Belgique, avril 1974 : alerte en Pays Noir

Publié dans la rubrique "Nos enquêtes" de la revue Inforespace n°21 (juin 1975), pp.30/42. Inforespace a été publié par la SOBEPS de fin 1972 (la SOBEPS, association ufologique belge a été créé le 20 mai 1971) à octobre 2007 (la publication a pris fin au moment de la dissolution de la SOBEPS le 31 décembre 2007). La SOBEPS est aujourd'hui remplacée par la COBEPS (Comité Belge d'Etudes des Phénomènes Spatiaux). Elle assure la continuité de certaines activités de la SOBEPS (Société Belge d'Etudes des Phénomènes Spatiaux) - http://www.cobeps.org/index.html

Cet article détaille des observations qui se sont déroulées dans la nuit du 20 au 21 avril 1974 aux alentours de Charleroi au sud de Bruxelles, notamment dans la région surnommé "Pays Noir" car situé dans une zone de bassins houillers. Ces observations s'inscrivent au coeur d'une vague importante qui débuta en octobre 1973 aux Etats-Unis et toucha la France au cours de l'année 1974 et les quelques années suivantes. Ces observations belges possèdent une particularité surprenante. Alors que généralement le phénomène agit silencieusement, ou parfois en émettant des vrombissements, bourdonnements, chuintements ou bien des sifflements le plus souvent discrets, ces observations étaient accompagnées par des bruits s'apparentant à des sirènes de gendarmerie...!


Exerçant son rôle d'information vis-à-vis du public, la presse belge rapporta une fois de plus des phénomènes de type OVNI qui se sont déroulés dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 avril 1974 (1). Ces événements font suite à plusieurs observations qui eurent lieu la semaine précédente, principalement dans le ciel namurois (2), et ce qui au début paraissait assez anodin prit rapidement une ampleur telle qu'il fallut de nombreux mois à plusieurs enquêteurs pour se faire une idée complète des incidents (3). On se souviendra que les évènements du 14 avril couvraient un espace géographique assez étendu avec une concentration autour de Namur. Ici la localisation géographique se situe au nord et au sud de Charleroi, mais la principale difficulté résulte du manque de fil conducteur pouvant rattacher les observations l'une à l'autre. En effet, s'il fut rapidement possible de définir un axe nord-sud sur lequel se répartissent les lieux d'observations, la chronologie demeure quelque peu incohérente ; il faudrait admettre que plusieurs OVNI présentant des caractéristiques identiques auraient été observés, hypothèse que le nombre même des observations rend assez fragile. Une seconde hypothèse ne ferait intervenir qu'un seul engin survolant d'abord Jumet et Lodelinsart ; il réapparaîtrait ensuite à Mellet pour redescendre vers le sud au-delà de Charleroi (voir figure 2). On peut enfin supposer la présence de deux objets différents dans le ciel carolorégien, ce que ne démentiraient pas les observations de MM. Labenne et Méni à Marcinelle (14 et 15). Avant de poursuivre, il nous faut faire une très importante mise au point: les incidents se sont accompagnés de bruits émis par les engins, bruits que de nombreux témoins décrivent comme assimilables à ceux des sirènes des voitures de police americaines, comme on peut les entendre dans certains films policiers. Or nos propres unités de police et de gendarmerie sont équipées de ce genre de sirène d'avertissement, et à l'époque qui nous occupe, cet équipement était tout à fait récent et le public n'y était pas habitué. Faut-il en conclure que les témoins ont été abusés par des essais de ce nouveau materiel ? Nous pensons que non:

1: Le bruit, tout en évoquant fortement celui des sirènes en question, n'était pas identique (plus rapide et plus harmonieux).

2: Mais surtout, nous avons interrogé les différents services publics possédant des véhicules équipés de ces sirènes: aucune voiture de pompiers équipée de cette façon n'était en mission le 21 avril aux heures indiquées. Quant à la gendarmerie mobile, elle n'utilise ce matériel que sur les grands axes routiers, et certainement pas en pleine ville au milieu de la nuit sauf cas d'extrême urgence. Rien de tel ne s'est produit entre le 20 et le 21 avril.

3: L'audition des bruits a été accompagnée dans certains cas de l'observation concomittante d'un OVNI, et là encore les témoins sont formels : c'est de l'OVNI que provenait ce son de sirène, devenant plus fort si l'OVNI approchait, diminuant rapidement avec son éloignement.

4: Enfin, quelques mois plus tard, le 15 août exactement, diverses observations vinrent une fois de plus mettre nos enquêteurs sur la brèche. Un témoin de Damprémy, M. Hannot, réussit à cette occasion à enregistrer le fameux bruit en question en même temps qu'il observait, avec d'autres témoins, l'OVNI à faible distance.
Chacun s'accordera, croyons-nous, pour admettre qu`à aucun moment une sirène de gendarmerie n`a produit et ne produira en même temps un OVNI lumineux !
Cette nuit du 20 avril, le ciel était dégagé ou très peu nuageux par endroits. La température, plutôt fraîche, était normale pour la saison. La journée avait été ensoleillée. Le vent, modéré à fort, soufflait du nord-nord-est. Les premiers témoignages furent recueillis au sud de Bruxelles, à proximité du Bois de la Cambre, où de vastes portions de forêt sont visibles des immeubles résidentiels d'où eut lieu la première serie d'observations.
Nous trouvons ensuite des témoins à Mellet, petit village situé au nord de Charleroi (à 16 km), dont le cadre calme est très recherché par les citadins qui en ont fait une sorte de cité dortoir. Bien que traversé par la Nationale 5, Mellet a conservé un caractère typiquement rural. A partir de là, le phénomène se manifesta au-dessus des zones industrielles et urbaines de Charleroi et des communes voisines. Il serait vain de chercher à dresser la liste complète des industries de la zone carolorégienne qui font partie du bassin sidérurgique riverain de la Sambre. Au nord de Charleroi, aux limites des communes de Gosselies et de Jumet apparaissent des zonings où des entreprises de moyenne importance jouxtent des sociétés de constructions métalliques.

L'aérodrome de Charleroi-Gosselles groupe les seules usines de construction d`avions, de révision et d'essais en vol, de notre pays. Le secteur de l'électricité est également très bien représenté, et plusieurs centrales fonctionnent à partir des gaz de récupération provenant des hauts fourneaux. Un réseau ferroviaire extrêmement dense dessert toute cette région qui est en outre traversée par de grands axes internationaux. La Sambre et le canal de Charleroi-Bruxelles, qui a été récemment porté au gabarit de 1 359 tonnes, sont les seules voies fluviales du secteur. La grande banlieue de Charleroi est aussi traditionnellement connue pour l'exploitation de ses bassins houillers, malheureusement aujourd'hui pratiquement désaffectés, et de nombreux crassiers truffent cette région, justifiant son surnom de "Pays-Noir". Le sous-sol, criblé de galeries, regorge de grisou et l'ensemble de la zone n'est qu'une succession de failles géologiques.


Description de la première série d`observations

1. IXELLES
Cette nuit-là, M. et Mme De Beys, habitant à Ixelles, venaient de se coucher, M. De Beys précédant de peu son épouse. La fenêtre et le volet étaient ouverts, et seule une tenture les protégeait de la fraîcheur nocturne. Il était environ 23h30 lorsque le couple entendit un sifflement bizarre ne ressemblant à rien de connu. Intriguée, Mme De Beys se leva mais, le temps de franchir la porte fenêtre donnant sur l'exterieur, le bruit avait cessé: elle jeta un coup d'œil vers la gauche, ne remarqua rien d`anormal. De l'autre côté, par contre, elle aperçut une clarté blanche à l'extrémité du bâtiment, bien qu'il n'y eut aucun réverbère ni éclairage quelconque à proximité. Deux minutes passèrent ainsi sans incident. A ce moment, le son insolite se fit à nouveau entendre sur la droite, et en même temps la clarté disparut: il s'agissait d'un bruit modulé, de fréquence très rapide, d'une tonalité comparable à celle d'une sirène d'ambulance, bien que moins puissante. Le son se rapprocha et sembla passer au-dessus de l'appartement ; à ce moment le témoin dit avoir ressenti  "un choc électrique" assez bref qui l'a ébranlée quelques instants tandis que le son s'éloignait vers la gauche, vers le sud-sud-est, en direction du champ de courses de Boitsfort (4). Le témoin retourna se coucher. Longtemps encore, avant de s'endormir, elle évoqua le phenomène avec son mari.


2. IXELLES
Le témoignage de Mme De Beys est confirmé par celui de deux autres habitantes du même immeuble: entre 23h30 et 23h45, Mmes V. et R. suivaient une émission de télévision sur la deuxième chaine française lorsque subitement l'image de l'écran fut brouillé. Au même moment se fit entendre un bruit que les témoins comparèrent à celui qui serait émis par un helicoptère et qu'elles situèrent dans la direction de Boitsfort, soit vers le sud-sud-est. A environ 100 mètres de là, Mme Lebugle, qui se trouvait dans sa salle de séjour, fut à son tour intriguée par un bruit insolite provenant de l'exterieur. Elle se dirigea vers la fenêtre, l'ouvrit et regarda dans la direction du sud-est, d'où le bruit semblait provenir, mais sans rien apercevoir d'anormal. Ce temoin décrit le bruit comme un sifflement continu qui s'atténuait en s'éloignant vers la Forêt de Soignes. Il persista environ deux ou trois minutes et le temoin fit la reflexion suivante: "On dirait une soucoupe volante." A noter que le mari de cette dame, qui promenait le chien non loin de là, n'a rien entendu et que l'animal resta parfaitement calme (nous retrouvons ce détail dans d'autres témoignages de cette même nuit).

3. JUMET
Il était maintenant 23h45. Notre témoin suivant est une jeune fille de 17 ans, qui a demandé l'anonymat. Mlle K.D. se trouvait a ce moment à hauteur de l'aéroport, à la limite exacte des communes de Gosselies et de Jumet. L'endroit est très calme, car les bruits du terrain d`aviation et de la société Fairey sont étouffés par la présence heureuse de bosquets d'ornementation. Après avoir passé la soirée en compagnie de ses parents, Mlle K.D. se retira pour la nuit et lut encore quelques instants. Elle entendit alors une sorte de crissement qu'elle compara au bruit que font parfois les fils téléphoniques; faible à l'origine, il s'amplifia très rapidement pour ressembler vaguement à celui que ferait une sirène de voiture de police américaine, dans une direction d'environ 62° d'azimut, au nord-est. Cette phase dura environ 40 secondes, et il semble qu'elle fut suivie d'un court moment de silence. Ensuite, l'attention de la jeune fille fut a nouveau éveillée par cette modulation sonore dont le volume augmenta rapidement; en même temps, elle constate que la lumière éclairant sa chambre avait pris une coloration verdâtre tout à fait insolite. Plus qu'intriguée, elle se leva, regarda par le fenêtre close et aperçut à 250 m environ, sur sa droite et semble t-il, au-dessus de la chaussée de Bruxelles, "un gros ballon de couleur verte illuminant le paysage, d'un diamètre apparent égal à 3 ou 4 fois celui de la pleine lune", à faible hauteur du toit des maisons (fig.3). L'objet resta fixe et stable: il émettait un volume sonore comparable a celui d'un petit helicoptère. Au bout de 30 secondes environ, l'OVNI démarra brusquement et fila en direction du sud-est, avec une luminosité constante.


Notre enquête a fait ressortir que la luminosité attribuée à l'objet provenait sans nul doute de la coloration des carreaux de la chambre du témoin, lesquels sont de couleur verte. La mère de Mlle K.D. qui se trouvait dans une chambre voisine opposée à celle de sa fille, n'a rien observé d'anormal. Elle a par contre parfaitement entendu le bruit décrit précédemment, qu'elle dit animé de modulations rapides. Durée d'audition : 30 secondes environ. Enfin, un troisième témoin demeurant à proximité, M. D.D. nous a fait la même déclaration, et un autre couple du même endroit, M. et Mme G.L., témoins auriculaires également, sont sortis de leur maison sans rien apercevoir. Les dimensions réelles de l'objet, telles que nous avons pu les calculer à partir de repères, se rapprochent de 11 m.

4. LODELINSART
Vers 23h55, M. et Mme Theys étaient couchés lorqu'ils perçurent également, pendant 4 à 5 secondes, cette modulation sonore donnant l'impression d'un déplacement très rapide. La lampe de chevet baissa totalement d'intensité lumineuse lors de ce passage.

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Description de la deuxième série d'observations

Cette seconde série est beaucoup plus importante que la première.

5. MELLET
Les témoins suivants sont M. Henry Breton, technicien en électro-mécanique, et son épouse, commerçante; le couple, âgé de la cinquantaine, est estimé du voisinage. Vers 00h15, ce 21 avril, les époux étaient au lit depuis une dizaine de minutes environ, lorsqu'ils entendirent un bruit qui leur parut assez lointain. Selon Mme Breton, le bruit au début ressemblait "au bourdonnement d'une mouche"; suivant son mari "à celui d`un moulin métallique pour enfant". En fait, dit-il, le son était assez aigu, avec des "ondulations"; il semblait "être lancé". Chaque modulation dura moins d'une demi-seconde, et les témoins eprouvèrent des difficultés pour définir les différentes tonalités. Le déplacement du bruit suivait sensiblement la N5, dans le sens Bruxelles-Charleroi (axe: 7° N et 167° S). Il semble que la source émettrice se situait à 50m d'altitude. Le bruit s'amplifia pour devenir assourdissant, terrible même, "bien plus fort que celui d'un avion volant bas", nous dit Mme Breton. qui ajouta : "Je fus prise de tremblements et ne pouvait me lever, j'avais comme un poids sur la poitrine". Les témoins ne constatèrent aucune vibration des vitres. M. Breton se leva et jeta un coup d'œil par la fenêtre de la chambre, située à l'arrière de l'habitation. A cette heure de la nuit, l'éclairage public ne fonctionnait plus. Il constata a sa grande surprise que son jardin et les prés environnants etaient éclairés comme en plein jour. La clarté n'était pas blanche, mais un peu jaunâtre, et pas du tout comparable au rayonnement des ampoules électriques ou tubes à neon, et ne variait pas d'intensité. Elle éclairait une maison peinte en blanc distante d'environ 150 m, ainsi qu'une rangée d'arbres. Ouvrant la fenêtre, M. Breton se pencha au dehors et s'apercut que l'origine de la lueur semblait se situer du côté de la chaussée de Bruxelles. Il changea alors de pièce et se dirigea vers une autre chambre, située en facade. Déja l'intensité du bruit diminuait, alors quelle était restée constante au cours de la phase précédente. Ayant ouvert la fenêtre, le témoin aperçut à nouveau cette étrange lueur qui entretemps s'était déplacée de pair avec le bruit et semblait suivre le tracé de la chaussée: elle était située au-dessus du plus proche tournant et disparaissait. Le bruit par contre était encore fort audible, mais diminuait progressivement pour devenir de plus en plus lointain.

Pendant toute la durée de l'observation, la lueur n'a pas varié d'intensité. Le phénomène décrit peut se décomposer comme suit:
1° Approche du bruit: 45 secondes.
2° Observation de la lueur: 30 secondes.
3° Disparition du bruit: 40 secondes.
Les Breton possèdent un excellent chien de garde, un doberman géant. Le chien couchait à l'exterieur; il n'a aboyé à aucun moment. M. Breton est ancien prisonnier de guerre et nous a fait le commentaire suivant: "Lors de mon emprisonnement en Allemagne, j'ai subi les bombardements américains; eh bien, ceci m'a "fichu" la frousse bien plus fortement qu'aucun d'eux".  Il semblerait que l'incident se soit accompagné d'effets au sol: une bande de terrain de 2 m de large sur 8 m de long, à usage de potager, a rapidement dépéri, après que la végétation ait anormalement roussi au cours de la semaine suivante, et les témoins ont dû arracher les plants qui s`y trouvaient et rebêcher la terre. Ceci a malheureusement été fait avant notre visite.


6. MELLET
Toujours à Mellet, M. Willy Grumiaux, âgé de 23 ans, demeure non loin du domicile des époux Breton. Son grand-père et lui-même furent également témoins du phénomène décrit ci-dessus. Le temoignage de M. Willy Grumiaux confirme les déclarations des témoins précédents. Etudiant en médecine, il nous apporta les précisions suivantes qui expliquent de facon trés critique les troubles qu`il a lui-même ressentis:
Lorsque le bruit devint intense, voire insoutenable, il déclara avoir été incapable de se lever, comme si un "courant nerveux" lui parcourait le corps au point qu'il s'est senti figé, véritablement paralysé. M. Grumiaux pense qu'il s'agissait d'une frayeur panique anormale, allant jusqu'à dire qu'elle a pu être intentionnellement provoquée (par des ultra ou infra-sons ?). Il n'avait jamais ressenti cela jusqu'alors, et bien que n'ayant pas été agressé, il voulut se saisir de sa carabine, mais fut dans l'impossibilité d'y parvenir. Il eut l'impression que cette chose bruyante toute proche etait animée de tournoiements.
Les parents du témoin dormaient dans la même maison, à l'arrière. Ils n'ont rien entendu. Son grand-père, âgé de 78 ans, qui se trouvait dans une chambre voisine, a nettement entendu le son décrit, n'a pas ressenti de frayeur particulière, mais n'a pu se lever. La famille Grumiaux possède trois chiens, qui n'ont absolument pas réagi au cours de l'incident.


7. MELLET
A ces témoignages, il faut ajouter celui de Mme Delaire, qui aperçut une tache lumineuse en mouvement sur le sol et entendit un bruit modulé, ainsi que celui de Mme Bouffioux, demeurant à Wayaux, qui entendit, venant de la direction de Mellet, un son très syncopé ("wiou-wiou") se déplaçant parallèlement à la Chaussée de Bruxelles. De plus en plus, le phénomène se rapprochait des zones industrielles de Charleroi. Un témoin, qui exige malheureusement l'anonymat le plus complet, nous a affirmé avoir aperçu une lueur jaune clair accompagnée d`un chuintement puissant: cette observation, peut-être importante, est tronquée par l'esprit taiseux et le manque de collaboration du témoin, et son seul intérêt est d'être sur une trajectoire nous conduisant plus au sud. Elle se trouve d'ailleurs confirmée par celle de Mme L.V. qui habite dans un quartier résidentiel très moderne, en plein centre de Gosselies. Mme L.V. travaille dans un restaurant, et ce soir-là, un peu après minuit, elle regagnait son domicile, ses prestations terminées. Sur le point d'arriver chez elle, elle entendit "un bruit électronique assourdissant et modulé", prit peur et se précipita vers l'escalier menant à son appartement. Là, brusquement, une fois la porte refermée, elle n'entendit plus rien. Sans s'arrêter, elle courut prévenir son mari, et ouvrit la fenêtre donnant sur la rue: le bruit avait cessé. Il provenait d'une direction d'azimut 7°.


8. GOSSELIES
Les époux Vanderclausen, qui habitent à proximité, venaient de rentrer chez eux et s'apprêtaient à se coucher. Il était environ 00h20. Brusquement, ils entendirent un son modulé ("you-you") venant de l'Est dans leur direction. Laissons à M. Vanderclausen le soin de nous narrer son aventure:
"Réellement intrigué, je courus a la fenêtre de notre chambre, située au premier étage, et vis aussitôt une lueur jaune clair qui se dirigeait vers nous. Elle prit rapidement la forme d'une sorte de ballon ovale de 10 m de long sur 2,50 à 3m d'épaisseur qui se stabilisa à une centaine de mètres, presqu'à la hauteur de la cime des arbres d'un petit bosquet situé de l'autre côté de la Chaussée de Bruxelles (N 5). Le bruit avait une tonalité grave qui devint rapidement insupportable, muant rapidement ma stupefaction en veritable angoisse. Pendant 30 secondes environ, cette forme ovale aux contours nets et de couleur jaune clair, resta immobile au même endroit, et nous avons pu voir qu'elle entourait un engin d'aspect metallique. Le corps de cet engin était lisse et de couleur gris acier: une tache plus foncée occupait la partie supérieure. Le paysage tout entier rayonnait une tres forte luminosité qui éclairait jusqu'à l'intérieur de nos pièces. L'OVNI monta ensuite à la verticale, resta un moment sur place, puis fila comme un trait dans la direction de l'aérodrome de Gosselies. Au moment du départ, la luminosité et le bruit ne subirent aucune modification; le bruit cessa dès que l'engin eut filé. Rapidement, nous avons gagné notre jardin à l'arrière de la maison, sans plus rien apercevoir. Nos yeux larmoyaient d'avoir fixé cette lumière intense".


Il s'agit de toute évidence d'une rencontre rapprochée (type 1 dans la classification Hynek); il n'y a pas de traces au sol et il semble évident que l'intensité lumineuse du phénomène empêcha les témoins d'observer de plus amples détails.


9. JUMET
Si nous prolongeons la trajectoire qui nous est indiquée par les époux Vanderclausen, nous aboutissons à un petit bois, dénommé "Bois du Comte". Là également, nous avons un témoin, et il est de qualité, puisqu'il s'agit d'un militaire de carrière travaillant à la base de Florennes. L'adjudant Raczynski attendait ce soir-là chez lui le retour de son fils. Il est 00h24, lorsqu'il entendit un "wiou-wiou" (semblable au cri de la chouette) qui venait troubler le calme de la nuit. Ce bruit s'intensifia très rapidement et devint tellement fort que le témoin eut l'attention spécialement en éveil. L'adjudant Raczynski est un personnage extrêmement calme et réfléchi. Son sens de l'observation, la précision de son récit, et le courage dont il fit preuve pour surmonter sa frayeur nous aidèrent énormément a reconstituer les faits :


"Intrigué, mais pas encore inquiet, je suis sorti. Devant mon garage, j'entendais toujours les mêmes "wiou-wiou" très puissants et rapides qui semblaient venir de la direction du Bois du Comte. Je ne commençai à être effrayé que lorsque je réalisai que le bruit augmentait d'intensité, semblant venir vers moi, puis me dépasser pour se stabiliser derrière la maison, presqu'à la verticale, apparemment très proche de moi .J'eus alors l'impression de me trouver sous une cloche formée d'un bruit ouateux et enveloppant. L'air de mes poumons me paraissait comme aspiré vers l'extérieur, me passant par la bouche et les oreilles (expression du temoin). Le bruit s'est amplifié jusqu'à devenir insupportable: un écho très sonore est alors apparu tandis que le son se déplaçait, à ce qu'il me semble, vers la Station de Gosselies. Entre la stabilisation et le départ, 20 secondes environ s'étaient écoulées. A mesure de l'éloignement, il me sembla que le volume sonore décroissait progressivement pour se stabiliser, créant un curieux effet d'écho. Ensuite, le bruit garda un volume constant, avec des variations de tonalité qui le rendaient insupportable dans ce qui me parut une succession de courbes de déplacement que je situe ainsi:


- vers la Station de Gosselies (azimut 350°)
- vers le centre de Jumet (azimut 288°)
- vers l'ouest de Lodelinsart (azimut 192°).


Ensuite, le son décrut pour prendre la direction de Châtelet. C'est à ce moment que mon fils arriva. La première question qu'il me posa était: "Que fais-tu, tu cherches la soucoupe ?". Le jeune homme venait de quitter sa fiancée, et remontait la Chaussée de Bruxelles entre 00h20 et 00h30, lorsqu`il entendit brusquement un bruit semblable à celui des sirènes équipant les voitures de la police américaine. Voici ce que nous déclara ce témoin: "Le bruit venait de derrière moi, mais en haut, et se rapprochait. Il se répercutait sur le pignon des maisons de la rue et m'était renvoyé, et comme je ne pouvais en trouver l'orígine, je décidai de ne plus y faire attention. Arrivé dans les champs, je l'entendais toujours, mais moins fort; il s'amplifia à nouveau près du terrain de football. Une nouvelle fois, j'essayai de le localiser, mais sans y parvenir. Il redevenait plus fort, donnant l'impression d'un son ouaté et modulé qui disparut dans la direction de Gilly-Jumet (Houbois). Le lendemain, ma fiancée me demanda si je n'avais rien entendu d'anormal après l'avoir quittée la veille. Sur ma réponse affirmative, elle m'expliqua qu'elle avait entendu la même chose que moi". Son père, qui est dans l'aviation depuis 25 ans, assimile l'effet qu'il a ressenti à celui que produit la perte d'altitude dans un avion non pressurisé. Fait remarquable, ce bruit très puissant n'a pas été entendu de tous: l'épouse de l'adjudant Raczynski qui dormait à l'étage, situation qui la rendait donc plus proche du bruit que lui, n'a strictement rien entendu, malgré qu'elle ait le sommeil léger. Les voisins non plus n'ont rien entendu, et leurs chiens n'ont pas aboyé. Notons encore, pour accréditer le serieux de ce militaire, qu'il a demandé à la presse de publier une rectification suite à un compte rendu erroné de son témoignage (5).


10. JUMET
A 600 mètres de l'endroit du précédent témoignage réside M. B., âgé de soixante ans. Le témoin était couché mais ne dormait pas, lorsqu'il entendit "un bruit d'abeilles multiplié par cent" et réveilla son épouse. Tous deux se précipitèrent vers la fenêtre qu`ils ouvrirent. Le bourdonnement était saccadé, au rythme de deux périodes par seconde; il fut entendu pendant 20 secondes environ.


11. JUMET
Toujours à Jumet, un groupe de trois témoins qui festoyaient tardivement à l'occasion d'une communion, perçurent eux aussi cette source sonore trés particulière. Il s'agit de Mmes C.J., F.P. et de M. R.J. Ces témoins auriculaires donnent certains détails qui méritent d'être rapportés:


Mme C.J.: "Nous sortions, et j'ai entendu une sorte d'ululement semblable au cri que poussent les enfants lorsqu'ils jouent aux Indiens, mais beaucoup plus puissant. Je n'ai pas eu peur, c'est un peu comme si j'avais été immobilisée un court instant, puis tout a cessé".
Mme F.P.: "J'allais sortir lorsqu'un bruit qui semblait venir de partout à la fois me surprit au moment où je franchissais la porte. J'ai eu l'impression d'être clouée au sol l'espace de quelques secondes, jusqu`au moment où le bruit s'est atténué. Je n'avais jamais rien entendu de tel, et ne l'ai plus entendu depuis".
M.R.J. "Je prenais l'air dans le jardin lorsqu'un ululement qui allait en augmentant et me paraissait venir de l`hôpital civil de Jumet, attira mon attention. Je n'en fus pas effrayé, mais très impressionné au moment où le son passa au-dessus de ma tête. Quelques secondes plus tard, le bruit s'étouffait en direction de Hamendes"


12. JUMET
Plus près de Charleroi, M. L.G., qui est taximan à Jumet, était stationné au coin de la rue Paul Pastur et vers 00h30, il écoutait la radio stéréo incorporée à son véhicule. Le son de ce puissant recepteur (2x10 watts) fut tout à coup progressivement couvert par un bruit modulé qui dura quelques secondes. Sortant de son taxi, le témoin remarqua à faible distance une camionnette dont les gendarmes étaient occupés à regarder le ciel, ainsi que des enfants et des riverains de la rue Pierre Hans. A ce moment, le temoin dut partir en course, ce qui mit fin a son audition. Le lendemain, son père lui déclara avoir lui aussi entendu ce bruit.

13. JUMET
Toujours à Jumet, M. Roger Boulu était toujours debout lorsqu'il entendit soudain venant de loin un bruit qui ressemblait un peu à celui que fait une sirène de voiture de police américaine, mais dont les modulations étaient à la fois plus rapides et plus puissantes. Intrigué, il écouta attentivement. C'est alors qu'il vit accourir vers lui ses voisins d'en face, M. et Mme J.C. Un manteau hâtivement jeté sur leurs vêtements de nuit témoignait de leur précipitation. Mme Boulu précisa : ils sont arrivés en criant : "il y a une soucoupe volante !". M. J.C. a précisé : "J'étais en train de me raser, et mon rasoir électrique a emis des étincelles" (?). M. C. est alors allé s'entretenir avec des gendarmes dont la camionnette etait stationnée à l'angle de la rue de Remoncheval. Le bruit continua à s'amplifier et M. Boulu vit alors le ciel se teinter progressivement d`une coloration rose-verte qu`il ne put comparer à rien de connu. Cette lumière paraissait se déplacer de pair avec une source sonore en direction de Gilly. Luminosité et bruit cessèrent instantanément. Nous avons vainement essayé d'obtenir de M. J.C. d'autres détails, mais ce témoin s'est refusé à toute déclaration qui aurait pu nous éclairer. Le phénomène va alors traverser des zones à plus forte densité démographique de Charleroi et, paradoxalement, les témoignages cessent. Ils reparaissent à Marcinelle, où ils sont extrêmement importants car l`OVNI est très proche et bien observé.


14. MARCINELLE
M. Jean-Claude Labenne est étudiant et habite un appartement situé dans un des buildings du Parc de la Villette (voir figure 4). Il est rentré chez lui aux environs de 00h30. "Toute la famille dormait. En passant dans le living non éclairé, j'aperçus par la fenêtre, un peu sur la gauche de mon champ de vision, une masse sombre (figure 5) qui se découpait nettement devant les cimes d'une rangée de peupliers située à un peu plus de cinquante mètres. Un léger sifflement aigu, non modulé, se faisait entendre. Aussitôt, je me suis approché de la baie vitrée donnant au nord-est (azimut 65°) et j'ai observé.
D'une longueur apparente de 25 cm à bout de bras l'objet se tenait dans une position immobile à peu près horizontale, à une altitude comparable à la mienne (25 mètres du sol). La forme était allongée, assez étroite; la partie supérieure paraissait convexe au extrémités: celle du dessous était droite ou légèrement concave. Sur le dessus, au milieu, il y avait une protubérance pouvant figurer un dôme un peu plus large qu'il n'était haut, et d'un diamètre équivalent à peu près au cinquième de la longueur totale. Sous la partie gauche de la base, je ne saurais préciser exactement où, se trouvait un petit appendice de forme rectangulaire. Il n'y avait pas de séparation entre le dôme et le corps de l'engin. La zone où il stationnait était complètement occultée, si bien qu'il apparaissait de couleur gris-mat, très sombre, sans aucun reflet. C'était un objet d'apparence solide, d'une consistance matérielle, et pourtant, je ne saurais me représenter sa troisième dimension. J'ai observé ainsi pendant un peu plus de 20 secondes. Ensuite, le sifflement cessa d'un coup, et l'objet se mit à avancer lentement vers la droite, en douceur, sans à-coups, un peu comme s'il glissait. Il passa devant une rangée d`arbres qui prolongeait celle des peupliers, se rapprochant de la sorte sensiblement du building sud, ce qui donne à supposer que sa trajectoire horizontale était légérement courbe ou oblique. Il n'y eut pas de modifications de perspective au cours de ce déplacement, qui dura une dizaine de secondes, et au cours duquel il parcourut une centaine de mètres environ (soit avec une vitesse de 10 m/sec ou 36 km/h). A ce moment, il fut caché par l'angle de la fenêtre. Immediatement, je suis sorti sur le balcon, mais il avait déja disparu. Après une minute ou deux d'attente sans nouvel incident, je suis allé me coucher".


Bien que M. J.C. Labenne ne puisse se représenter la troisième dimension de l'objet, il y a de fortes chances pour que celui-ci fût circulaire puisqu'aucune modification de perspective n'a été notée au cours de ses évolutions. Le témoin reste très prudent dans l'estimation de ses dimensions réelles : si nous admettons une taille apparente de 25 cm établie à partir de certains points de repère, et une distance maximale de 50 m entre le building et la rangée de peupliers, le diamètre réel serait de 25 m minimum. Nous pensons qu'en fait l'objet devait se trouver à moins de 50 m, et par conséquent être plus petit, du fait de l'erreur de parallaxe causée par la mesure à partir de points de repère situés derriere lui. Signalons que ce temoin, ainsi que l'adjudant Raczynski furent interrogés et filmés par la RTB à l'occasion de l'émission de télévision "Sérieux ou pas ?" à laquelle, outre le Pr.Meessen, assistaient MM. Poher et Guérin.


15. MARCINELLE
Nous passons à présent à un autre témoignage important : c'est celui de M. Eric Méni (16 ans) et de sa mère, domiciliés dans le deuxième building du complexe urbain de la Vilette (voir figure 5).
Eric Méni: "Je dormais, lorsqu'aux environs de 00h30, je fus réveillé par un sifflement comparable à ceux émis par les fusées qu'on voit évoluer dans les films de science-fiction (sic). C'était un bruit aigu et modulé, d'une fréquence plus rapide que celle des sirènes d'ambulance; il était si fort, que je pensai aussitôt que la source émettrice devait se situer à quelques métres à peine de la fenêtre. Une lueur claire, assez douce, de couleur gris blanc éclairait faiblement ma chambre. Pendant un bon moment, je suis resté sans réaction, puis me suis dressé sur le lit de mon frère, qui était absent. Mais je ne vis rien
d'anormal.


Il y avait à peu près une minute que j'écoutais ce ululement, et je finis par m'approcher de la fenêtre. A ce moment, j'ai vu l'objet, et j'ai eu tellement peur que j'ai aussitôt appelé ma mère. L'OVNI stationnait juste devant moi, vers l'Est (azimut 80 à 85°), à une distance d'environ 30 mètres du building, et un peu plus haut que l'endroit où je me trouvais, à 20 ou 25 mètres de hauteur, juste au-dessus d`un bouquet d'arbres. Il était animé d'un léger mouvement de tangage latéral et se composait d'un "plateau" à base plate et elliptique, surmonté d'une coupole elliptique également. Il se présentait dans une position légèrement inclinée, en sorte que je n'en distinguais pas le dessous, et pouvait mesurer environ 5 mètres dans sa longueur, pour une hauteur que j'estime à 3 mètres. Le plateau, de couleur gris sombré, mesurait environ 40 cm d'épaisseur, et portait une série de lumières, au nombre de 10 ou 15, régulièrement espacées, de couleur jaune-verte et rouge, qui ne ressortaient pas de la tranche; elles y étaient plutôt encastrées. Elles étaient fixes, non aveuglantes, et ne rayonnaient pas autour de l'objet. Il m'est impossible de dire s'il y avait une progression dans la disparition de ces lumières. La coupole faisait corps avec le plateau, mais une séparation y était nettement visible. Le dôme mesurait environ 2,5 m dans son plus grand diamètre, et autant pour la hauteur. Il était divisé en deux parties par une séparation verticale : celle de gauche était jaunâtre, très claire et lumineuse, comme si, transparente, elle avait été eclairée de l'intérieur (voir figure 6). Ce n'était sans doute qu'une impression, car je n'ai rien vu à l'intérieur, et la partie arrière n'était pas visible au travers. La zone de droite paraissait sombre, de la même couleur que le plateau, avec toutefois des reflets clairs qui émanaient de la partie gauche. Ces reflets apparaissaient également sur le plateau jouxtant la zone éclairée. Le sifflement s'intensifia soudain, sans pour autant devenir plus aigu ni plus rapide. La coupole se mit à tourner très vite sur elle-même, dans un sens que je ne puis préciser (6). Puis l'objet se leva brusquement, à une vitesse vertigineuse, suivant un angle de 60 à 80°, et en moins de deux secondes, il avait disparu. Ici non plus, je ne puis dire dans quelle direction il partit, étant donné la rapidité de ce depart ; il est possible que le sifflement ait encore persisté une à deux secondes. Je me rappelle par contre que la fenêtre vibra brièvement, comme lorsqu'un avion franchit le mur du son, mais moins fort. Ce fait se produisit entre le moment ou le son augmenta d'intensité et celui ou l`OVNI disparut. C'est à ce moment que ma mère entra dans ma chambre. Je tremblais de tout mon corps tellement j'avais eu peur"

Mme Martheleur (mère d'Eric Meni) : "Mon mari étant absent je me trouvais seule dans ma chambre. Je ne dormais pas. A un certain moment, j'entendis un sifflement modulé, qui devenait de plus en plus aigu, et je crus qu'il s'agissait d'une voiture munie d'un nouveau système d'avertissement sonore. Ce fond sonore, bien que très proche, était impossible à localiser. Il persistait depuis une ou deux minutes, lorsque Eric m'a appelé. Je crus qu'il était malade, et me suis levée. Quand j'arrivai dans sa chambre, il se tenait debout devant la fenêtre, les mains accrochées au radiateur: il tremblait de tout son corps. A ce moment, le bruit venait de cesser. J'ai jeté un coup d'œil au dehors, sans rien voir d'anormal dans le ciel. Eric m'expliqua ce à quoi il avait assisté, et je regagnai ma chambre 4 ou 5 minutes plus tard. Il était alors 00h35. Au bout de quelques instants, j'entendis à nouveau ce sifflement, non modulé cette fois qui devint rapidement suraigu. Après une minute ou deux, je me suis levée, mais je nai rien apercu depuis la fenêtre de ma chambre. Je decidai alors d'aller jeter un coup d'œil dans celle de mon fils. Lui aussi entendait ce sifflement, qui était très net, constant, et paraissait se situer à l'aplomb de notre immeuble. Je retournai me coucher, puis, comme le sifflement persistait toujours, je revins près d'Eric. A ce moment, le bruit s'arrêta net et une lumière blanche se forma progressivement, devenant très intense jusqu'à violemment éclairer la pièce. Puis la lumiere diminua progressivement, et finit par s'éteindre complètement.

On aurait dit que cette lumière avançait pour reculer ensuite. Ce phénomène dura une dizaine de secondes; puis, après un délai de 30 secondes, il se répèta de facon identique. Ensuite, nous n'avons plus rien vu ni entendu, et sommes retourné nous coucher.

Deux autres témoignages intéressants proviennent également de ce complexe résidentiel.

Mme Marchand (20 ans - coiffeuse) ;
Elle s'était couchée entre 22h30 et 23h00 et dormait lorsqu'elle fut réveillée par un bruit étrange. Elle prit peur, ferma les yeux quelques secondes, et ressentit aussitôt des maux de tête et une forte impression de chaleur. Ce malaise n'était pas provoqué par le bruit seul, mais par une sensation étrange "comme si une présence étrangère s'était trouvée dans ma chambre".

Le son était net et très puissant, sans pour autant être assourdissant; il ressemblait en fait au sifflement tout proche qu'aurait émis une sirène de voiture de police américaine, quoique ses modulations étaient plus rapides. Le volume de la fréquence montante atteignait les aigus, celui de la fréquence descendante était plus faible et plus grave. Le temoin eut l'impression que la source émettrice, toute proche, était animée d'un mouvement de rotation. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, une lumière très pâle éclairait faiblement la fenêtre, occultée par des tentures. Au bout d'une dizaine de secondes, cette luminosité disparut progressivement. Quelques instants plus tard, le sifflement stoppa d'un seul coup. La durée totale d'audition fut de 20 secondes environ.


Mme Le Roux (70 ans - pensionnée)
Ce témoin entendit le son décrit précédemment, et se sentit parcourue par un "courant electrique" qui provoqua des fourmillements sur tout le corps, et l'incommoda profondément. S'étant allongée, elle fut ensuite incapable de se relever, car elle se sentait prise de malaises. Ce temoin a residé aux Etats-Unis, et connait très bien le bruit des sirènes de police américaine. Elle est formelle pour nous dire que ce bruit était different; il etait plus puissant et plus harmonieux: la modulation en était plus rapide.

Ce recit termine la série d'observations faites à partir des buildings de la Vilette. L'abondance des témoignages dans cette zone n'a rien d'étonnant, car la densité de population de ces immeubles est impressionnante: il y habite environ 900 personnes. Ils sont encore authentifiés par celui des époux Bouchez. qui habitent à proximité. Enfin, à Marcinelle, l'un de nos enquêteurs, Yves Toussaint, perçut également ce bruit caracteristique qui le tira de son sommeil et dura une douzaine de secondes. Il était alors exactement 00h28.

Ensuite, le phénomène se deplaça vers Loverval, sur le territoire de Couillet, non sans que cinq témoignages auriculaires ne viennent s'ajouter à cette liste déjà impressionnante: il s'agit de ceux de MM. Michel et Ferdinand Scieur, de Mmes Ravasio et S.T., et de celui de M. G.L.


16. LOVERVAL
Mlle Janine Lamy (professeur) en rentrant chez elle, venait de gagner sa chambre, lorsqu'elle entendit un bruit qui ressemblait un peu à celui des sirènes de voitures de la police américaine. Très rapide et puissant, il provoquait de très nettes répercussions faisant penser à un écho à travers la maison, s'accompagnant de sifflements. Sa position le situa à l'azimut 150°. Une émission continue d'une quinzaine de secondes fut suivie par un bref moment de silence (5 a 6 secondes); puis le temoin réentendit le son, mais dans une autre direction (azimut 14°). Intriguée, Mlle Lamy se dirigea vers la fenêtre qu'elle ouvrit. Elle aperçut alors à une vingtaine de mètres d'elle, et par 40° d'élévation, un objet apparemment solide, en position horizontale, qui semblait tourner sur lui-même dans le sens anti-horlogique. Le bruit était toujours aussi net, et l'assiette de l'objet restait stable. Le témoin fut persuadé de sa materialité, et le décrivit comme suit : "Il était de forme elliptique, plus plat que large, dans un rapport de 1 à 3, et semblait fait d'une matière opaque et sombre, légèrement satinée. Une coupole elliptique également, à peine protubérante, occupait la partie centrale supérieure; il y avait des feux rouges et verts sur le pourtour de l'appareil" (figure 7). Les dimensions évaluées à bout de bras sont: longueur: 8 cm; épaisseur: 2 à 3 cm. Le temoin ne put préciser d'autres détails. La durée de l'observation fut de 20 secondes environ; ensuite, l`OVNI s'éloigna très rapidement par un déplacement ascendant, et en 1 ou 2 secondes, il a totalement disparu.

La mère de Mlle Lamy a seulement entendu le son; de même que son frère, Jean-Louis. Ce dernier se trouvait dans une cuisine-cave. Il a ressenti une frayeur intense. Ces témoins ne semblent pas être avertis des manifestations du phénomène OVNI. De plus, leur profession nous paraît devoir les écarter a priori de tout désir de mystification volontaire.


17. COUILLET
Le recit des témoins précédents fut confirmé, pour son début, par celui des époux Dussart, domiciliés à Couillet, qui ont entendu un bruit ressemblant à un "crissement de cigales". La direction de la source de ce bruit coïncide parfaitement avec l'axe de la demeure de Mlle Lamy. D'après cette personne, une photo du phénomène aurait été réalisée à Loverval ce soir-là. Ce document ne présenterait qu'une moitié de l'objet (la partie lumineuse), telle que nous la décrit Eric Méni. Nous ne sommes malheureusement pas parvenus, en depit de nos efforts, à identifier l'auteur de ce précieux document. Les tous derniers témoignages de cette longue série proviennent de trois personnes habitant egalement Loverval : il s'agit de MM. F. Pierard, Flament et Liesinski. Tous trois entendirent le bruit rapporté plus haut. M. Pierard vit en outre une lueur blanche qui zébrait le ciel.


Compléments à l'enquête


Comme on l'a vu, de très nombreux témoins signalent des effets étranges ayant accompagné le phénomène (frayeur excessive, paralysie, chocs électriques); plusieurs rapports mettent également en évidence la forte localisation des manifestations. Dans certains cas, il a suffi d'une simple surface vitrée formant écran pour que le son perçu par les témoins à l'extérieur ne soit même pas soupçonné derrière elle. Les animaux, paradoxalement, n'ont jamais réagi, sauf dans un cas où un jeune cocker se mit à hurler à la mort. C'est ainsi qu'en une occasion, des oies, pourtant reputées depuis la Rome antique pour eveiller l'alarme, restèrent totalement sans réaction. Il n'y eut pas d'effets secondaires bien nets engendrés par ces observations. Tout au plus, certains sujets furent un peu plus fébriles le lendemain. Les témoins interrogés nous ont paru sincères et de bonne foi, encore que parfois quelque peu réticents. Il faut signaler qu'ils ne se connaissent pas et que, malgré tout, une forte cohérence se dégage de toutes ces observations.


Les jours suivants


1. Le 23 avril (18)
Ce mardi-là, aux environs de 22h00, Mlle Dedicker et M. L.D., habitant Jumet, revenaient d'une visite chez leurs parents, lorsqu'ils remarquèrent par 254° d'azimut, très haut dans le ciel, un point lumineux de couleur gris-bleu, qui se deplaçait rapidement et silencieusement d'est en ouest. M. L.D. courut alerter sa mère dont l'habitation était distante d'une soixantaine de mètres de la position des témoins. L'objet continuait à progresser de la même manière, mais paraissait plus lumineux. Tout à coup, il s'arrêta net, par 120° d'azimut et 40° d'élévation. Les trois observateurs aperçurent alors qu'il s'agissait d'un disque très brillant, non aveuglant, d'un diamètre apparent six à dix fois moindre que celui de la pleine lune. Sa coloration était uniforme, et son contour très net. Après un stationnement d'une dizaine de secondes, il s'éleva rapidement vers la droite des témoins, pour s'arrêter à nouveau au bout de 2 à 3 secondes. Il avait alors repris ses dimensions apparentes du début. Après 4 ou 5 secondes supplémentaires au cours desquelles il demeura au même endroit, il prit un départ foudroyant en décrivant une courbe concave très serrée, et disparut (Indices : CR=2, ET=2).

2. Le 24 avril (19)
Cette fois encore, cest Gosselies qui fut le théâtre de cet incident. Le témoin principal, M. S.H., mécanicien d'aviation, ainsi que son épouse, observèrent, depuis 21h51 jusqu'à 22h20, les évolutions étranges d'un OVNI qui stationnait au-dessus d'un pylône à haute tension (figure 8). M. S.H. ne croyait pas jusqu'alors aux OVNI. Sa profession en fait un témoin particulièrement appréciable. "Ce mercredi 24, la nuit était froide, le ciel degagé. Un vent faible, de direction nord-nord-est soufflait assez fortement. En sortant de chez moi, j'aperçus dans le ciel une lumière blanche assez vive, que je pris d'abord pour un avion. Très rapidement, je m'aperçus de mon erreur. La lueur était apparue en direction nord (azimut 328°) et s'approchait de moi à faible allure. Après quelques instants, elle se stabilisa, à une hauteur angulaire de 40° au-dessus de l`horizon. J'appelai alors ma femme. La lumière avait une forme ressemblant à celle d'une demi-lune horizontale. Elle s'éloigna ensuite de la même façon qu'elle était arrivée. Il était alors exactement 21h58. Ne voyant plus rien, nous sommes allé nous coucher. Environ 5 ou 6 minutes plus tard, je suis monté à l'étage, et instinctivement, j'ai jeté un coup d'œil par la fenêtre. Quelle ne fut pas alors ma surprise de retrouver la lueur au même emplacement que celui où je l'avais remarquée précédemment. J'ai alors pris mes jumelles (4 x 20) et me suis installé devant la fenêtre ouverte pour observer. J'aperçus d'abord un cercle dont j'estime le diamètre à 30 m environ, dont le bord supérieur était très finement illuminé, juste assez pour pouvoir le distinguer, tandis que la partie centrale était sombre. La partie intérieure de l'objet était tout à fait differente. Dans un premier stade, elle m'apparut de couleur blanche, non éblouissante, ne rayonnant pas. Ensuite apparut progressivement une teinte rouge cerise qui remplaça peu à peu la blanche. Lorsque le rouge fut très net, le blanc disparut très lentement, mais complètement. Ensuite une couleur verte assez claire s'est lentement manifestée jusqu'à devenir très nette également.

 A ce moment, le vert et le rouge étaient très distincts, et je voyais assez nettement les couleurs glisser sur la partie gauche du cercle, ce qui me donne à penser qu'il tournait sur lui-même à une assez grande vitesse. Cette phase de l'observation durait entre 10 et 15 secondes. Après cela, le vert s'estompait pour refaire place au blanc, puis le rouge disparaissait à son tour. Ces alternances se répétèrent plusieurs fois. Finalement, seule la couleur blanche subsista et l'objet, resté parfaitement stable, s'éloigna lentement. Il ne finit par plus y avoir qu'un petit point lumineux qui s'éloignait. Mon observation avait duré
22 minutes et avait eu lieu dans le silence". (Indices : CR=3; ET=2).


3. Le 25 Avril (20)
Nous revoici à Marcinelle, au domicile de Mme Bouchez. Ce témoin avait déjà fait une observation quatre jours auparavant. Ce soir-là, vers 22h30, Mme Bouchez achevait de nettoyer son appartement. Le temps était frais. Le ciel couvert ne permettait pas d'apercevoir les étoiles. Une porte fenêtre donnant sur un petit balcon était ouverte. Alors qu'elle était occupée à ramasser les eaux usées sur ce balcon, le témoin entendit un bruit ressemblant vaguement à celui d'une television parasitée, et aperçut par 344° d'azimut, une sorte de disque renflé muni d'une coupole qui stationnait à hauteur de l'avenue Paul Pastur
"Il était incliné dans ma direction, et tanguait en tous sens, un peu comme une toupie en rupture d'équilibre; il était de couleur gris metallisé. Le haut de la coupole, beaucoup plus sombre, ne permettait pas d'en distinguer les contours exacts. Entre cette coupole et le corps de l'engin, il y avait une dizaine de lumières, petites et jaunâtres, régulièrement espacées, qui faisaient plutôt penser à des trous ou interstices permettant de voir la luminosité intérieure de l'objet. De la coupole, par un orifice circulaire d'environ 30 cm de diamètre, de couleur également jaunâtre, sortait un groupe de trois rayons lumineux dirigés dans ma direction. Ces faisceaux divergents - bleu azur à gauche, violet au centre, rose à droite - se situaient dans un même plan horizontal. A ma hauteur, leur section était de 40 cm environ, et leur écartement, d'un mètre cinquante. Je voyais leurs reflets sur la partie avant supérieure du disque (figure 9). L'intensité lumineuse restait constante. Détail curieux comme le l'ai dit, l'engin tanguait, et pourtant les trois rayons gardaient toujours la même position immobile. Je ne puis dire si ces rayons s'écrasaient sur le mur derrière moi, ou s'ils s'arrêtaient à ma hauteur. Le rayon du centre atteignait ma poitrine, du côté supérieur droit. Je ne sais pas s'il me touchait avant que je ne l'aperçoive. Lorsque j'ai levé la tête, il était déjà là; je n'ai pas remarqué de luminosité anormale lorsque je suis sortie sur le balcon.


A ce moment, je ressentis un "choc intérieur comme lorsque dans un rêve on éprouve la sensation de tomber; à part cela, nulle sensation de chaleur ou de froid, de douleur, etc... L'objet bascula alors à l'horizontale. Je vis les trois rayons basculer en même temps vers le haut. Vu sous cet angle, l'objet ressemblait à deux lentilles oblongues renversées et soudées , bord à bord. Au sommet, je ne distinguais plus que la partie supérieure de la coupole. Le dessous de l'engin était beaucoup plus sombre que le reste. Je crois bien qu'à ce moment, il était immobile. Après cette brève manœuvre, il démarra brusquement vers la gauche. Juste à cet instant, le bruit s'arrêta net. Je ne pus suivre son déplacement qu'un très court instant, car presqu'aussitôt sa trajectoire horizontale me fut cachée par un bâtiment situé a l'extrémité de la cour. J'attendis quelques secondes, croyant le voir réapparaître de l'autre côté, mais ne le vis plus. A partir de ce moment, je ne me rappelle plus rien. J'estime la durée de mon observation à une minute trente secondes.


EFFETS SECONDAIRES


Cette observation s'accompagne d'effets secondaires peu marqués mais caractéristiques dans les cas de rencontres rapprochées. Lorsque M. Bouchez rentra de son travail vers 05h00, il trouva un seau d'eau claire sur le balcon qui n'avait visiblement pas été nettoyé. De plus, la porte d'entrée n'était pas fermée à clef, ce qui est contraire aux habitudes. Il entra dans le living et alluma (ce qui fait supposer que son épouse avait éteint l'éclairage après son observation). Son épouse dormait toute habillée sur le divan (fait également inaccoutumé de sa part). Perplexe, M. Bouchez la réveilla et lui demanda ce qu'il s'était passé. Elle dit avoir ressenti à son réveil une vive douleur sur le côté droit du cou : aucune trace n'était visible au niveau de l'épiderme. Le lendemain, le témoin reprit son travail normalement : au cours de cette journée, la persistance de la douleur, accompagnée de fortes envies de dormir, l'amenèrent à passer une visite au dispensaire de son lieu de travail. Elle raconta au médecin qui l'examinait son aventure de la veille. Le praticien se moqua d'elle gentiment et diagnostiqua une simple raideur musculaire due à un froid ou à une contraction prolongée du muscle (ce que la nuit passée sur le divan rend plausible). La somnolence disparut après une semaine. (Indices : CR = 3 ; ET = 3).


Conclusions et développement


De réelles observations d'OVNI ont eu lieu autour de Charleroi en cette fin du mois d'avril 1974. Le nombre élevé de témoins, leur dispersion, et la cohérence de leurs récits en sont autant de preuves suffisantes. La nuit du 20 au 21 avril présente des caractéristiques bien précises : c'est une période de week end. Le temps est favorable, et malgré l'heure tardive, de nombreuses personnes sont encore éveillées. Beaucoup se promènent ou réintègrent leur domicile, d'autres achèvent la soirée dans leur living, quelques-uns sont couchés en train de lire. Un seul temoin se réveille lors du passage de l'OVNI. Par contre de nombreuses personnes endormies n'entendent rien malgré la courte distance qui les sépare d'autres témoins. Nous croyons intéressant de signaler que notre technicité terrestre utilise un système de radio-onde sonore extrêmement localisé, qui est connu du public par la diffusion de films se rapportant au domaine de la mer : il s`agit de l'ASDIC. Le principe en est très simple : une onde sonore très déployée est envoyée sous l'eau. Lorsqu'un écho se répercute, l'opérateur réduit le champ de diffusion de manière à repérer très précisément l'emplacement du corps sous-marin détecté. D'autres systèmes, peu ou pas sonores, sont employés en aéronautique : le radar ou radar-doppler. Le premier est suffisamment connu de nos lecteurs. Le doppler se rapproche du principe de l'ASDIC, mais sans émission sonore ; il permet, par un mécanisme d'écho, de maintenir constante la distance terre-sol et ceci quel que soit le relief de ce dernier. Un système du même genre pourrait avoir été responsable des bruits décrits par les témoins : il expliquerait aussi les observations d'OVNI au cours desquelles il est dit que l'objet se déplacait en suivant toutes les variations du niveau du terrain.


Ces constatations suggèrent la mise en œuvre d'une technologie évoluée qui n'est pas sans rapport avec certaines de nos réalisations techniques terrestres. Tout aussi troublant est le silence total des animaux lors du passage de l'OVNI : il n'en est pas de même pour les humains, et la peur qu'ils éprouvèrent prit dans certains cas des proportions mémorables. Pas moins de vingt personnes nous déclarèrent avoir ressenti ces impressions, parfois accompagnées de tremblements, d'impressions de chaleur, de paralysie, de "chocs électriques". Il nous a semblé intéressant de rechercher dans la documentation existante s'il existait d'autres cas mondiaux comparables aux observations rapportées ci-dessus, et nous pensons en avoir répertorié au moins un : Airy, U.S.A., North-Carolina, 10.08.1965 à 03h00 : Le témoin fut éveillé par un fort bruit de ronflement provenant de la direction Nord ; le bruit se rapprocha et ressemblait alors à celui d'une toupie géante (comparer avec 5) qui émettait des ondes venant heurter la maison. Il semblait provenir d'un objet distant de 4 m. Le témoin se sentit immobilisé, incapable de pousser un cri, jusqu'au moment où le bruit se déplaca vers l`ouest. Elle alla alors réveiller sa mère, et les deux femmes observèrent une lumière allongée dans la direction Nord. Traces (7). Quant au prototype de l'engin décrit par les témoins, il est d'aspect métallique, nanti de feux de position ou phares diffusant très souvent une forte luminosité, et extrêmement bruyant. Sa forme générale est assez classique : corps discoïdal surmonté d`un dôme plus ou moins protubérant suivant l'angle de vision. Dans un prochain numéro, nous rapporterons les observations du jeudi 15 août 1974. Nous verrons à cette occasion si des similitudes apparaissent avec la présente série d'observations.

Michel Abrassart

NOTES

(1) Journal et Indépendance du 24 avril 1974 - Nouvelle Gazette du 26 avril 1974.

(2) Inforespace n°20, pp.26 et suivantes.

(3) Ont Participé à ces enquêtes : Mmes Abrassart et Nardi, Mlle Franco, MM. Abrassart, Lebon, Parisseaux, Theys, Toussaint, Vertongen - Dessins : G. Buisseret.

(4) Noter la proximité avec le lieu du quasi-atterissage du 2 décembre 1973 (voir Inforespace n°14, pp.43 et suivantes).

(5) Journal et Indépendance du 30 avril 1974.

(6) Suivant d'autres observations, ce sens est habituellement anti-horlogique, ce qui expliquerait que le témoin ne puisse le préciser, vu son caractère "non naturel".

(7) Crédit : Flying Saucer Review, 1966, vol. 12-2; Strange Effects from UFO's, NICAP, 1969, p.62; J. Vallée, "Chronique des apparitions extraterrestres", cas n°682.



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