IMPOTS LOCAUX : LILLE +26,42% en 1997 ! ! !

 

La surprise a été rude pour le contribuable Lillois lorsqu'il a reçu son avis d'imposition à la taxe d'habitation pour 1997. Sur l'envoi du centre des impôts Lille-centre, aucune explication qui permette de comprendre le montant exorbitant des impôts locaux, l'évolution des impositions entre 1996 et 1997 a été remplacée par la formule: "des raisons techniques n'ont pas permis d'éditer cette année l'un des (ou les deux) tableaux de comparaisons ci-dessus". Mais il suffit de XXXXXX!? Du centre des impôts Lille-Ouest pour voir se détacher d'où vient la hausse: à la rubrique commune, l'évolution est de 26,42%. Si le contribuable se rend dans les services fiscaux, il est prévenu par des affichettes apposées à l'entrée de la cité administrative et à la porte du bureau que si l'abattement à la base ne figure plus sur l'avis d'imposition, cela ne résulte pas d'une erreur mais d'une décision du conseil municipal de Lille en date du 24 juin 1996.

 

Cette aggravation de la fiscalité locale a provoqué des réactions politiques sous la forme de deux tracts: l'un de l'opposition RPR-UDF, l'autre du PC.

 

C'est ainsi que l'opposition, avant de nous inviter à signer une pétition, nous informe que les villes ayant le plus fort taux de taxe d'habitation sont dans l'ordre : Lille, Dunkerque, Roubaix, Brest, Saint-Etienne (source Les Echos 29/04/97) et que les villes l'ayant le plus augmenté sont : Lille, Nîmes, Rouen, Montpellier et Aix-en-Provence (source Que Choisir? Octobre 1997). On remarque que 8 fois sur 10 sont cités des communes gérées par la gauche socialiste (Lille qui cumule les deux records, Dunkerque, Rouen, Brest, Montpellier, Aix-en-Provence), soit communiste (Nîmes).

 

La propagande du parti communiste, quant à elle, présente un aspect pratique en indiquant quelles sont les personnes qui peuvent bénéficier d'exonération totale ou partielle ainsi que les voies de recours: s'adresser au percepteur pour un délai de paiement, au contrôleur des impôts pour une remise totale ou partielle "en justifiant de vos difficultés actuelles (chômage, maladie, faibles revenus…)"

 

Ce même tract nous précise que le groupe communiste au conseil municipal s'est abstenu lors de la décision d'augmenter les taux et a voté contre la suppression de l'abattement général à la base de 15%. Cette majorité dite plurielle (en réalité socialo-communiste et verte) est décidément bien singulière, des partis de la même équipe dirigeante de la ville, des élus de la même liste votent dans des sens contradictoires. Les communistes sont d'ailleurs aussi en contradiction avec leur doctrine qui consiste à faire gérer par la collectivité et donc financer par l'impôt le maximum d'activités. On rappellera à ce propos que la ville de Nîmes dirigée par leurs "camarades" obtient la deuxième place des plus fortes hausses de la taxe d'habitation.

 

L'alourdissement de la fiscalité à pris une telle ampleur que la maire a cru nécessaire de consacrer un numéro entier de "la lettre de Pierre Mauroy" à ce sujet car le premier magistrat de la ville prétend savoir que cette augmentation "suscite interrogations et critiques" et de développer plusieurs points:

 

Les contribuables lillois pourront et peut-être même devront se demander à quoi sert l'argent de leurs impôts. Les rues de Lille sont spécialement mal entretenues, les pavés sont loin d'avoir été remplacés par des revêtements plus modernes, plus confortables pour les cyclistes et moins dangereux pour la circulation (en raison de leur très faible adhérence). Il suffit de sortir sa voiture pour constater que les feux tricolores en panne ne sont même pas réparés. Ainsi, aux impôts les plus élevés, la ville de Lille ajoute l'entretien le plus mauvais de la voirie.

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