VOREPPE ![]()
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L'un des témoins montrant l'arbre au-dessus duquel était immobilisé le phénomène - Copyright : SOS OVNI Rhône-Alpes.
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"[...] le Service d'expertise des phénomènes de rentrée atmosphérique de la sous-direction Exploitation et Systèmes Opérationnels est intervenu mardi 8 septembre à la suite de l'observation d'un phénomène non identifié dans le ciel de cette localité (Voreppe), filmé à l'aide d'un caméscope par l'un des témoins dimanche 6 septembre 1998."
C'est ainsi que les médias, notamment l'Agence France Presse (AFP), apprenaient le 11 septembre 1998 par un communiqué du Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) l'existence de cette fameuse observation. Enquêté par le Service d'Expertise des Phénomènes de Rentrée Atmosphérique (SEPRA) sous la responsabilité de son Directeur Jean-Jacques Velasco et par l'association ufologique française SOS-OVNI, ce cas restera sans-doute un "classique" de l'ufologie, tant par l'ampleur de sa médiatisation que par la polémique qui s'ensuivit ! Est-ce un ballon d'enfant gonflé à l'hélium, comme a conclu le SEPRA, ou autre chose ?
Le SEPRA semble avoir trouvé la bonne explication. Seulement, il est clair que les explications verbales de Jean-Jacques Velasco dans les médias, que ce soit lors d'une émission radiophonique sur SUD RADIO ou un reportage télévisé sur France 2, ne sont pas suffisantes au regard des ufologues. Il ne suffit pas de déclarer qu'une observation est explicable, encore faut-il le démontrer d'un point de vue technique (orientation du vent, position et distance des témoins par rapport au phénomène, commentaires des témoins... etc.).
Enfin, un point particulier de cette observation ne convient apparemment pas avec l'explication d'un ballon d'enfant. Je l'explique d'ailleurs dans la requête adressée à SOS-OVNI.
C'est donc suite à ce constat que j'ai accepté de collaborer à un travail d'investigation mené par un membre du Centro Italiano di Studi Ufologici (CISU), Nico Conti.
Pour le SEPRA, l'enquête est terminée puisque le cas est résolu. Par contre, l'enquête continue pour SOS-OVNI... C'est donc à cette association, et tout particulièrement Jean-Pierre TROADEC puisqu'il est responsable des enquêtes dans la région Rhône-Alpes, que j'ai adressé une requête pour tenter de clarifier certains points.
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Voici ce texte agrémenté d'un dessin et expédié le 24 janvier 1999 :

Copyright : Nico Conti.
"A Jean-Pierre TROADEC, coordinateur des enquêtes sur la région
Rhône-Alpes.
Bonjour,
Permettez-moi de me présenter et de décrire l'objet de mon message. Intéressé
par le phénomène OVNI, je ne suis pas membre de votre association mais de la
SOBEPS. N'ayant pas l'expérience du terrain car je ne suis pas enquêteur, mon
activité se résume à la collecte de documentations et à l'échange d'idées et
d'informations, par le biais d'Internet principalement. Au hasard de mes
pérégrinations sur le réseau Internet, j'ai effectué la connaissance d'une
personne (Nico Conti) située à Bologna et membre d'une association italienne :
le CISU. Etant tous les deux intéressés
par une étude objective et sérieuse du phénomène OVNI, nous unissons
actuellement notre travail sur l'observation de Voreppe. Sachant que le SEPRA a
effectué, tout comme vous, une enquête sérieuse et approfondie de cette affaire
et dont la conclusion du rapport fut très probablement une méprise dû à la
perte d'un ballon d'enfant gonflé à l'hélium, la logique voudrait que cette
affaire soit classée. Or, d'après mon collègue Nico Conti, cette affaire laisse
malgré tout en suspend quelques points non éclaircis. Il est nullement dans mon
intention, ni dans celle de mon collègue du CISU, de suspecter le SEPRA et
encore moins votre association, qui à mes yeux est très probablement une des
seules en France qui soit apte à étudier et enquêter sur le phénomène OVNI de
manière sérieuse et scientifique. Ainsi, les seules pièces diffusées par le
SEPRA sont de nature claire mais insuffisamment précise, que ce soit par
l'intervention de Jean-Jacques VELASCO lors des actualités du 21 novembre 1998
sur France 2 ou lors d'une émission radiophonique sur SUD RADIO.
On peut d'ailleurs regretter le manque de transparence du SEPRA, malgré les efforts évidents de son responsable à intervenir dans les médias... D'ailleurs, pourquoi n'y a t-il plus de notes techniques comme à l'époque du GEPAN ? Votre article paru dans le dernier numéro de Phénomèna résume très bien votre enquête mais laisse également quelques points non éclaircies. Votre enquête possède sans doute plus d'éléments, mais pour des raisons d'espace ne sont peut être pas citées dans la revue.
Avant de poser ces points, je voudrai préciser que nous nous sommes également basés sur le travail effectué par le groupement UFOCOM.
Tout d'abord, des mesures ont-elles été effectuées telles que :
- Distance des témoins par rapport au cerisier.
- Distance de l'automobiliste stoppé par rapport au cerisier.
- Hauteur du cerisier.
- Distance entre témoins.
Un plan précis à l'échelle a t-il été effectué ?
Sur le plan figurant dans l'article de phénomèna, la position du cerisier ne
semble pas correcte car sur l'une des photos nous apercevons le cerisier
derrière le cabanon, et non à côté (ce point me semble néanmoins avoir peu
d'importance...)
Il est probable que les témoins aient surévalués les dimensions du
phénomène. Néanmoins, mon collègue m'a proposé un dessin ainsi que cette
question : - Considérons que l'objet immobile observé sur le cerisier ait 5
mètres de diamètre (objet A sur le dessin). Nous avons le témoin (T1) regardant
vers l'arbre. Pour percevoir un objet, tel qu'un jouet gonflable de 80 cm, et
le voir en perspective sur l'arbre dans une dimension plus ou moins grand que
celui-ci, il faut que l'objet soit assez haut, mais surtout très rapproché du
témoin (que j'estime à 2 mètres, ceci restant évidemment appréciatif...). Dans
cette situation, comment imaginer que le témoin ait pu observer autre chose
qu'un ballon d'enfant s'il avait l'objet "à porter de main" (objet B
sur le dessin) ? Il faut tenir compte également que le deuxième témoin (T2),
s'il n'est pas resté à côté du témoin (T1), aura sans doute une perception
différente du phénomène par rapport au cerisier. Tout ceci en tenant compte
également que le phénomène n'est pas resté constamment immobile ! Dans cette
dernière situation, tous les paramètres sont susceptibles de changer !
Il serait intéressant de connaître la distance de l'automobiliste (T3) par
rapport à l'arbre, car il faut rappeler que cette personne a stoppé sa voiture
pour observé le phénomène !
Concernant la vidéo, celle-ci a été remise au SEPRA pour expertise : A-t-elle
été rendue à leur propriétaire ?
Nous savons qu'une copie est en possession des témoins et qu'ils ont préférer
rester discret sur le contenu. C'est très étonnant, d'autant qu'ils ont accepté
de répondre aux questions de votre enquête. A mon avis, il est fort possible
qu'ils aient suivis les recommandations tout à fait légitime du SEPRA...
Concernant les questions posées aux témoins : les avez-vous posé isolément à
chacune d’elles ?
Un témoin a effectué un dessin du phénomène (dessin que nous avons d'ailleurs
pu voir lors du reportage télévisé sur France 2) : est-ce que les autres
témoins ont effectués le leur isolément, y compris le petit garçon ?
Enfin, avez-vous eu des contacts avec le SEPRA concernant cette affaire ?
En conclusion, il est très probable que cette observation soit une méprise.
Seulement, le manque de données, que ce soit en nombre ou en précision, ne
permet pas à cette heure de conclure définitivement cette affaire.
Même s'il s'avérait que ce soit une méprise, le cas Voreppe demeurera un
"cas d'école" très utile pour les observations futures !
En souhaitant une réponse de votre part, veuillez accepter, Monsieur Troadec,
tout mon profond respect pour votre travail,
Cordialement,
Philippe."
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Voici la réponse de Jean-Pierre Troadec datée du 24/02/99 :
· Distance entre les témoins : environ 0,40 m.
· Distance automobiliste - cerisier : environ 20 m.
· Distance témoins - cerisier : environ 5 m.
· Hauteur du cerisier : environ 5 m.
Aucun plan à l'échelle n'a été réalisé. Seulement un plan général de la disposition des lieux.
A leur connaissance, l'original de la vidéo n'a pas été rendu aux témoins par les autorités, mais cela peut venir dans quelques temps.
Les témoins n'ont pas été interrogés séparément. Ils étaient inquiets et souhaitaient rester ensembles. Jean-Pierre Troadec explique que "cela arrive souvent dans des enquêtes délicates, où les témoins dans un premier temps ne souhaitent pas s'exprimer. Ce qui était le cas ici. Pour nous il fallait mieux les voir ensemble que pas du tout".
Enfin, concernant le dessin vu lors du reportage sur France 2, Jean-Pierre Troadec explique qu'il s'agit d'une reconstitution graphique effectuée par les autorités.
Concernant ces informations, je remercie SOS-OVNI, et tout particulièrement Jean-Pierre Troadec.
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Enfin, j'aimerai vous soumettre une traduction de l'exposé de Nico Conti concernant cette affaire. Cliquez-ici pour consulter la traduction de ce texte
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Reconstitution sur les lieux d'après un dessin effectué par l'un des témoins - Copyright : G.H. Peyrin.