Dans l'entourage de Nathalie : confirmations ou contagion ?


Il est toujours délicat de se faire une opinion sur la confiance à accorder à un témoignage tel que celui de Nathalie. Notons pourtant que, sans compter les témoins des observations de juin 1997, au moins sept personnes, parmi les proches de la jeune femme, affirment avoir vécu d'étranges «expériences personnelles », que nous nous bornerons à rapporter ici, parce qu'elles peuvent apporter un éclairage sur le contexte, et sans prétendre les interpréter :

1. Une jeune femme de 32 ans (que nous appellerons Corine), collègue de travail et amie de Nathalie, regardait la télévision, chez elle, un soir de la fin 1997. Son fils, âgé de 7 ans, dormait dans la pièce voisine.

Elle se sentit soudain comme paralysée sur son canapé, et aperçut au dehors une forme de pointe de flèche, de couleur rouge, puis les têtes de deux êtres ayant comme des « cornes ». Elle eut la vague sensation que ces personnages s'emparaient de sa personne, et perdit, semble-t-il, connaissance.

Lorsqu'elle reprit conscience, deux ou trois heures plus tard, elle éprouvait une sensation de douleur dans le bas ventre. Début mai, cet épisode n'était plus, pour elle, qu'un vague mauvais souvenir.

2. Plus surprenant encore - et plus suspect, sans doute - est le témoignage de son fils, dont nous ne saurions dire s'il faut y voir un exemple de « faux souvenir », ou s'il est préférable de l'expliquer par l'imagination (souvent débordante) des jeunes enfants.

Il n'était âgé que de 4 ans et demi, en 1995, lorsqu'une nuit, tandis qu'il dormait chez ses grands-parents maternels, il sentit une présence dans la pièce, et vit deux personnages de grande taille, dont il donne une description riche en détails. L'un d'eux tenta, selon l'enfant, de s'emparer de lui « avec un truc qu'il tenait au bout de son bras », une sorte de crochet. Il avait cinq doigts à la main droite, et quatre à gauche. Ses cheveux étaient de différentes couleurs : bleus derrière, blancs sur le dessus (l'enquêteur note que l'enfant n'a pas varié dans cette description, en racontant l'histoire à plusieurs mois d'intervalle). Il avait comme des diodes lumineuses vertes sur les côtés de la tête, deux bandes rouges formant comme une mentonnière, et sur la poitrine un médaillon représentant, en relief, un animal.

Ce personnage et son semblable n'ayant pas réussi à attraper l'enfant (!), ils s'enfuirent dans le couloir « en sautant sur la pointe des pieds ». Les suivant du regard, le bambin remarqua (semble-t-il !) que lorsqu'ils posèrent leurs pieds normalement sur le sol, ils disparurent. Il entendit alors un bruit de clés venant de la porte d'entrée...

Curieusement, l'enfant ne réveilla pas ses grands-parents. On imagine facilement qu'il ait pu affabuler lorsqu'il raconta cette histoire l'an dernier, étant influencé par les récits des adultes manifestement peu soucieux de le laisser dans l'ignorance de leurs propres expériences. Pourtant, il eut, en 1995, des saignements de nez fréquents, et des plaques rouges apparurent sur son corps ; elles entraînèrent une série de consultations chez un dermatologue, et la maman conserve un dossier médical à ce sujet.

3. Un soir de l'automne dernier, « Béatrice », une autre collègue de travail de Nathalie, dormait, lorsqu'elle eut la sensation que quelqu'un, derrière elle, l'attrapait par les épaules. La porte d'une armoire s'ouvrit, et un être s'approcha, assez semblable à celui que décrit « Corine ». Se tournant, elle « vit » qu'un grand chien lui tenait l'épaule dans sa gueule. Elle se mit à prier, et l'être disparut, « comme s'il avait été tiré en arrière par un élastique attaché dans son dos ». Le chien disparut aussi. L'incident (qu'on imagine inspiré par le récit de Corinne) semblait, en mai, ne pas avoir eu de suite...

4. Le propre frère de Corine, âgé aujourd'hui de 34 ans, se souvient de ce qu'il vécut à l'âge de 16 ans (en 1980), alors qu'il dormait dans la chambre où son jeune neveu affirme avoir vécu son aventure de 1995. Il parle d'un personnage de grande taille, vêtu de noir et coiffé d'un chapeau. Après s'être senti immobilisé, il aurait tenté de poursuivre cet être dans un couloir, et l'aurait vu passer à travers la porte.

Lorsqu'on lui demande s'il est sûr qu'il ne s'agit pas d'un banal cauchemar, il répond : « Honnêtement, je n'en sais rien... ».

5. Nous avons rapporté dans LDLN 346, p.23, l'observation que fit en juillet dernier, dans les Deux Sèvres, le père de Nathalie. Un soir de l'automne ou du début de l'hiver dernier, il constata la présence de phénomènes lumineux apparemment inexplicables, dans la chambre de sa fille. Il posa un matériau opaque sur les vitres, pour tenter d'éliminer ce phénomène, sans succès, jusqu'au jour où ces manifestations cessèrent d'elles-mêmes.

6. Une troisième collègue de travail de Nathalie (que nous appellerons Vanessa) ne croyait guère à toutes ces histoires. Un soir, elle se trouvait chez Nathalie, qui lui dit soudain : « N'aie pas peur ! ils sont de nouveau là... ». Se retournant, Vanessa vit une boule de lumière qui, venant de l'extérieur, traversa un carreau et pénétra dans la pièce, longea le mur, puis disparut instantanément.

7. Le compagnon de Nathalie eut un soir une sensation étrange, comme s'il se trouvait paralysé et « comme si on voulait le faire sortir de son corps ».