VOUS ÊTES MIGRAINEUX :
Vous pouvez agir.
Brochure
GlaxoWellcome Neurologie
Vous êtes peut-être migraineux ou vous connaissez peut-être dans votre entourage, professionnel ou familial, une personne souffrant de migraine.
L'objectif de cette fiche est de vous aider à comprendre cette maladie, et les personnes qui en souffrent.
La migraine est encore mal comprise du grand public. Ainsi, dans les conversation de la vie quotidienne chacun donne un avis, parfois catégorique, sur ce qu'est la migraine, sur la cause à trouver, sur ce qu'il faut faire, etc.
Il faut que le migraineux garde espoir, et se tourne vers son médecin qui dispose aujourd'hui de moyens supplémentaires pour faire face à la migraine.
"Ce sont les yeux", "c'est le foie..."
Ces suggestions incitent les patients migraineux à multiplier les consultations spécialisées. En fait, les signes digestifs et visuels font partie de la crise, à tel point que certaines "crises de foie" sont d'authentiques migraines."C'est dans la tête...", "c'est psychologique."
Les histoires drôles à propos de la migraine entretiennent les idèes fausses quant à une origine psychologique simpliste."Il n'y a pas de traitement.."
S'il est vrai qu'il n'existe pas de traitement radical et définitif de la migraine, il est possible de traiter efficacement les crises et d'en diminuer leur fréquence.
A CHAQUE CRISE, LE MIGRAINEUX S'ISOLE...
Aujourd'hui, la migraine affecte 12% de la population (75% de femmes) et 5% des enfants, 3 migraineux sur 4 présentent entre 1 et 4 crises par mois.
La douleur souvent violente, la gêne à la lumière et au bruit, l'augmentation des symptômes lors des mouvements et des efforts poussent les migraineux à s'isoler lors de leurs crises. Ils recherchent le calme, la pénombre et ressentent le besoin de s'allonger.
Ne pas confondre migraine et mal de têteCaractéristiques de la migraine
Elle survient par crises et dure de quelques heures à 3 jours, si on ne prend aucun traitement.
Chaque crise peut être annoncée par des bâillements répétés, une modification de l'humeur...
Une douleur :
avec sensation de pulsations dans la tête,
souvent d'un seul côté,
augmentée par l'activité physique ou les efforts les plus simples (monter les escaliers...).Les maux de tête peuvent être associés à des symptômes digestifs (nausées, vomissements...).
Le bruit et la lumière vive sont souvent difficiles à supporter
Il existe différentes formes de migraines :
les migraines avec "aura visuelle" (des troubles visuels, comme la vision floue, la vision d'étoiles précédent la crise...),
les migraines accompagnées (signes neurologiques variés), plus rares,
les migraines communes.
LE MIGRAINEUX EVITE CERTAINES SITUATIONS...
Les crises sont souvent déclenchées par des facteurs que le patient connaît bien (stresse, fatigue, changement de rythme, prise de certains aliments...).
La fréquence des crises, leur intensité, les signes d'accompagnement, les facteurs déclenchants entraînent le migraineux à éviter les situations qu'il estime à haut risque.
Ainsi, certains aliments seront bannis, il renoncera même à certains loisirs, parfois à des carrières jugées trop stressantes.
85% des migraineux estiment que leur maladie représente un handicap et 35% le jugent sévère.
Les facteurs déclenchants de la migraine
Facteurs environnementaux
Bruit
Lumière, soleil
Changement de tempsFacteurs psychologiques
Stress, anxiété, contrariété
Repos, trop de sommeil
Week-end
Déméagement
Evénements forts : mariage, deuil...Facteurs physiologiques
Règles
Rapports sexuels
PiluleFacteurs alimentaires
Sauter un repas
Aliments gras
Chocolat
Oeufs
Alcools
Café...
Trop souvent considérée comme une affection psychologique, souvent sujet de plaisanterie, la migraine n'est pas forcément un motif de consultation médicale à part entière : 50% des migraineux ne consultent pas pour leur maladie. Ils estiment que personne ne peut rien pour eux et sont résignés.
Etant une maladie souvent familiale, la migraine est perçue comme une fatalité, et les modèles familiaux se perpétuent : isolement dans l'obscurité, "recettes" plus ou moins efficaces, etc...
Les motifs de résignation
Modèle familial
"Ma grand-mère était migraineuse, ma mère et mes tantes sont migraineuses, il est normal que je le sois...".
Intolérance au traitement
"Je ne supporte pas ce traitement, je suis sûre que ce sera la même chose avec les autres...".Echec aux traitements
"J'ai tout essayé, rien ne marche, j'ai peur que le traitement ne fasse plus effet à la longue...".
Moyens non médicamenteux pour soulager la crise
"Un gant de toilette frais sur le front me suffit...".
Poids des habitudes
"La douleur, je commence à m'y faire...".
La migraine fait actuellement l'objet de nombreuses recherches. Il existe aujourd'hui des traitements médicamenteux qui ont fait la preuve de leur efficacité.
Il s'agit, d'une part des antalgiques (anti-inflammatoires, aspirine et paracétamol) et d'autres part des antimigraineux spécifiques (dérivés de l'ergot de seigle, triptans).
Selon la fréquence, l'intensité des crises, les signes accompagnateurs, le médecin peut aujourd'hui adapter le traitement à chaque cas et ainsi apporter au migraineux un meilleur soulagement de ses crises.
VOUS CONNAISSEZ UN MIGRAINEUX ?
Ecoutez-le et témoignez-lui votre compréhension. Faîtes-lui part de votre xpérience, suggérez-lui les progrès de la médecine, des thérapeutiques.
Encouragez-le à consulter son médecin et redonnez-lui de l'espoir. Sachez que bien souvent lui seul n'a plus la volonté de chercher un soutien médical.
C'est donc à vous de l'aider !
Fiche réalisée grâce aux Laboratoires GLAXOWELCOME - Neurologie