NOUVEAU !!!

Vous pourrez très bientôt consulter le bulletin de liaison et d'information du groupe informel de recherches universitaires sur l'histoire du scoutisme à partir de cette page.

Mise en service prévue à la mi-décembre 1999

Septembre 1996 © Pascal LEFEBVRE.
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LE SCOUTISME CATHOLIQUE DANS
LA REGION DU NORD PAS DE CALAIS.

Origines et premières implantations. 1916-1938.


L'extrait présenté ci-dessous retrace rapidement les évenements relatifs à la première expérience connue du Père SEVIN en matière de scoutisme à MOUSCRON en BELGIQUE et à son introduction dans la région Lilloise.
Cette période est très importante pour le scoutisme catholique Français car le Père SEVIN va s'en inspirer très fortement pour mettre sur pieds quelques années plus tard la Fédération des Scouts de France avec l'Abbé CORNETTE.
Ce texte, construit sur la base de documents inédits permet de mieux saisir combien l'influence du scoutisme Belge à été importante dans la mise sur pieds de la Fédération des Scouts de France.

La genèse. Mouscron (Belgique) et Lille.

Les conditions dans lesquelles le scoutisme s'est développé à Lille sont encore mal définies mais par contre, on en connaît bien l'initiateur:

- L'action du père SEVIN.

Au tout début de la guerre, le père SEVIN va se retrouver bloqué en Belgique. Il sera nommé en 1916 au collège du Tuquet à Mouscron, sur la frontière, comme professeur de première.

Huit jours après son arrivée à Mouscron, les allemands fermeront le collège où il enseignait pour le transformer en hôpital militaire... Le père SEVIN va alors devoir se trouver une nouvelle occupation et c'est tout naturellement qu'il va songer à s'occuper de scoutisme.

- Les Guides de MOUSCRON.

De la main même du père SEVIN , c'est le 11 décembre 1917 que tout va commencer. ( Il est cependant possible que le père SEVIN ait fait des démarches dès 1916, mais il est certain qu'aucun essai pratique n'ait eut lieu avant février 1918).

C'est grâce à un carnet rédigé de la main même du père SEVIN que nous sommes en mesure de reconstituer exactement l'expérience de celui-ci à Mouscron, expérience extrêmement importante puisque c'est sur la base de cet essai que seront modelés et créés les Scouts de France ! (pour ne citer qu'un exemple, la prière des Guides de Mouscron deviendra textuellement la prière des Scouts de France et leur étendard sera aussi adopté par les Scouts de France.)
Le 11 décembre 1917, le père SEVIN va faire une classe de "scouting" à l'école industrielle de Mouscron à la demande de Mr Gustave FACHE, professeur au sein de cette même école.
Cette classe de "scouting" va s'adresser à une centaine de jeunes gens âgés de 13 à 20 ans et aura pour but de leur apprendre la confection de noeuds.
Le père SEVIN, enthousiaste, va faire par écrit la remarque suivante :

" En temps normal, je verrai là un signe d'une prochaine fondation car il serait facile de scoutiser cette école mais de nouvelles évacuations sont imminentes..."

Le 19 décembre, le père SEVIN fait une seconde classe sur le modèle de la première, avec l'aide de Mr FACHE qui a réalisé des panneaux sur lesquels sont dessinés des modèles de noeuds.
Le mois de janvier 1918 arrive et le père SEVIN commence à parler de projet de fondation scoute à l'Ecole Industrielle car les deux "conférences" de décembre ont semble-t-il porté leurs fruits.
Le père SEVIN va alors faire remarquer à Mr FACHE qu'il était bien dommage que l'Ecole Industrielle ne dispose d'aucune formation religieuse et morale et lui proposa d'animer un cours d'instruction libre et religieuse. Mr FACHE lui fit remarquer que la chose était impossible vu le caractère officiel de l'Institut et surtout à cause de la provenance des enfants qui venaient de milieux socialistes, libéraux, etc...

Dès le 12 janvier 1918, le père SEVIN expose à Mr FACHE la méthode Scoute et lui prête un livre: Le livre de l'éclaireur. Mr FACHE paraît très intéressé et promit au père SEVIN d'en parler à la direction de l'Institut.
Le 14 janvier, le père SEVIN reçoit une lettre de Mr FACHE qui lui apprend qu'il a obtenu l'autorisation:

"Bonnes nouvelles! le directeur me donne carte blanche du moment qu'il s'agit d'une bonne oeuvre comme celle là..."

et l'assure de son concours:

"J'ai parcouru grosso modo l'ouvrage prêté et je vous assure que je suis devenu un adepte enthousiaste, vous pouvez donc compter entièrement sur mon concours."

L'après midi même, le père SEVIN se rend à l'école industrielle pour rencontrer Mr BUSSCHAERT, directeur de l'école, avec Mr FACHE. Le père SEVIN y expose la méthode et ils décident de faire une grande réunion d'information à destination des professeurs et des élèves.

Le lendemain, le père SEVIN rend compte à son supérieur des événements de la veille et celui-ci, contre toute attente, lui interdit formellement d'utiliser les mots scouts et scouting !
Il craint que cela ne pose problème et ne veut pas:

"Que l'on puisse dire qu'un jésuite français a lancé le scouting à Mouscron."

De toute évidence, les attaques contre le scoutisme sont encore très fraîches dans l'esprit du père recteur et il ne veut pas prendre de risque.
Il aimerait voir le père SEVIN mettre quelque chose de "nettement plus catholique" sur pied, comme par exemple un catéchisme...
Le père SEVIN lui rappelle que l'oeuvre a été encouragée en Belgique , mais rien n'y fait, le père SEVIN est obligé d'acquiescer et doit contacter Mr FACHE le soir même pour lui dire d'ôter les mots scout et scouting de la convocation à la réunion d'information.
Le lendemain, le père SEVIN rencontre Mr FACHE pour lui faire part de la nature exacte des problèmes rencontrés et tous deux décident de réduire l'expérience. (Ils avaient pressenti de réunir 32 garçons pour en choisir 8 mais ils feraient l'économie de cette réunion et choisiraient directement leurs 8 garçons.)
La volonté d'être discrets était donc prise.

Le père SEVIN pouvait à la rigueur s'accoutumer de l'absence du mot scouting, mais un problème de taille se posait: lui serait-il interdit d'utiliser ses livres et manuels de scoutisme ? Cela lui paraissait impensable !
C'est pour cette raison qu'il va à nouveau rencontrer le recteur et qu'il va réussir à assouplir un peu sa position. Il réussit à obtenir l'autorisation d'utiliser les manuels pour les chefs mais pas pour les garçons et le mot "guides" est finalement autorisé pour dénommer le groupe.

Mais le père SEVIN va devoir modifier profondément sa méthode et il s'en inquiète. Il va cependant réussir à définir des objectifs et à schématiser son action de la manière suivante:


I Le but:

"Le but est de donner aux jeunes gens de l'école industrielle qui le désirent une formation morale et religieuse qu'ils n'y reçoivent pas jusqu'ici et parmi eux, former une élite catholique de jeunes chefs."

II Une règle des guides est définie, elle est sensiblement différente de celle de BADEN POWELL.

III Un engagement

"Je m'engage à servir au mieux en toutes circonstances Dieu d'abord et mon prochain suivant les règles des guides."


Les trois points qui précèdent font partie sans aucun doute du document final qu'il remet à son supérieur, celui-ci devant autoriser ou non l'expérience sur la base de celui-ci.
Le 8 février, l'autorisation est enfin donnée.
La première réunion des Guides de Mouscron aura lieu le 13 Février 1918 au domicile de Mr FACHE à 14H00.
Pour cette première tentative, les jeunes garçons sont 9, et pendant cette première réunion, ils joueront au jeu de KIM , feront des exercices de noeuds et du secourisme. Le père SEVIN va aussi leur expliquer ce qu'est le "good turn", la bonne action quotidienne ou encore B.A. dans le langage scout.
Bien évidemment, les guides ne disposent pas d'uniforme mais ils disposent d'un "insigne" très discret: Ils arborent un bouton vert à la boutonnière, et lors de leurs réunions, ils portent tous un brassard vert.
Une seconde réunion aura lieu le 17 février toujours chez Mr FACHE. Le contenu sera sensiblement le même que lors de la première réunion avec cependant une recommandation du père SEVIN qui montre bien dans quel climat de méfiance et de prudence tout ceci fut réalisé: Il insista expressément auprès de ses jeunes garçons pour que ceux-ci ne recrutent que des éléments "très sûrs".
Les réunions vont se succéder et le petit groupe va se structurer et se former progressivement: La règle des Guides et les conditions d'admission seront exposées aux garçons lors des réunions suivantes. Au sujet des admissions de nouveaux, le père SEVIN apparaît comme particulièrement prudent car il note:

" Quant aux candidats, on m'en présente d'étranges !
Tel qui court, tel qui ne pratique pas et à jadis fait partie d'une équipe de football socialiste..."


Et lorsqu'un membre le déçoit, il n'hésite pas à envisager son renvoi pur et simple... Le père SEVIN va s'interroger sur les raisons de certains échecs et regrette une fois de plus l'impossibilité d'utiliser les manuels scouts au local mais aussi les amputations qu'il a du faire à la méthode de BADEN POWELL comme la suppression du camping. Il craint que la dose de spirituel ne soit trop forte par rapport aux autres activités et ne décourage les garçons.
Dès le début de l'expérience, le père SEVIN a des préoccupations sociales et c'est tout naturellement qu'est créé au sein même des guides de Mouscron un cercle d'entraînement social (le 19 mars 1919) avec l'aide de Mr FACHE. On ne connaît rien des activités de ce cercle, mais il ne fait aucun doute qu'il s'agissait de former une élite dans le but de "servir".
Le dimanche 24 mars, une cérémonie "officielle" mais très discrète a lieu. Il s'agit d'incorporer 9 nouveaux membres au groupe, les "aspirants". Ces "aspirants" doivent réciter la promesse devant le crucifix , signer et se voient remettre l'insigne des guides de Mouscron "A ne pas porter à l'école jusqu'à nouvel ordre" .

A la fin Mars, les statuts seront promulgués et il est décidé de constituer une bibliothèque des guides.

A la mi-avril, les guides de Mouscron ont un nouveau local plus grand que le précédent. Le père SEVIN commence à douter de la réussite de l'expérience. Quelques éléments sont partis et des difficultés apparaissent: Le père SEVIN se dit inquiet de certaines tendances séparatistes et attend la crise inévitable d'une oeuvre qui avait bien commencé. Il pense qu'ils sont devenus trop rapidement sérieux, qu'il y a trop de paroles et de rédaction et pas assez d'expériences pratiques.
Cependant, le groupe va continuer à vivre, il aura bientôt quatre mois d'existence et malgré la guerre et le déplacement du père à Anvers, de septembre 1918 à décembre 1918, la situation a évolué très favorablement ( Mouscron est libérée en octobre 1918 et la guerre est maintenant terminée) car à la fin Janvier 1919 la troupe est forte d'une trentaine de membres et le père SEVIN fait état de 16 badges conférés aux guides, ce qui signifie qu'il a obtenu l'autorisation de les instaurer (ceci lui avait été expressément défendu par son père supérieur) mais, chose beaucoup plus importante, il note qu'il faut désormais tout orienter vers le plein air et le camping et fait état de la distribution de noms d'animaux pour les "patrouilles" de ses guides ce qui dénote un rapprochement incontestable de la méthode de BADEN POWELL.
(Ces patrouilles seront au nombre de cinq: Les aigles, les lions, Les renards, Les ramiers, Les cerfs.)
Le 26 janvier 1919, ce sont 7 garçons qui feront leur promesse et la première remise d'uniformes aura lieu à cette occasion . Les chapeaux manquent encore et sont remplacés par un bonnet de police bleu en attendant .
C'est d'ailleurs à cette période que la "compagnie des guides" prend l'appellation de troupe scoute et qu'elle réalise son premier camp au grand jour au mont Lenclu. Le père SEVIN dirigera ce camp en tant que chef mais aussi en tant qu'aumônier. Fin Août 1919, du 27 au 29 précisément, le père SEVIN organise une retraite à laquelle participent les guides de Mouscron mais aussi Léon MAES.
Quelques temps plus tard, la troupe des guides de Mouscron va évoluer et prendre pour chef Gustave FACHE, architecte à Mouscron, lequel sera secondé par Joseph PYPAERT et Léon MAES.
C'est aussi à cette période que des contacts vont se nouer avec la France toute proche et plus précisément avec X. SARAZIN, animateur d'un patronage Lillois.
(Le père SEVIN s'est retrouvé nommé à Lille avec la fin de la guerre mais n'y fera qu'un court séjour car il sera très rapidement envoyé à Metz, ville pour laquelle il partira le 22 septembre 1919.)

Il a donc dû quitter la Belgique, mais comme nous allons le voir, une correspondance assidue va s'instaurer entre le père SEVIN et Mouscron.

- L'association catholique des petits Scouts de France

La date précise à laquelle Xavier SARAZIN et le père SEVIN sont entrés en contact est encore inconnue mais l'on sait que c'est Xavier SARAZIN qui est allé rencontrer le père SEVIN en Belgique après avoir assisté à un défilé à Lille en 1919 lors d'une "fête de la Bière", défilé auquel ont participé les "Guides de Mouscron" du père SEVIN. (Ce défilé, dont on ignore la date exacte aura sans doute eu lieu en novembre ou décembre 1919, après que les scouts Mouscronois aient adopté l'uniforme scout anglais.)
Ceci montre la volonté du père SEVIN de donner de l'expansion au mouvement et d'en faire la propagande le plus largement possible, attitude qui ne fera que se confirmer par la suite.
Xavier SARAZIN s'occupait alors du patronage d'Helemmes avec ses amis Louis, Maurice, Marcel et Georges BONDUELLES et à la vue des scouts du père SEVIN, il décida de créer une troupe à Lille.
A la suite d'un camp de vacances organisé pour de jeunes Lillois dans le Pas de Calais, Xavier SARAZIN recruta 4 jeunes gens et aussitôt il créa "l'Association Catholique des petits Scouts de France"
Le premier scout qui fut recruté par Xavier SARAZIN s'appelait Pierre MONNEYER. Richard HOUZOU de Lille était l'assistant de Xavier SARAZIN qui était lui-même le chef de troupe.

D'après J. DESPONT , la création de "l'Association Catholique des Petits Scouts de France" s'est faite au printemps 1919 mais c'est peu probable, étant donné que cette création n'a eu lieu qu'à la suite du camp de vacances organisé par X. SARAZIN, on peut donc fixer la date probable de constitution de l'Association un peu plus tard, à la fin de l'été 1919.

En septembre, comme nous l'avons vu, le père SEVIN doit partir pour Metz où il vient d'être nommé, et pour la jeune association, les problèmes d'organisation et de direction se font rapidement sentir. En effet, Xavier SARAZIN et ses amis sont rompus aux méthodes des patronages mais sont totalement novices face aux problèmes inhérents à l'adoption du scoutisme.
Assez rapidement donc, c'est à dire dès septembre 1919, Xavier SARAZIN va entrer en contact avec Gustave FACHE, scoutmestre de la troupe de MOUSCRON (sans doute sur le conseil du père SEVIN), pour obtenir des renseignements afin de constituer sa troupe. On peut dater le commencement des échanges de correspondance entre Xavier SARAZIN et MOUSCRON vers la deuxième moitié du mois de septembre 1919, c'est à dire très peu de temps après la création de la troupe lilloise, création qui ne s'est pas faite sans problèmes si l'on considère les écrits de Xavier SARAZIN qui se plaint dans une lettre datée du 4 octobre 1919 des difficultés qu'il rencontre pour trouver un local et surtout de l'indifférence et de la défiance rencontrée au cours de ses démarches.

Un premier rendez-vous fut pris avec Gustave FACHE pour le dimanche 7 Octobre 1919 mais Xavier SARAZIN ne put s'y rendre.
Il va par la suite écrire à Mr FACHE mais n'obtiendra pas de réponse. C'est sans doute pour cette raison qu'il finira par écrire une lettre le 28 octobre 1919 à Léon MAES dans laquelle il explique qu'il est "en train d'organiser une petite troupe à Lille" et qu'il désirerait rencontrer Monsieur FACHE et obtenir de celui-ci un règlement des troupes scoutes belges.
Une entrevue aura cependant lieu avec Léon MAES sans doute début Novembre 1919, date importante puisque fixant le début de relations entre les deux troupes.

- Le scoutisme se développe à LILLE

Les conditions dans lesquelles la troupe de Xavier SARAZIN, la première Lille, va évoluer tout au long des années 1919 à 1920, date de la création de la fédération, sont très mal définies.
On retrouve trace de la troupe de Xavier SARAZIN dans le journal scout "EN ROUTE" de juin 1921 où il explique que l'ancienne troupe Lille 1 est incorporée à la troupe Lille 2. Cette incorporation s'effectue sous l'appellation de patrouilles détachées de Lille. ( La troupe Lille 2 portera (en 1921) la dénomination Lille Fives).
L'ancienne troupe Lille 1 est la troupe que Xavier SARAZIN a mis sur pied en 1919 dont les effectifs sont maintenant rattachés à la troupe Lille 2.
Nous savons que les trois premières troupes seront fondées rapidement , et que deux autres ne tarderont pas à s'y joindre.
Mais l'on sait, grâce à un document officiel que dès les débuts de la fédération en janvier 1920, ce sont 6 troupes lilloises qui se regroupent avec les troupes parisiennes pour donner naissance aux Scouts de France. On peut donc supposer que ces troupes originelles sont les 6 premières de la liste officielle de 1922 qui en comporte 8, à savoir:

La 1ère Lille, troupe de l'école des mécanos.
La 2éme Lille, en reconstitution, rattachée provisoirement à la 7éme Lille.
La 3éme Lille, Fives-St Sacrement. ( Fives est le nom d'un des quartiers de Lille )
La 4éme Lille, Sacré Coeur, patronage.
La 5éme Lille, troupe des 30, collège St Joseph.
La 6éme Lille, troupe de LOOS, ville accolée à Lille.
La 7éme Lille, troupe St Denis, d'HELEMMES, ville accolée à Lille.
La 8éme Lille, troupe St SAUVEUR, du quartier St SAUVEUR de Lille.


Toutes ces différences d'appellations et de dénominations constatées dans les premières années sont révélatrices d'un réaménagement constant des troupes et des effectifs.
Tous ces réaménagements sont beaucoup plus profonds qu'il n'y paraît puisqu'ils affectent aussi les responsables tels que X. SARAZIN, membre du comité fondateur des Scouts de France aux côtés du père SEVIN qui était en 1920 commissaire de la province des Flandres et que l'on retrouve en 1922 comme simple commissaire honoraire, Bernard de THUY scoutmestre de la 3éme Lille lui succédant en tant que commissaire du district de Lille.

Assez rapidement, l'évêché de Lille nomme un abbé pour les assister, l'Abbé WARIN qui est chargé de la tâche. Il est important de retenir ce nom car l'abbé WARIN sera nommé à Arras quelque temps plus tard et il jouera un rôle non négligeable dans le développement du scoutisme Arrageois.

L'ECHO DE CHEZ NOUS relate à de nombreuses reprises les contacts qui ont eu lieu entre les scouts belges et français du Nord de la France.


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Novembre 1997 © Pascal LEFEBVRE.