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La bible de l'automobile
L'historique du tuning.
Bin voilà, ça m'est venu un soir, je me suis dit "faut que je raconte l'épopée du tuning", depuis le début jusqu'à nos jours.
C'est l'oeuvre de ma vie.

Voilà donc le resultat de 15 ans d'enquête (euh disons 3h d'intenses réflexions)


PS : les illustrations proviennent du net et je les ai un peu retouchées. Si j'ai outrepassé un copyright, je m'en excuse, mais c'est pour la bonne cause, non ???

le père du tuning...

Origine : la naissance du tuning

Napoléon, tout fier d'être empereur et bien décidé à faire suer le monde, décida d'inverser le côté de la circulation. A l'origine, on roulait à gauche en Europe, afin que les chevaliers qui portaient l'épée puisse se mettre sur la tronche plus facilement, car ils étaient quasi tous droitier.
Or, ce que le monde entier ignore, et que je vais révéler, c'est que la maman de Napoléon avait un problème de hanche et ne pouvait monter à cheval que par la droite. Ce qui était très dangereux, car c'était le milieu de la route.
Napoléon, qui n'avait toujours pas réussi à combattre son complexe d'Oedipe, décida d'inverser le côté de circulation pour faire plaisir à sa môman chérie. Et puis à quoi ça sert de dominer l'Europe si on peut pas faire ce qu'on veut. Bref, la circulation passa à droite pour tout le monde, sauf ces cons d'anglais (ils obligèrent d'ailleurs Napoléon à marcher à gauche sur St Hélène, brimade inconnue de la plupart des historiens). Bref, en 1800 et des pirettes, on passe de la gauche à la droite.
Mais à cette époque tous les fiacres, les calèches, les torpédo avaient une unique porte. A gauche bien sûr. Il a donc fallu bouger ces portes pour les faire passer à droite, car sortir par la porte de gauche au beau milieu de la circulation était trop dangereux. Il fallait tourner les portes de côtés. Ce fut d'ailleurs un commerce fleurissant pour certains grands carrossiers, dont celle d'Emile Grosjean.
Un touriste anglais de passage à Paris, visitant cette célèbre carrosserie, s'exclama
- "Fucking french bastard, they 're turning all the doors, ahahaha !!!". Ce qu'on pourrait traduire par "Ces cons de français s'amusent à tourner toutes leurs portes, héhéhé !!!". Ne parlant pas la langue de Thatcher, le carrossier, en gros beauf parisien, demanda à l'anglais de répéter :
- "Kek t'as dit mon gars ?"
Ce dernier, conscient du niveau d'anglais de son interlocuteur se limita à répéter avec un grand sourire narquois :
- "turning, ahahaha !!!".
Pensant à un compliment, le carrossier un peu sourd cru entendre le mot "tuning" (il était du Berry, et avait du mal avec les "r"). Peu fin en matière de langues étrangères, il comprit néanmoins que l'anglais allait vite devenir une super langue mondiale, il décida donc de baptiser son activité "Charrette tuning" en lieu et place de "Charrette tournage de porte & Cie". Le succès fut immédiat. Tous les titi parisiens vinrent faire du tuning de portes. Le terme allait passer à la postérité.


4 paires d'anti brouillard, mais seulement 4 portes, ouf...

Evolution. Le premier excès du tuning

Le tuning était initialement une adaptation des véhicules aux nouvelles normes. Il devint rapidement une façon d'améliorer le véhicule. La grande mode au milieu du 19ème était le tuning de porte : on en rajoutait partout (un peu comme les anti brouillard à la fin du 20ème siècle). A l'exposition internationale de Hanovre en 1858, il y avait un stand tuning, mais rapidement les gens se lassèrent, et on oublia le tuning quelques temps.


Ford T, modèle touring 1909

Déclic. Le tuning moteur

C'est Henry Ford qui produisit le déclic. Grand précurseur et père moral des Lada, il fut en effet le premier à produire des caisses merdiques sous équipées, mal motorisées, mais pas chères. Bon, à l'époque c'était quand même bien, vu que y'avait que ça. Pendant ce temps, le petit fils d'Emile Grosjean, Christian de Grosjean (la famille avait été anoblie suite à sa fortune dans le tuning) avait repris la carrosserie familiale et l'avait renommée "Carrosserie Christian" (c'est important pour la suite). En 1909, Christian flaira immédiatement un marché potentiel extraordinaire : le gonflage de moteur. En effet, en polissant bien les conduits du moteur du Ford T, et avec un jeu de bougie plus performantes (bien avant l'invention réelle des bougies donc), il arrivait à faire gagner 0.5 CV, ce qui était énorme. Les performances explosaient, et des chroniqueurs auto allèrent jusqu'à parler du miracle de la carrosserie Christian, surtout depuis que des petits malins avaient effacé quelques lettres, pour donner Carrosserie Christ. Le tout Paris se gaussait donc du miracle de "Christ Carrosserie", qui se déforma en miracle du kit carrosserie. C'est d'ailleurs pour ça que des neuneus encore aujourd'hui rajoutent des ailes larges pour aller plus vite, car initialement le kit carrosserie faisait gagner des chevaux, mais plus maintenant. Ahhh, ces jeunes...


Le fardier de Cugnot


En fait, Chistian n'avait rien inventé. Le premier tuning moteur a été réalisé en 1771 par une femme, une flamande, Ilse Van Waissgaite. Elle était sur le bord de la route quand Cugnot faisait des essais libres sur son fardier (machine à vapeur). la machine n'avançait pas bien, car un tournevis bloquait une soupape et empêchait le moteur de tourner à son régime optimal. Cugnot s'en aperçu, et envoya le tournevis voler par la fenêtre (gag, y'avait pas de fenêtre). Malheureusement, Ilse était là et se l'est pris dans la tronche. En fait, en donnant un tournevis à la Waissgaite, Cugnot avait grandement amélioré les performances de son véhicule et il atteint ce jour là la vitesse maxi de l'engin : 4 km/h. L'expression passa dans le langage populaire pour désigner une augmentation des performances en général, et se déforma petit à petit en " donner un tour de vis à la waste gate ". Ce n'est que bien plus tard, après l'invention du moteur turbo compressé qu'on comprit le sens de cette expression (spécial dédicace aux possesseurs de 5 GTT, avec leur petit 1.4l turbo. Le fardier de Cugnot était un bi-cylindres 62 l ! ! !).

 


Un des tous premiers volant de Mauicianoitch, dit Maumau...

Les années 20. la compétition

Les premières années de la compétition virent fleurir un nouveau tuning concernant l'habitacle. En effet, beaucoup de gens voulaient faire vroum vroum comme les champions. Mauricianovitchino Armagadénovistounitch, dit Maurice, un ancien pilote tchetcheno-croate par sa mère, bulgaro hongrois par un copain de son père, qui tenait un garage à Nice et qui s'était fait une spécialité dans l'installation de volant de compétition que la mafia calabraise chapardait sur les voitures de courses de la targa florio (d'ou l'expression "voler" qui vient de "volant"). Maurice agissait d'abord sous le manteau, se faisant appeler maumau. L'activité devint ensuite quasi légale, les clients entraient dans son garage en hurlant "met moi un volant d'compét', maumau". Puis le succès aidant, il fondra une fabrique de volant qu'il appela tout naturellement momo, car ses clients n'étaient pas bien fin et n'arrivaient pas à écrire maumau...


les frères Woo (Li Peng était plus petit que FouYoung)

L'après guerre - le tuning audio

Les premiers postes de radio nécessitaient un câble de 20 m fixé entre deux arbres pour faire antenne, et occupaient une bonne valise. On les écoutait à l'arrêt, lors d'un pique nique par exemple, en fixant un cornet (enceinte) sur une aile. Ensuite vint l'ère du poste à lampe, qui vidait la batterie au bout d'un quart d'heure et chauffait l'habitacle comme pas possible. Après arriva le poste à transistor, révolutionnant tout. Les premiers postes à transistors arrivèrent vers 1950-60, importés par une famille de japonaise sur Paris : les frères Woo. Leurs installations étaient sublimes, très réputées pour le son bien grave que nécessitait la retranscription des cassettes de gong tibétain utilisée pour leur test en interne. bref, du matos de rêve, et on parla vite du "sublime" son des frères Woo. Il fallait avoir un "sub'" des frères Woo. En fait l'américanisme ambiant déformation l'expression en "sub" Woo frères, puis en subwoofer. Le nom est resté pour qualifier un haut parleur qui restitue bien les basses...
A ce propos, on note actuellement un retour aux principes des premiers postes de radio, avec des installations hi-fi sonorisant plus l'extérieur que l'intérieur du véhicule. Il faudrait peut-être penser à vendre les hauts parleurs avec des notices pour que les djeun' d'ass t'heure les montent à l'endroit et non à l'envers.


la 2CV de pôpa...

Temps moderne. le tuning cocoon

Le tuning tomba une nouvelle fois dans l'oubli. Mais en 1965, ma maman tricota pour mon papa un entourage de volant pour sa 2Cv. Les incultes et les jeunes ne le savent pas, mais à cette époque là, le volant des deuches était en métal, donc hyper méga over froid pour les petits doigts de mon pôpa. Mais grâce à la laine du tricot, ça allait mieux. Ca ne devait pas améliorer le grip du volant (le contact laine métal doit pas être super accrocheur), mais ça allait lancer la mode du tuning cocoon. La 2Cv ce mon père fut copiée. D'audacieux lancèrent la mode des volant en moumoute, des sièges en moumoute, des tapis de sol en moumoute, bref, de la voiture moumoute, ça pouvait même parfois remplacer l'airbag qui n'était pas encore inventé...

 

Tuning 3ème millénaire.

A vous de l'inventer...