SANTE PUBLIQUE
ENDOCRINOLOGIE
: Consommer du lait de vache augmenterait le risque de développer un diabète...
Ce
sont les résultats d'une étude finlandaise, effectuée sur
725 enfants dont un frère ou une soeur ont développé un diabète,
qui montrent : la consommation du lait de vache peut être associé
au développement du diabète. En utilisant un protocole rigoureux,
les auteurs (qui ont rappelé l'existance déétudes antérieures mettant
en évidence des résultats contraoversés sur le sujet) ont
tenté d'améliorer l'analyse de ce lien éventuel. Ils ont
donc suivi un groupe d'enfants durant dix ans et ont constaté que 33 d'entre
eux avaient développé un diabète durant cette période.
L'analyse a montré que pour les enfants consommant plus de 3 verres de
lait de vache par jour, le risque relatif diabétique augmenterait de 5,37
fois. Les auteurs précisent avoir effectué une analyse statistique
tenat compte du niveau socio-économique, de l'âge auquel la consommation
de lait de vache a débuté, ainsi que des facteurs génétiques.
Au terme de cette étude, les médecins finlandais mettent en avant
l'hypothèse selon laquelle l'insuline bovine présente dans le lait
de vache pourrait être à l'origine de la formation d'auto-anticorps
susceptibles de détruire les îlots beta du pancréas produisant
l'insuline endogène. Une étude à suivre ...!
Source
: APM - Info Flash OCP - www.ocp.fr - N°15
Piercing
et tatouages : un guide de bonnes pratiques
Dans l'objectif
d'établir des règles d'hygiène pour la pratique du tatouage et du piercing, la
Secrétaire d'Etat à la Santé, Dominique Gillot, avait récemment encouragé le rapprochement
des professionnels du piercing et des médecins. En effet, en pratiquant le piercing,
le risque infectieux, le plus souvent bénin, est important. C'est ainsi, qu'aujourd'hui,
une équipe de médecins de l'Hôpital Rothschild (AP-HP) (et parmi eux l'infectiologue
Jean-Baptiste Guiard- Schrnid), et des professionnels du piercing pré- parent
un guide de bonnes pratiques qui sera publié par la Direction générale de la Santé
au mois de novembre. 4 groupes de travail ont été ainsi constitués et traitent
: de l'organisation du local et de la nature du matériel du perceur, des procédés
de stérilisation utilisés, des soins pratiqués après le piercing et de l'information
du client. Un autre groupe travaille sur la mise en place de système de contrôle
et de valida- tion des perceurs. Une dizaine de profession- nels de santé (épidémiologistes,
pharmaciens, spécialistes des maladies nosocomiales ... ) et environ 35 perceurs
(gérants de boutique, représentant d'associations des professionnels du piercing)
participent aux groupes de travail. Rappelons enfin que Dominique Gillot a égale-
ment saisi, le 7 septembre dernier, l'institut de veille sanitaire pour étudier
la faisabilité d'une étude épidémiologique sur les risques infec- tieux du piercing
; dans cette recherche, un groupe de travail interministériel s'est mis en place
afin d'instaurer une réglementation de ces pratiques
Source
: APM - 12 septembre - Info Flash OCP - www.ocp.fr - N°20 / 25 OCTOBRE 2000