A ce moment de la régression nous stoppons Nathalie, afin de faire un retour et de comprendre comment et pourquoi elle est déshabillée.

Nous avons là un scénario assez étrange, qui mêle des êtres gentils et d'autres beaucoup moins diplomates. Nous verrons dans la suite du récit de Nathalie que d'autres êtres ont les mêmes caractères, ce qui produit une sensation de malaise, tant au niveau de notre « victime » qu'au niveau des « kidnappeurs », comme si tout cela était en fin de compte dirigé par un tiers que nous n'avons pu encore déterminer.

(Quelques mois après cette séance j'ai pu lire Contacts Supraterrestres, de Jean Sider, dont je conseille la lecture : il est assez troublant de remarquer quelle idée il se fait de l'origine du phénomène OVNI).

Ce sentiment de malaise va d'ailleurs se trouver confirmé avec l'évolution des séances et par l'apparition d'autres événements au cours des mois suivants. Evolution qui aura pour effet de prolonger le phénomène chez des anis de Nathalie et chez des personnes en relation avec l'étude de son cas.

Les sensations de vide et la durée de ce que nous assimilons à une anesthésie paraissent être très longues. Ce laps de temps fait que Nathalie, malgré plusieurs tentatives, ne se souvient de rien durant cette phase. Il est d'ailleurs étonnant que ceux que nous assimilons à des aliens n'aient pas la possibilité d'occulter totalement la phase de l'enlèvement. A moins, bien sûr, que, comme le propose Jean Sider, tout ceci ne soit qu'une manipulation dont nous serions les « pigeons ».

Nous arrêtons la séance à 01h51 : elle a duré 2 h et 29 minutes. Nous souhaitons faire une synthèse de la situation et voir les différents points du témoignage de Nathalie. Nous l'interrogeons sur son passé. Nous apprenons que depuis l'âge de quatorze ans, elle a des dons de médiumnité, et qu'elle se rappelle avoir eu, très jeune, des saignements du nez (plus exactement, c'est sa mère qui nous apportera ce renseignement).

Quelques jours plus tard, nous reprenons l'investigation par une régression qui débute à l'instant ou nous avons cessé la précédente :

Depuis cette séance, Nathalie a déménagé, mais le phénomène a continué à se manifester, voir même à s'intensifier, sans pour autant se montrer agressif envers Nathalie. Différents témoins ont pu assister à des manifestations qui, après éliminations de diverses hypothèses, apparaissent très étranges et même incompréhensibles. M. Y, l'autre témoin du tout premier incident (celui du 5 juin 1997) subit lui même, depuis la mi-février 98, des manifestations qui perturbent le cours de son existence. Nathalie vient de subir (courant mars 98) des examens dentaires et ORL qui ont révélé une anomalie (déformation interne de l'une des cavités nasales, invisible de l'extérieur). Le médecin auquel Nathalie à demandé l'origine de cette anomalie lui a répondu qu'elle avait dû être opérée. Or Nathalie (nous en avons eu confirmation par ses parents) n'a jamais subi d'opération du nez ! Elle se pose maintenant bien des questions à ce sujet... Nous avons pour notre part la conviction que cette affaire nous entraîne vers un schéma très complexe, où il s'avère nécessaire de prendre contact avec des spécialistes qualifiés. Les études sur les cas d'enlèvements effectuées aux USA nous apportent des convictions supplémentaires sur la réalité des évènements. Pour notre part, nous sommes portés à croire que Nathalie pense avoir réellement vécu cette expérience. Elle n'éprouve aucun trouble dépressif, elle paraît normale, cohérente, et comme dirait Leo Sprinkle, son expérience n'est en aucune façon le fruit d'une psychopathologie grave.

Ce qui est extraordinaire, c'est que dans bien des pays, mais pas en France, les ufologues sont très présents, tant sur le terrain qu'auprès des témoins. Ils ont compris que la recherche ufologique nécessite une structure appropriée, et qu'il est souhaitable de partager les informations, tout en respectant la tranquillité des témoins et leur anonymat lorsqu'ils en expriment le souhait.

Nous devons réagir face à cette situation qui risque vite de nous dépasser, voire même d'éliminer tous ceux qui n'auront pas su se préparer. Le tout est de savoir de quelle manière ! Je profite donc de cette occasion pour lancer un appel auprès des lecteurs afin de mettre sur pied une organisation qui puisse faire face à la situation. Voici quelques critères qui pourront permettre à ceux qui le souhaitent de déterminer si le témoin auquel ils ont affaire rentre, ou non, dans la catégorie des « enlevés » :

Si nous désirons être pris au sérieux par les différents acteurs qui pourront analyser nos « travaux » dans le futur, il est nécessaire de mettre sur pied un protocole de travail qui une fois établi sera valable dans n'importe quelle région de France, un travail qui, je l'admets, peut paraître lourd à mettre en place. Concernant les enlèvements je viens de tenter une approche assez différente de toutes celles que nous avons pu utiliser jusqu'à maintenant, je me suis posé la question suivante : Si les victimes d'enlèvements le sont depuis de nombreuses années, ne serait-il pas possible de se jouer du phénomène tout comme il a l'air de se jouer de nous ? Peut-on d'une manière ou d'une autre prendre les rennes, et contrôler les différentes phases auxquelles nous assistons sans parvenir à contrôler quoi que ce soit ? Personnellement je me refuse à admettre qu'il soit impossible de réagir.


ENCART : Dans l'entourage de Nathalie : confirmations ou contagions ?


REFERENCES

1: voir LDLN 329, p. 26.

Le témoignage de « Nathalie » présente une analogie frappante avec des témoignages brésiliens rapportés dans l'excellent livre de l'enquêteur américain Bob Pratt, UFO Danger Zone, que nous avons évoqué dans LDLN 344 : dans les deux cas, le faisceau lumineux conique qui frappe les victimes est comparé par elles à un filet (« de pêche », précisent les paysans brésiliens interrogés par Bob Pratt).


NATHALIE : UNE SUITE EN SERIE ?

Lumières dans la Nuit - N° 351 - Mars 1999 [RUBRIQUE : LES NOUVELLES]

Toujours dans notre numéro 349, l'histoire de Nathalie semblait plus folle encore que celle d'Haravilliers. Là aussi, il y a du neuf. Voici une mise au point que Johnny Destouches et Jean-Louis Lagneau nous ont adressée fin novembre :

« Notre association, le Geipis, a à ce jour pris connaissance de cinq cas d'abductions sur la région parisienne. Nos contacts avec d'autres associations ou d'autres sources nous laissent entendre qu'il existe de nombreux « abductés » en France. Dernièrement, nous avons pris contact avec un thérapeute, afin qu'il puisse étudier le cas de Nathalie. Il a obtenu de bons résultats, qui nous laissent espérer d'autres révélations sur son « aventure ». Mais le plus intéressant a été d'apprendre qu'il connaissait d'autres cas, pas aussi « puissants » que celui de Nathalie, mais présentant quelques similitudes.

Nous écrivions dans le n° 349 que Nathalie, après son déménagement, a vu le phénomène suivre sa trace et continuer son action dans son nouveau logement. Ce même phénomène s'est manifesté également sur son lieu de vacances, une première fois en montagne (au ski), et une seconde fois au bord de la grande bleue, cet été. Les implications ont même été plus importantes puisque, courant septembre 98, le thérapeute (que nous appellerons Max), a vu, en compagnie de sa femme, dans leur maison, un phénomène étrange qu'il décrit comme une sphère lumineuse, qui passa à travers un velux et sembla écarter le rideau. Ce phénomène traversa la chambre, pour ensuite prendre le couloir et pénétrer dans la chambre des enfants.

L'un des enfants, parlant de la sphère lumineuse, a dit : « Papa, la lumière m'a réveillé ». La sphère a ensuite disparu. Max nous a fait la remarque suivante : « Il est étrange que mon enfant se soit réveillée ; elle a un sommeil profond, et d'habitude, rien ne la réveille. Je me rappelle bien la scène, car ma femme et moi étions en train de lire lorsque cela se produisit. Il était environ minuit. Jamais encore je n'avais - et nous n'avions - assisté à une chose pareille ; ce que c'était, je ne peux le dire; en tout cas, il est certain que ce n'était pas le fruit de notre imagination. »

Mais faisons un retour en arrière, et voyons ce que nous savons de nouveau sur le cas de Nathalie; ces dernières informations étant obtenues par Max :

- Nathalie subit ce genre d'expérience depuis l'âge de quatre ans.

- Il se confirme qu'elle est la seule, parmi les enfants de la famille, à subir ce genre de phénomène.

- Les interventions dont Nathalie est victime ne sont pas toujours agréables pour elle.

- Nathalie a de bonnes relations avec un certain nombre d'« E.T. » à bord de ce qu'elle appelle « le vaisseau », mais il existe aussi de fortes antipathies envers d'autres « E.T. », comme un conflit perpétuel.

- Elle nous rapporte avoir observé un rassemblement d'innombrables vaisseaux autour du « sien ».

- Elle est maintenant sûre de ne pas avoir été la seule « abductée » à bord du vaisseau, car elle a pu observer d'autres « tables d'opérations ».

- Elle a remarqué qu'il n'y avait pas une race unique à bord du vaisseau, et qu'elle ne savait pas qui le dirigeait. Elle a également noté la présence d'êtres d'apparence bien humaine et libres de leurs mouvements.

A ne pas douter, l'affaire Nathalie va continuer à se développer, et nous serons toujours présents afin de la soutenir pendant ces événements. Vers quoi allons-nous, et pourquoi tant de ressemblance avec d'autres cas ? Je ne peux aujourd'hui y répondre, mais j'insiste sur le fait que pour moi il ne s'agit pas d'une psychopathologie grave, ni d'ailleurs d'aucune autre forme de psychose. Rien ne peut encore expliquer cette expérience, nous cherchons à déterminer un début de réponse, mais plus nous essayons de la découvrir, plus elle nous fuit.


RETOUR


ARTICLES