LES "CHEVEUX D'ANGE"

Copyright : C. Meessen

(I)

"[...] On a donné le nom de «cheveux d'ange» à une substance étrange tombée occasionnellement du ciel sous la forme de filaments très fins. Les témoins ont comparés ces filaments à des fils de soie et aux fils des toiles d'araignée. Mais on les a comparés aussi à ces longues fibres blanches, légèrement emmêlées, que l'on utilise parfois pour la décoration des arbres de Noël. Le terme imagé de «cheveux d'ange» provient d'ailleurs de cette comparaison mais peut-être aussi en partie du fait qu'il s'agit ici vraiment d'une substance «tombée du ciel» [...]" Professeur Auguste Meessen - Inforespace n° 49 (janvier 1980 - Page 2) - © SOBEPS, 1980.

 

"[...] Les «cheveux d'ange» ou «fils de la Vierge» sont parfois signalés lors de certaines observations d'OVNI. Il s'agit de filaments blanchâtres que l'on découvre au sol après l'observation ou que l'on voit tomber du ciel. Parfois, on en a vu tomber d'OVNI en forme de cigare qui semblaient entourés d'une formation nuageuse. Ces «cheveux d'ange» ont la réputation d'être notoirement instables et de disparaître généralement spontanément, le plus souvent sans laisser de traces. [...] " Les Objets Volants Non Identifiables - Daniel Mavrakis et Marie-Pierre Olivier (Page 40) - © ROBERT LAFFONT, 1986.

Ampleur

(II)

"[...] Il en ressort que les «cheveux d'ange» se caractérisent par le fait qu'ils apparaissent en quantités considérables. Ils couvrent généralement un territoire de l'ordre de quelques kilomètres carrés, bien que la chute semble s'être effectuée toujours pendant un temps limité. [...]" Professeur Auguste Meessen - Inforespace n° 49 (janvier 1980 - Page 2) - © SOBEPS, 1980.

Hypothèses

Les fils produits par des araignées aéronautes

"[...] La première hypothèse que nous devons examiner est évidemment celle d'un processus naturel. Or, on sait que des jeunes araignées dont l'éclosion se fait parfois en masse, peuvent produire de longs fils isolés, avec lesquelles elles se laissent emporter sous l'action du vent. En anglais on parle de fils de «gossamer», ce qui proviendrait de «goosesummer», et en allemand, de «Albweibersommer», ce qui désigne une belle période ensoleillée, assez tard en automne, parce que c'est à ce moment là que le phénomène est le plus fréquent. En français on parle de «fils de la Vierge», ce qui est à rapprocher de «Marienfäden» et de «gaze de Marie», parce qu'une vieille tradition attribue ces fils très fins au manteau de la Sainte-Vierge 1. [...]" Professeur Auguste Meessen - Inforespace n° 55 (février 1981 - Page 7) - © SOBEPS, 1981.

Phénomène végétal

"[...] J'ai pu en recueillir moi-même, devant chez moi. Toute ma rue et une partie du village ont été littéralement submergées de ces cheveux d'ange. Il s'agit d'une matière assez amusante, un peu du style toile d'araignée agglomérée ;-), un peu collante [...].[...] Cela se passait il y a deux ans, en été ou peu après la rentrée. C'est la seule fois que cela s'est produit. J'en ai également recueilli, complètement étonné. Au bout de quelques jours, ce truc s'est un peu «fané» puis à disparu. Il y en avait partout : accrochés aux arbres, aux haies, etc. (j'habite un village belge assez boisé et campagnard).

" [...] Par contre, on m'a soumis une hypothèse concernant un «phénomène» végétal, lié à certains arbres je crois (bouleau, ou je ne sais quoi...) qui produisent ce genre de filaments sous certaines conditions. Le vent fait le reste. Pourtant, en six ans, cela ne s'est produit qu'une seule fois. Les arbres des environs sont principalement des sapins, des bouleaux, des chênes, des hêtres, quelques saules, etc... [...]" Thierry Watheley (UFOCOM) - Liste OVNI-SCIENCES - © Thierry Watheley.

Association avec le phénomène OVNI

"[...] Une bonne partie des observations indiquent, en effet, que la chute des «cheveux d'ange» est souvent associée à l'observation d'un OVNI et dans quelques cas, les témoins ont même décrit comment cette matière a pris son origine dans le voisinage immédiat d'un OVNI. Il s'agit donc, apparemment d'une manifestation physique des OVNI particulièrement intéressante, parce qu'elle établit un «pont» entre un phénomène tellement étrange et fugitif qu'il est pratiquement insaisissable et la réalité physico-chimique que nous devrions être capable de comprendre. [...]" Professeur Auguste Meessen - Inforespace n° 52 (juillet 1980 - Page 2) - © SOBEPS, 1980.

Caractéristiques

(III)

"[...] Avant de nous lancer dans une construction théorique quelconque, il faudra examiner l'ensemble des faits observés. Mais dès à présent, nous devons tenir compte du fait que la sublimation signalée précédemment n'est pas observée dans tout les cas. On doit donc admettre que les «cheveux d'ange» sont de composition variable et cela impose une exigence supplémentaire vis-à-vis de toute tentative d'explication raisonnable. [...]" Professeur Auguste Meessen - Inforespace n° 49 (janvier 1980 - Page 6) - © SOBEPS, 1980.

"[...] Deux jours plus tard, bien qu'il avait plu, on pouvait voir encore une grande partie de cette substance et on en recueillit une partie pour effectuer des analyses, en particulier à l'université de Manitoba. Le spectre infra-rouge aurait révélé qu'il s'agissait d'une substance cellulosique. Les fibres étaient d'un diamètre uniforme (5 microns). d'autres tests auraient indiqué qu'il s'agissait de fibres de rayonne, recouvertes d'une sorte de gomme. Pensant qu'il pourrait s'agir d'un produit utilisé pour la protection des végétaux, on vérifia auprès des Départements de l'Agriculture et des Forêts. Cette substance y était cependant inconnue 2. [...]" Observation du 18 septembre 1968 à Ste Anne, Canada - Professeur Auguste Meessen - Inforespace n° 52 (juillet 1980 - Page 11) - © SOBEPS, 1980.

"[...] Les journaux publièrent des photographies de quelques échantillons de ces flocons. A la demande d'un de ces journaux, le chimiste C. Ançã de Lisbonne effectua une analyse d'un petit échantillon de cette matière. Voici son rapport : «La substance a globalement l'aspect d'un flocon, constitué d'un amas de filaments très blancs, disposés au hasard, comme dans du feutre. L'examen microscopique révèle, en premier lieu, qu'il doit s'agir de fibres naturelles et non pas de fibres synthétiques, puisque celles-ci ont un diamètre supérieur, bien uniforme et qu'elles sont isolées les unes de autres. Ici, au contraire, on trouve une sorte de feutre, constitué de fibres ondulées comportant parfois des noeuds. Ces fibres sont formées d'une agrégation d'autres fibres plus ténues, que seule l'action mécanique arrive à séparer. Comparées à du coton, les fibres du flocon examiné sont considérablement plus fines et ondulées. La micro-combustion, effectuée sous microscope, permet de conclure, en second lieu, qu'il s'agit d'une substance végétale et non animale, parce que la combustion se fait rapidement, avec formation d'une poudre blanche presque imperceptible et non pas avec la formation d'un sphéroïde aux extrémités de fibres, comme on le constate généralement pour les fibres animales. D'après l'époque de l'année, il peut s'agir de fibres produites par certaines plantes sauvages ou par certains champignons parasitaires qui, à cause de conditions climatiques particulièrement favorable se seraient développées en abondance 3». [...]" Observation du 17 octobre 1957 à Fatima - Professeur Auguste Meessen - Inforespace n° 55 (février 1981 - Page 6) - © SOBEPS, 1981.

Période

(IV)

"[...] Le phénomène est plus fréquent en octobre. Ceci apparaît clairement sur la figure 2 où nous avons rassemblé les données essentielles pour les 62 cas que nous avons pu rassembler. A l'exception de 5 cas, pour lesquels la date n'était pas précisée et de 2 cas pour lesquels on connaît seulement le mois, on pouvait les classer tous dans la première ou la seconde quinzaine d'un des mois de l'année. On voit que la probabilité des observations est relativement constante (les fluctuations n'étant pas significatives), mais qu'il y a une « pointe » pour le mois d'octobre. [...]" Professeur Auguste Meessen - Inforespace n° 55 (février 1981 - Pages 9-10) - © SOBEPS, 1981.

Curiosités

(V)

"[...] Le 20 octobre 1954, dans la région de Vienne (Isère), on observa le passage dans le ciel, à haute altitude, d'un engin au sujet duquel on ne put se mettre d'accord. Les uns prétendirent qu'il s'agissait d'un avion du type «Stratojet», les autres nièrent cette possibilité et optèrent pour un «objet non identifié». Aucune preuve ne put être apportée dans un sens ou dans l'autre. Ce qui n'est contesté par personne, c'est qu'après le passage de l'objet (ou de l'avion), il se produisit une chute lente de paquets de fils blanchâtres, doux au toucher, qui se volatilisaient rapidement (d'après «Le Figaro» et «Paris-Presse» du 21.10.1954) [...].[...] A propos de la matière tombée dans la vallée du Rhône, il fut énoncé pompeusement qu'il s'agissait «d'une désagrégation moléculaire par contact avec le gaz de combustion (de l'avion) produisant par réaction chimique la formation de la matière blanche». [...]" Jean Senelier, ingénieur - Article " La neige d'octobre" - Phénomènes Spatiaux n° 16 (juin 1968 - Page 11) - © Phénomènes Spatiaux, 1968.

"[...] Le 23 mars 1665, il y aurait même eu, près de Leipzig, une chute tellement abondante de «filaments de soie bleue» que des champs entiers en furent recouverts. Il est précisé que ces filaments seraient tombés du ciel et qu'ils s'accrochaient aux pieds des hommes et des animaux. [...]" Professeur Auguste Meessen - Inforespace n° 52 (juillet 1980 - Page 3) - © SOBEPS, 1980.

"[...] En mars 1832, on découvrit à Kourianof, en Russie, une substance jaune, résineuse, mais «s'étirant comme du coton». Il en tomba dans une zone d'environ 600 m2 et cela jusqu'à une épaisseur de 5 cm. Cette substance était combustible. Dans l'eau, elle prenait une couleur d'ambre, devenait élastique comme du caoutchouc naturel et sentait comme un mélange d'huile et de cire. On pensa qu'il pourrait s'agir de pollen (Annual Register, 1832-447). Charles Fort signale aussi la découverte de substances gélatineuses ou onctueuses. Il y eut par exemple une substance jaune, malodorante, mais comestible, semblable à du beurre (2 fois en 1695), une matière rougeâtre et huileuse (en 1852) et une substance grisâtre, tombant au cours d'un orage sous la forme de petites masses de la dimension d'une noisette, qui gonflait et devenait gélatineuse après avoir été dans l'eau pendant 24 heures (1846). [...]" Professeur Auguste Meessen - Inforespace n° 52 (juillet 1980 - Pages 3-4) - © SOBEPS, 1980.

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REFERENCES

  1. The Encyclopedia Britanica, 1910.

  2. Canadian UFO report, March / April 1969, pp. 12-14.

  3. A Voz du 19 octobre 1957.

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Description des images

  1. Ce cliché a été pris au microscope électronique à balayage (MEB) - Pour plus de détails.

  2. Cette substance étrange, ressemblant à des lambeaux de toiles d'araignées, est tombée au cours de la nuit du 20 au 21 février 1955 à Horseheads, dans l'état de New York. Elle est examinée ici au sol par le Dr Charles Rutenber, professeur de chimie du Elmira College. Cette photographie montre mieux que toute description verbale la quantité et l'apparence des «cheveux d'ange» que l'on a pu trouver occasionnellement au sol et que l'on a vu tomber parfois du ciel. Quelle est la nature de cette substance et comment se forme-t-elle ?. © SOBEPS, 1980.

  3. Photographie d'un échantillon d'une substance blanche, composée de filaments très fins qu'un témoin vit tomber de trois objets de forme ovale, se déplaçant l'un derrière l'autre, sans bruit. L'observation eut lieu le 18 septembre 1968, à Ste Anne. Bien que les objets se déplaçaient à grande vitesse du NO vers le SE, la substance formait un «arc» stable entre les parties supérieures des deux premiers objets, mais il en tombait des 3 objets. Bien que cette substance ne se sublimait pas, elle ne semble pas pouvoir être confondue avec des fils de jeunes araignées aéronautes (Doc. Canadian UFO Report). © SOBEPS, 1981.

  4. Figure 2 : Histogramme de la répartition des observations de «cheveux d'ange» en fonction du mois de l'année et caractérisation de ces observations. © SOBEPS, 1981.

  5. Photographie d'une «pluie de pétales» observée le 13 mai 1924, à Fatima. On note des faisceaux de lumière et des petits objets, formant un cône d'ombre, mais qui n'existent qu'à une certaine distance du sol. C'est la seule photographie, à notre connaissance, d'une chute de cette substance étrange qu'on appelle «cheveux d'ange». © SOBEPS, 1981.

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