Carte d'Identité :

Départ :
Mairie de GIVENCHY en GOHELLE

Longueur :
7 Km

Durée :
1 H 45

Balisage :
P.R. (rectangle jaune) et G.R (rectangles blancs et rouges)

Ce sentier pédestre est strictement interdit à la pratique du V.T.T

Infos :
Mairie de Givenchy en Gohelle

Tél :
Givenchy en Gohelle :
03.21.48.70.42
Vimy :
03.21.73.72.18

 

 

Au départ du Pays des "miieux 'd Maguettes" (voilà comment les habitants des villages environnants surnommaient les habitants de Givenchy) le sentier de la Vignette vous emmènera sur des chemins chargés d'histoire. Vous traverserez le territoire Canadien et cheminerez dans la forêt domaniale de Vimy. Vous aurez également le plaisir de découvrir de jolis points de vue sur le terril du Pinchonvalles et sur laplaine de la Gohelle.

Un avant goût du parcours...

 

La bataille de Vimy :

Si le drapeau à feuille d'érable flotte aujourd'hui sur une partie du territoire de Vimy, c'est que la France céda à perpétuité, en 1922, quatre vingt onze arbustes y arbustes y furent plantés en mémoire des soldats canadiens disparus sur le sol français et dont les noms gravés sur les parois du mémorial.

Ce monument fut conçu par le sculpteur et architecte canadien : Walter Seymour Allward. Sa construction nécessita onze années de travail, et ça n'est que le 26 juillet 1936 qu'il fut dévoilé au public par le roi Edouard VIII et le président Albert Lebrun devant quelques 50 000 anciens combattants canadiens et français, et leurs familles. Le mémorial repose sur un socle de 11 000 tonnes de béton et de maçonnerie renforcé par des centaines de tonnes d'acier.

Les deux tours du monument contiennent, quant à elles, près de 600 tonnes de pierre calcaire extrêmement solide importée de Yougoslavie. Les personnages furent sculptés sur place à partir d'énormes blocs de cette pierre calcaire.

L'entrée en guerre du Canada, qui faisait alors partie de l'empire britannique, était inéluctable. Les premières troupes arrivèrent en France, en décembre 1914. Elles participèrent notamment à des combats autour d'Ypres en Belgique, puis à la bataille de la Somme en 1916, et enfin à la bataille de Vimy en 1917. Les allemands, qui occupaient Vimy depuis 1914 y avaient construit d'importantes fortifications échelonnées en trois lignes :
- un dédale de tranchées,
- une série de casemates bétonnées et entourées de barbelés protégeant les mitrailleuses,

- des abris profonds.

La crête de Vimy avait été si bien fortifiée que toutes les tentatives antérieures pour la prendre avaient échoué, on décida donc de préparer minutieusement les assauts. Derrière les lignes Canadiennes on construisit une réplique complète de la zone de combat avec des rames de rubans et de drapeaux de couleur, les unités canadiennes répétèrent sans relâche les exercices et elles savaient exactement quoi faire le jour de l'attaque. Des cartes furent remises aux plus petites unités afin de les guider. De nombreux tunnels furent percés : le plus long, le passage Goodman avait 1,2 Km de long. Le vaste réseau souterrain devait permettre de réduire les pertes, tant parmi les troupes d'infanterie en marche que parmi les blessés que l'on ramenait et d'assurer le ravitaillement dans des conditions moins dangereuses.

L'assaut de l'infanterie fut précédé d'un barrage massif de l'artillerie qui commença le 20 mars avec 245 canons et obusiers (pièces d'artilleries servant aux tirs plongeants) et 600 pièces d'artilleries de campagne.

La guerre aérienne eut un impact important à Vimy, la reconnaissance aérienne permettait de recueillir des renseignements d'une inestimable sur les positions ennemies.

L'assaut eut lieu le 09 avril 1917 à 5h30, avec 20 000 soldats, les premières vagues d'attaque des quatre divisions canadiennes foncèrent. Le 12 avril la crête était prise.

Si la victoire à Vimy fut rapide, elle fut néanmoins coûteuse en vies humaines. Il y eut 10 062 victimes canadiennes, dont 3 598 morts. Malgré tout, ces pertes furent inférieures à la terrible norme des assauts importants sur le front occidental, et nettement moindre que celle des offfensives précédentes sur la crête.

 

Origine...


C'est ainsi que ceux des communes voisines nommaient les habitants de Givenchy-en-Gohelle.

Pourquoi les metteux d'fu ?
Les mauvaises langues prétendent, mais que cela reste entre nous, que les givenchyssois auraient eu, par le passé, la fâcheuse habitude de bouter le feu à des granges et à des cabanes assurées pour une valeur excessive. Ne serait-ce point là de l'escroquerie à l'assurance, nous voulaons plutôt croire qu'il ne s'agit que d'une légende.


Cet autre surnom de "Miieux d'maguettes", ou mangeurs de chèvres, viendrait de l'appétit qu'avaient les Givenchyssois pour ces charmants animaux.
Les liévinois disaient d'eux : "Ceux d'Givenchy sont rigolos, y minchent d'el maguette pour du p'tit viau".
La réplique ne fut pas longue à venir, et la réponse du berger à la bergère fut : "cheux d'Liévin sont gramins plus malins, y mingent tien pour du lapin". Plus précisément, il y avait dans presque toutes les maisons une chèvre ou deux, que l'on confiait aux bergers qui amenaient les troupeaux sur les crêtes.
Actuellement encore, un berger fait paître ses moutons sur les terrains attenant au Mémorial Canadien.

 
Couleur Locale...

Si à Givenchy, comme partout en Gohelle, l'agriculture était la première des activités, quelques intéressantes petites productions annexes venaient souvent améliorer l'ordinaire. Nous savons, par exemple, qu'une soixantaine de foyers abritaient la fabrication de la dentelle. C'était alors une activité de sous-traitance pour la dentelle d'Arras.
L'endroit idéal pour ce travail était la cave qui garantissait, par son fort taux d'humidité, la qualité du fil.
Jusqu'à la grande guerre, Givenchy fut aussi le centre d'une importante production de pipes en terre très simples et l'on dit que certains marchands de pipes de Givenchy seraient allés s'installer en Bretagne.
Votre itinéraire emprunte le chemin de la "Vignette" et ce terme rappelle l'existence de la culture de la vigne. Celle-ci dura, sans doute, jusqu'au XVème siècle et fut interrompue suite à un refroidissement climatique et au développement qui fit découvrir sur le marché les vins de Bordeaux d'une qualité supérieure aux produits locaux.

 

 

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  Sentier du Bois de Mont : 12Km/3H || Sentier des Chartiaux : 11,5Km/3H || Sentier des Dorés Musis : 11Km/2H45 || Sentier de La Motte : 12Km/3H || Sentier du Saint Nazaire : 7Km/1H45 || Sentier de La Vignette : 7Km/1H45
Sentier des Baudets : 12Km/3H || Sentier du Bois de Carrenbassé : 11,5Km/3H || Sentier VTT Les Crêtes d'Artois : 35Km/4H || Sentier des Têtes d'Halaux : 12Km/3H || Sentier des Poilus : 9Km/2H15 || Sentier des Talus : 8Km/2H ||

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