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La musique entendue.

- Crutation
- Howie B
- Monk & Canatella
- I am
- On-U-Sound
- Eno : The Drop
- Portishead
- Tack>>Head
- Primal Scream : Echo Dek
- Coldcut
- Bashung : Fantaisie militaire
- Audio Active : Appolo Choco
- Sonic Youth : a 1000 leaves
- Massive Attack : Mezzanine
- Tricky : Angels
- Lee Perry : Technomajical
- Dub syndicate : Fear of a green planet
- Shellac : Terraform
- Bim Sherman : What happened?
- Plastikman : Consumed
- Beasty Boys : Hello Nasty
- Arto Lyndsay : Noon Child
- Jungle Funk
- Placebo : Without you...
- Sylvain Kassap : Strophes
- Brian Eno : a year
- Miles Davis : Bitches Brew
- Le jazz étendu de Kassap
- Rythm & Sound with Tikiman
- Quelques disques achetés à Paris
- Sherwood mixes
- Vive John Coltrane
- Doug Wimbish : Trippy notes for bass
- Alex Gopher : You my baby & I
- Michel Hoellebecq : Présence humaine
- Jim White, live
- The silver mount Zion memorial orchestra & Tralala band : Born into Trouble as the Sparks Fly Upward.
- Shellac : "1000 Hurts" et "Excellent Italian Greyhound"
- Disques à ne pas oublier


 Petit retour en arrière: Les derniers achats obligatoires. Le Depeche Mode et le U2. Achetés pour de bonne raison. Le premier contient un morceau avec les musiciens de Tack>>Head et le second était soit disant géré par Howie B. On entend aucune de ses personnes sur ces albums. Non qu'ils n'y figure pas mais qu'ils ont été noyé dans la masse de la production. Dommage, à éviter. Ah, juste un truc, sur le U2, j'ai cru entendre Steve Albini chanter sur "Miami" mais j'ai du me tromper.
  • Crustation ressemble à Sade. Point.

  • L'avant dernier Howie B. est détestable dans le sens où il se réaproprie tout ce qui s'est fait ces dernières années sans y apporter quoique ce soit de nouveau. Il en était pas de même pour son précédent album qui ressemblait fort à du Eno mais avec une touche personnelle. Cette touche se caractérisait par le fait de réaliser un album à l'opposé de ce que l'on attendait. Depuis, il est tombé dans le panneau. Encore dommage.

  • Monk & Canatella s'en sorte très bien malgré tout le bordel qu'ils ont mis dans leur disque. L'impression est qu'ils n'ont pas rangé leurs bandes et qu'ils ont tout donné "comme ça" au mastering. Enfin un peu de liberté.

  • I AM: et oui je l'ai acheté pour ma fille de 10 ans et elle aime bien. Pour moi, ils aurait dû faire un très long morceau de 60mn à l'image du dernier morceau du disque, mais avec des moments sans parole et ce rythme lancinant dans le fond en boucle. Et surtout sans refrain, s'il vous plaît. Merci.

  • Putain, toujours pas de nouveau On-u-sound de sorti. Qu'est ce qu'ils branlent, bordel. Bon je sais, les dernières productions ne sont pas à la hauteur de ce qu'ils savent faire. Dub syndicate, Little Axe's 'slow fuse', Audio Active, pire, Revolutionnary Dub Warriors, Bim Sherman et tous les remixes qu'ils se sont permis de faire faire à des bouseux du dub, non tout cela ne leur ressemblent pas. Alors, attendons avec impatience le sûrement fabuleux album de Doug Wimbish avec ses acolytes de Tack>>Head dont les différents morceaux entendus ici et là sur des compiles nous laissent entendre du rap violent et moderne, du funk, de l'ambient dub nouvelle manière, ou du folk blues, enfin de toute façon, on a jamais entendu ça auparavant. Enfin si mais pas comme ça, quoi.

  • Enfin un nouveau Eno. De l'ambient comme il en fait depuis 1973. Oui, non. Ben oui et non. Apparemment, il aurait joué avec un programme aléatoire sur des bases musicales créées. Toujours à la pointe le Eno. En plus, l'album est bien, neuf et plein de surprise. Allez le voir chez lui, son site vaut le coup.

  • Le Portishead nouveau est arrivé. Déjà que j'avais pas aimé le premier. De plus, le maxi en soit disant série limitée ne changeait pas la donne. Mais alors, pourquoi l'avoir acheté. Ben, c'est ma femme. Bonne excuse. Mais je m'aperçois que je ne vous ai pas parlé du Massive Attack. Un des meilleurs morceaux du moment. Lourd et pesant. Ils évoluent à chaque fois ses petits gars. D'ailleurs, ils font bien car la réécoute du premier album m'a complètement déçu. Et pourtant, je l'avais aimé. Enfin, pour Portishead, bof!

  • Pour l'extraordinaire album de Tack>>Head , Power inc. vol3 (Live), reportez vous à la page ici

  • Echo dek , ça vous dit quelque chose. Primal Scream un peu plus sûrement. Adrian Sherwood un peu moins. Et bien cet album est un album de Primal Scream remixé entièrement par Adrian Sherwood qui n'est autre que le patron de On-U-Sound, petite structure vraiment indépendante dont le but n'est rien d'autre que de faire ce qu'ils veulent: en gros, du DUB. Mais avec un son bien à eux ou plutôt à lui. Et bien, ce son, il l'a intégré à Primal Scream. Le pari n'était pas gagné d'avance, mais c'est réussi.

    Ils avaient déjà travaillé ensemble sur un maxi appelé "the big man and the scream team meet the barmy army uptown". The big man est Irving Welsh, l'écrivain de 'Trainspotting', The Scream Team est the Primal Scream et The Barmy Army n'est autre qu'un groupe formé par Sherwood pour un hommage au football anglais et à ses chants de supporter qui ne sont pas comme en France avec 'Allez les verts'. L'album était extraordinaire, je dis était car il est introuvable à l'heure qu'il est. Peut être vont ils le ressortir pour la coupe du monde. Pour finir et comme vous l'avez peut être compris, seul Sherwood m'intéresse dans ce projet, donc courrez acheter ce disque et la compilation On-U-Sound sortie chez Virgin: "15 years in an open boat".

  • ColdCut , un cd audio et un cd rom. Youpi! Eh bah, c'est bien. La musique s'approche de Zappa, et oui, avec des instruments électroniques. Certains morceaux sont impressionnant de musicalité pour des D.J.. Tout y passe, Jazz, House, Techno, Funk, mais à une sauce endiablée et imaginative. Beaucoup d'invités mais qui ne gâchent rien. Un bon album de maturité.

  • Alain Bashung , "Fantaisie Militaire", voilà un titre et un nom qui donne envie d'écouter. Surtout qu'après avoir entendu le "tube" à la radio, il m'est resté gravé dans la mémoire. Et bien, il y a plein de choses dans cet album: du mélange ethnique, des violons, des guitares qui crient et qui sont mal accordées, un soupçon de trip hop, enfin, plein de choses qui auraient pu faire une merde. Mais au dessus de tout cela planent les paroles qui n'ont jamais été aussi justes, poétiques, où les jeux de mot tombent moins comme un cheveu dans la soupe. Un grand disque de Bashung après "Play Blessures" et "Novice".

  • Massive Attack, j'étais certain d'entendre un grand disque, un disque qui nous en mettrait plein les oreilles pour un moment. Le maxi de il y a presque un an laisser présager le meilleur. Un morceau noir et lourd avec un son, mais un son, "terrible": C'était du "Massive Attack" mais avec un plus. Enfin, voilà mes pensées quand je cours à la FNAC, ben oui, la FNAC, comme tout le monde, pour m'approprier ce disque (le collector en carton et pas celui en plastique) qui sera de toute façon le mien car il allait être magnifique, angélique et démoniaque.
    Evidemment, avec cette intro, vous vous dites que y va trouver ça nul, eh ben oui, y trouve ça nul. Enfin, pas nul vraiment, le son y est et quel son, "terrible". Mais c'est du "Massive Attack" avec un moins que j'y ai trouvé et que j'y trouve encore après une dizaine d'écoutes. Ca me fait penser, vous aller rire, à Quake2, même manque de, on ne sais pas quoi? D'âme, de vie, de ce plus indéfinissable qui font les chefs d'œuvres. On dira qu'ils en ont fait trop, qu'ils savent à quel point il sont balèzes et qu'ils nous le montre à grand renfort de guitares passe-partout et de rythmes impeccables.

  • Audio Active: Appolo Choco et Appolo Choco Remixed. Très bon album un peu fourre-tout comme d'habitude: Dub, Jungle, techno, toute la musique 'de maintenant' y passe et le plus intéressant est quand tout se mélange. Ce sont donc les morceaux les plus durs qui emportent l'adhésion. L'album remix est beaucoup moins intéressant sauf pour les remixes de Sherwood qui sont plutôt des suites aux morceaux originaux plutôt que des remixes complets. Un peu bof quand même.

  • Sonic Youth: A thousand leaves. Entre moi et les Sonic Youth, c'est un album sur deux. Le précédent ne me plaisant que très peu, ben, donc celui là me plaît. Calme, parfois violent, parfois très Sonic Youth. Je n'ai pas grand chose à en dire, autant je n'écoutais pas le précédent, autant j'écoute celui ci.

  • Tricky: Angels with dirty faces. Alors là, raté. Complètement raté. Je l'ai acheté à l'écoute du dernier morceau qui me faisait penser à de l'excellent 'Massive Attack', et bien je me suis fait avoir. Les véritables instruments l'empêchent de faire ce qu'il veut et même si je n'ai jamais été fan de ses albums, certains morceaux m'impressionnaient beaucoup par l'aisance de leurs samples. Ici, qeud. La batterie me fait penser à du 'Moonshake' première génération mais rien ne vient remplacer la fureur des guitares. Tricky se calme est deviendrait même plaisant. Du top 5 de 'Elle' en perspective.

  • Lee Scratch Perry: TechnoMajical. Deux morceaux ça va est ça va même très bien, mais après, ça devient lassant. La voix de Lee scratch Perry se marie bien avec la techno house ici présente mais le concept aurait pu durer le temps d'un maxi que ça nous aurait suffit. Celui qui trouve le maxi si il existe, je lui échange contre l'album. La production de l'album appartient à Dieter Meier, l'un des compositeur de 'Yello'.

  • Dub Syndicate: Fear of a green Planet. Avec moins de Sherwood dedans, on aurait pu croire à l'effondrement du meilleur groupe de dub de la planète, comme l'a fait 'African Head Charge'. Quand même crédité au mix le Sherwood. Très bon album de dub, bien au dessus de toute la novo dub actuelle bien que un peu en dessous des productions On-U-Soundiennes. Sorti peu après le même album, mais chanté. Plus cool mais bien aussi. Son nom : 'Mellow and Coolie'

  • Shellac: Terraform. Encore déçu par un grand. Qu'est ce que j'ai dépensé comme fric pour des daubes? J'aurais pu me payer un éditeur Wysiwyg avec. Cette fois ci, je suis déçu car c'est le même album que le précédent qui a déjà un bon moment. Même son sec et décapant, même guitarebassebatterie au plus juste et jouant à la note près. Tout pareil, donc pas la peine de l'acheter si vous avez le premier.

  • Bim Sherman: What Happened? Really What Happened to Bim Sherman? Trop gras comme album. Il veut faire plaisir à tout le monde. Rien d'autre à dire.

  • Plastikman: Consumed. Excellent album très calme et sombre. De la techno minimaliste, pas dansant du tout. Un nouvel album vient de sortir 'Artifacts' réalisé avant 'Consumed'. Moins bien, encore quelques réminiscence de la techno de base et surtout un son beaucoup moins original et bien à lui.

  • Beasty boys: Hello Nasty Ce n'est pas parce que ma fille de 11 ans aime que je n'apprécie que très peu cet album trop long (22 chansons), sans projet, bordélique, mais bien rangée quand même. J'aime beaucoup 'Paul's Boutique'.

  • Arto Lindsay : 'Noon Child' J'aime bien les musiciens qui n'arrivent pas à faire vraiment un tube, même si ils en ont le potentiel. Ici, sur l'album d'Arto Lindsay, la chanson 'Simply are' à tout d'un tube ; facile à retenir, rythme exotique, mélodie légère et jolie voix. Mais il lui manque quelque chose comme une envolée et surtout de ne pas casser son morceaux par un moment musical joué faux. Sans cela et avec un bon remixeur, c'était parti pou la gloire. Merci Arto de ne pas l'avoir fait, tes morceaux ont une âme, et ça me fait du bien.

  • Jungle Funk. Album de Vinx (percussion et chant), Doug Wimbish (bassiste de Tack>>Head), et de Will Calhoun (batteur de Living Color). Jungle, soul, funk, voilà ce que l'on retrouve sur cet album live. Difficile de dire si cet album est juste bon ou excellent, ici, le temps jouera.

  • Placebo : Without you I'm nothing. Désolé d'avoir à vous faire part de ma critique sur ce disque. Le petit trouble qui existe lors de la vision de la pochette s'éclipse tout de suite à l'écoute de la musique qui ressemble à toutes les autres. Sans aucun intérêt.

  • Sylvain Kassap Quartet : Strophes. Après l'écoute d'une compil de Jazz français réalisé par la Fnac, je me suis dit tout simplement que ça me plaisait. J'ai donc acheté avec succès ce disque. Free, pas free, envoutant et libre, ça me fait du bien. Je me demande si il n'y a pas moins de pression chez les jazzmen que chez les rockmen. Vais je me mettre au jazz et arréter le rock, pourquoi pas, je vieillis quand même. A quand la musique classique? Pour le moment j'écoute quand même de tout.

  • Brian Eno : A year (CD 6 titres offert avec son livre) ou comment Brian Eno est devenu un élève appliqué de lui même?
    L'homme de la théorie musicale et artistique en générale déçoit pas mal en ce qui concerne ses musiques dites rythmées. Trop de théorie affaiblit l'art. C'est, je pense, ce qui arrive à ce mentor de U2, de Bowie et des Talking Heads. Sa musique donne l'impression qu'il n'y a plus que la théorie et la musique. La virtuosité n'est plus présente ou du moins mal représentée. La virtuosité, pour moi, est ce qui fait d'un morceau de musique plus uniquement un objet pensée mais de la Musique. Prenons une pensée musicale : par exemple, il pourrait être intéressant de créer dans un morceaux un break et repartir sur tout autre chose ou accumuler le plus d'instrument possible et qu'on les entende tous distinctement. Après la pensée vient le travail. De ce travail, trois solutions sont possibles.
    1. Soit le morceau est une pure application mathématique de la théorie et c'est souvent chiant.
    2. Soit on sent trop la virtuosité, du style "vous avez vu comme je suis bon" et c'est énervant.
    3. Soit on ne se rend compte de rien et voilà la vrai virtuosité.

    Comme pour moi, il en va de même pour le cinéma, je vous donne des exemples de musique et de cinéma.

    1. C'est dans ce style que ce retrouve Eno nouvelle manière (Nerve Net, A year et des morceaux parus dans la rétrospective "Vocal") Bill Laswell, Jeff Mills parfois, Robert Fripp toujours. Je les appelle des élèves bien appliqués.
      En cinéma : Greenaway, Kieslowski.
    2. Ici je place Talvin Singh, tous les guitaristes de solos et en cinéma, Altman.
    3. En musique (dite rock) : Eno première manière, Adrian Sherwood, Slint, P.I.L. n°3, certains Public Enemy, Le dernier Plastikman (Consumed), Zappa, Les deux premiers Massive Attack, le premier Meat Beat Manifesto et d'autres que je rajouterais au fur et à mesure.
      En cinéma : Welles, Kubrick, Hitchcock, De Palma, Godard, Tarkowski, certains Scorcese...

    Difficile de parler de musique sans rationaliser. Tout est toujours ouvert, c'est le principal.

  • Miles Davis : The complete Bitches Brew sessions.
    Extraordinaire. Grandiose. Envoutant. Eprouvant. Innovation totale. Ca ne ressemble à rien de ce que je connais et je dois dire que je ne connais pas grand chose. Bon c'est vrai que c'est un peu vieux, mais le jazz a pris un coup de vieux avec ce disque. Une des premières fois qu'on overdubber des sessions de studio. Que l'on mettait de l'écho sur une trompette, que les pianos électriques jouent différemment à droite, au milieu et à gauche. Evidemment, tout ça ne fait pas un bon album, sauf là.

  • Le jazz étendu de Sylvain Kassap.
    Voilà, je me suis mis au jazz. Une précédente critique mettait cela en avant : c'était d'ailleurs sur un disque de Sylvain Kassap. Ne pensant plus trouver aucun disque de lui dans les bacs, il paraît que ses disques ne sont plus au catalogue, je m'attristais devant ce triste sort. L'achat d'autres groupes de jazz français n'arrivait pas à me remonter le moral. Dans l'ensemble, c'était bien mais ça ne valait pas le 'Stophes' de Kassap. 'Virgin' m'a sauvé (ah, les magasins parisiens quand même) de mon désarroi en me proposant 5 albums. Je me limitais à 3 achats : Quixote, Senecio et un duo avec Corneloup, deux. Tout cela sur son label, 'Evidence'. Dire qu'ils n'ont même pas de site internet.
    Bon, pourquoi 'étendu', je regarde dans le dictionnaire et je lis 'déployé, allongé, vaste'. C'est bien ce que je voulais dire. J'écoute cette musique et j'entend plein de musique différente, libre, tendue, envolée, rude, planante. Chaque album est construit précisement et alterne free, rythmé, cool, rock, sans que cela porte le moindre préjudice à la cohérence de l'ensemble. C'est même de là que vient la cohérence d'un album de Kassap. Je donnerais pour exemple le morceau 'Strange fruit' sur 'Strophes'. A lui seul, ce ne serait qu'une reprise bien faite. Mais le morceau placé vers la fin de l'album lui donne toute sa dimension épique. Le solo de batterie ponctué de coup de clarinette et de trompette dénote dans l'univers plus vif et vivant de l'album, mais justement, il apporte une pause, un moment, un découpage, une cassure qui assure à cet album de devenir une œvre complête et non pas un disque de plus dans les bacs des disquaires. Comme quoi, il ne faut pas grand chose. Je rajoute 7 ans après que je n'ai jamais entendu un "solo" de batterie qui procure tant d'émotion que sur "Strange fruit"

  • Rythm and sound : un album et 5 maxis.
    Le dub retrouvé, réécrit, un nouveau son du dub. Rien que cela. Plus lent, plus techno, plus vide, plus long.
    Commençons par le maxi 'Roll off' avec une face entre Plastikman et la jamaïque et l'autre sans rythme.. Le morceau le plus original de ce groupe dont je ne sais rien. Ce morceau aux basses lointaines et au rythme égale de bout en bout. Ce morceau que l'on commence et qui donne l'impression de ne jamais finir mais réussit à nous garder.
    Viens de sortir 'Mango drive' avec une seule face pour Rythm & Sound. A acheter tout de suite. Moins techno que Roll off mais tout aussi prenant et long.
    L'album maintenant 'Showcase', avec un chanteur nommé Tikiman, plus dub, moins lourd que les précédents maxis. On a l'impression d'entendre un long morceau parfois chanté parfois uniquement instrumentale. Expérience très neuve pour les dubbistes.
    Autres maxis : 'Music a fe rule' part 1&2. Plus sautillant. Avec Tikiman au chant qui ressemble beaucoup à du Alan Vega.
    'Why', un 10 pouce d'un morceau sur l'album avec une 'version' en face B.

  • Quelques disques achetés à Paris.
    United Future Organisation : sans titre. Bof
    Black Star Liner : Bengali bantam youth experience! Décevant (trop à la mode).
    Manu Chao : Clandestino. Etonnant de petite musique. Pas de démonstation à la Bernard Lavilliers. Sobre. Il n'y a pas de coupure entre les morceaux : marrant.
    Jah Wooble : Bedroom Album. Son premier album que je cherchais depuis 7 ans. Content. Tout y est. Un Jah Wooble au grand complet, c'est à dire tout seul. A chercher car il n'est pas sorti en CD.
  • Des maxis :
    - Jeb Loy Nichols : As the rain (On-U-Sound remix). Excellent remixe de Sherwood, du reggae dub sautillant avec la patte du Maître.
    - Sly and Robbie : Nightnurse (On-U-Sound 12" mix & dub).Pareil, très bien.
    - The Cure : Wrong number (Adrian Shewood mixes). Dommage que Robert Smith chante. En tout cas, si vous l'acheter, faites un essai, écoutez rapidement à la suite les morceaux Sherwood et les autres. Y'a pas photo au niveau du son.
    - Money Mark : As long as I can see the light (On-U-Sound mix). Excellent remixe du morceau de Clear Creedence Revival. Vraiment bon Sherwood en ce moment.

  • Vive John Coltrane : The complete Village Vanguard concert de 1961.
    Malgré un son pas parfait, ses 4 journées de concert enregistrées par Bob Thiele sont très excitante. Coltrane passe un nouveau cap dans l'exploration de sa musique. Plus de longues improvisations au sax. Ses accompagnateurs le secondent parfaitement derrière et le laisse libre de s'exprimer. Ici, Trane est délibéremment devant et son souffle ne veut pas s'arrêter.

  • Doug Wimbish
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    J'écris les notes du 'Pay it all back 5' On-U-Sound compilation :
    • Titre : Life in the arena. Credited to Doug Wimbish.
    • Musique : Doug Wimbish/ A. Maxwell/ B. Alexander/ K Le Blanc
    • Note : This is a 'Tackhead' production from an outrageosly good album due for release in late 1995.
    Oui, vous avez bien lu, 4 ans d'attente pour cette album. En guise de petit four, nous avons eu droit à un maxi très difficile à trouver ici en France. Magnifique maxi mélangeant funk, rap et une version de 'Life in the arena' remixée. Aucun des morceaux ne sont dans l'album. Le 'Pay it all back 6' nous avez livré 'Glorification chant' qui se trouve sur l'album, version retravaillée. Et la compilation 'Dubitamin' nous donna la joie d'écouter 'Splash' un morceau dans l'esprit Little Axe qui se trouve aussi sur l'album évidemment retravaillé.

    Critique à chaud

    Voilà pour le préambule. Maintenant la critique à chaud. Après une seule écoute.
    Comme Mark Stewart l'avait réalisé de manière violente, Doug Wimbish déconstruit à son rythme les morceaux de musique qu'il crée. Il est rare qu'un morceau commence et se finisse avec les mêmes instruments jouant la même chose. Ici, arrêt brutal, début de rythme au milieu du morceau, sons apparaissant à tout moment, sont monnaie courante à ma grande joie. A aucun moment on se trouve conforté dans un morceau, tout peut arriver. A l'inverse de 'Freakatorium' de Keith le Blanc. Un sax avec un écho très prononcé, puis plus d'écho, puis le voilà reparti au bout de 20 secondes pour ne plus reparaître. La première chose que j'aurais dû dire se situe au niveau de l'ambiance générale de l'album. L'ambiance est ambient, peu de funk, pas de rap, mais de la musique plutôt calme avec des effets de tous genres. La référence à Mark Stewart n'est pas fortuite : Doug Wimbish reprend le thème de 'As the veneer of the democratie' pour le déconstruire à sa manière. Manière totalement nouvelle, ce qui en fait un disque de très haute tenu et de très grande classe. A aucun moment il ne tombe dans le piège de l'intello à la Bill Laswell ni de la démonstration. Chez ses gens là, la musique passe avant la brillance.
    Critique à froid.

    Après un week-end d'écoute, le disque tient le coup comme un disque On U Sound. C'est à dire qu'il sera présent dans ma platine une bonne dizaine d'année, que je le ferais écouter à tout le monde en disant que c'est le meilleur album que j'ai entendu depuis longtemps. Il est étonnant de noter que le disque se dérobe à chaque fois que l'on a l'impression de le saisir. Pour un album sorti en 1999, il est hors du temps même si on reconnaît par ci par là des sons actuelles. Kubrickien allais je dire si on ne me retenais pas.

  • Alex Gopher
    Le nouveau chouchou de la presse et du public.
    Allez, c'est parti, Frank Zappa, Prince, Funkadelic et George Clinton. Rien que ça à lui tout seul. Ca groove alors. Ben ouais, le premier morceau très entrainant nous dévoile tout. Après, peanuts, quand il ne recycle pas, Gopher n'est pas bon à grand chose. Dommage. Bon, le maxi avec la voix de Billie Holyday est moins honteux que ce qu'on aurait pu croire, il serait même un réel hommage à la chanteuse.

    POLE 1, 2, 3. Une couleur par album. En gros, c'est du dub techno. Le bleu est plus expérimental, le rouge est le meilleur et le jaune est le dernier sortie. Si mes renseignements sont bon, les musiciens font partie de la mouvance Rythm & sound, c'est à dire ce qu'il y a de mieux aujourd'hui. Loin de toute envie technoîde énervante, loin de tout standard emmerdant, leur musique leur appartient entièrement. Seul quelque rappel à une discographie ON U SOUND période 1984 (eh oui les gars, ils étaient en avance) permet un rapprochement connu.

    Je n'achète plus de disques ou (pourquoi ne jamais faire confiance à un vendeur de le FNAC) : c'est un constat et pas une envie subite. Plus rien d'intéressant n'arrive à mes oreilles. Avant, c'était pratique, j'avais un copain vendeur dans une boutique indépendante. On écoutait tout ce qu'on voulait. Aujourd'hui, on peut prendre 2 disques à la FNAC et les écouter 5mn chaque, pauvre. En plus il est impossible de se fier aux directives d'un vendeur, c'est pas qu'ils ne soit pas sympa, mais ils n'ont pas d'oreilles. Ils doivent se farcir 100 merdes pour un truc bien mais ils sont bien obligés de dire qu'il y a des trucs bien. Donc au bout d'un moment ils ne savent plus où ils en sont. L'autre jour, ils m'ont dit d'acheter le 'a guy called gerald'. C'est vrai que le premier album est une merveille mais là, il est tombé très bas avec une jungle de base sur la voix de la chanteuse de 'Lamb' qui selon leur dire donne une force à l'album. On en arrive donc à écouter du sous machin ou du pseuso truc qui devient la seule manière de se rattacher à quelquechose. Et les vendeurs de la FNAC ne se basent plus que sur des pseudos machins. Pour vous dire, ils m'a même fait acheter le Alex Gopher (il devait avoir l'instruction d'en vendre un maximum), un mauvais Plastikman et la plus mauvaise des compils de Jeff Mills (l'autre étant bien meilleure). En fait, jamais un vendeur ne m'a conseillé un truc valable. En fait, tout est toujours bien pour un vendeur de la FNAC. Faut se fâcher avec personne.

    C'est donc le moment de parler du disque de Michel Houellebecq. Pour ceux qui ne le saurait pas, Houellebecq a écrit 'Les particules élémentaires', livre avec lequel je suis entièrement d'accord même quand je ne le suis pas. Ses écrits précédents n'était qu'une introduction à ce livre complet qui résume parfaitement la vie que l'on mène. Et voilà qu'il fait un disque "Présence humaine" avec la confrérie Tricatel pour laquelle je n'ai aucun attachement particulier. Après un premier morceau rock dont les paroles sont un résumé de son livre, le reste et plus dans une ambiance club de vacances entre Gainsbourg pour la musique, Lavilliers (eh oui) pour la voix et lui même pour ses textes emprunt d'un peu de mélancolie plus que de méchanceté comme si la musique lui avait radouci ses moeurs. Parfois proche du ridicule avec des rimes "à deux balles comme dit ma fille" mais au moins le ridicule est affiché et on peut en rigoler. Je me sens donc partager entre une musique qui ne me revient guère et des textes qui me bouge. Je l'écoute et je n'ai pas d'opinion. Ce n'est pas vraiment de la musique.
    En fait c'est très bien


    Oh my god.Tout ce que j'aime. A la suite d'une découverte par hasard d'un album de Jim White il y a quatre ans, et d'un achat compulsif du reste de sa discographie, comme d'habitude quand on sent qu'un artiste sera dans vos best, pas de l'année, disons de la décénnie, et que le réécoutant dans vingt ans des souvenirs magiques vous reviendront en mémoire, je n'attendais qu'à le voir en concert avec ce trouble de pouvoir être déçu à vie, car un mauvais concert peut vous écoeurer d'un artiste. Succès total à part une chanson dont il a indiqué au départ qu'elle "sucks" et il avait raison. En se racontant lui même par la parole entre deux chansons avec un humour à faire rire tous les flamands de la salle, en jouant ses morceaux de manière décalée par rapport à l'album, en parlant de Jésus, de Dieu tout le temps, en samplant sa voix en live, en n'ayant comme musicien qu'un immense rasta noir à sa droite pour bassiste (c'est de la country quand même), et un blanc bec pour guitarite à sa gauche, en nous promenant dans un monde où l'on se sent bien, en vendant ses disques lui même à la fin du concert, et en scandant ultimement "the future is a rastaworld" (c'est de la country quand même), Jim White a fait un le concert auquel je ne m'attendais pas et qui me ravi
    Allez sur
    Jim White.net

    THMZMO&TB : BITATSFU L'émotion ressentie à l'écoute prolongée de cette album me parait indescriptible : essayons quand même. Après avoir effacé tant de phrases banales tout en réécoutant ce disque, l'émotion résulte d'un mélange d'une liberté musicale extrémement rare de nos jours et d'un profond désir de sensation palpable. Aucune démonstration moderniste, aucun schéma préétabli, une longue et lente introvertion au coeur même du trouble du titre. Même si la magie brut s'arrête au bout du quatrième titre.

    Shellac : 1000 hurts et Excellent Italian Greyhound et Live.
    Relu la critique trop dur de Terraform. Je me reprends, les albums de Shellac sont à prendre comme une suite de morceaux sans réel univers bien distinct, ce qui me permet de piocher ça et là des perles bruts, hurlantes et répétitives. Mon premier s'intitule "Prayer to God" et masque par sa violence musicale (quel son!) et verbale le reste de l'album. Mon second se prénomme "The end of the Radio", pur déconstruction musicale de 8.27 minutes. Lent, long, violent par endroit, Shellac par ce morceau démontre sa liberté talentueuse. Aucun concept postrock ou punk rock. Juste leur musique. Mon troisième est le concert du Grandmix à Tourcoing. L'homme qui guitarise plus vite que son hombre, le batteur, grand corbeau frappant, et le bassiste le plus fainéant du monde, m'ont ébloui.



  • Disques à ne pas oublier : trop anciens pour être critiqués ici.
    En vrac, on rangera après.
    - Terminal Cheesecake : Pearlesque, King of the jewmost. Mélange de grunge et de dub, flamboyant. Le groupe n'existe plus
    - Supreme dicks : The unexamined life. Famille triste et non accordé.
    - Slint : tout. Le meilleur groupe de guitare des années 90. Deux albums, un maxi sorti sur le tard. Puis plus rien et c'est très bien comme ça.
    - Scorn : Vae Solis. Début de l'album très métal puis de plus en plus dub. Très lourd.
    - On-U-Sound : une grande partie des albums avec des préferences pour :
    • - African Head Charge : les 5 premiers
    • - Dub Syndicate : North of the river Thames.
    • - Barmy Army and Gary Clail's 'End of a century party'
    - Public Image Limited : Flowers of romance. Leur album le plus radical, musicalement parlant.
    - Arsenal : Factory smog is a sign of progress. Concis, très dur, un son sec.

Un lien vers un site sur le dub : pas encore bien à jour mais ça viendra : Dub it here
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