Une page sur mes best of en musique et cinéma. Pas un top 10, pas les œuvres que j'emménerais sur une île déserte, plutôt les films ou les musiques, les revues même qui m'ont marqué. Sentiment à la vision ou à l'écoute, sentiment plus tard, à la revoyure ou la réécoute.


Tout est mélangé, seul l'histoire nous intérresse
  A l'époque  A l'époque, 18 ans, il n'y en avait que pour ses copains, la musique (en gros celle de tout le monde, il avait été DJ comme beaucoup des petits bourgeois de son âge). Ses quelques penchants pour une autre pensée se situaient plutôt du côté du cinéma, mais là aussi rien de grave. Même si la lecture de 'Première' ou de 'Starfix' le plaçait déjà comme 'être différent' - c'est vrai, que peut on lire d'intéressant dans une revue de cinéma, le ciné, c'est fait pour se marrer, c'est pas sérieux lui disait on déjà à l'époque-. Ses copains disais-je, toujours fourgué chez lui. Ses parents divorcés avaient laissé le champ libre à de moins en moins de restrictions, bien que le boulot restait la forme principale de l'éducation parentale. Ses copains, donc, des petits bourges comme lui, Hervé, Laurent, Eric-Roger - Roger, c'est le nom de son père, qu'est ce qu'on a pu se foutre de sa gueule avec son Roger, c'est vrai ça, qu'est ce qui pousse un père à donner son prénom à son fils -, Patrick et bien d'autres. Les autres seront les nouveaux qui défileront tout au long de sa vie scolaire. Il faut dire qu'elle fut fournit sa vie scolaire, Les 3 redoublements lui ont fait voir du monde, même dans celui très restreint de son beau 'Collllège'. La musique se révéla partie de son existance le jour où on lui offrit - je sais, c'est bateau mais c'est comme ça - 'The Wall' des Pink Floyd.
 Pink Floyd : The Wall       On lui offre un disque à 18 ans, un double album vinyl. Un an plus tard, on le lui reoffre car il est tout craqué (c'est pas aujourd'hui que ça arriverai avec les cédé). Puis, un film sort tiré de cet album. Alan Parker, grand maître à ses yeux de l'époque (cela changera) le réalise. 4 fois en une semaine, il va le voir. Au milieu de la salle, au premier rang, au fond. il emmène sa mère, ses copains, sa copine, bref tout le monde y passe. Un an se passe avant la sortie en cassette et là, il la loue pour une semaine d'un coup et invite chaque soir des copains différents pour visionner le film. il la repique. L'affiche occupe sa chambre. Ses copains commencent à s'inquiéter, pourtant, il ne se drogue pas, il ne tombe pas en dépression, il a déjà le sentiment qu'un film de cinéma (même si il le reniera par la suite, voir critique ici) est comme une histoire // à la vie. Les obsessions de cet homme ne seront jamais les siennes, ou alors si peu. Qu'est ce qui a déclenché cette envie de voir et revoir? La musique sûrement, même si ce n'est au fond pas la meilleure du groupe. Cette musique l'a peut être sorti de son adolescence ou l'y a fait rentrer un peu tardivement.
 Au même moment à notre époque.  Même si il peut en avoir honte aujourd'hui, et pourquoi d'ailleurs, il se peut que tout ce qu'il a vu à ce moment n'ai plus rien à voir avec sa vision actuelle du cinéma. Vraiment plus, il n'a pas réussi à regarder le film jusqu'au bout la dernière fois qu'il l'a loué. C'était 15 ans après. Il put enfin voir le chemin parcouru depuis ce moment là. Au même moment et comme par un hasard qui n'existe pas, une cassette audio de l'époque lui tombe entre les mains. Souvenir de la même époque. On était béni, Dieu que l'adolescence un peu tardive est un moment béni pour l'existence. Pas de soucis, enfin insouciant plutôt. Des copains, pas à travailler, des copines, des dragues, des maisons sans parents, chez qui on va ce soir? Y'avait toujours une place chez quelqu'un.
Revenons au cinéma et à ce moment où le jeune homme se transforme en homme. Oui, vous savez, ce moment indescriptible que l'on aperçoit que des années plus tard quand on se retourne un peu sur son passé. Finit l'école et le bac, bienvenu dans le début de la vie, quand on se donne le choix de se regarder pour savoir qui on est et ce que l'on veut faire. Et tout le reste de l'existence se base sur ce choix, aussi futile soit il. Ici, on s'engage. Et bien engagons nous.
Haïssons en bloc les tacherons américains, haissons en bloc la musique qui ressemble à celle des autres, ouvrons nous à la nouveautés, créons des groupes fermés et hermétiques, dur envers les autres qui ne seront que des cons qui ne comprennent rien. Vive la nouvelle vie qui nous enferme en nous ouvrant à une chose inconnu, l'art, la vie à travers l'art.
Est il possible d'évoluer sans qu'aucun conflit ne vienne perturber la vie de tous les jours. Ce serait bien mais c'est impossible. Le plus dur est de se combattre soi-même. Non, pas vraiment, en fait, en tout cas pas à cette époque de la vie quand on a décidé. Le plus dur nous attend après.
 Les nouveaux Maîtres. Qui sont-ils, ses personnes qui passent dans votre vie et qui vous font découvrir des choses nouvelles? Il faut sûrement être un peu attentif pour suivre ses personnes. On peut tomber dessus par hasard et ne pas les voir.
En générale, ses personnes élargissent votre regard, elles vous montrent des choses que vous n'aurez jamais vu ou entendu. Ses personnes se cachent, sont écoutés mais rarement suivi. On les trouvent dans des endroits banals comme derrière une table de prof ou derrière un comptoir de magasin, rarement dans une banque ou dans un lieu purement commercial. A partir de là et si on les reconnaît, vous pouvez jeter tout ce que vous croyez fièrement savoir, votre perception va se transformer et vous haïrez ceux qui vous ont 'menti' par ignorance. Ne pas avoir peur de renier ce que l'on a aimé. En avoir honte.
C'est donc par un beau matin de printemps que je me rendis pour la première fois à 'La boucherie moderne', magasin de disque réputé indépendant, enfin de disque indépendant. Mes lectures inrockuptibliennes m'avait fait acheté quelques merdes que je chérissais à l'époque. Il ne fallut pas trop de temps, surtout que j'en avais du temps, pour me familiariser à se vendeur fort sympathique quand il le voulait bien. Après quelques semaines, il me fit acheter uner compilation d'enregistrement d'un label anglais de dub, On-U-Sound. What is dub, je ne le savais pas. Idiot que j'étais. Quand je parle de dub, ce n'est celui qu'on nous sert depuis 3 ans comme du novo dub, sautillant et vite lassant, je parle du dub comme une recherche de sons, petits et grands, mélangé à une musique dont les bases reggae ne me sont jamais paru évidentes. Le reggae, c'est la variété du dub. Et entre la variété et la musique proprement dite, il y a un monde. Me voilà donc parti vers ce nouveau monde pas parfait du tout mais qui me réserva mes plus belles surprises musicales : Le "Pay it all back tour" à Londres avec tout les musiciens On-U-Sound et surtout une heure avec Mark Stewart and the mafia, le groupe le plus incroyable que j'ai vu sur scène, Un autre concert à Londres avec Tack>>Head reformé pour l'occasion.
 Le doute, toujours le doute Je me suis toujours fait petit devant les personnes qui ont des sentences sans doute. Héberlué que l'on puisse affirmer avec une telle vigueur des pensées, même sans intérêt. Les seules fois où cela peut m'arriver, c'est devant des films que je n'ai pas vu et surtout pour les descendre en flêche. Le premier visé est sûrement Luc Besson et son non talent. Je me souviens ne pas avoir vu le grand bleu et pourtant en dire le plus grand mal. Je ne pouvais pas supporter que le cinéaste que je voulais aimer fasse un film spécialement nul avec "Subway". Nul mais dont je n'arrivais pas à dire de mal tellement je l'avais attendu (je sais, aujourd'hui on sait que c'est nul mais j'étais jeune). Alors, que plusieurs millions de gens s'attache à un film de Besson, se mettent à la plongée et disent que ce film leur a changé la vie : c'était trop. Le film devait être surement raté. Il est impossible de toucher autant de gens sans tricher avec soi même quelque part. Eh oui, le cinéma est un art et à cet art, il ne faut pas tricher. Ici, comme les croûtes en affiche représentant un clown avec le nez rouge, qui ornent les murs des beaufs de la peinture, c'est à dire la plus grande partie de la population, Besson venait de nous faire une croûte, je le savais sans l'avoir vu (je pouvais toujours me tromper) et tout le monde suivait, heberlué devant cet homme qui ne vit que pour sa passion et se suicide à la fin (précisons que "Citizen Kane" d'Orson Welles a donné envie à beaucoup de monde de faire du cinéma, "Le grand Bleu" lui a donné envie de faire de la plongée). Une éloge du suicide à peu près au même niveau que l'éloge à la pédophilie que représente "Léon".
Revenons en au doute, malgré ma haine des films de Besson, je l'attend toujours pour voir si son prochain film sera bien. J'ai toujours le doute sur lui, quelque part, je crois en lui mais je suis toujours déçu.
 Et les Cahiers Pas encore parlé des Cahiers du Cinéma, revu du cinématographe chéri par certains puristes et haï par d'autres. Ce mensuel fait partie de ma vie au même titre que les maîtres précités. Abonnement par hasard, incompréhension devant les textes lus (peut on prendre le cinéma tant au sérieux?), quels sont ces films que je ne connais pas? A vrai dire, quand je voyais des films d'ados, je me disais bien que le cinéma ne pouvait pas être que ça : une distraction pré pubère ou des films grandiloquents. il était évident qu'il existait autre chose, un cinéma pensée, par qui pourquoi, je ne le découvrirai qu'en voyant ses films. Truffaut bien sur. C'est étonnant comme jeune, on est capable d'ingurgiter des navets et des chef d'oeuvre sans en comprendre l'intime différence. Je regardais hier un navet peu connu "Peur bleu" avec ma fille de 14 ans (en fait c'est ma belle fille mais ça fait dix ans que je vis avec alors je me permet de temps en temps cet écart) qui même si elle en a vu les ficelles et les lourdeurs, a quand même aimé. Elle a aussi aimé "Adèle H" de Truffaut. Elle voit que ce n'est pas le même film mais c'est pas grave. Là où je suis capable de m'énerver sur un réalisateur, les enfant n'y voit que du feu. Le cinéma est fait pour eux!! Nous on se prend la tête en s'inventant des concepts et des théories et on a raison aussi. Mais pourquoi il comprennent rien ses enfants? Pour revenir à nos oignons, au cinéma pensée, il me revient en mémoire quelques images de "Meurtre d'un bookmaker chinois" de Casavettes vu par hasard et tout de suite aimé par un force qui traverse un cinéma dont la caméra n'a pas été placé n'importe où


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