Fort de ce score inespéré, Mitterrand, alors Président de la République, demande à son Premier Ministre Laurent Fabius de changer le mode de scrutin législatif pour les élections de 1986 qui seront alors à la proportionnelle. La maneuvre a pour but de faire élire une Assemblée sans majorité puisque la droite serait marquée par un parti extrêmiste avec lequel il ne doit pas faire alliance. A la même époque, toutes les émissions politiques télévisées, alors toutes dans le service public, font donner du Le Pen sur les ondes et se chargent de la publicité Nationale du FN.
Le petit jeu de Mitterrand a presque marché puisque la majorité RPR-UDF en 1986 ne tient qu'à quelques sièges. Là où le Mitterrand a marqué des points, c'est que l'élection de 1986 fait entrer à l'Assemblée Nationale 36 députés d'extrême-droite, Jean-Marie Le Pen en tête. Le FN y trouvera sa légitimité Républicaine et installera définitivement le FN dans la vie politique.
Aujourd'hui, la gauche demande un droit d'inventaire sur la période Mitterrand. Ils semblent oublier que les lois de cette période ont été votées par une majorité socialiste. La loi électorale de 1985 par exemple n'a pas eu besoin du 49.3 pour passer. Le Premier Secrétaire du PS d'alors s'appelait Lionel Jospin. Il était aussi député.
La gauche a besoin du FN
Ainsi la majorité actuelle à lAssemblée Nationale est due aux nombreuses triangulaires (plus de 70) lors des élections de 1997. Parmis ces triangulaires, 29 députés de gauche ont été élus alors même quils navaient pas respecté la règle du "désistement républicain" dont la gauche nous rabâche pourtant les oreilles depuis les Régionales. Les 29, dont voici la liste, sont arrivé derrière le candidat RPR-UDF lors du premier tour, mais se sont malgré tout maintenu au second tour et ont été élus. Tous ont ainsi fait tombé des circonscription dont le député était RPR ou UDF, il y a même des récidivistes et... un ministre, en plus de la justice, c'est à dire le Garde des Seaux de la Constitution de la République !
C'est là toute la gauche plurielle ! PC, PS, Verts, PRS, pas un parti n'y échappe. Et pourtant, ils ne sont pas inquiétés.
Mais au delà de ces cas extrêmes, la gauche ne se géne pas pour prendre ou conserver la majorité alors qu'elle est minoritaire dans le pays ou dans les régions.
En effet, pas un politique de gauche ne manque d'acculer la droite parlementaire à l'extrême droite qu'ils considèrent dans le droite. Si l'on s'en tient à cette association, le "droite" telle que la définit la gauche est majoritaire en France (53 % aux dernières élections) et dans 21 des 22 régions. Et pourtant, le gouvernement est de gauche et 8 régions sont désormais à gauche. Tant au gouvernement qu'en régions, la gauche gouverne pourtant sans partage comme si elle avait réellement la majorité. Comment dès lors répondre à ceux qui se sentent volés dans leur vote ?
Enfin, pour les législatives de 1997, la gauche plurielle n'a eu aucun scrupule à accepter - et utiliser - la stratégie Le Peniste du "plutôt Jospin que Juppé".
La gauche favorise le FN
A force de manifestations et
dinvocations, la gauche souhaite faire du FN le cur du
débat politique au détriment des vrais questions de
notre société. La gauche joue à la vierge affolée
devant la montée du FN. Elle est comme un médecin qui, constatant
la fièvre, crierait s'offusquant de la voir aussi haute, mais surtout
ne fera ni diagnostique, ni ne proposera de remèdes de peur de pourrir
son fond de commerce en soignant son patient. Mais si le patient meurt, elle
le perdra de toute façon.
Le danger de la condamnation histérique du FN est que les exclus de
la société, où tous ceux qui se considèrent comme
tels, c'est à dire ceux qui se ne se sentent pas à leur place
dans la société. Ils justifient ainsi le FN dans son rôle
de vote protestataire. Et dans une période de difficultés
économique, cette attitude est trop dangereuse.
Au moment de la modernisation de la
vie politique, Lionel Jospin refuse la modification du mode de scrutin
législatif empêchant définitivement les triangulaires.
Et pourtant cette modification existe. Elle consiste simplement à
n'autoriser le maintient au deuxième tour des législatives
qu'ausx deux seuls candidats arrivés en tête des suffrages.
Ainsi, le député sera forcément élu par plus
de 50% des exprimés. Il sera donc dépositaire de la volonté
réelle de se circonscription.
Mais M. Jospin souhaite que le FN garde son rôle darbitre
et que le vote FN reste un vote utile : pour battre la droite ou
la condamner à lalliance contre nature.
La gauche profite de sa position au pouvoir pour donner du grain à moudre au FN par sa politique. Ils légalisent les immigrés clandestins - rebaptisés "Sans-Papiers" -, ils cherchent à supprimer les polices municipales sans résoudre les problèmes dinsécurité. Ils modifient en leur otant toute efficacité les lois Pasqua-Debré. Ils en retirent l'acte d'adhésion à la Nation qui pourrait être le fondateur de la solidarité et de la communauté nationale. Ils favorisent les politiques de division de la population et exortant les différences. Ils renouent avec une politique européenne opaque et technoicratique. Ils prennent des mesures qui risquent de couper la croissance qui semble revenir (35 heures, emplois de sous-fonctionnaires jeunes, ...) et risquent de conserver ainsi le chômage et la situation favorable au développement des contestations.
Enfin, la gauche a décidé de créer un vocabulaire de mots interdits. Immigration, sécurité, Nation, ordre, peuple, sont devenus autant de mots interdits que nous navons plus le droit dutiliser sous peine de collusion avec le FN. Il est ainsi devenu impossible de proposer une alternative humaine à ce qu'avance le FN. Pourtant, malgré le National-Socialisme, la gauche ne se gêne pas pour réutiliser le mot socialiste.
La gauche et le FN : rappel historique
Le passé du PCF.
Tout a été fait, après guerre, pour faire disparaitre
l'attitude du PCF dans les premières années de la guerre. En
effet, à l'époque de la capitulation Pétainiste, le
PC n'entre pas tout de suite en résistance, car le parti est lié
au niveau européen avec l'Allemagne nazie par le pacte
Germano-Soviétique. Même si le PCF est entré
en résistance avant la rupture de ce pacte, c'était bien
après le 18 juin 40, bien après que les gaullistes entrent
en résistance.
Le PCF essaie aussi de détourner l'attention sur le fait qu'il est
aussi un parti extrêmiste coupable de complicité de barbarie.
Même s'il est aujourd'hui en cours de rénovation, il est toujours
un des derniers parti Communiste du monde démocratique à conserver
son nom. Or au nom du communisme, on a tué des millions de
personnes à travers le monde, on a déporté, on a
opprimé, on a brimé, confisqué les liberté et
la vie de millions d'êtres humains condamné à être
des pions aux mains des dirigeants communistes. Le communisme est
une idéologie dangereuse. Il ne faut jamais l'oublier. C'est une
idéologie d'extrême gauche, discriminatoire, inhumaine. Il ne
faut pas oublier nos frères de l'Est dont 50 années de vie
démocratique furent confisqués et tous ceux qui, encore
aujourd'hui, voient leur dignité bafouée par des régimes
se revendiquant du communisme.
Le passé du PS.
Le PS est né de la volonté de François Mitterrand. Faut-il
rappeler que Mitterrand fut décoré de la
francisque. Qu'il fut un ami fidel de Bousquet...
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