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Fiche d’ histoire N° 9 - Patrimoine Louis QUETELART, Pierre RAGOIS et André PAVLOVSKY les
architectes des bâtiments publics et religieux de Méteren Eglise, presbytère, Mairie-Poste, Ecoles communales et logements Dans le chapitre II – 8 nous avons rapidement évoqué les architectes retenus par la municipalité pour la reconstruction de Méteren et auxquels nous devons cet harmonieux centre de village de style néo-flamand. Tentons de revenir plus en détail sur l’apport personnel de ces hommes de l’art. Nous n’avions initialement pas le projet de développer ce sujet car nous ne disposions pas de la documentation nous permettant de le faire.
C’était sans compter sur la fée Internet qui nous a permis d’entrer incidemment en contact avec Jacques Pavlovsky, le fils d’André, l’architecte. Nous verrons plus loin dans quelles conditions. Grâce à ce contact, nous avons appris l’existence de deux ouvrages susceptibles de nous éclairer sur les architectes de la reconstruction de Méteren. Il s’agit de deux livres d’art (format 28,5 X 23) publiés par l’Institut Français d’Architecture aux Editions Norma à Paris, actuellement toujours en vente :
Editions Norma 149 Rue de Rennes 75006 Paris Tel. 01 45 48 70 96 Commandes en ligne : http://www.editions-norma.com/
1- « La Côte d’Opale des années trente – Le Touquet Paris-Plage », un livre édité en 1994, dans lequel les pages 93 à 152 sont totalement consacrées à la biographie et à l’œuvre de Louis Quételart. L’ouvrage a été rédigé par Richard Klein, architecte, professeur à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille. Les photos des nombreuses réalisations de Louis Quételart sont l’œuvre de Dominique Delaunay.
Publié en 1991, ce livre consacre un chapitre aux premiers
chantiers du jeune architecte dans le Nord (1920-1924), notamment à Méteren
et à Vieille Chapelle, en association avec MM. Quételart et Ragois. Le
chapitre relatif aux chantiers du Nord a été rédigé par Richard Klein,
précédemment cité. Le livre est illustré de nombreuses photographies de
Jacques Pavlovsky. Les références bibliographiques contenues dans ces ouvrages nous ont
en outre permis de découvrir toute une série d’articles de la revue
d’architecture « La Construction Moderne » consacrés aux bâtiments publics et
religieux reconstruits de Méteren. Nous avons repris ces articles dans les fiches d’histoire n° 11 à 14 qui traitent respectivement de l’église,
des grandes orgues, de la mairie-poste et des écoles et logements
d’enseignants. Avec l’accord des auteurs et de
l’éditeur que nous remercions vivement, nous nous sommes largement inspirés
de ces deux livres. A- Les acteurs :
1- Louis Marie Cordonnier, architecte coordonnateur des
travaux de reconstruction dans la vallée de la Lys Rappelons que le 6 mai 1919 le conseil municipal de Méteren avait choisi M. Albert Rouzé, architecte à Hellemmes pour établir un projet de reconstruction du centre. Mais le nouveau conseil, élu le 10 décembre 1919, avait écarté le projet trop ambitieux de M. Rouzé qui prévoyait notamment le redressement de la Route nationale 42 sur la place et un grand nombre d’expropriations.
M. Louis-Marie Cordonnier, architecte à Lille est désigné le 3 février 1920 pour lui succéder et établir un projet moins ambitieux. Les grandes lignes sont connues rapidement puisqu’elles sont approuvées par le conseil municipal dès le 9 juillet 1920. Elles prévoient l’aménagement et l’extension du centre selon un plan qui correspond à ce que nous avons actuellement sous les yeux, avec une grand-place très aérée, l’église au centre, le cimetière qui l’entourait ayant été transféré rue des Quatre Fils Aymon, la mairie et la poste d’un côté, les écoles publiques, leurs logements d’enseignants et le presbytère de l’autre, tout en prévoyant des expropriations volontairement limitées.
(Texte
de Richard Klein dans « Architectures d’André Pavlovsky» op.cit.
page 25 – Note 1) Sa position lui donne la
« possibilité d’associer
certaines équipes aux coopératives de reconstruction. Bien que grand défenseur du genre néo-flamand,
ses choix (d’équipes) ont « aussi des conséquences sur la
diversité des reconstructions des villes et villages du Nord
de la France ». (Itinéraires du Patrimoine – Bailleul
ville reconstruite, 1919-1934 par Laurent Guillaut, Richard Klein, Hélène
Mamou-Guillaut, Anita Oger-Leurant, mai 1999, page 6) 2- L’association Ragois, Quételart et Pavlovsky Louis Cordonnier est à l’origine, début 1920, de l’association des architectes Pierre Ragois, un parisien, et du touquettois Louis Quételart, qui travailleront à la reconstruction de Méteren, bientôt rejoints par André Pavlovsky.
De gauche à
droite, André Pavlovsky, Pierre Ragois et Louis Quételard, dans leur
cabinet à Béthune, années 1921-22 Photo d’archives Les architectures d’André Pavlovsky, op. cit. page 24
3- Louis
QUETELART (1888-1950)
Louis
Quételart vers 1938 Photo
d’archives Fort de cette expérience il est admis en 1907, à 19 ans, comme collaborateur dans l’agence d’Albert Pouthier, qui depuis 1905 construit des résidences balnéaires de luxe au Touquet. Il y fait rapidement ses preuves et Albert Pouthier lui confie un poste de chef de projet qui le met en contact direct avec la clientèle et développe en lui le sens des responsabilités et le goût de l’autonomie. En 1910, Louis Quételart se marie au Touquet et en 1912, il décide d’y installer sa propre agence. Il a alors 24 ans.
« Ses trois premières villas, conçues à l’origine
pour sa famille, sont de petite taille et correspondent aux besoins d’une
clientèle moyennement fortunée» . « Fadette », « Mon
Chaume » et « Nine » laissent déjà préfigurer certains traits
qui caractériseront l’architecte tout au long de sa carrière :
l’importance des toitures, les débords de la couverture, les grands pignons
triangulaires, la suppression des soubassements, la coloration des
menuiseries, l’importance et la place des cheminées. (Retrouvez ces
caractéristiques dans les logements des écoles de Méteren : fiche
Patrimoine n° 14) Ci-dessus les villas « Nine »
1912, à gauche , et Mon Chaume
1913,Quételart Architecte, La Côte d’Opale des années trente, op.
cit. page 95 - Photo Faucheux vers 1920 La première guerre mondiale interrompt son activité. Il
est mobilisé en 1914 dans l’artillerie de forteresse à Marseille-en-Parisis
puis affecté dans le Pas-de-Calais à la gare régulatrice de Boulogne-sur-Mer
jusqu’à sa démobilisation en 1919. Il va alors s’intéresser aux travaux de
reconstruction dans les communes du Nord et du Pas-de-Calais. Mais Louis Quételart, de formation autodidacte, n'a pas le titre d'architecte « diplômé par le gouvernement ». Pour participer à la commande publique et aux travaux de reconstruction il doit s'associer à un ou plusieurs architectes diplômés. Ce sera d’abord Pierre Ragois. Cependant Louis Quételart est l’architecte de l'équipe qui dispose de la meilleure connaissance des milieux locaux. Il travaille dans le département du Pas-de-Calais depuis plusieurs années, sa formation chez Pouthier au Touquet et son début de pratique autonome depuis 1912 lui ont permis de se forger une expérience et de bonnes relations notamment avec Louis Cordonnier. » 4- Pierre Ragois : « Dès 1920 Pierre Ragois,
architecte D.P.LG. parisien, diplômé en 1913, sur lequel nous ne possédons,
pour l’instant, aucun autre renseignement, et Louis Quételart
installent leur agence à Béthune, au 15 de la place du
Marché-aux-Chevaux. Pierre Ragois fera
appel, moins d'un an plus tard, au tout jeune architecte diplômé André
Pavlovsky pour compléter l’équipe. » 5- André Pavlovsky (1891-1961)
André Pavlovsky et son fils Jacques en juillet 1937 Les
Architectures d’André Pavlovsky, op. cit. page 51 Né à Paris en 1891, de parents
russes exilés en France pour leur opposition au régime tsariste, André
Pavlovsky entame ses études secondaires au lycée Carnot (Paris). Par deux
fois il accompagne ses parents en Russie, mais la famille passe régulièrement
ses vacances sur les hauts de Saint-Jean-de-Luz, au bord de l’Atlantique. Ses études secondaires terminées, il
intègre l’Ecole des Beaux-Arts de Paris (section Architecture, Atelier
Chifflot). « La guerre de 1914-1918
interrompt ses études. Il veut combattre auprès de ses amis français. En
1915, avec ses frères Nicolas et Jean, il s’engage dans la Légion des
Volontaires russes. Il y rencontre Joseph Kessel avec lequel il se lie
d’amitié. » « André est conducteur au
service des « Ambulances russes aux Armées françaises », puis
devient lieutenant d’artillerie, observateur de tir à bord des avions biplans
qui survolent le front. » « A la fin de la guerre, libéré en février 1919, il reprend ses études d’architecture et son diplôme obtenu (24 février 1920), il vient rejoindre l’association Quételart-Ragois. »
« Une association d’architectes aussi différents repose sur certaines nécessités professionnelles. Pavlovsky et Ragois vont dans le Nord parce que la commande y est importante et s ils s’associent à un collègue implanté localement c’est aussi pour ne pas apparaître, face aux représentants des coopératives et des élus, comme des architectes importés. » « L’agence travaille à la
reconstruction de Vieille-Chapelle et d’Annezin, dans le Pas-de-Calais, de Méteren et de La
Gorgue, dans le Nord » « Les études préalables sont
réalisées en commun, mais Pierre Ragois quitte la région en janvier 1922,
tout en restant en bons termes avec ses associés. Louis
Quételart et André Pavlovsky vont rapidement mener à bien l’important chantier de
Méteren. Leur association fut pour eux l’occasion d’une réelle rencontre, ils
partagent de nombreux points de vue et certains bâtiments sont le fruit de
leur étroite collaboration. » « Ils conçoivent ensemble une
partie des constructions. Pour assurer le travail des dossiers de dommages de
guerre et la reconstruction, le personnel de l’agence de Béthune comprend
alors huit dessinateurs et quatre métreurs. Le personnel est dirigé par Mr
Delmilhac, l’actif inspecteur de l’agence. Louis Quételart règle les fins de
chantiers et l’ensemble des comptes financiers jusqu’aux années
1928-1929. » B- L’édification de l’église de Méteren: « Des villes reconstruites par
l’équipe, Méteren et Vieille-Chapelle se distinguent par la taille et la
qualité des constructions réalisées ». Il s’agit là des premiers gros
chantiers de ces architectes associés. Celui de l’église de Méteren est le
plus important. » Nous allons nous intéresser aux influences
architecturales qui ont présidé à son édification. B1- L’influence de Dom Paul Bellot
(1876-1944) : « Architecte diplômé et moine
bénédictin, Dom Bellot construisit entre 1906 et 1944 des dizaines de
monastères, couvents, églises en brique polychrome et béton armé, en France,
aux Pays-Bas, en Belgique, en Angleterre et au Canada. »
Il fut admis à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1894. Il y reçut son diplôme en 1900. En 1902, il entra au noviciat bénédictin de Solesmes, replié dans l’Ile de Wight en Angleterre depuis la suppression des congrégations religieuses en France en 1901. Le moine-bâtisseur exerça donc ses premières fonctions au sein de la communauté bénédictine en exil.
En 1906 il fut chargé d’élaborer les plans des monastères de Quarr (Ile de Wight) et d’Oosterhout aux Pays-Bas.
Privilégiant les matériaux simples et les structures géométriques apparentes, il est rapidement considéré comme le rénovateur de l’architecture religieuse contemporaine, réconciliant modernité et spiritualité. Il exerce une forte influence sur les architectures religieuses françaises de son époque.
MM.Quételart et Pavlovsky n’y échapperont pas. Par la mise en parallèle de quelques photos de la structure de l’église de Méteren et de certaines réalisations de Dom Bellot nous allons tenter de mettre cette influence en évidence. ( Cf Dom Bellot, Moine
architecte, 1876-1944, ouvrage collectif sous la direction de Maurice Culot, Editions Norma, Paris 1996)
L’utilisation artistique de la brique : les ébrasements à ressaut :
Dom Bellot a réalisé de nombreuses architectures en brique apparente, et a beaucoup utilisé pour sa décoration les arcs en mitre et les ébrasements à ressaut, notamment dans le monastère de Quarr (Ile de Wight–G.B.) dont la construction débuta en 1907, puis plus tard dans ses réalisations canadiennes. 1
2 3 1-
Dans
l’église de l’Abbaye de Quarr, île de Wight (G.B.), baies avec arcs en mitre.
Dom Bellot, architecte, 1907-1911 Les Architectures d’André Pavlovsky, op.
cit. page 33 2- Le sanctuaire de Sainte Thérèse de l’
Enfant-Jésus à Québec (Canada), fenêtres avec arcs en mitre, disposées en
triangle au-dessus du portail d’entrée, Adrien Dufresne,
architecte dom-bellotiste, 1936, photo tirée du site http://eglisesdequebec.org 3-Triple fenêtre avec arc en mitre
et double ressaut, dans le hall de l’Abbaye St Benoît du Lac
(Quebec), Dom Bellot, architecte 1935-1937 Photo tirée du site
fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Benoit-du-Lac
4 5 3- Baies avec arcs en mitre, disposées en
triangle au-dessus de l’entrée de la sacristie à l’église de Méteren, comme
en 2 ci-dessus. 4- Ouvertures avec arcs en mitre et double
ressaut au-dessus de l’entrée de l’église de Vieille-Chapelle (62), comme en
3 ci-dessus, Quételart et Pavlovsky,
architectes . Les architectures de Jacques Pavlovsky,
op . cit. pages 31 et 32, photos 4 et 5 : Jacques Pavlovsky Le traitement architectural des grandes surfaces de toiture :
Pour briser l’uniformité des grandes surfaces de toiture, plus particulièrement celles couvertes d’ardoise, Dom Bellot y insère des rangées de lucarnes triangulaires, de dimensions différentes et disposées symétriquement. MM. Quételart et Pavlovsky s’en inspirèrent avec bonheur pour Méteren.
6
7 6-Toiture de l’Abbaye St Benoît du Lac
(Quebec), Dom Bellot, architecte 1935-1937, Photo tirée du site www.histoireduquebec.qc.ca 7-Toiture de l’église de Méteren Carte postale ancienne, éditeur non
connu. Noter que dans les deux exemples les
têtes des fenêtres du rez-de-chaussée ont un arc en mitre, une forme
géométrique privilégiée par Dom Bellot. B2 – Les apports des deux architectes Une
démarche commune, l’église-beffroi : Il est très délicat de tenter de déterminer ce qui peut être attribué à l’un ou l’autre des architectes, d’autant qu’ils formaient une véritable équipe soudée par une forte amitié qui ne se démentira pas dans le temps. Ils avaient en outre, dans leur démarche, une « parenté architecturale » très proche. Le déroulement parallèle de leurs carrières après 1924 en portera témoignage.
L’église de Méteren est à l’époque, leur bâtiment le plus important. « Le projet reprend la situation et les dimensions principales de l’ancien édifice, il tente d’en reproduire l’ambiance en sacrifiant la vérité constructive au profit d’une évocation de l’ancienne charpente. La charpente métallique, invisible de l’intérieur, est recouverte pour simuler un type de construction plus traditionnel. Seules les fermes des collatéraux sont en bois. »
« Mais la nouvelle église se distingue surtout par son clocher qui est beaucoup plus haut que celui d’avant-guerre, et par son allure de beffroi, peu habituelle au sommet d’un édifice religieux. »
« Pavlovsky et Quételart ne peuvent profiter du petit bâtiment de la mairie-poste pour signaler le village, une différence de budget existe entre le modeste bâtiment public et l’église. Ils vont faire du clocher un nouveau beffroi en modifiant l’échelle habituelle des éléments architecturaux et en accentuant la verticalité grâce au motif qui aboutit à l’horloge et parcourt toute la dimension de la tour. » Un motif sans doute inspiré de la tour nervurée de l’Abbaye de Quarr (Dom Bellot 1911-1912, dont nos deux architectes sont à cette époque des disciples inconditionnels)
Le thème de la verticalité Les architectures d’André Pavlovsky,
op . cit. page 62
Par la suite « Pavlovsky fera de la verticalité un des thèmes récurrents de sa modernité, l’exprimant à chaque fois que l’occasion le permet : à Saint-Jean-de-Luz, dans la cage d’escalier de la villa Santa Barbara (1937-38), dans les feux du port (1936) où il intègre des fenêtres dans un grand bandeau vertical, rouge pour le feu aval et vert pour le feu amont. Il l’affirme encore avec ostentation dans la tour de l’église qu’il réalise sous forme de jouet en 1937. »
Un peu
de Russie et de Pays basque :
Nous
nous interrogions sur le sens d’un commentaire relevé dans la plaquette « Bailleul, ville reconstruite
1919-1934 ». Cette publication fait état d’emprunts aux arts russe et
basque dans la construction des églises de Méteren et de Vieille Chapelle, d’où
notre souhait d’en savoir un peu plus à ce sujet. C’était fin septembre 2007. A notre
grande surprise nous n’allions pas tarder à être fixés sur ce point. En effet
dès le 8 novembre notre ami Daniel Fache
recevait, en mairie de Méteren, une lettre émanant de Jacques Pavlovsky, fils d’André Pavlovsky, l’architecte
associé à Louis Quételart. « Les « miracles du Web ! », comme
Jacques Pavlovsky le soulignait dans sa lettre dont voici des
passages : « C’est Jacques
qui vous écrit, je suis son fils. J’ai eu l’occasion de venir dans votre
ville ainsi qu’à Vieille Chapelle en 1991 pour découvrir les bâtiments
reconstruits après la guerre 14/18 et y faire quelques photographies –
signées de mon nom - qui figurent dans un livre que nous avons publié aux
Editions Norma, intitulé « Architectures d’André Pavlovsky, la Côte
Basque des années trente », livre écrit en collaboration avec
Maurice Culot, Directeur du Département de l’Histoire de l’Architecture contemporaine
à l’Institut Français d’Architecture à
Paris. « Dans le livre plusieurs pages de textes et photographies
sont consacrées à la reconstruction de Méteren et Vieille Chapelle. Elles ont
été rédigées par Richard Klein. ……………………………………………………………………………………………………. « Mon
père André Pavlovsky, né à Paris (en 1891), fils d’un journaliste russe
correspondant permanent du journal de Saint Petersbourg, le Novoie Vremia,
a terminé ses études d’architecture à
l’Ecole des Beaux Arts de Paris, dont il était diplômé, après la
guerre à laquelle il a participé « Ses
influences russes, si elles existaient, n’étaient pas déterminantes.
Je pense et je le dis avec beaucoup de précautions, que la tête de Christ
située dans le médaillon du tympan du porche principal a peut-être été
influencée par l’iconographie orthodoxe aperçue dans son milieu
familial.
Eglise de Méteren, médaillon à tête de Christ dans le
tympan du porche principal L.Quételart, A.Pavlovsky et P.Ragois, architectes, 1924 Architectures d’André Pavlovsky, op. cit. page 28, Photographie Jacques Pavlovsky, « Quant
à l’influence basque - mon père, enfant, allait en vacances à
Saint-Jean-de Luz où il s’est installé après la fin des chantiers du Nord –
elle existe peut-être à Vieille Chapelle, sur le linteau de l’entrée
principale dans les motifs à virgule qui sont utilisés dans l’art décoratif
basque. Tout ceci reste très discret. « Et
comme le dit Maurice Culot « ces signes n’apparaissent pas comme
une juxtaposition de styles différents
mais comme une synthèse articulée de références culturelles multiples… »
Le linteau à virgules de l’entrée de l’église de
Vieille Chapelle L.Quételart,
A.Pavlovsky, architectes, 1925 Architectures d’André Pavlovsky, op. cit. page 31, Photographie Jacques Pavlovsky, C- L’église de Vieille-Chapelle. Nous ne développerons pas ici l’histoire de la reconstruction par les architectes Quételart et Pavlovsky de l’église de Vieille-Chapelle, mais nous ne pouvions poursuivre sans témoigner notre solidarité envers cette commune qui fut autant dévastée par la guerre de 1914-1918 que ne le fut la commune de Méteren.
Vieille-Chapelle est un village du Pas-de-Calais, situé dans l’arrondissement de Béthune, très proche de la limite du département du Nord, puisque distant d’Estaires de six kilomètres seulement.
D’une superficie de 3.5 km², la commune qui comptait 697 habitants au recensement de 1999, « présente une configuration plus rurale qui permet aux architectes de traiter les habitations avec plus de fantaisie qu’à Méteren. Les maisons sont construites sur le mode des logements des instituteurs, mais on y retrouve les grands arcs en plein cintre, les baies circulaires, le jeu des parties maçonnées et des surfaces enduites, les quatre losanges qui ornent les pignons aveugles et se dispersent autour des baies, ainsi que d’autres détails que ces architectes utiliseront par la suite dans leurs projets »
Eglise de Vieille-Chapelle avant sa destruction en 1918. Copie de carte postale tirée du site
« NotreFamille.com »
L’église de Vieille-Chapelle après sa
destruction en 1918. Copie de carte postale tirée du site www.delcampe.net
L’église reconstruite en 1925 Copie de carte postale tirée du site www.delcampe.net « L’église de Vieille-Chapelle est
d’une échelle plus mesurée que celle de Méteren, presque domestique sous
certains aspects, comme la partie arrière dont la forme et les retombées de
toiture évoquent l’architecture des villas. Comme à Méteren les architectes
utilisent la brique, les arcs en mitre, les ébrasements à ressauts pour
certaines baies. Mais ici l’image extérieure devient très proche des
réalisations de Dom Bellot ». D-
Autres principales constructions publiques à Méteren. Outre celle de l’église, le
Conseil municipal de Méteren a également confié aux deux architectes associés
la reconstruction des autres bâtiments publics de la commune. Dans le chapitre « Fiches
d’Histoire », rubrique « Patrimoine » nous avons déjà évoqué
deux de ces autres bâtiments, à savoir : -dans Fiche
d’Histoire-Patrimoine n°13 : la reconstruction de la Mairie-Poste. -Dans Fiche
d’Histoire-Patrimoine n°14 : la reconstruction des écoles et des
logements d’enseignants. Il convient d’y ajouter la
reconstruction de l’Hospice et celle du presbytère
L’Hospice inauguré le 28 juin
1925 Carte postale ancienne, Editions
La Bailleuloise E- La carrière des deux
architectes : Les deux architectes de l’église de Méteren
vont ensuite effectuer, chacun de leur côté, des parcours brillants, souvent
parallèles, dont nous ne relaterons que les grandes orientations, tellement
la matière est vaste et riche.
Au centre de la photo, prise lors de la pose de la
première pierre de l’église, à la droite du tambour posé à terre, trois
hommes dont deux tiennent un chapeau à la main. Au centre, le plus petit est André
Pavlovsky , au fond, le plus grand est
Louis Quételart. Le troisième n’est pas identifié avec certitude..(Photo collection Dehasse) E1- Louis Quételart et le style touquettois : Nous avons déjà évoqué (cf A-3) les débuts
de la carrière d’architecte de Louis Quételart au Touquet-Paris-Plage, où il
s’installe en 1912, puis après la guerre nous l’avons suivi à Méteren dans la
reconstruction des principaux bâtiments publics et religieux du village. La
reconstruction se termine dans le Nord se termine vers 1923 et l’architecte
va se tourner vers la construction de villas. Ses premières réalisations se
caractérisent, comme à Méteren déjà, par l’importance des toitures
débordantes, l’importance et la place des cheminées, les doubles pignons
triangulaires crépis, la présence d’oculi, les menuiseries colorées et
l’absence de soubassements et de motifs décoratifs, autant de constantes dans
son œuvre future. On parle d’un « style touquettois moderne » et
l’on dit volontiers « une villa Quételart ». Il
construira une centaine de ces villas, dont plusieurs sont classées à
l’inventaire général du patrimoine architectural français. Elles ont
contribué à donner à la station balnéaire du Touquet-Paris-Plage un cachet
particulier empreint à la fois de régionalisme et de modernité. Les bancs Quételart Curieusement, Louis Quételart est aussi à
l’origine du dessin des bancs-jardinières que l’on trouve dans tous les
espaces verts de la ville et le long du bord de mer.
Banc Quételart La Côte d’Opale des années trente, op. cit. page 92
Les villas
Nous vous proposons de découvrir rapidement quelques unes des réalisations de Louis Quételart, toutes situées au Touquet-Paris-Plage
Villa Pomme d’Api – Louis Quételart, architecte (1923) La Côte d’Opale des années trente, op. cit. page 100 Photographie Dominique Delaunay
La villa Pomme d’Api, construite en 1923 fut la demeure de la famille de l’architecte et de son agence. La villa étant rapidement devenue trop petite, la famille Quételart emménage dès 1925 dans la villa Les Mutins.
Villa Les Mutins, Louis Quételart, architecte (1925) La Côte d’Opale des années trente, op. cit. page 102 Photographie Dominique Delaunay Pour la première fois
l’architecte utilise le thème des deux pignons accolés, qui devint une
caractéristique de son style.
Villa Clairoix, Louis Quételart, architecte (1926) La Côte d’Opale des années trente, op. cit. page 111 Photographie Dominique Delaunay Les éléments de la façade sont
totalement symétriques. Des piédroits cylindriques supportent des arcs de
briques.
Villa La Floride, Louis Quételart, architecte (1927) La Côte d’Opale des années trente, op. cit. page 137 Photographie Dominique Delaunay
.
Villa Chat Perché, Louis Quételart, architecte, (1927) La Côte d’Opale des années trente, op. cit. page 109 Photographie Dominique Delaunay La villa Chat Perché est située au sommet de la dune du Touquet. On y retrouve les caractéristiques des constructions de Quételart : pignons triangulaires accolés, cheminées imposantes, oculi symétriquement disposés, retombée de toiture. Elle est inscrite à l’inventaire de la Base Mérimée. Avec Venvole (1926), L’Heure Espagnole ( 1928) et Scarabée (1928), c’est une des quatre villas construites par L. Quételart sur la dune tourmentée du Paradis Thérèse.
Villa L’Heure Espagnole, Louis Quételart, architecte
(1928) La Côte d’Opale des années trente, op. cit. page 100 Photographie Dominique Delaunay Villa construite pour Maurice Colrat, chroniqueur au Figaro, qui fut par Garde des Sceaux dans le deuxième Gouvernement Poincaré (1922-1924)
Villa Pige-Vent, Louis Quételart, architecte (1928) La Côte d’Opale des années trente, op.
cit. page 131 Dessin de Cécil Aldin
La Côte d’Opale des années trente, op. cit. page 105 Photographie Dominique Delaunay
Cette villa
(appelée par la suite Pretty Cottage) doit son nom à la forme des tuiles
vernissées vertes qui la couvraient. Inscrite aux Monuments Historiques en
1997. Figure dans l’Inventaire de la Base Mérimée. Le site
« Wikipedia » interrogé sur « Quetelart » nous rappelle
qu’au moins 16 de ses villas sont inscrites à l’Inventaire Général du
patrimoine monumental français (Base Mérimée du Ministère de la Culture). Réalisations autres que les villas Louis Quételart a conçu d’autres types d’édifices et ne s’est pas
cantonné aux villas, domaine où il excellait. C’est ainsi qu’il a réalisé
entre autres : - des hôtels, dont le Scampolo (1926) - des commerces dont le magasin-tabac-librairie de l’Avenue du Verger (1927) et les Galeries du Ménage, Rue de Paris. - la reconstruction du cinéma incendié Le Normandy en 1927
Longtemps écarté de la commande publique pour absence de diplôme
d’architecte, Louis Quételart se voit cependant confier en 1936, par le maire
du Touquet son ami, la construction de l’aéroport de la ville. Il participe à des expositions à Paris en 1937, à Roubaix en 1939 et
il s’y voit confier la réalisation des pavillons du Nord-Pas de Calais. Il faut attendre la création de l’Ordre des Architectes pour
que soient officiellement reconnus ses compétences professionnelles et son
talent. Le 5 août 1941, sous le n°1624 il est agréé pour la reconstruction. Alors architecte adjoint à l’architecte en chef du département il va
marquer de son empreinte les travaux de remise en état de l’hôtel Wesminster,
du Grand Hôtel, du Casino notamment.
Le phare du Touquet, Louis Quételart, Architecte,
1949 La Côte d’Opale des années trente, op. cit. page 149 Photographie Dominique Delaunay En 1946 il se voit confier la réalisation du nouveau phare du Touquet
en remplacement du phare détruit en 1944. Mariant la technique, l’esthétique
et l’aérodynamisme il va réaliser ce qu’il appellera « le bâton de
Maréchal de sa carrière de bâtisseur ». La construction du phare s’achève en 1949. Louis Quételart est décédé en 1950.
Ses écrits
Ses
trois livres : Regards
sur Le Touquet, 1930 L’architecture
du Touquet L’architecte cet inconnu, Librairie
Gründ, Paris, 1946 Fait paraître des articles dans les
revues suivantes : - L’Architecture d’Aujourd’hui - La Construction Moderne - La Maison Pour Tous - La Vie à la Campagne - Plaisirs de France - l’Illustration
E2 -
André Pavlovsky, rénovateur de l’architecture basque (1924-1940)
La guerre
et les études terminées, ce furent les chantiers du Nord, notamment Méteren
et Vieille-Chapelle, où nous nous sommes évertués à mettre en évidence la
forte influence de l’œuvre de Dom Bellot sur les constructions religieuses de
l’après-guerre. Et puis,
pour l’anecdote, nous avions relevé cette petite touche de Russie sur le
médaillon aux allures orthodoxes du tympan de l’église de Méteren. Enfin nous avions insisté sur la parenté du
linteau à virgules de l’entrée de l’église de Vieille-Chapelle avec certains
traits de l’architecture basque à laquelle André Pavlovsky va, à partir de
1925, consacrer toute sa carrière. En 1924,
Louis Quételart et André Pavlovsky se séparent bons amis. Ils le resteront
toute leur vie. Installation à Saint-Jean-de-Luz
courant 1924
Le pays basque est en plein essor touristique, une clientèle
aisée s’y installe et notre jeune architecte n’attendra pas longtemps ses
premières commandes de villas : c’est successivement Txoko-Txiki, allée des
Fleurs, de taille moyenne, puis La Choza, plus
importante, route de Bayonne. En 1925 on lui confie le réaménagement de l’imposante villa
Andaluccia qui s’apparente à « une villa romaine et dont il doit faire
une maison à patio à caractère hispanisant ». Il a fort bien réussi
cette transformation si l’on en juge par l’illustration qui suit.
1924-1926 :
respect des canons du style néo-basque moderne : Dans cette réalisation « d’inspiration néo-basque
moderne, l’imbrication des poutres dentelées en ciment armé qui supportent le
balcon annonce l’éclosion imminente de son style qui s’appuiera sur
l’amplification des détails architecturaux et constructifs »
Villa Andalucia, Biarritz, André Pavlovsky architecte,
1925 Photo Jacques Pavlovsky Les architectures d’André Pavlovsky page 90 « A partir de 1926 la clientèle afflue, une dizaine de projets seront réalisés….Il
émane des premières architectures de Pavlovsky un air de fraîcheur qui doit
beaucoup à la sobriété décorative, à une absence de surenchère dans le
pittoresque et à une franchise de composition ». La villa Zortziko
ci-dessous est à classer parmi elles.
Villa Zortziko, André Pavlovsky architecte, 1926 Photo Jacques Pavlovsky Op.cit. page 102
1927-1928 : En quête d’une autre architecture, plus moderne En 1927 on lui confie la conception d’une villa en bord de
mer, face aux vents et marées. « La maison La Chozita est
solide, avec appareillage de pierres apparentes au rez-de-chaussée, crépi
blanc à l’étage…Les façades font apparaître le dessin de deux puissants
linteaux qui imitent des poutres en bois supportant les étages. Linteaux dont
la découpe en gradins et la composition dans laquelle ils s’insèrent font
immédiatement penser au porche de l’église de Vieille-Chapelle édifiée à
peine trois ans plus tôt ».
Villa La Chozita, André Pavlovsky architecte, 1927 Photo Jacques Pavlovsky Op.cit. page115
Les villas du golf de Chantaco
Dans les années 1920 de nombreux golfeurs affluent sur la Côte
Basque où ils se partagent les golfs de Biarritz et de la Nivelle. Il apparut
rapidement nécessaire de compléter ces possibilités d’accueil. C’est ainsi
qu’en 1925 deux nouveaux parcours furent mis en chantier, le golf de Chiberta
et celui de Chantaco à Saint-Jean-de-Luz.
La
situation de Chantaco est magnifique. C’est un cadre exceptionnel entre
Saint-Jean-de-Luz et Ascain, qui s’étend au long des pentes qui courent sur
la rive droite de la Nivelle et qui offre une grande variété de terrains,
avec une belle vue sur les Pyrénées. Le parcours de golf fut inauguré le 1er
novembre 1928.
Le golf de Chantaco
Parallèlement
aux travaux d’aménagement du parcours de golf, sont définies les grandes lignes d’un
ensemble résidentiel dont les jardins pourraient se noyer dans un grand parc.
« André Pavlovsky est immédiatement sollicité par les nouveaux arrivants
et dès le début de l’année 1929 il met en chantier cinq grandes villas Etche
Soua (photo ci- après), Gaïneko, Yoko Erdian (photo ci-après), Artea et
Lacostenia
Villa Etche Soua, fragment de
la façade principale, André Pavlovsky
architecte, 1929 Photo Jacques Pavlovsky Op.cit. page 137
Villa Yoko Erdian, André Pavlovsky architecte, 1929 Photo Jacques Pavlovsky Op.cit. page 130
Aménagement
du Moulin de Chalcarraga à Ascain (1937) « Un industriel parisien lui
confie en 1936 un intéressant projet d’aménagement où, à partir d’un moulin
existant, transformé en demeure, est
né tout un ensemble réparti de part et d’autre d’une petite route et d’un
jardin, … donnant l’illusion d’une petite place de village basque ».
Partie du Moulin de Chalcarraga à Ascain, André
Pavlovsky architecte, 1936 Photo Jacques Pavlovsky Op.cit. page 167
Maison Orenetchea, André Pavlovsky architecte, 1938 Photo Jacques Pavlovsky Op.cit. page 167
La guerre
1939-1945
« Le
3 septembre 1939 le capitaine André Pavlovsky rejoint son régiment le 214e
Régiment d’Artillerie de Position. Prisonnier, il est interné à l’Oflag VI A
à Dusseldorf mais sera libéré quelques mois plus tard comme ancien combattant
de la guerre 1914-1918. Rentré à
Saint-Jean-de-Luz il reprend quelques rares activités mais est victime d’un
grave accident de motocyclette et reste de longs mois inactif. Dès sa guérison il s’évade de France vers l’Espagne via les
filières clandestines basques. Il rejoint les Forces Françaises Libres
d’Afrique du Nord et participe au débarquement de Provence en 1944. Promu
Chef d’Escadron il sera démobilisé et retrouvera Saint-Jean-de-Luz et sa
famille le 31 juillet 1945 ».
L’après-guerre 1946-1961
Le temps des grandes villas qui permettaient de développer
« une esthétique personnelle » est révolu. Les clients et les programmes
ne sont plus les mêmes. Place aux résidences secondaires et aux appartements.
« Les circonstances forcent André Pavlovsky à rentrer dans le
rang ». Toutefois si un projet intéressant se présente l’architecte y
étale désormais une plus grande liberté de style, comme dans l’exemple
ci-dessous à la villa Atlanta, construite en 1949
Villa Atlanta à Saint-Jean-de-Luz, André Pavlovsky,
1949 Photo Jacques Pavlovsky Op.cit. page 57
Le temps des
responsabilités 1945 – 1961 «1932. André Pavlovsky est nommé
architecte départemental des Basses-Pyrénées pour l’arrondissement de
Bayonne. Il le restera trente ans, jusqu’à la fin de sa vie, assumant la
construction et l’entretien de nombreux bâtiments publics, écoles et
gendarmeries. »
« De 1946 à 1961, il préside
le Conseil Régional de l’Ordre des Architectes de la circonscription de Pau.
Il excelle à régler, en arbitre impartial, les questions souvent épineuses
qui peuvent diviser les confrères entre eux et les confrères dans leurs
rapports avec les clients. » André Pavlovsky a été promu
Chevalier de l’Ordre de la Légion d’honneur le 20 décembre 1950 et chevalier
de l’Ordre des Arts et des Lettres le 23 octobre 1957. Il est décédé à Saint-Jean-de-Luz
en 1961
Les phares, constructions
emblématiques de la ville Comme Louis Quételart, son ami et confrère des premiers temps,
l’a fait au Touquet-Paris-Plage, André Pavlovsky a eu le plaisir de concevoir
les deux phares qui sont devenus les emblèmes de la ville de Saint-Jean-de-Luz. « Ils expriment une modernité intemporelle libérée des
attaches du passé, mais intégrée dans une culture architecturale forgée sur
le respect et l’amour de la région, du pays, de la ville qui a permis à
l’artiste de s’épanouir »
Les feux du port de Saint-Jean-de-Luz -
Ciboure Ici le phare amont à Ciboure André Pavlovsky architecte, 1936. Photo Jacques Pavlovsky Op.cit. page 170
Les feux du port de Saint-Jean-de-Luz -
Ciboure Ici le phare aval à Saint-Jean-de-Luz André Pavlovsky architecte, 1936. Photo Jacques Pavlovsky Op.cit. page 170
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