PREVENTION
Mammographie et prévention
du cancer du sein
Selon les résultats d'une étude
britannique, plus d'une mammographie tous les 3 ans n'appor- terait aucune amélioration
significative du dépistage du cancer du sein en terme de sur- vie. Uétude (premier
essai randomisé compa- rant les effets des examens pratiqués à des intervalles
différents) a été présentée, début octobre à Bruxelles, lors de la conférence
européenne sur le cancer du sein. Elle a inclus plus de 76 000 femmes âgées de
50 à 62 ans dans 5 centres britanniques de dépistage. Après avoir toutes subi
une mammographie, les patientes ont été réparties de façon aléa- toire entre un
examen annuel pendant 3 ans et un seul examen trois ans plus tard, l'intervalle
normalement pratiqué au Royaume-Uni aujourd'hui (soit au total 4 examens pour
le groupe d'étude et 2 pour le groupe témoin). "Le résultat clair est qu'il n'y
a pas de réduc- tion supplémentaire significative de la mortali- té prédite par
cancer du sein quand le dépista- ge passe d'un rythme triennal à un rythme annuel,
a déclaré le Pr Blamey, responsable de l'étude. La petite amélioration constatée
sur les facteurs de pronostic n'a pas été suffisante pour modifier substantiellement
la survie pré- dite. Passer à un intervalle de 2 ans entre les examens procurerait
un bénéfice encore plus réduit." Le médecin explique le bénéfice réduit appor-
té par le dépistage annuel par le fait qu'il ne procure, en moyenne, qu'une avance
de 7 mois sur le dépistage triennal. Seules les femmes dont le cancer a été diagnostiqué
à la fin de la l'- et de la 2' année ont en effet pu bénéficier du dépistage annuel.
Enfin, bien que les services ayant pratiqué les mammographies aient été choisis
parmi les plus expérimentés du Royaume-Uni, en considérant après-coup les résultats,
les chercheurs se sont aperçus que quelques cancers avaient été ignorés lors du
dépistage...
Source
: APM - 2 octobre - Info Flash OCP - www.ocp.fr - N°20 / 25 OCTOBRE 2000
UROLOGIE
: Quand circoncision rime avec prévention ...
Selon une
étude américaine menée par le Dr Edgar Schoen et ses collèques
sur près de 30 000 nouveau-nés (dont 14 893 garçons) dans
les hôpitaux du Kaiser Permanenete Medical Care Program of Northen California,
la circoncision du nouveau-né s'est avérée associée
à un risque 9 fois moins grand d'infection urinaire dans la première
année de vie. Sur la cohorte de garçons étudiée, 64,9%
avaient été circoncis peu après leur naissance. Cette étude
montre que durant la première année de vie des nourissons filles
et garçons, 466 infections des voies urinaires ont été répertoriées,
dont 154 chez les garçons. Les auteurs indiquent que 86% de ces infections
ont touché ceux qui n'avaient pas été circoncis. "Le
risque relatif d'infections urinaires chez les garçons non circoncis par
rapport aux circoncis était de 9,1 pour 1", écrivent-ils. Une
hospitalisation a été requise pour 28,8% des garçons non-circoncis
contre 18,2% des garçons circoncis. De plus, ajoutent les investigateurs,
le coût total de la prise en charge des infections urinaires chez les garçons
non circoncis était dix fois plus élevé que pour ceux qui
étaient circoncis. Et les chercheurs de conclure que "la circoncision
du nouveau-né durant la première année de vie constitue donc
une mesure de santé préventive valable, en particulier au cours
des 3 premiers mois de la vie, lorsque les garçons non circoncis sont plus
susceptibles d'être hospitalisés avec des infections urinaires graves".
Source
: APM - Info Flash OCP - www.ocp.fr - N°15