III-14  Les DUBORPER à Méteren,

une famille très nombreuse.

 

(Texte de Maurice Comyn)

 

Lorsque j’étais enfant nous apercevions, fréquemment l’été, Félicie Duborper et sa fille Marguerite qui glanaient dans la plaine dite Cassel Weg et qui s’étendait de la ferme paternelle à la Nationale 42, le long de laquelle elles habitaient.

 

Mes parents, qui avaient eu douze enfants, nous parlaient avec beaucoup d’admiration de cette mère de famille courageuse qui avait mis au monde vingt enfants et avait élevé à l’âge adulte quinze garçons et trois filles. Des articles de journaux ont d’ailleurs semé le doute quant au nombre exact d’enfants. Certains avancent vingt et un et vingt deux enfants. Nous nous en tiendrons aux vingt naissances (16 garçons, 4 filles, dont trois enfants morts en bas-âge : 2 garçons et une fille) inscrites sur le « Carnet de Mariage » délivré par la mairie de Westoutre lors de leur union en 1899.

 

 Les époux Duborper-Gakière :

 

Le 28 avril 1899, Georges Théodule Théophile Duborper, fils de Henri et de Philomène Léonie Bauwe,  né à Méteren le 19 juin 1875 épousa à Westoutre (Belgique, Province de Flandre Occidentale, arrondissement d’Ypres) Félicie Cornélie Gakière, née à Westoutre le 16 octobre 1879, fille de Charles Louis et de Maria Thérésia Foutren.

 

Selon un intéressant article d’André Saffre dans la Voix du Nord du 28 novembre 1953, repris en annexe, Georges, qui fut maçon dès son plus jeune âge, rencontra Félicie alors qu’il effectuait des travaux de maçonnerie dans une ferme où elle était servante.

 

Les jeunes époux vinrent demeurer à Méteren, à la Dooldrève (actuelle Rue Neuve), chez la mère de Georges qui était veuve, le père Henri Duborper, lui aussi maçon,  étant décédé le 6 avril 1898, un an avant le mariage de son fils.

 

A la naissance de leur deuxième enfant, Henri,  en 1901, l’acte mentionne qu’ils habitent Vyverput Straete. Ils figurent à cette adresse sur le recensement de 1906 et sur les actes jusqu’en 1913.

A la naissance d’Eugène, le 6 septembre 1914, ils demeurent au lieudit La Houblonnière, Route Nationale, vers Flêtre. Eugène est le treizième enfant, dont douze vivants, et l’on peut supposer qu’ils ont déménagé pour une maison plus grande !  Ils y demeurèrent sans doute jusqu’en avril 1918, date à laquelle, comme tous les méterennois, ils durent évacuer, de gré ou de force.

 

 

Ils se réfugierent alors à Staple, chez Mr Désiré Bailleul, au lieudit « La maison blanche » où Félicie mit au monde son seizième enfant, Julien, né le 22 mai 1918.

 

 

Dès 1919, ils sont revenus à Méteren où sont nés leurs quatre derniers enfants. Ils vécurent sans doute dans une habitation provisoire jusqu’à ce qu’un généreux donateur américain, du nom de Davis, ému par la situation de cette très nombreuse famille, leur fasse construire une grande maison, le long de la Route Nationale. Une plaque apposée sur la façade a longtemps rappelé ce généreux événement.

 

 

 

 

 

Devant leur maison « américaine » au début des années 1920 ?

 Photo non datée avec certitude.

 

 

Il y a quinze enfants (sur seize survivants) sur cette photographie qui aurait  été prise pendant le service militaire de Joseph soit vers 1922-1923, l e seizième enfant, Lucien,  naîtra  en 1926

 

 

La mort du père :

 

Georges, le père de famille, est décédé à Méteren le 19 février 1940. On était alors en guerre contre l’Allemagne depuis le 3 septembre 1939, mais l’offensive allemande n’était pas encore déclenchée. Elle le sera le 10 mai 1940. Onze des fils Duborper étaient mobilisés. Ils obtinrent tous une permission pour assister aux funérailles de leur père. Cet événement familial eut un retentissement national par son ampleur exceptionnelle. La photo des onze fils en tenue militaire le jour des funérailles a été reprise dans de nombreux journaux (Voir page suivante)

 

 

Vers la fin des années 1940, Félicie et sa fille Marguerite, demeurée célibataire et restée avec sa mère veuve, ont regagné l’entrée du village, au n°92 de la Rue Nationale où elles terminèrent leur vie laborieuse. Félicie y décéda en 1959, l’année de ses 80 ans. Marguerite la suivit en 1965, à l’âge de 61 ans.

 

La maison familiale fut divisée en deux parties : la moitié située côté village fut habitée par Eugène et sa famille et la partie vers Flêtre fut occupée par la famille de Marcel. Au milieu des années 1950, Marcel construisit à côté un café routier à l’enseigne « Café Marcel » tenu par son épouse Julia. Quand vint pour eux l’âge de la retraite, ils cédèrent cet établissement qui depuis ce jour-là s’appelle « Le Relax ».

 

 

 

 

 

Les onze soldats DUBORPER lors du décès du père le 19 février 1940.

 

Les onze fils mobilisés ont bénéficié d’une permission pour les funérailles.

 

Ils sont tous revenus de la guerre, certains après une très longue captivité

 

 

De gauche à droite, assis au premier rang : Marcel, Robert, Eugène, Julien et Louis.

 Debout, derrière, Maurice, Henri, Joseph, Evariste, Denis, André.

 

Collection Patrick Duborper

Identification réalisée avec l’aide de Monique Béhaegel-Duborper (fille de Joseph)

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Duborper entourée de ses seize enfants survivants

le jour de l’enterrement du père de famille

 

De gauche à droite, assis au premier rang : Eugène, Marguerite, Maurice, Lucien,

la maman Félicie, Henri, Madeleine et Jeanne

 

Debout, derrière, Louis, Denis, Evariste, Joseph, André, Marcel, Julien, Pierre et légèrement décalé, Robert.

 

Collection Patrick Duborper

Identification réalisée par Monique Béhaegel-Duborper (fille de Joseph)

 

 

 

 

 

Leurs vingt enfants :

 

1-Maurice Clovis Joseph vit le jour à Méteren le 22 juillet 1899. Il se maria en Belgique, près de Charleroi, dans le village de Loupoigne, le 25 novembre 1922, avec Clara Maria Ghislaine Puissant, de cette famille de maçons belges qui reconstruisit la nouvelle église, la maison de retraite…de Méteren (voir le site Internet « meteren.net » Fiche d’histoire n° 9 bis). Il serait mort en mars 1960, mais il n’y a pas de mention marginale sur l’acte de naissance en mairie de Méteren.

 

2-Henri Hector Théodule est né à Méteren le 13 mai 1901. Il s’est marié à Vieux-Berquin (Sec-Bois) le 25 mai 1926 avec Eleonore  Berthe Denise Cappoen. Il est décédé à Méteren le 16 janvier 1975.

 

3-Joseph Maurice Louis est né à Méteren le 7 septembre 1902. Il s’est marié, également à Méteren, le 20 juillet 1929 avec Marie Anna Parrain. Il est décédé à Bailleul le 10 juin 1979.

 

4-Marguerite Marie Madeleine est née à Méteren le 24 janvier 1904. Elle a passé toute sa vie à accompagner sa mère et est décédée à Méteren le 18 août 1965.

 

5-Evariste Maurice Henri est né à Méteren le 3 juin 1905. Il s’est marié à Hazebrouck le 22 juin 1929 avec Alice Rachel Germaine Vandenberghe et il est décédé à Bailleul le 20 avril 1981.

 

6-Madeleine Gabrielle Marie est née à Méteren le 25 août 1906, elle s’y est mariée le 30 novembre 1929 avec un méterennois, Joseph Isidore D’Houndt. Elle est décédée à Bailleul le 23 juin 1995.

 

7-Marie Marguerite Madeleine est née à Méteren le 12 octobre 1907 et y est décédée le 23 octobre 1907 à l’âge de 11 jours.

 

8-Denis André Albert est né à Méteren le 12 novembre 1908. Il s’est marié à Méteren  le 27 avril  1935 avec Germaine Maes et est décédé à Lille le 23 juin 1976.

 

9-André Joseph est né à Méteren le 4 février 1910. Il s’est marié à Bailleul le 17 février 1933 avec Maria Thérèse Cécile Deneudt. Il est décédé à Bailleul le 17 mars 1948.

 

10-Marcel Paul Théodore est né à Méteren le 16 janvier 1911. Il s’est marié à Saint-Jans-Cappel le 30 novembre 1935 avec Julia Marthe Marcelline Minne. Il est décédé à Lille le 21 avril 1987.

 

11-Robert Albert est né à Méteren le 25 mars 1912. Il s’est marié à Strazeele le 14 mai 1943 avec Domicèle Stasilevicuite, née en Lituanie. Il est décédé à Hazebrouck le 3 octobre 1964.

 

12-Albert Robert est né à Méteren le 14 juin 1913 et y décédé le 10 juillet 1939.

 

13-Eugène Albert Robert est né à Méteren le 6 septembre 1914. Il s’y est marié le 26 février 1944 avec Simone Coralie Eeckeloot. Il est décédé à Méteren le 10 novembre 1981.

 

14-Georges Joseph est né à Méteren le 20 décembre 1915 et y est décédé le 22 février 1916 à l’âge de deux mois.

 

15-Jeanne Marie est née à Méteren le 25 janvier 1917. Elle est demeurée célibataire, a vécu à Bordeaux où elle a passé toute sa vie et y est décédée le 24 décembre 1984.

 

16-Julien Emilien Lucien est né à Staple, où ses parents s’étaient réfugiés, le 22 mai 1918. Il s’est marié à Caestre le 22 février 1941 avec Simone Zélie Madeleine Vandevelde. Il est décédé à Hénin-Beaumont (P.de C.)  le 28 juin 1997.

 

17-Louis Jean est né à Méteren le 25 juin 1919. Il s’est marié à Bailleul le 2 juin 1944 avec Jeanne Louise Zulma Smal et est décédé à Lille 21 janvier 1987.

 

18-Pierre Germain est né à Méteren le 20 septembre 1920. Il s’est marié à Bailleul le 8 novembre 1941 avec Léontine Madeleine Houvenaghel. Il est décédé à Bailleul le 12 décembre 1972.

 

19-Lucien Pierre est né à Méteren le 20 juillet 1921 et y est décédé à 11 mois le 25 juin 1922.

 

20-Lucien Pierre (à nouveau, en souvenir de son frère décédé) est né à Méteren le 12 avril 1926. Lors de son baptême à Méteren, le 22 avril 1926, il eut pour parrain Mr Hudelo, Préfet du Nord, et pour marraine Mme la Baronne de la Grange, de la Motte-aux-Bois. Il s’est marié à Lille le 11 mars 1954 avec Denise Lefeuvre et est décédé à Rumilly (Haute Savoie) le 8 juin 2002.

 

Dans son livre « Méteren, fin du XIXe, début du XXe », pages 86 et 87, César Lauwerie donne des précisions sur cette cérémonie de baptême :

 

« Le 22 avril 1926, baptême solennel du 20e enfant de la famille de Mr et Mme Georges Duborper. Ce 20e enfant, un garçon, a été baptisé sous le nom de Lucien Pierre Duborper et a eu comme parrain Mr Hudelo, Préfet du Nord, et comme marraine Mme la baronne de la Grange. C’est le curé-doyen qui officiait, en présence de la municipalité de Méteren, du Sous-préfet d’Hazebrouck, Mr Queron, de Mr Perrier, Conseiller Général, de Mr Notteau, Conseiller d’arrondissement de Bailleul Nord-Est, de Mr Delplace, Maire de Boeschèpe.

A la sortie de l’église provisoire, le parrain et la marraine font une ample distribution de dragées aux enfants des écoles. La cérémonie du baptême fut suivie d’un banquet auquel participèrent, outre le Préfet, le Sous-Préfet, toutes les notabilités, ainsi que la famille Duborper.

A l’issue du banquet, la baronne de la Grange demande en l’honneur de son filleul et de ses parents un vivat flamand chanté par tous les convives à l’unisson ».

 

La Mairie a gardé en archives le texte des discours prononcés à cette occasion.

 

 

Le baptême du 20e enfant le 22 avril 1926 (Photo l’Indicateur des Flandres)

 

Texte de Maurice Comyn

 

 

 

 

La famille DUBORPER (Annexe)

 

Le roman d’une mère admirable

Transcription d’un article d’André SAFFRE dans la Voix du Nord du  28 novembre 1953

 

Mme Duborper, née Gakière, était servante de ferme. M. Du­borper, aide-maçon à l'époque -il gagnait 23 « sous» par jour - fut appelé à travailler à des réfec­tions, dans cette même ferme. La servante, avenante et coura­geuse, lui plut et, comme lui-même ne fuyait pas la besogne et se révélait bel et bon garçon, le tout se conclut par un mariage, en 1899.

 Et ils eurent beaucoup d'enfants. Celte phra­se, d'ordinaire, précède le mot  « Fin » des romans d'amour... En fait, elle marquait le com­mencement d’un roman » d'amour maternel de Mme Duborper qui habite maintenant, portant allè­grement ses 74 ans sonnés, en bordure de la route Nationale traversant Meteren, dernière mai­son de la commune, à gauche, en allant vers Flêtre.

 

Mme Duborper a eu 21 enfants(1). Elle eut Maurice d’abord et puis Henri, actuellement cantonnier à Bailleul ; Joseph, en 1902, qui est ouvrier agricole chez M.Herreman à Méteren ; en 1904, Marguerite, qui demeure avec sa mère et travaille courageusement chez M. Herreman aussi ;

 En 1905, Evariste,cantonnier à Vieux-Berquin, père de deux enfants ; en 1906, Madeleine, qui est veuve aujourd’hui et élève deux enfants ; en 1908, Denis, chauffeur à Fives-Lille, trois enfants ; en 1910, André qui eut deux enfants et qui est mort.

En 1911, Marcel, qui est garçon-brasseur à Méteren ; en 1912, Robert, chauffeur à Caestre ; en 1914, Eugène, qui est facteur à Méteren ; en 1917, Jeanne, qui s’emploie à Bordeaux ; en 1918 , Julien, chauffeur à Flêtre, deux enfants ; en 1919, Louis, chef de train, un enfant ; en 1920, Pierre, cantonnier à Bailleul, trois enfants vivants ; et enfin Lucien, qui est chef de train à Fives.

Cinq décès en bas âge endeuillèrent ce foyer: Marie, Marguerite, Albert, Georges, Lucien.

* * *

C’est simple de relever tant de noms sur un livret de famille et de les publier. On pense : « C’est tout de même beaucoup d’enfants ! » et l’on n’a pas toujours le loisir de s’attarder !…

Pourtant il a fallu nourrir, vêtir, chauffer, soigner –sans allocations familiales qui n’existaient pas- tant de petits enfants.

              Le père travaillait, se donnant sans compter à son métier de maçon. A l’époque, on s’approvisionnait en eau dans les puits, lesquels, aux parois maçonnées, descendaient parfois à plusieurs mètres de profondeur. Il fallait descendre là-dedans pour nettoyer, quelquefois creuser, maçonner les parois,ou les réparer. Il n’y faisait pas chaud, en aucune saison. M. Duborper n’avait pas peur : il y allait, on comptait sur lui, on lui laissait volontiers le danger et il l’affrontait pour ses enfants. Il arrivait quelquefois à sa femme, s’il tardait trop, d’aller voir si un malheur n’était pas arrivé et si le puits ne s’était pas effondré.

Au vrai, le métier n’était pas des plus sains. L’homme y contracta des rhumatismes qui le conduisirent au cimetière en 1940. Suivaient son cercueil ses onze fils mobilisés…

 

* * *

La mère, elle, avait à charge le ménage : repas, lessive, couture, confections, réparations…Pour compléter le salaire paternel, elle élevait des poules, des lapins, une chèvre, quelquefois des moutons. Tout était vendu : les œufs que l’on n’osait manger soi-même, les lapins au kilo.

Pour nourrir cette basse-cour il fallait se démener. On glanait dès 4 heures du matin jusqu’au soleil couché. Le glanage n’était pas toujours permis à la moisson, mais personne n’était sévère pour cette famille méritante et il arrivait à des fermiers, qui n’étaient pas commodes envers d’autres, de faire un grand détour pour n’avoir pas l’air de remarquer la présence de Mme Duborper et de tous ses petits enfants.

On ramassait les pommes de terre, on les glanait aussi, et les betteraves. Au moment de la fenaison, on rasait, avant le lever du soleil, les fossés pour avoir du foin pour les bêtes l’hiver.

On essayait de faire son pain soi-même. Il en fallait tant !

Et souvent les enfants allaient de part et d’autre, demander un peu de pain, un peu de saindoux pour la soupe.

Quel roman de courage, de labeur acharné de jour et de nuit, pendant des années.

 

Entre temps, il y avait les naissances. Point de repos aux soins d’une garde vigilante. Il arrivait que, deux heures après l’événement, la maman devait se lever pour des soins à donner à l’un ou l’autre petit. Il s’est même produit, que pour l’une d’elles, la maman surprise, a dû pourvoir à tout, elle-même, elle seule. C’est miracle qu’en de telles occasions, aucun accident ne se soit produit. Pas question pour le père de demeurer au foyer : la pitance de tous l’appelait au travail.

 

                                                                                          * * *

               J’ai été très bien reçu chez Mme Duborper. Elle est vaillante, lucide, sereine. Aucune amertume ne teinte les souvenirs qu’elle égrène en flamand.

                En 1914, elle fut, avec sa voiture(2) et ses petits, entre les Anglais et les Allemands. On se battait dans la ferme où elle s’abritait dans une cave avec quelques otages que les Allemands avaient groupés, à cause d’un cheval tué.

                 Les Anglais la délivrèrent et elle soigna des blessés, tandis que son cœur se serrait d’angoisse dans l’ignorance où elle était du sort des autres enfants demeurés dans une maison amie.

                 En 1940, elle se réfugia à Coyecques(3) durant quelques jours. Cinq de ses fils étaient prisonniers(4) vers qui s’en allèrent des colis assemblés avec amour.

 

                  C’est une aventure inouïe qu’elle vécut ainsi. Ses enfants sont courageux, ne craignant pas la besogne ; les bons conseils, l’exemple du travail et du dévouement ne leur ont pas manqué.

 

                  Est-ce que la France, qui lui mobilisa ses onze fils en 1939, qui lui alloue actuellement une pension de quelque 5.000 Frs, par mois, ne va pas marquer d’une distinction une telle vie de labeur maternel ?

                   On a parlé de Légion d’Honneur…

                   Pourquoi pas ? Cela permettrait sans doute à Mme Duborper de voir réaliser un vœu qui lui est cher : réunir autour d’elle, une fois encore, le même jour, tous ses enfants.

 

André SAFFRE.

 

(1)     Le livret de famille  fait état de 20 naissances.

(2)     Il convient de compléter par «  voiture d’enfant », ou voiture à bras, mais ne pas comprendre voiture automobile.

(3)     Coyecques est une commune d’un peu plus de 500 habitants, située dans le département du Pas-de-Calais. Le village de Coyecques appartient au canton de Fauquembergues et à l'arrondissement de Saint-Omer.

(4)     Ces cinq fils sont Joseph (stalag 1A), Marcel (stalag 1A), Eugène (stalag XVIIIA), André (stalag VIIA), Henri (V.B)

 

 

 

Nouvelles photos

 

Depuis la mise en ligne du chapitre consacré à cette très nombreuse famille, nous avons reçu de Madame Denise Duborper, la veuve de Lucien, le dernier des 20 enfants, décédé en 2002, deux photos supplémentaires que nous publions ci-après et dont l’une est particulièrement intéressante et précieuse, sur le plan de l’histoire du village.

 Elle représente en effet la vieille chaumière, typiquement flamande, où logeait la famille vers 1919-1920, une habitation qui a donc échappé aux destructions d’avril 1918, ce qui paraît exceptionnel dans le secteur de la route de Flêtre où nous pensons pouvoir la situer.

Cette photo est également précieuse car, pour l’instant, c’est notre seul exemple de représentation d’une vieille chaumière.

 

La deuxième photo témoigne des soins apportés à la bonne tenue vestimentaire de ces nombreux enfants. L’alignement des cinq petits garçons tous revêtus d’une tenue identique est impressionnant.

 Le visage des parents respire le bonheur et la fierté, même si on n’est  riche que d’amour.