NATHALIE : UN ENLEVEMENT DE REVE

Jean-Louis Lagneau

Lumières dans la Nuit - n° 349 - Janvier/février 1998


Jean-Louis Lagneau (du GEIPIS) nous expose ici un cas hors du commun, à ranger dans la délicate catégorie des abductions. Lorsqu'une affaire de cette sorte se produit aux Etats-Unis, elle est généralement prise au sérieux. Pourquoi faudrait-il qu'en France les « expériences » de ce genre restent éternellement ignorées ? Cette affaire n'est rien d'autre que le prolongement d'observations que nous avons signalées dans LDLN 346 (pp.19, 21 et 33), et qui se sont produites l'été dernier dans la région de Fontenay-Trésigny, en Seine-et-Marne. Tout cela a commencé le 5 juin 1997, par un curieux cas de « parasitage de skytracer » accompagné d'effets sur un témoin. Ce témoin, nous l'avions désigné par un pseudonyme, « Nathalie ». Nous étions loin d'imaginer quelle étrange tournure son aventure allait prendre...


En France, l'ufologie est régie par une frilosité que l'on ne connaît pas dans la plupart des autres pays. Face aux différents témoignages (directs ou obtenus par régression) que nous avons pu recueillir dans cette affaire, rien ne nous permet d'affirmer que le phénomène (que je nommerai enlèvement) ait une existence réelle. Nous pouvons seulement constater qu'il existe des personnes qui expriment une angoisse, un malaise, face à une expérience dont la nature n'est pas claire.

Il est troublant de constater que les faits rapportés par nos « enlevés » sont très souvent concordants ; il est troublant, également, de s'apercevoir que les différents « acteurs », alors même qu'ils n'ont aucune connaissance ufologique, évoquent des éléments connus et enregistrés par les ufologues, malgré tout ce qui sépare les différents témoignages. Ce qui est plus troublant encore, c'est le fait que nos enlevés puissent se souvenir de tant de détails sur les expériences qu'ils ont vécues, sans même que l'on ait besoin d'utiliser l'hypnose.

L'hypnose, ou une autre forme de régression, peut s'avérer nécessaire lorsqu'il existe encore des zones d'ombres ou lorsque notre témoin demande à aller beaucoup plus loin dans sa recherche des éléments manquants. Il est clair qu'à partir de l'instant où un ufologue, un groupe ou un thérapeute accepte de prendre en charge cette personne et donc l'étude de l'incident, un suivi de la victime (je préfère le terme de victime à celui de contacté) sera nécessaire, car des facteurs traumatisants peuvent apparaître à tout instant. Nous avons face à nous des victimes d'un phénomène encore très mal défini, et dont nous ne connaissons pas la nature exacte. On pourra toujours constater, à travers différents récits, que l'attitude des ravisseurs semble souvent osciller entre compassion, amour, protection, apport d'une connaissance d'ordre spirituel, etc. Mais on pourra aussi se poser la question du pourquoi, puisque l'ensemble du dossier suggère la pose d'implants dans le corps de victimes enlevées contre leur gré, de possibles manipulations génétiques, et l'effrayante perspective de la création d'hybrides.

Cette affaire a été étudiée par le G.E.I.P.I.S et Vincent Michel (1) à qui nous avons fait appel. Elle débuta le jeudi 5 juin 1997 sur la commune de La Houssaye en Brie, vers 2 ou 3 heures du matin. Nathalie X et M. Y étaient assis dans le véhicule de ce dernier, lorsque Nathalie aperçut dans le ciel un phénomène étrange ressemblant à « une roue mais sans les contours ». Il y avait environ 12 lumières qui constituaient cet ensemble, et cela éclairait comme des phares, cela tournait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Les témoins observèrent le phénomène pendant près de deux heures, sans pouvoir prévenir leurs collègues qui se trouvaient non loin de là. Ils avaient l'impression d'être cloués à leurs sièges. Au bout de deux heures, ils partirent dormir, alors que le phénomène était toujours présent.

Cette observation pourrait paraître au premier abord fort banal. Néanmoins, il est intéressant de remarquer certains détails :

·         Le temps d'observation de plus de deux heures.

·         La sensation d'être cloués aux fauteuils du véhicule.

·         L'envie d'avertir les autres sans pouvoir le faire.

·         Les deux témoins vont dormir alors que le phénomène est toujours présent, et n'avertissent personne en passant.

L'enquête a pu démontrer qu'ii ne s'agissait pas d'un sky tracer (Ce point nous a été confirmé par Jocelyn Morel), ni d'un phénomène naturel. De plus, une régression a pu être organisée, concernant le « trou » de deux heures. Une dizaine de jours plus tard, une nouvelle observation eut lieu : elle concerne 5 témoins en plus de Nathalie, et se déroula à Fontenay-Trésigny (Seine et Marne).

Cette deuxième observation nous fut communiquée par diverses sources, dont les témoins directs, avec lesquels nous avons pu discuter de leurs différentes expériences. Ce qui est remarquable dans cette enquête, c'est que, malgré des sites d'observation légèrement différents (distants de deux cent mètres à vol d'oiseau), les témoins sont d'accord sur la forme du phénomène observé, et celui-ci correspond à l'ovni vu le jeudi 05 juin 1997.

Alors que D. et C. sont sur leur balcon situé au premier étage d'un immeuble, ils aperçoivent un phénomène lumineux qui passe au-dessus des HLM.

K., qui se trouve dans son jardin, les entend et les voit faire des appels avec une lampe torche vers l'objet. Se rappelant que Nathalie s'intéresse aux OVNI depuis son observation du 5 juin, il court l'avertir. Nathalie, suivie de G., son compagnon, et de K., sortent de l'immeuble afin d'apercevoir l'ovni et regardent dans la direction désignée par K. Ils n'observent absolument rien, Nathalie recherche l'ovni et l'aperçoit à sa verticale: l'objet lui paraît très bas, et elle s'exclame : « c'est le même que j'ai vu à La Houssaye ! ».

L'ovni se dirige vers des pavillons situés au bout de la rue et s'immobilise au-dessus d'eux. G. et K. n'assistent pas aux différentes phases du phénomène, car tout cela ne les intéresse guère. Les lumières se mettent à tourner très rapidement dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, pour ne former plus qu'un cercle lumineux se déplaçant de la droite vers la gauche et vice versa ceci durant près d'une heure. Puis, en l'espace de cinq secondes environ, les lumières se rassemblent vers le centre, le phénomène devient diffus, ne formant plus qu'un trait de lumière, puis part vers la gauche en direction de Rozay-en-Brie.

Pour nous, il est assez remarquable que le phénomène se soit produit une seconde fois, et que Nathalie ait pu de nouveau l'observer. De plus, nous avons là une observation qui dure une heure environ, et le témoin principal a ressenti des impressions : elle nous a confié : « j'ai eu le sentiment que le phénomène était en colère, comme s'il ne trouvait pas ce qu'il cherchait. » Quelque temps plus tard, Nathalie a fait des cauchemars, qui n'ont apparemment aucun caractère néfaste, et qui conduisent à l'hypothèse d'un possible enlèvement, ou tout au moins d'un missing time à un moment ou un autre des différentes observations.

Les événements se sont ensuite précipités pour aboutir à ce que Nathalie a décrit comme un rêve. Dans la nuit du 7 au 8 novembre 1997, elle subit en effet ce que nous nommons un scénario de rapt. Nous la rencontrons le dimanche 9 novembre, et elle nous raconte :

«Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 0h30 je rentre de chez ma sœur en regardant le ciel. Arrivée chez moi, je prépare le caméscope, car j'ai l'impression qu'il va se produire une chose importante. Je m'endors sur le canapé, et vers une heure, ma soeur rentre dans l'appartement (dont elle a la clé) et vient me réveiller...

(Ce fait a été vérifié auprès de sa sœur, qui se souvient très bien des évènements).

Elle m'explique qu'il y a des lumières dans le ciel. Je n'arrive pas à me réveiller : je me sens lourde... Je pense qu'il me faut filmer ces lumières, mais je ne peux pas me lever de mon canapé. Ma sœur part rejoindre K., afin d'observer le phénomène. Je me sens lourde et je m'endors en très peu de temps... »

A son réveil elle constate qu'au magnétoscope il est 3h38. Elle quitte le canapé, et va se coucher dans son lit.

Lorsqu'elle s'éveille, elle se rappelle avoir vu une pièce très sombre lui paraissant ronde. Elle avait l'impression d'être assise sur une chaise, et qu'il y avait quatre ombres devant elle, floues, blanchâtres, faiblement lumineuses, d'une hauteur de deux mètres environ.

« J'ai eu l'impression que je refusais le contact, comme si j'avais la sensation que quelque chose de désagréable allait se produire. L'ombre qui était sur ma gauche s'approchait lentement de moi, et pour l'éviter, je reculais ma tête vers la droite. C'était le seul mouvement que je pouvais faire. Il tenait dans une espèce de pince à épiler un objet carré d'environ 4 cm sur 4 cm. Ce carré était de couleur entre cuivre et bronze, mais il ne brillait pas. Je ne voulais pas qu'il m'enfonce cet objet, mais malgré tout, il réussit à mettre quelque chose dans mon cou, du côté gauche. »

(Nous avons pu constater la présence d'une trace du coté gauche, dès le dimanche 9 en début d'après-midi ; Trois heures plus tard, elle n'était presque plus visible.)

« Je n'ai ressenti aucune douleur ni sensation de froid. Pendant toute cette opération, j'à eu l'étrange sentiment d'un contact télépathique entre eux et moi. Des contacts du genre « laisse toi faire » ! De plus, les ombres se regardaient mutuellement, comme si il y avait dialogue entre elles. Je me suis réveillée après qu'il m'ait enfoncé cette chose dans le cou... »

Lorsque Nathalie nous fit part de ce rêve, nous ne savions pas trop à quoi nous avions affaire. Ayant suivi cette histoire depuis le début à travers les différents témoignages, nous savions que les incidents du début (en juin) était incontestablement réels, mais nos connaissances dans le domaine des enlèvements étaient plutôt restreintes. Nous avons donc contacté Joël Mesnard, qui nous conseilla d'entrer en relation avec Vincent Michel, susceptible de nous aider dans cette affaire.

Vincent Michel nous proposa de pratiquer une régression sur Nathalie, et après accord de celle-ci, un rendez vous fut pris pour le 14 novembre.

Au cours de ce premier contact téléphonique, Vincent Michel nous avait expliqué la technique qu'il allait utiliser sur Nathalie, puis il m'avait brièvement interrogé sur le contenu de son « rêve ».

La première rencontre eut lieu le vendredi 14 novembre 1997, soit moins de sept jours après l'événement. Différents éléments ressortirent de cette première séance. Le « scénario » dans son ensemble était conforme à ce que Nathalie avait pu nous dire jusque là. Néanmoins, nous apprîmes les points suivants :

·         L'être placé à gauche de Nathalie lui fait parvenir des pensées du genre « ce n'est rien, ne t'inquiète pas », mais Nathalie ne souhaite pas recevoir l'implant.

·         Nathalie dira qu'elle leur parle (par télépathie) et qu'elle les comprend.

·         Ils veulent absolument introduire la « puce » dans son corps.

·         Lorsque sa sœur est venue pour la réveiller, Nathalie a revu les lumières tournantes « dans sa tête ».

·         C'est pour la surveiller qu'ils lui mettent la « puce ». Ils attendent quelque chose d'elle.

·         Il y a une tache noire sur le carré marron, comme s'il était sale. Pour elle, c'est « une puce ».

·         Elle ne porte plus ses vêtements, mais une blouse blanche comme lorsque l'on subit une opération chirurgicale, blouse qui est détachée dans le dos.

·         L'être de gauche regarde celui qui est en face de Nathalie, et lui dit (toujours par télépathie ?) « calme-la ! ». Nathalie ressent fortement cette phrase. L'être s'approche de Nathalie en deux pas, et elle ne peut plus faire un geste. Nathalie a l'impression que la pièce tourne.

·         Nathalie se voit ensuite sur son canapé; il est 3h38 sur son magnétoscope.

Après cette séance, Nathalie et nous mêmes nous sommes posés nombre de questions : Comment peut-on se rappeler autant de détails par une simple régression ? Ne peut-on inventer tout cela en laissant courir son imagination ? Qu'est ce qui garantit que le témoin ne ment pas ?

Si ce type de méthode est réellement efficace, elle devrait nous permettre de découvrir différents éléments qui nous paraissent essentiels. Il peut paraître étrange que des entités « extra-terrestres » (qui peut-être nous observent depuis des lustres) puissent permettre à de simples humains disposant d'une technique connue et fort bien documentée de les connaître et, pourquoi pas, de lutter contre eux, malgré leur relative discrétion et les efforts qu'ils semblent mettre en œuvre afin de neutraliser la mémoire de leurs victimes. A moins que nous assistions, en fait, à une comédie dont nous serions tout à la fois les acteurs, les spectateurs, les victimes et les critiques. Comédie mise en place dans un but qui nous dépasse encore et qui pourrait se révéler blessante le jour ou nous découvrirons la vérité.

Avant même la séance du 27 Novembre 1997, nous allions obtenir de Nathalie des renseignements forts intéressants :

·         La présence d'une pièce cachée derrière une vitre sans tain qu'il lui sera possible de voir à la fin de l'incident de la phase « médicale ».

·         La présence d'un « alien » beaucoup plus jeune tenant un plateau sur lequel sont placés la puce et d'autres outils.

·         L'éclairage de la pièce, qui lui fait penser à la lumière du soleil.

·         L'ouverture d'une porte dans le mur, alors qu'il n'y avait rien avant : celle ci s'ouvre comme un cercle lumineux.

·         L'« alien » qui lui a mis la puce a l'air d'être triste d'avoir commis cet acte.

La séance du 27 Novembre 1997 allait nous apporter d'autres renseignements fort intéressants, la technique utilisée étant toujours la même. Cette soirée-là, nous allions obtenir la quasi-totalité de l'incident, d'autres éléments étant obtenus par un autre moyen quelques jours plus tard. Nous savions maintenant que Nathalie avait commencé à subir cet incident après le départ de sa sœur (bien que d'autres indices nous laissent supposer que l'influence aurait pu commencer bien avant).

Voici les éléments obtenus lors de la séance du 27 novembre :

·         « J'ai l'impression que l'on me tient la tête jusqu'à ce que je m'endorme ; ensuite, j'ouvre les yeux et je vois les lumières. »

·         « Je me vois aspirée par une lumière qui ressemble à un cône ou un filet. »

·         « Il n'y a pas de mouvement dans « les étoiles auprès de moi », et elles sont innombrables. Les lumières sont au-dessus de moi et sur ma droite elles sont vertes et belles. Je suis seule dans ce lieu, je me sens bien et calme. Je tourne la tête vers les lumières, il n'y en a plus qu'une, et je vois une croix au milieu du cercle. La lumière qui m'absorbe est comme un aspirateur, je vois mes cheveux en l'air, comme si c'était l'aspiration qui produit cet effet. Je me sens molle, il y a un bruit bizarre dans mes oreilles; cela me gène; c'est un bruit sourd. C'est lumineux, mais cela ne fait pas mal aux yeux. »

·         « Je suis au dessus du rond... mes cheveux sont redescendus. Je me sens moins flotter. »

·         « J'ai mal aux oreilles ; je suis toute seule ; le rond est en-dessous de moi ; je suis dans le noir. Je regarde autour de moi, je commence à être inquiète : qu'est ce que je fais là ? »

·         « Je suis dans un couloir, je me pose des questions. Je commence à marcher. Il y a un sol sous mes pieds, à partir du moment où le cercle s'est fermé. Je marche normalement, le sol est lisse. »

·         « Le couloir est grand et lisse, je n'en vois pas le bout. »

·         « Je vois un rond dans le mur ; j'y vais, parce qu'il n'y a que là que je puisse aller. »

·         « Ce rond est un tunnel ; tout est rond autour de moi, c'est rigolo, mais on croirait que le sol est souple. »

·         « Mes oreilles vont mieux. Je ralentis le pas, car cela devient étroit ; je vois de la lumière au bout du tunnel. »

·         « Il y a une porte, elle est entr'ouverte, mais ne laisse pas passer beaucoup de lumière. Je vois un personnage qui se tient devant la porte, je ne vois pas bien sa silhouette, mais il est très grand, avec les bras croisés. Il est plus grand que la porte, il n'est pas beau, mais avec l'air qu'il prend, il ne fait pas peur. Il sait que je suis là, mais il fait l'indifférent. »

·         « J'hésite, puis je rentre, je suis obligée d'enjamber pour entrer, je suis mal à l'aise. »

·         « Il y a quatre êtres dans la pièce, ils sont assis sur des chaises ; j'ai l'impression qu'il ne pense pas (Nathalie, à notre demande, nous décrit les êtres). J'ai l'impression qu'il n'y a que ma tête qui vit, je ne sens pas mon corps. Il y a un être qui me prend, et l'on s'en va. Une porte s'ouvre devant moi ; je ne sens rien ; j'ai conscience de moi-même. On marche dans un couloir où il y a des vitres... »

·         « On arrive devant une porte ; il appuie sur un bouton orange ; on dirait des portes d'ascenseur ; cela fait un léger bruit. La pièce est éclairée, il y a un peu de fumée ; le sol ressemble à du verre avec des lumières en dessous ; la pièce est petite et ronde. Il m'a laissée seule dans la pièce, il est devant la porte ; j'ai les cheveux attachés. Il fait froid, cela glace un peu..., je ne comprends pas pourquoi je suis pieds nus ; je ne suis plus habillée ; j'ai la chemise ; je suis dans une salle ronde. Autour de moi, tout est blanc. »

·         « J'ai encore mal aux oreilles, cela fait comme un bourdonnement à l'intérieur. Je sais que la porte va s'ouvrir, car j'entends du bruit. Le verre, sous mes pieds, est froid. La porte s'ouvre... je descends une marche... je suis dans une autre pièce ; il y a une pente devant moi . Il y a un être sur ma droite. Il m'attend. Il y a une table grise, avec deux ou trois personnes derrière, debout. C'est une table en fer. Les êtres m'attendent... »

La première séance de la soirée prend fin à ce moment, sur la demande de Nathalie, qui se sent un peu fatiguée et oppressée par tout cela. Nous reprenons après une pause ; il est maintenant 23h22, nous revenons sur un point qui nous paraît important :

·         « Je vois de la lumière qui sort de la porte, j'avance, j'ouvre la porte, elle est douce et lisse connue une carrosserie de voiture. »

·         « J'enjambe et je rentre dans une pièce, je regarde à gauche, il s'approche de moi, il me prend par le bras ; on s'en va, il ne dit rien. »

·         « On se retourne et on part à droite, il y a une porte qui s'ouvre comme un ascenseur, il y a un grand couloir, c'est très long et droit. »

·         « Je fais tourner mes yeux pour savoir où je suis, il n'y a que des murs. La lumière est très légère, comme un jour qui passe par les volets. »

·         « On marche, pas trop vite... Il fait des plus grands pas que moi, j'ai du mal à bouger la tête, je vois le carré orange, il n'y a aucun échange, mais lui n'est pas méchant. »

·         « On s'arrête, il appuie sur le bouton avec sa main gauche, la porte s'ouvre ; il me tient toujours le bras; je rentre parce que je sais que je dois rentrer, je suis déshabillée. »


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