seulement de les matérialiser.

L’emblème Bugatti est né d’un dessin d’Ettore Bugatti destiné à la firme allemande Deutz en 1907 et repris plus tard par son concepteur pour sa propre marque. Puis suivirent quelques évolutions pour arriver au "logo " actuel.

Le plus important n’est- il pas de faire revivre cette marque ? Si mais sans oublier son âme au fond d’un placard et ainsi renouer avec son glorieux passé.

Malgré tout cela et amoureux de Bugatti avant tout, je souhaite quand même bon courage à VW pour le travail qu’il reste à accomplir...


Amen


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Adrien