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Deuxième partie: Magnifique. Orson Welles se calme et resserre le film autour de quatre, cinq personnages. Les dialogues deviennent plus présents, l'action physique devient mentale. Les plans s'enchaînent avec une maîtrise rare et précipite nos héros vers la mort inéluctable.
Ce film a été tourné en deux ans avec plusieurs types de pellicule et dans des endroits différents.
Mais c'est arrivé, Nanni a fait un film moyen. Un peu prétentieux, un peu ennuyeux, un peu tout mais pas grand chose. Mélangeant la politique, sa paternité, son travail de cinéaste, il fait un film 100% sur lui même mais qui nous ne nous intéresse peu. Mais, Moretti nous prévient à plusieurs moment de sa lassitude de cinéaste. Il n'a pas le courage de filmer sa comédie musicale, il veut faire un grand documentaire sur l'Italie mais n'en ressent pas la profonde conviction. Tout cela se sent très fort, Moretti n'a pas envie de filmer quoi que ce soit. A part son petit garçon que l'on voit dans le ventre de sa maman puis bébé. Moretti joue le papa gâteau en espérant nous faire rire. Mais il n'est pas très drôle. C'est sa vie, pas la nôtre. S'en est presque dérangeant. 'Journal intime' était sur ce point moins égocentrique, le dialogue était encore possible, avec le spectateur tout du moins. C'est d'ailleurs dans la communication que Moretti se révèle le meilleur. Quand il parle à la télévision qui diffuse des images de politique, quand il parle avec sa mère, sa femme.
Même si le film est parfois drôle, même s'il touche juste de temps en temps, il est très loin de 'Journal intime' et de 'Palombella Rossa', véritable chef d'œuvre d'un cinéaste solitaire qui doit se forcer à raconter une histoire pour ne pas tomber dans l'introspection et l'égocentrisme de 'Aprile'.
Vu cet été
Un authentique phénomène de chef d'œuvre
Y'a pas à tergiverser, Les Idiots nous bouleverse de toute part. Film libre dans tous les sens du terme, il nous emmène au plus loin dans notre vision de l'autre, de la société et du monde. Jamais il ne met le spectateur dans sa poche, jamais il ne va à la facilité et à tout moment le film avance vers de nouveaux horizons qui se révèlent douloureux.
Lire avant tout le livre de Jordi Vidal "Traité du combat moderne" sur les films de Stanley Kubrick.| 'Saving Private Ryan' de Steven Spielberg |
'Full Metal Jacket' de Stanley Kubrick |
'Starship Troopers' de Paul Verhoeven |
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| Sensation : Y être. | Intelligence : Artiste. | Cynisme : Troublion de la fête. |
| Le film se veut un documentaire en première partie puis cela devient du cinéma piqué à droite à gauche. Spielberg ne se sert du cinéma existant que pour le recycler sans lui apporter de touches personnelles. Les images, à la Ford, sont repris plan par plan. Les idées, à la Fuller, sont reprises ligne par ligne. Il en est de même pour les emprunts à Kubrick (villages dévastés en feu, musique couinante, tireur isolé.) |
L'œuvre existe par elle même mais toujours en relation avec le cinéma qui l'a précédé. Kubrick fait une synthèse de ce qui existe et applique un nouveau traitement à la guerre et au cinéma. Ici, la guerre du Vietnam se passe en ville (tout du moins ce qu'il en reste), et le scénario est complètement éclaté, sans réelle envie de construction classique. | Mélange de 'Friends' et de 'Full Metal Jacket' avec un soupçon de 'Fort Alamo' mâtiné de série Z extra-terrestre. Les références sont là pour nous faire comprendre la portée du film. Elles nous permettent aussi de nous replacer en terrain connu. La séquence 'Fort Alamo' est ici le moment le plus marquant. |
| Je pense que Spielberg veut nous faire ressentir la guerre, au moment de la projection. Il veut nous éduquer, que l'on comprenne ce que certaines personnes ont connu ou connaissent encore. | Satire de l'amérique et de son génocide indien. 'Nous on est John Wayne et eux sont les Indiens' entend-on dans le film. Le film montre aussi la difficulté de vivre un esprit anarchique ou du moins, différent et lucide. Quoi qu'il arrive, on rentre dans le rang. La guerre soude les amitiés viriles autour de la mort et de la tuerie. Vision on ne peut plus pessimiste et réaliste de l'humanité. | Autre satire de l'amérique et de son génocide Indien. Ici, les Indiens sont des arachnides, il faut les tuer. On ne sait pas pourquoi mais il faut les exterminer. Mise en abîme de la bêtise des films catastrophes ou rien n'est poussé à bout, ni la violence, ni la vulgarité, ou tout est soft. |
| Ici, le combattant est humain, mais un bon humain. | Ici, l'ennemi est invisible. Le combattant n'existe que par rapport à la troupe. Il fonctionne comme un cerveau (récurent chez Kubrick) avec ses électrons libres. | Ici, l'ennemi est représenté comme un monstre. Un peu comme la représentation des irakiens lors de la guerre du Golfe. A la guerre, il vaut mieux penser que l'ennemi est un monstre, sinon on a des sentiments pour lui. Le combattant est unique : Homme, femme, noir ou blanc, il n'y a aucune différence. Le monde n'est qu'un, en gros une amérique universelle. Magnifique scène de la douche (homme et femme mélangé) sans aucun regard lubrique échangé car le corps et la vie privée n'ont pas d'importance. |
| Difficile choix sur un film qui marque longtemps après sa vision ( 4 jours après, c'est encore dur). Le film réussit une chose incroyable aux dires des vétérans, c'est de restituer le sentiment de la guerre, je parle ici du premier quart d'heure, avant que l'on entre dans un film de cinéma. Je parle du moment où les acteurs ne se sont pas encore présenté, quand on est sure que se sont des soldats. Grande force du film que de commencer tout de suite, sans présentation. Il est aussi évident de dire que si la guerre présentée était fictive, l'émotion serait moins grande (évidence bonne à dire quand même). La suite, une fois que l'on rentre dans l'histoire avec un petit 'h', on se prend à regarder les pièges dans lesquelles Spielberg n'est pas tombé et l'on est surpris de beaux moments de dialogue ou plutôt de monologue qu'il nous livre. On est énormément ému par la scène de la mère qui s'assoie avant l'annonce de la mort de ses fils sans qu'aucune phrase n'est été prononcée. Emu parce que le moment est fort et, ou parce qu'il ressemble à un plan de John Ford dans 'La prisonnière du désert'. Un seul plan pour nous montrer la misère de toutes les mères du monde. C'est réussi mais c'est là où le bât blesse. Spielberg ne peut que parler au nom de toute l'humanité. Son fascisme du bon sentiment est énervant. Son film se veut positif et moralisateur mais il ne prend pas en compte l'homme tel qu'il est. Ca c'est la tâche de Kubrick. |
Revu uniquement la dernière partie du film le soir de la vision de 'Ryan'. Autant le film de Spielberg a peu d'unité, autant celui de Kubrick a peu d'intérêt si il est tronçonné. Il faut le voir en entier pour bien le 'voir' et si l'on veut, bien le comprendre. Eclatement du scénario, voilà le maître mot de Kubrick pour son film. Il est vrai que la narration passe par des trous assez important, des moments apparemment sans grand intérêt et surtout sans fil directeur autre que notre 'Joker', garçon un peu plus intelligent que les autres, petit rigolo à ses heures et faisant tout pour ne pas se prendre au 'jeu' de l'armée et de la guerre. Kubrick a aussi expérimenté sa mis en scène. L'éclatement devient alors flagrant. Filmage très frontal pendant l'entraînement. Assez neutre dans la seconde partie, avant de prendre tout les risques vers la fin. Voir l'interview avec les correspondant de guerre, le moment très reportage aussitôt suivi d'une scène très 'cinéma'. Et la fin avec ses travelling suivant les soldats marchant dans la ville dévasté et en feu. Cette mise en condition du spectateur a peut être à voir avec le sentiment même de la guerre. Que va-t-il se passer? De quelle manière cela va se passer? Bringuebaler dans un scénario et une mis en scène sans cesse déroutante, le spectateur peut tout attendre, mais sûrement pas la snipeuse finale, ultime pied de nez à celui qui croit tout savoir, celui que le cinéma de guerre n'atteind plus. |
La réflexion sur ce film se trouve dans les rubriques précédentes. La revision n'a fait qu'accentuer tout ce que j'ai pu en dire. Pour résumer, satire de l'amérique. Pied de nez au films catastrophes trop gentil. |
| Cronenberg : Les trois premier films. |
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| Frisson (Parasites murders/Shivers) |
Rage (Rabid) |
Chromosome 3 (The Brood) |
| Aussi glauque les uns que les autres. De mieux en mieux filmés. Vision de la femme, de l'acte sexuel et de la reproduction assez "hors norme". Ce n'est pas des films d'horreur comme je l'espérais quand je les ai vu adolescent, c'est pire. Le corps dans tout ses états. | ||
| 'Frisson' raconte la contagion des habitant d'un hôtel assez luxieux par un parasite en forme de grande larve pleine de sang. Ces parasites passent de corps en corps de différentes manières : l'acte sexuel, le baiser et le saut au visage car apparemment, les parasites sautent. Chose intéressante à savoir : les parasites ont été inventés par l'homme dans le but de réguler au mieux son corps. En fin de compte, une frénésie sexuelle les anime à leur dépend et le parasite se répand. La fin est très proche de 'Shining'. Le 'zHéro' essaie de se cacher dans différents endroits de l'hôtel et tombe à chaque fois sur une scène différente (2 petites filles nues et tenues en laisse, un couple d'homosexuel qui le poursuit, un homme agé et très barbu prenant dans les bras une jeune femme), autant de scène qui rappelle celles vues par Wendy quand elle s'échappe. 'Frisson' date de 1975 et 'Shining' de 1980 (tiens, tiens) |
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| 'Rage', lui, nous conte l'histoire d'un hôpital dont la nouvelle patiente, victime d'un accident de moto avec son copain, est atteinte d'un mal pas banal. après opération, elle se trouve en présence d'un vagin sous l'aisselle duquel sort une pointe vampirique (qui suçe le sang des victimes). La première fois qu'elle se sert de son nouvel instrument, Cronenberg le film comme un acte sexuel dont l'homme en est la victime. Gaie, très gaie! La maladie qu'elle transmet par ce moyen est une forme de rage (les ligues pour la bonne tenue de l'image de la femme ont du se déchainer à l'époque). Evidemment, contamination générale. Pas mal, le scénar quand même. Y serait pas un peu timbré le Cronenberg. Si répond ma femme après avoir vomi. | ||
| Et voilà le petit dernier des trois premiers (parce qu'il en a fait plein d'autres le bougre et des pas tristes). 'Chromosome 3' lui se situe en partie chez un psy des temps modernes. A son lieu de travail se trouve une femme divorcée dont le mari s'inquiète beaucoup pour leur fille qui revient souvent avec des marques de coup sur le corps. Certaines personnes proches de la femme se font attaquer par des petits gnomes. En fait, cette femme accouche des petits monstres mais par une poche extérieur qu'elle déchire avec ses dents. Ses monstres tuent les personnes qu'elle n'aime pas. Pas mal la femme encore. Z'êtes pas gatées.
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