Méteren Avril 1918

Période du 13 au 19 avril

 

Témoignage de l’ Aspirant Henri Vergnaud

 du  116e Bataillon de Chasseurs Alpins

 

En 1975 la mairie de Méteren recevait de Monsieur Henri Vergnaud, demeurant alors à BANGOR (G.B.), un long courrier dans lequel il relatait les combats auxquels il avait participé en avril 1918 sur le territoire de la commune.

 

Jeune aspirant né en 1894 il se trouva affecté au 116e Bataillon de Chasseurs Alpins (B.C.A.), une des composante de la 133e Division d’Infanterie, dite La Gauloise, commandée par les Général Valentin. Cette division fut notamment envoyée en renfort en avril 1918 sur le front des Flandres et le 116e B.C.A. se retrouva en première ligne devant Méteren.

 

Son récit nous fait partager l’itinéraire du Bataillon en route pour le front des Flandres, son approche des premières lignes, les combats pour la reprise de Méteren. Il évoque aussi avec beaucoup de tristesse les camarades morts. C’est un document précieux pour l’histoire du village. Déjà paru dans la Voix du Nord du samedi 10 novembre 1979 sous le titre « Les combats de 1918 à Méteren : un survivant témoigne » , ce courrier a également été intégré en grande partie par César Lauwerie dans son livre « Méteren – Fin du XIXe siècle, début du XXe siècle » pages 65 à 69.

 

 Nous en publions des extraits ci-après :

 

« Etant un des rares témoins encore de ce monde qui, en tant que modeste exécutant parmi tant d’autres a participé aux durs combats qui se sont déroulés dans votre belle région en avril 1918, j’ai pensé qu’il vous serait agréable –ainsi d’ailleurs qu’à vos administrés intéressés- de posséder une relation détaillée et circonstanciée des évènements passés dans votre région en cette année 1918, qui devait mettre un terme à une des plus sanglantes et plus inhumaines tragédies que le monde ait connues jusqu’ici : Méteren fut à coup sûr, le môle sur lequel vint s’écraser l’adversaire. C’est pour cela que votre commune est entrée dans l’Histoire… 

 

« Le 7 avril 1918, notre Bataillon de Chasseurs fit mouvement pour Marseille-en-Beauvaisis (Oise) où, après avoir défilé devant le Général Valentin, nous embarquions le 10 à Saint-Omer-en-Chaussée (Oise) pour une destination inconnue. »

 

« Nous ne devions pas tarder à nous rendre compte que nous remontions vers le Nord et passions successivement à Crèvecoeur-le-Grand, Conty, Amiens, Longpré-les-Corps-Saints, Abbeville, Etaples, Boulogne, Calais, Dunkerque, Bergues et débarquions finalement à Esquelbecq et gagnions de là Quaëdypre, à quelque 8 km à vol d’oiseau. 

 

« Bien que ayons passé la nuit en chemin de fer, nous quittions Quaëdypre pour Flêtre, par Wormhout, Cassel, Saint-Sylvestre-Cappel, Caëstre où nous arrivons le 12

 

« Nous avions déjà le sentiment très net que la situation était grave. Sur la route, nous croisions des soldats britanniques isolés, sans armes, en tenue quelque peu négligée, tandis que, de chaque côté de la route suivie des baraquements militaires, toutes issues ouvertes, semblaient être désertés et complètement abandonnés !

« Ces indices n’étaient point trompeurs et la rumeur gagna de proche en proche que les Allemands avaient une fois de plus crevé le front dans la région de Bailleul.

 

« Aux abords du village de Flêtre abandonné, quelques « tommies » isolés s’y trouvaient encore, quelques-uns affalés, ivres morts : nous étions fixés. Comme la nuit était tombée, notre compagnie s’installa aux lisières ouest de Flêtre, dans les couverts, où l’on attendait que le jour se lève. A l’aube, le capitaine Laferre réunit les chefs de section de la compagnie et nous mit au courant de la situation qui se présentait ainsi.

 

« Le front britannique en avant de Bailleul crevé, l’ennemi exploite son succès et pousse en direction des monts. Nous devons nous attendre d’un moment à l’autre à être attaqués. Il convient donc de mettre immédiatement en état de défense le village de Flêtre. Avec notre section nous recevons l’ordre de nous installer et de nous enterrer au nord de Flêtre, en avant du village et attendre les évènements. Des tranchées sont même ouvertes à hauteur du pont de Flêtre.

 

« Le 13, aucun événement sérieux ne s’étant manifesté dans la nuit, nous en rendons compte au capitaine Laferre, lequel s’était naturellement préoccupé entre temps du ravitaillement de la compagnie. La cuisine roulante était là, à pied d’œuvre, il ne restait plus aux sections qu’à venir s’approvisionner en vivres.

 

« Contre toute attente, les escouades boudèrent la soupe, car certains hommes s’étant égaillés dans la localité en étaient revenus avec des denrées alimentaires et des bouteilles de vin qu’ils avaient prises dans les commerces locaux ou même chez l’habitant ! Le village avait été en effet entièrement abandonné par la population dès que celle-ci s’était rendue compte que les troupes britanniques avaient lâché pied !

 

 

Un spectacle de désolation.

 

« On réprime naturellement avec vigueur de tels égarements, et ce d’autant plus que l’on ne savait pas où se trouvait exactement l’ennemi. C’était à la vérité un spectacle de désolation. Toute la campagne avoisinant Flêtre était déserte. Les animaux libérés de leurs attaches circulaient librement dans les pâtures. Dans les maisons, tout avait été abandonné. On entrait dans des intérieurs intacts, avec leurs meubles, des vêtements, de la lingerie, des provisions, des ustensiles de ménage, jusqu’aux animaux familiers : chats, volailles, lapins, etc… De toute évidence, les habitants avaient été pris soudain d’une terreur panique et s’étaient enfuis en désordre, vers l’arrière, dans un état d’affolement général !

 

« Dans la nuit du 13 au 14, le village fut ainsi mis en coupe réglée par tout le monde.. Les troupes présentes sur les lieux visitèrent à l’insu du commandement les intérieurs et surtout les commerces et les caves, si bien qu’il fallut y mettre bon ordre, dans la crainte où l’on était de voir les éléments mêmes de la défense avancée dans l’impossibilité de se battre !

 

« Existait-il réellement un trou devant nous ? Nul était capable de le dire. Bref, le 15 avril, à 10 h, l’ordre était donné de nous porter rapidement en avant.

 

«  On arrive ainsi à La Besace… où nous ouvrons des tranchées à l’abri des couverts de terrain. Les travaux sont déjà bien avancés, lorsque nous sommes violemment pris à partie par l’artillerie allemande. Nous abandonnons aussitôt les lieux et nous nous portons en avant, pour arriver à la tombée de la nuit à une ferme située à droite de la route qui va du moulin de Méteren (cote 62) à Méteren village.

 

·         Note : l’itinéraire est un peu sommairement décrit mais par d’autres documents  (J.M.O.) on peut supposer qu’ils sont passés de La Besace aux Quatre Fils Aymon voisins, puis par le chemin du Vierayms à la Route de La Fontaine, se sont dirigés vers la cote 62, puis vers le Moulin situé plus avant dans la Rue de la Fontaine, à l’angle du Chemin de la Rue Verte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Extrait d’une carte militaire mise a à jour le 7 juin 1918 sur laquelle apparaissent les tranchées britanniques (traits bistres) et allemandes (traits bleus)

 

Attention ! Sur la carte I.G.N. 2404.O au 1/25000 actuelle le lieudit Fontaine Houck est également mentionné à l’altitude 62 m ce qui peut provoquer une confusion avec la cote 62 visée dans ce récit

 

 

                         (Collection Daniel Fache)

 

 

 

 

 

 

 

Rechercher coûte que coûte le contact avec l’ennemi.

 

« Nous y sommes accueillis (3ème compagnie) par de violents tirs de mitrailleuses qui, de toute évidence viennent des lisières de Méteren. Nous avons quelques blessés. Le capitaine Laferre (3e compagnie du 116e B C A) a reçu l’ordre de chercher coûte que coûte le contact avec l’ennemi, et même enlever le village par surprise. Il nous dépêche avec notre section (4e) sur la gauche de la route dont il vient d’être parlé.

 

«  A notre grande surprise, nous entrons en contact avec des éléments ANZAC, du corps d’armée australien et néo-zélandais (Australian and New Zeland Army Corps) installés à la cote 62 en avant du Moulin de Méteren.

 

« Cela nous rend aussitôt perplexes sur notre mission. On voit mal en effet comment nous porter rapidement en avant sur une ligne adverse déjà tenue en respect par nos alliés : passant outre, nous prévenons l’officier britannique qui entend un peu le français que nous allons chercher le contact avec l’adversaire et que, quoi qu’il arrive, de ne pas tirer.

 

« Nous nous formons en deux groupes séparés par un large intervalle et progressons en direction de Méteren. Le groupe de gauche (sergent Jouve) me prévient qu’il vient de découvrir une tranchée où se trouvent des corps de soldats britanniques ! Nous donnons l’ordre d’occuper cette position, et faisons de même avec l’autre groupe qui lui, également, a trouvé un élément de tranchée. Nous sommes d’ailleurs avec ce dernier groupe.

 

« La nuit se passe sans aucun coup de feu, c’est partout le silence absolu. Nous avons demandé à tous les chasseurs d’ouvrir l’œil et d’attendre calmement les évènements.

 

« Au petit jour, nous réalisons que, si nous sommes aux abords de Méteren, nous sommes aussi perdus dans une sorte de « no-man’s land » et, plus grave encore, sans aucune liaison à droite et à gauche, assez loin d’ailleurs de surcroît de la position occupée par les ANZAC de la cote 62 , nous sommes comme on dit, « en l’air ».

 

A quelques mètres de notre tranchée.

 

«  A la jumelle nous regardons les lisières de Météren, nous croyons apercevoir une ombre qui se meut dans un rai de lumière du clocher. C’est sûrement un observateur. Nous en étions là lorsqu’un minenwerfer s’écrase à l’extrémité de l’élément de tranchée occupé par le groupe de droite avec lequel nous sommes. Le chasseur Henri Martin (13e escouade) est tué.

 

« Les coups se succèdent à intervalles rapprochés, la terre tremble, les points de chute se rapprochent dangereusement de notre tranchée, où ils sèment la crainte et l’effroi.

 

« Soudain vers les 10 heures, surgissent devant nous, en ordre dispersé, quelques Allemands –de toute évidence, une forte reconnaissance- qui progressent rapidement à travers la houblonnière derrière laquelle le hasard, sinon la providence, nous a placés. Ils vont nous submerger…lorsque affolés, les chasseurs enlèvent leur équipement, prêts à se rendre ! Le sort en est jeté. Nous arrachons des mains du chasseur Guigon Henri (14e escouade) son fusil-mitrailleur, sautons sur le parapet, et tirons au jugé, en éventail, sur les « feldgrauen » qui sont là à quelques mètres seulement de notre tranchée. Quatre d’entre eux tombent, dont l’un vient s’affaler, mort, à deux mètres de nous ! Les chasseurs se sont rapidement ressaisis. Ils tirent précipitamment, et tiennent maintenant sous leurs feux nourris les autres assaillants qui se terrent ou se replient. L’effet de surprise a été total et complet. Nous sommes aussitôt accablés de nouveaux tirs massifs de minenwerfers qui rendent la position intenable.

 

 

 

 

 

 

Le moulin s’effondre dans un nuage de poussière.

 

« Derrière nous, le moulin de Méteren reçoit de plein fouet un obus de gros calibre, vraisemblablement un 210 mm, qui le fait s’effondrer d’une pièce, dans un bruit infernal et un nuage de poussière qui cache un moment la scène.

 

« Entre temps, nous avons fouillé le corps de l’Allemand, venu pour ainsi dire mourir à nos pieds. Nous lui prenons ses papiers, parmi lesquels se trouve un titre de permissionnaire au nom de Paul Fahne, sous-officier au 96e régiment d’infanterie de Kassel (Allemagne). Le renseignement est d’importance et dépêchons le chasseur Estival (13e escouade) de porter les papiers recueillis au commandant Raoult, commandant du 116e B.C.A.

 

« Entre temps, un coureur est venu porter l’ordre de nous replier en toute hâte et de rejoindre le bataillon.

 

« C’est alors que l’aviation britannique entre en lice, alertée par le commandant Raoult qui a entendu le chasseur Estival. Nous profitons de la circonstance pour gagner individuellement l’arrière comme prescrit.

 

« De toute évidence, la position insolite de notre section, son installation légèrement en contre-pente et la défense accessoire inespérée que constituait la présence d’une houblonnière, ne contribua pas peu à faire avorter l’attaque allemande du 17 avril 1918, et n’allait pas manquer d’avoir une répercussion heureuse sur l’ensemble des opérations.

 

« Voici d’ailleurs ce qu’on pouvait lire plus tard dans l’ historique du 116e bataillon de chasseurs alpins (Librairie Chapelot, Paris, 1922)

 

« Le 13 avril, le bataillon occupe, comme troupe de réserve, les lisières est de Flêtre, qu’il organise dans la journée du lendemain.

« Le 16 arrive l’ordre de se porter sur la gauche et de se placer face à Méteren. Le soir, le bataillon doit tenter de déborder le village par la gauche, en s’emparant de la croupe située à l’Est (cote 62). L’attaque se déclenche à 19 h 40. L’objectif est atteint en partie, mais le 32e bataillon de chasseurs alpins, n’ayant pu progresser à l’Ouest, Méteren reste occupé par l’ennemi qui, par ses mitrailleuses nous empêche d’atteindre les pentes Sud du village.

« Le 17 avril, après un violent bombardement, l’ennemi attaque à 10 h 05 et 10 h 30, en sortant de Méteren ; il est à chaque fois repoussé et obligé de rentrer dans ses lignes. »

 

« On connaît la suite. Nous n’avons pu enlever Méteren mais les Allemands ont été cloués sur place, en particulier par notre section.

 

11 000 obus en une journée.

 

« Le 31 janvier 1919, dans l’après-midi, étant en cantonnement à Godewaersvelde (nous appartenons alors au 321e régiment d’infanterie) nous en profitons pour nous rendre à Méteren revoir les lieux où nous avions combattu.

 

« De Godewaersvelde à Méteren, il y a 7 km environ à vol d’oiseau, que nous faisons à pied, un peu comme un pèlerinage. La route ne nous parut pas longue. Nous passions successivement aux Quatre Fils Aymon, à La Besace et arrivions ainsi à Méteren.

 

« Les lieux étaient tels que la guerre les avait laissés, si bien que nous retrouvons encore des armes, des outils et des casques des hommes du 96e régiment d’infanterie allemand.

 

« Cependant, ce n’est pas sans mélancolie que nous nous remémorions les moments curieux que nous avions passés avec nos camarades du 116e bataillon de chasseurs alpins dans ce coin perdu du vaste champ de bataille où tant des nôtres –et plus encore de mes camarades et amis de la 133e division d’infanterie (Valentin)- étaient tombés glorieusement comme :

-         Le commandant Gatinet Albéric, commandant le 6e bataillon du 321e R.I., mortellement blessé au Meulenhouck.

-         Le sous-lieutenant Toqueboeuf Albert, de la 18e compagnie du 321e R.I., blessé mortellement le 29 avril, également au Meulenhouck, bastion avancé au sud des monts, dont le régiment avait été placé d’abord pendant trois semaines devant Méteren.

-         Le capitaine Rollin Charles, commandant la 21e compagnie du 321e R.I.

 

 sans compter les officiers grièvement atteints (7), dont le commandant Roigt (4e bataillon), soixante sous-officiers, caporaux et soldats tués, 200 blessés, un grand nombre d’intoxiqués !

Nous n’aurions garde d’oublier notre excellent ami et ancien camarade de l’école coloniale d’agriculture de Tunis : le sous-lieutenant Pinaud du 401e R.I. tué également au Kemmel.

 

« Nous n’oublions pas bien sûr le modeste et obscur chasseur Henri Martin, de la classe 1901, cultivateur dans cette belle région méridionale inondée de lumière et de chaleur et que, comme beaucoup, hélas, il avait quittée à regret.

 

« Le 31 janvier 1919 des décombres de la localité fumaient encore ! Le spectacle était d’une tristesse indicible, quatre civils erraient parmi les ruines.

 

« Sur cet ancien champ de carnage, nous ne pûmes maîtriser quelques larmes. Que de morts en effet dans un espace aussi restreint, où 11 000 obus de tous calibres ravagèrent en cette triste et mémorable journée du 17 avril 1918 la localité toute entière qu’était alors Méteren en Flandre !

 

« A la cote 62, le moulin abattu offrait ses ruines au ciel : toute la campagne se trouvait alors sous la neige… comme un linceul blanc pour cacher toutes les horreurs de la guerre.

 

« C’était la solitude la plus complète : le silence des morts qui reposaient enfin, sans les bruits de la guerre, guerre cruelle et inexpiable s’il en fut !

 

« Faisant nôtre la devise du Souvenir Français, nous dirons nous-même, en adressant une dernière pensée à tous ces héros, à tous ces camarades qui, les armes à la main, sont morts pour notre salut :

A NOUS LE SOUVENIR

A EUX L’IMMORTALITE

Henri VERGNAUD

 

 

 

Renseignements complémentaires sur les officiers morts pour la France

cités dans le récit de l’aspirant VERGNAUD

 

Renseignements recueillis sur le site « Mémoire des Hommes »

 

 

Le commandant GATINET Albéric François Louis Maurice

Né le 25 juin 1872 à SALORNAY sur Guye (Saône et Loire),

Domicilié à Troyes lors de la déclaration de guerre

Commandant le 6e Bataillon du 321e Régiment d’Infanterie

Blessé au Meulenhouck (St Jans Cappel) le 21 avril 1918

Evacué sur l’Hôpital Mixte de Rosendaël (Nord)  où il est décédé des suites de ses blessures le 1er mai 1918.

 

 

Le capitaine ROLLIN Charles Louis Jacques

Né le 4 juin 1886 à Jouy-aux-Arches (Moselle)

Domicilié à Compiègne lors de la déclaration de guerre

Capitaine commandant la 21e compagnie du 321e Régiment d’Infanterie

Tué le 4 mai 1918 lors de l’attaque des fermes 3 et 4, secteur de l’Haegedorne devant Bailleul

 

Le sous-lieutenant TOQUEBOEUF Albert Jean Baptiste

Né le 17 février 1895 à Ambert (Puy de Dôme)

Domicilié à Chamalières (Puy de Dôme) lors de la déclaration de guerre

Affecté à la 18e compagnie du 321e Régiment d’Infanterie

Grièvement blessé au Meulenhouck le 29 avril 1918

Evacué sur Arnèke (Nord) où il est décédé le 4 mai 1918

 

Le chasseur MARTIN Henri Ambroise

Né le 7 décembre 1881 à Cheval Blanc (Vaucluse)

Domicilié à Salon de Provence (Bouches du Rhône) lors de la déclaration de guerre

Affecté au 116e Bataillon de Chasseurs

Tué au moulin Steenkiste à Méteren le 17 avril 1918