PALUDISME
![]()
Le paludisme n'est un problème que pour les voyageurs qui l'ignorent.
Qu'est ce que le paludisme ?
Maladie parasitaire tropicale, elle reste la pathologie qui tue
encore le plus dans le monde à ce jour.
Elle est transmise par un moustique (l'Anophèle femelle), qui pique le plus souvent à la tombé de la nuit (1 h avant le début du coucher de soleil).

Comment s'en protèger ?
Le premier moyen est celui de la prévention des
piqures. Les moustiques piques à partir d'une heure après la
tombée de la nuit. Il faut donc dès cet période porter des
manches longues et des pantalons.
On doit également se protèger avec une application sur les zones de peu découvertes de repellents (produits anti moustiques). Il existes différentes marques, mais les plus utilisées sont : Cinq sur Cinq et Autan.

Pendant la nuit, l'usage de moustiquaire est indispensable, et elles doivent être enduites de reppellents.

Médicaments
antipaludiques
Autrefois, on pouvait utiliser la chloroquine (Nivaquine) seule;
mais depuis de nombreuses années le parasite Plasmodium
falciparum a développé une résistance à ce médicament. Si
bien que l'on dispose en pratique aujourd'hui (1997) de deux médicaments
pour se mettre à l'abri du paludisme.
Dans tous les cas, il est impératif de poursuivre le traitement 4 semaines après le retour. De plus il est également utile de lire la notice jointe au traitement avec attention. Dans certains cas (pays particuliers, enfants, etc.), il faudra utiliser d'autres médicaments. Le pharmacien, le médecin traitant, le spécialiste de médecine tropicale et des voyages sont les seuls compétents pour vous mettre à l'abri de cette grave maladie.
Les symptôme
Accès
palustre simple
On distingue les accès de primo-invasion et les accès de la
phase d'état. Les premiers se révèlent être tout-à-fait
atypiques sous forme d'un tableau "d'embarras gastrique fébrile".
Ils correspondent aux premiers cycles de développement endo-érythrocytaire
du parasite. Une hépatomégalie peut parfois être retrouvée
associée ou non à une oligurie. La phase d'état succède
rapidement à la précédente et donne lieu à une
symptomatologie dont la périodicité est évocatrice. Il s'agit
d'un accès fébrile, précédé de prodromes évoquant un épisode
grippal, qui se caractérise par la succession de trois stades (frissons,
chaleur, sueurs). Cette description "classique" n'est
en réalité que rarement retrouvée, la symptomatologie étant
le plus souvent atypique.
Accès palustre compliqué
Il s'agit d'une perte progressive de conscience aboutissant à un
coma qui, s'il évolue favorablement peut ne pas laisser de séquelles,
mais qui est mortel en absence de traitement. Il est toujors dû
à P. falciparum. Il débute soit progressivement, soit
brutalement et il se manifeste par des troubles de conscience (de
l'obnubilation au coma carus), des convulsions, des troubles du
tonus (hypotonie évoluant vers une rigidité de décérébration),
une abolition des réflexes ostéo-tendineux. L'apparition de
symptômes de type neurologique chez un malade suspect de
paludisme doit faire évoquer d'emblée un neuropaludisme et
constitue une urgence vitale.
Des manifestations viscérales et systémiques sont associées
avec une fréquence variable, essentiellement une hypoglycémie (facteur
aggravant), une anémie, un oedème pulmonaire
Paludisme viscéral évolutif
L'apparition de la chloroquino-résistance, l'inobservance fréquente
de la prophylaxie et l'automédication en zone d'endémie sont
responsables de l'apparition du paludisme viscéral évolutif.
Les signes cliniques sont généralement frustres et la gravité
tient au retard diagnostique. Les symptômes sont limités à une
anémie, une asthénie et une splénomégalie inexpliquées. Pour
les cas où le diagnotic est rapide, le traitement permet une sédation
des symptômes et une normalisation des paramètres biologiques
sans séquelles. Rarement, le paludisme viscéral évolutif peut
être responsable d'une situation clinique plus précaire où la
notion de terrain préalablement débilité revêt une importance
toute particulière.
Diagnostic
Le diagnostic du paludisme se fait sur la conjonction d'un
faisceau d'arguments épidémiologiques, cliniques et biologiques.
Parmi eux, on retrouve :
1- La notion d'un séjour en zone d'endémie. 2- L'absence où l'inadéquation
de la chimioprophylaxie. 3- La clinique. 4- La présence de
parasites à l'examen de sang.
Cependant, chacun de ces éléments peut être soumis à caution
: En effet, la notion de séjour en zone d'endémie doit être
pondérée, une escale de quelques heures est suffisante pour une
infestation. Une prophylaxie bien conduite n'exclue pas la
possibilité d'infestation par une souche chimio-résistante. L'atypie
des symptômes de l'accès palustre simple est un facteur
important de confusion.
Examens microscopiques directs
Le diagnostic biologique de l'accès palustre repose sur la mise
en évidence du parasite à l'examen microscopique d'un frottis
de sang coloré. Ce type d'examen permet une évaluation
quantitative de la parasitémie et un diagnostic exact de l'espèce
plasmodiale, ce qui a une importance considérable sur le plan
clinique et thérapeutique.
La chimioprophylaxie dans les différentes zones géographiques du paludisme
| PAYS DU GROUPE 1 et séjour inférieur à 3 mois |
Pas de
chloroquinorésistance
NIVAQUINE cp à 100 mg, cp à 300 mg et
suspension ( trés amère ++ ) 1 mesure = 25 mg.
A commencer le jour du départ et a continuer 4 semaines aprés
le retour.
La grossesse n'est pas une contre-indication.
Adulte et Enfant > 12 ans 100 mg par jour 300mg deux
fois par semaine Enfants : 1,5 mgKgJ . Une mesure = 25 mg de
Nivaquine < 1 an : 1mesure 1jour sur 2 1-3 ans : 1,5
mesure/J 3-6ans : 2 mesures/J ou 1/2 cp 6-12 ans : 3 mesures/J ou
3/4 cp
On peut également faire 10 mgKg deux fois par semaine.
| AFRIQUE | Algérie, Cap-vert, Ile Maurice, Maroc, lybie |
| MOYEN ORIENT | Egypte, Emirats Arabes, Irak, Iran ( sauf sud-est), Syrie, Turquie |
| ASIE | Chine (nord-est), Azerbaïdjan (sud),Tadjikistan (sud) |
| AMERIQUES | Argentine (nord), Bolivie (sud),Brésil ( sauf amazonie ), Costa Rica, Pérou (ouest ) guatémal, Haïti, Honduras, Mexique (chiaps), Paraguay (est), Pérou (ouest ), République Dominicaine, Salvador, Panama (nord) |
| PAYS DU GROUPE 2 et séjour inférieur à 3 mois |
Chloroquinorésitance
présente
La prévention nécessite l'association NIVAQUINE +
PALUDRINE, ou SAVARINE quotidienne à commencer le jour
du départ et à continuer 4 semaines aprés le retour.
Pas de contre-indication pour la grossesse.
POSOLOGIES.
NIVAQUINE comme Groupe 1 mais seulement protocole en prise
quotidienne
SAVARINE.
Association " toute prête " réservée à l'adulte et
l'enfant > 15 ans : 1 cp/jour.
| AFRIQUE | Afrique du Sud (Transval, Natal ), Bénin, Botswana, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée-bissau, ( Kenya passé en groupe 3), Libéria, Madagascar , Mali, Mauritanie, Namibie, Niger, Sénégal, Sierra Léone, Somalie, Tchad, Togo |
| MOYEN ORIENT | Afganisthan, Arabie Saoudite (ouest),Iran ( sauf sud-est), Oman, Yémen |
| ASIE | Inde, Indonésie,
Malaisien, Népal, Pakistan, Philippines, Sri Lanka NB: Côte d'Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, Nigéria, Sierra Léone sont limites ( 1996) : les mesures du groupe 3 peuvent être appliquée |
| PAYS DU GROUPE 3 et séjour inférieur à 3 mois |
Chloroquinorésistance
élevée et risque de multirésiatance
La chimioprophylaxie nécessite le LARIAM (méfloquine )
cp à 250 mg et à 50 mg.
Posologie : 1 cp par semaine ( 4 mgKg par semaine au delà de 15
Kg ). A commerncer 8 jours avant le départ et 3 prises aprés le
retour. SI CI ou EI, utiliser le protocole du groupe 2.
Contre indications :
Grossesse ou absence de contraception (Autrement, continuer 3
mois aprés l'arrêt du Lariam).
Enfant < 15 kg, Bétabloquants ?, inhibiteurs calciques ?,
quinidiques, digitaliques
Effet indésirable
Neuropsyciatrique 1/18000..
| AMERIQUES | Bolivie (nord), Brésil (nord, ouest, centre), Colombie, Equateur, Guyana, Guyane française,, Panama (sud), Pérou (est), Vénézuéla |
| AFRIQUE | Angola, Burundi, Cameroun, Comores, Congo, Djibouti, Eyrthrée, Ethiopie, Gabon, Guinée Equatoriale, Kénya, Malawi, Mayotte, Mozmbique, Nigéria, Sao-tomé et Principe, Ouganda, République Centrafricaine, Rwanda, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Zaïre, Zambie |
| ASIE | Bangladesh,
Bhoutan, Cambodge, Chine (Yunan et Haissan), Laos,
Myanmar, Thailande ( zones frontalières), Vietnam Pas de paludisme dans les grands centres urbains tels que Singapour, Hongkong. Pour des séjours supérieurs à 3 mois dans le sud-est asiatique, une prophylaxie par DOXYCLINE 100 mg/J peut être utilisée |
| OCEANIE | Iles Salomon, Papouasie-Nouvelle Guinée |
[Sommaire] [Les autres conseils médicaux] [Contact]