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L'historique du tuning. Bin voilà, ça m'est venu un soir, je me suis dit "faut que je raconte l'épopée du tuning", depuis le début jusqu'à nos jours. C'est l'oeuvre de ma vie. Voilà donc le resultat de 15 ans d'enquête (euh disons 3h d'intenses réflexions) PS : les illustrations proviennent du net et je les ai un peu retouchées. Si j'ai outrepassé un copyright, je m'en excuse, mais c'est pour la bonne cause, non ??? |
![]() le père du tuning... |
Origine : la naissance du tuning Napoléon, tout fier
d'être empereur et bien décidé à faire suer
le monde, décida d'inverser le côté de la circulation.
A l'origine, on roulait à gauche en Europe, afin que les chevaliers
qui portaient l'épée puisse se mettre sur la tronche plus
facilement, car ils étaient quasi tous droitier. |
![]() 4 paires d'anti brouillard, mais seulement 4 portes, ouf... |
Evolution. Le premier excès du tuning Le tuning était initialement une adaptation des véhicules aux nouvelles normes. Il devint rapidement une façon d'améliorer le véhicule. La grande mode au milieu du 19ème était le tuning de porte : on en rajoutait partout (un peu comme les anti brouillard à la fin du 20ème siècle). A l'exposition internationale de Hanovre en 1858, il y avait un stand tuning, mais rapidement les gens se lassèrent, et on oublia le tuning quelques temps. |
![]() Ford T, modèle touring 1909 |
Déclic. Le tuning moteur C'est Henry Ford qui produisit le déclic. Grand précurseur et père moral des Lada, il fut en effet le premier à produire des caisses merdiques sous équipées, mal motorisées, mais pas chères. Bon, à l'époque c'était quand même bien, vu que y'avait que ça. Pendant ce temps, le petit fils d'Emile Grosjean, Christian de Grosjean (la famille avait été anoblie suite à sa fortune dans le tuning) avait repris la carrosserie familiale et l'avait renommée "Carrosserie Christian" (c'est important pour la suite). En 1909, Christian flaira immédiatement un marché potentiel extraordinaire : le gonflage de moteur. En effet, en polissant bien les conduits du moteur du Ford T, et avec un jeu de bougie plus performantes (bien avant l'invention réelle des bougies donc), il arrivait à faire gagner 0.5 CV, ce qui était énorme. Les performances explosaient, et des chroniqueurs auto allèrent jusqu'à parler du miracle de la carrosserie Christian, surtout depuis que des petits malins avaient effacé quelques lettres, pour donner Carrosserie Christ. Le tout Paris se gaussait donc du miracle de "Christ Carrosserie", qui se déforma en miracle du kit carrosserie. C'est d'ailleurs pour ça que des neuneus encore aujourd'hui rajoutent des ailes larges pour aller plus vite, car initialement le kit carrosserie faisait gagner des chevaux, mais plus maintenant. Ahhh, ces jeunes... |
![]() Le fardier de Cugnot |
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![]() Un des tous premiers volant de Mauicianoitch, dit Maumau... |
Les années 20. la compétition Les premières années de la compétition virent fleurir un nouveau tuning concernant l'habitacle. En effet, beaucoup de gens voulaient faire vroum vroum comme les champions. Mauricianovitchino Armagadénovistounitch, dit Maurice, un ancien pilote tchetcheno-croate par sa mère, bulgaro hongrois par un copain de son père, qui tenait un garage à Nice et qui s'était fait une spécialité dans l'installation de volant de compétition que la mafia calabraise chapardait sur les voitures de courses de la targa florio (d'ou l'expression "voler" qui vient de "volant"). Maurice agissait d'abord sous le manteau, se faisant appeler maumau. L'activité devint ensuite quasi légale, les clients entraient dans son garage en hurlant "met moi un volant d'compét', maumau". Puis le succès aidant, il fondra une fabrique de volant qu'il appela tout naturellement momo, car ses clients n'étaient pas bien fin et n'arrivaient pas à écrire maumau... |
![]() les frères Woo (Li Peng était plus petit que FouYoung) |
L'après guerre - le tuning audio Les premiers postes de radio
nécessitaient un câble de 20 m fixé entre deux arbres
pour faire antenne, et occupaient une bonne valise. On les écoutait
à l'arrêt, lors d'un pique nique par exemple, en fixant un
cornet (enceinte) sur une aile. Ensuite vint l'ère du poste à
lampe, qui vidait la batterie au bout d'un quart d'heure et chauffait
l'habitacle comme pas possible. Après arriva le poste à
transistor, révolutionnant tout. Les premiers postes à transistors
arrivèrent vers 1950-60, importés par une famille de japonaise
sur Paris : les frères Woo. Leurs installations étaient
sublimes, très réputées pour le son bien grave que
nécessitait la retranscription des cassettes de gong tibétain
utilisée pour leur test en interne. bref, du matos de rêve,
et on parla vite du "sublime" son des frères Woo.
Il fallait avoir un "sub'" des frères Woo. En fait
l'américanisme ambiant déformation l'expression en "sub"
Woo frères, puis en subwoofer. Le nom est resté pour qualifier
un haut parleur qui restitue bien les basses... |
![]() la 2CV de pôpa... |
Temps moderne. le tuning cocoon Le tuning tomba une nouvelle fois dans l'oubli. Mais en 1965, ma maman tricota pour mon papa un entourage de volant pour sa 2Cv. Les incultes et les jeunes ne le savent pas, mais à cette époque là, le volant des deuches était en métal, donc hyper méga over froid pour les petits doigts de mon pôpa. Mais grâce à la laine du tricot, ça allait mieux. Ca ne devait pas améliorer le grip du volant (le contact laine métal doit pas être super accrocheur), mais ça allait lancer la mode du tuning cocoon. La 2Cv ce mon père fut copiée. D'audacieux lancèrent la mode des volant en moumoute, des sièges en moumoute, des tapis de sol en moumoute, bref, de la voiture moumoute, ça pouvait même parfois remplacer l'airbag qui n'était pas encore inventé... |
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Tuning 3ème millénaire. A vous de l'inventer... |