M.D. nous parle ensuite de sa deuxième expérience (vision de la « boussole » ; voir LDLN 349). Le dessin ne lui semble plus exact. Il faut considérablement minorer la grosseur apparente de la lune par rapport à l'axe avec sa pointe de flèche.

M.D. a produit un nouveau dessin, qui lui semble vraiment conforme à ce qu'il a vu. Notons que le précédent dessin, paru dans LDLN, était un croquis de l'enquêteur, d'après ses notes rapides, et que la correction directement effectuée par le témoin est donc tout-à-fait crédible. Il confirme aussi la vision de l'étoile avec la descente en feuille morte, puis l'explosion finale, tout cela vu de son balcon, le 13 mai 1998, vers 0 h 50, heure locale, c'est-à-dire le 12 mai, à 22 h 50 TU.

La montre de M.D.

Dans le précédent rapport, je n'avais pas rapporté l'histoire de la montre à aiguille de M.D., et on va comprendre pourquoi :

M.D. portait cette montre à quartz le 10 janvier1998. Elle a toujours eu un mouvement impeccable. Après le 10 janvier, elle s'est arrêtée. M.D. l'a portée chez un horloger. Le diagnostic a été que le mécanisme de la montre était dans un tel état qu'elle était irréparable.

J'ai demandé à un ami horloger de Pontoise, s'il voulait bien regarder cette montre de plus près. Il m'a déclaré que les aiguilles avaient sauté de leur axe, et que la pile bouton était complètement vide, comme cela arrive rarement à ce point. Mais en replaçant les aiguilles et en mettant une pile neuve, la montre s'est mise à fonctionner. J'ai redonné la montre à M.D. Il n'y avait donc plus de problème, et rien n'indiquait que cette histoire pouvait avoir un lien avec l'affaire du 10 janvier. Sauf que depuis la réparation, la montre fonctionne, certes, mais ne donne plus jamais l'heure exacte : elle est toujours en retard.

Les effets physiologiques

1°) M.D. :

- yeux collés le matin : brûlés. Soins : antibiotique et cortisone (prescription médicale).

- fourmillements dans les mains, dès le lendemain.

- sensations de faisceaux d'énergie jaillissant de ses paumes (plus tardivement).

- tache sur la pommette (cf. LDLN 349).

- pigmentation orangée sur le corps, pendant quelques mois, comme s'il avait été longuement exposé au soleil.

- furoncle à la hanche, sorti le 21 avril. Dans le trou rond du furoncle, pas de pus, mais extraction d'une espèce de gélule blanche, de 12 mm sur 4 mm, de consistance gélatineuse.

2°) M.K. :

- Les yeux lui ont brûlé pendant quelques semaines (il portait des lunettes).

3°) M.J.-C.J. :

- Il a eu des démangeaisons pendant un mois, sur tout le corps, sans manifestations cutanées identifiables. Pas d’autre manifestation.

Impressions et interprétations du témoin principal

1°) impressions éprouvées dans les jours et les semaines qui ont suivi :

- dans la pièce éclairée de « l'engin », impression que les autres entités ne voulaient pas se faire voir.

- rigueur, dureté, rigidité, honneur, intégrité, sécheresse.

- pas « bons », mais pas « méchants » non plus : en mission. Chevaliers de l'Espace, gendarmes de l'Espace, militaires en mission.

- petit personnage au casque, mesurant environ 1,20 m.

- ambiance à la limite de l'inhumain.

- impression désagréable de la fameuse « bouche » du casque.

- « ils m'ont marqué dans ma tête » (gravé, imprégné).

- il y aura autre chose : apocalypse, catastrophe.

- deux vies en une ; vie parallèle.

- vu de loin, sensation de vitesse, d'avoir subi une accélération inouïe, en quelques secondes.

- « ils m'ont fait faire le tour de la lune ».

- « je pense avoir peut-être subi un test d'accélération, et j'ai encore dans l'oreille le bruit du ronronnement lié à cette expérience ».

- le mot prononcé par l'entité au masque avec des « sons phonétiques » ; non pas « Tobro », mais plutôt « t-o-b-o ». (Voir rubrique suivante)

- M.D. s'est retrouvé dans sa voiture, sans savoir comment et 1,2 km plus loin, à l'entrée du parking. Il insiste sur ce point : sans qu'il ait conduit sa voiture durant tout ce trajet.

Ce dessin est l'œuvre de M.D., et les autres dessins illustrant cet article ont été réalisés d'après des croquis effectués par lui.

2°) interprétations du témoin principal, d'après ce qu'il considère comme des messages reçus télépathiquement :

Ces sensations très cérébrales surviennent surtout le matin, et perdurent toute la journée. Le sommeil est normal.

- sensation très forte, depuis toujours, d'être différent, qu'il arriverait dans sa vie quelque chose de hors norme. Il signale à ce sujet qu'il présente une anomalie de sa formule sanguine (nous croyons savoir qu'une française ayant été victime d'une rencontre très rapprochée, dans le Sud-Est de la France, présente une anomalie du même genre. (NDLR)), sur laquelle nous avons eu des précisions.

- Jacques Vallée nous donne une précision sur les particules appelées « tachyons » (voir LDLN 349) : ce nom désigne une particule hypothétique qui se déplacerait à une vitesse supérieure à celle de la lumière.

- énergie vitale dans « l'éther », essentielle.

- tout fonctionne sur « le principe positif-négatif ».

- le robot au casque aurait fait une allusion au ruban de Moebius.

- il aurait parlé d' « inversion de polarité » (?).

- « j'étais dans un monde qui n'était pas le mien ».

M.D. insiste fortement sur cette phrase, qu'il a prononcée dès le lendemain.

- « les Petits Gris sont des charognards, et si ça ne va pas, on viendra les taper ».

- « nous, les corps, on n'en a rien à faire ».

- « on est des placentas secondaires ».

- ce sont de grands voyageurs de l'Espace.

- signe d'élévation de la conscience humaine ? (Il faut se souvenir que cet article a été rédigé à partir de notes manuscrites prises lors de la rencontre avec les témoins. (NDLR))

- (pour cet aspect des révélations, il faut se reporter à la deuxième expérience de M.D. et à la signification qui lui en a été donnée, dans des circonstances que nous allons évoquer.)

- « lorsque la gélule est sortie, l'étau s'est un peu desserré dans ma tête. Mais il reste un implant quelque part. Le lien n'est pas totalement coupé ».

- impression d'inversion : vision d'un futur ouvert ; le passé est moins important.

- ils ont la faculté de « punir » les gens par la pensée.

- « Tobo »...

En compulsant par hasard la revue Ciel et Espace du mois de juillet 1998 (n°338, p.79), M.D a eu une énorme surprise : il a trouvé Tau Boo. C'est une planète ! Une planète extrasolaire, récemment identifiée dans la constellation du Bouvier, et dont le classement, selon les astronomes, montre qu'elle est très susceptible d'abriter des formes de vie.

Mais il y a, pour M.D., une autre possibilité pour interpréter « Tobo » : avec son fils, très féru d'informatique, ils ont fait tourner un logiciel d'astronomie en rentrant toutes les données de l'observation du 12 mai (en temps universel). J'ai pu voir les brouillons de ces relevés, effectués avec une précision égale à une minute d'arc. Le logiciel fait apparaître que la « flèche » transperce la voûte céleste approximativement au centre géométrique des trois étoiles suivantes de la constellation du Cygne : Dzetta, Epsilon et Tau.

Alors, le robot au casque, qui semblait avoir pour consigne de ne rien révéler du tout (vu son attitude caractéristique quand il s'est légèrement penché vers M.D., alors que celui-ci était allongé sur une table), aurait-il voulu simplement signaler que Tau et son environnement... sont beaux, une sorte de paradis ?

Or M.D., au demeurant très peu marqué par toute pensée religieuse, émet dans ce cas une hypothèse : si l'on redresse la Constellation du Cygne - comme le faisaient les Anciens, précise-t-il - on obtient une image frappante (sic) de la crucifixion avec en plus la tête du Christ penchée à gauche, comme il est signalé dans les Ecritures. Ce qui surprend un peu M.D., dans cette hypothèse, c'est que le parking du rendez-vous (un autre symbole ?) est jouxté par une petite chapelle, qu'il n'avait jamais remarquée, alors qu'il fréquente cet endroit depuis très longtemps.

En ce qui concerne la première hypothèse, M.D. fait remarquer que le logiciel indique qu'après le 10 janvier 1998, la date du 12 ou 13 mai marque le premier jour possible pour avoir la lune comme point de repère, qui puisse permettre d'indiquer la direction de la constellation du Cygne, dans les heures où il lui était possible de procéder à cette observation. C'est le logiciel qui le confirme, indique-t-il.

Il nous faut aussi revenir sur le phénomène qui a suivi, à l'instant même, la disparition de la fameuse flèche : la descente « en feuille morte » d'un objet lumineux dont la course s'est terminée par une espèce d'éclatement en feu d'artifice silencieux. M.D. a montré le dessin de ce qu'il a vu à un ingénieur canadien, spécialisé en astrophysique, qui se trouvait en visite à l'occasion des Trois Jours de l'Espace, à la Villette, l'été dernier. Sans aucune hésitation, cet ingénieur a déclaré que cette représentation était un symbole qui lui était très familier : il s'agit de la représentation du Karma indien, dans lequel on identifie sept degrés représentant les différents états de la conscience humaine.

Une proposition de conclusion

Ce qui est original, dans l'ensemble de ce récit, c'est qu'il n'a été fait appel à aucune forme d'hypnose pour faire « remonter » tout ce qui a été perçu. Tout a été relaté en pleine conscience, en pleine lucidité. J'ai trouvé M.D. beaucoup plus serein que lors de nos premiers entretiens. Jacques Vallée, qui est resté en notre compagnie durant toute la journée, a aussi ressenti la sincérité de tous ces témoignages, leur évidente sincérité.

Un haut responsable français, spécialiste de l'expertise des phénomènes de rentrées atmosphériques, a pu s'entretenir avec M.D. de son expérience. En conclusion de leur entretien, il aurait simplement dit : « Si vous voulez vivre tranquille, n'en parlez pas ».

Mais il n'est guère possible, pour M.D., de ne pas en parler. Ce serait une épreuve encore plus difficile à supporter, nous en sommes tous persuadés.

Ultimes précisions :

Suite à diverses questions posées notamment par Pierre Guérin au début du printemps, Gérard Deforge nous apporte encore quelques indications sur cette affaire :

- pour le témoin dans la Mercedes, l'apparition de la seconde voiture s'est déroulée dans les mêmes conditions que pour celle de M.D. : il ne l'a pas vue arriver, il ne l'a pas vue rouler. Subitement, elle était là, son conducteur descendait et s'avançait pour dire bonjour.

- M.D. pense maintenant que son missing time a dû durer plus longtemps qu'il ne l'a tout d'abord indiqué : plus probablement 6 à 8 minutes.

- quand, à Saint-Ouen-l'Aumône, M.D. a voulu rencontrer Franck Fontaine, il s'est adressé à un homme, dans la rue, qui s'est avéré être... le père de Franck, et qui lui a notamment conseillé de « laisser faire le temps ».

- M.D. n'a jamais subi d'opération chirurgicale importante, et n'a aucun souvenir de cauchemars particulièrement remarquables. Il a seulement été opéré de l'appendicite, vers l'âge de 17 ans, à l'Hôpital Foch, à Suresnes.

- l'aspect « militaire » du vaisseau et de ses occupants, l'attitude de ces derniers (du moins, ce que nous en connaissons), l'impression de puissance et de rigueur qui se dégageait de tout cela, ne sont pas sans rappeler des valeurs auxquelles M.D. a lui-même toujours été personnellement attaché.

L'illustration a été réalisée par "Monsieur D.". Elle porte l'indication : « juste avant le spot lumineux se dirigeant vers la voiture en mouvement, l'ovni est immobile, au parking ».


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